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La police du 93 va-t-elle devoir choisir entre Vigipirate et urgences ? Les policiers demandent des renforts


La police du 93 va-t-elle devoir choisir entre Vigipirate et urgences ? Les policiers demandent des renforts

SÉCURITÉ. D’importants effectifs sontmobilisés aux abords des sites sensibles au détriment des interventions d’urgence. Les policiers demandent des renforts.

« Désolé, mais nous n’avons pas de voiture disponible pour le moment ». Cette réponse de la police est de plus en plus fréquente en Seine-Saint-Denis. Les habitants ne sauraient être les seuls à s’en plaindre puisque les fonctionnaires de police eux-mêmes se plaignent d’une situation inédite liée à la mise en œuvre de Vigipirate.

« Lundi soir, il n’y avait plus aucune voiture police secours disponible sur le premier district ! » atteste Sébastien Bailly, délégué départemental du syndicat de gardiens de la paix Alliance. Si la situation pèse sur l’ensemble du département, elle est plus lourde encore à porter pour ce district qui englobe cinq commissariats (sur 22), et couvre 10 villes*, soit près de 300 000 habitants, et bon nombre des lieux de culte à surveiller. Quinze des 38 synagogues à surveiller y sont.

Après le rehaussement du plan Vigipirate à son plus haut niveau en janvier, suite aux attentats, une liste de sites sensibles (lieux de culte en majorité des synagogues, personnalités, sièges de presse, entrée des commissariats) a été dressée. « Au départ les CRS assuraient les deux offices journaliers des synagogues, puis un sur deux, et maintenant presque plus » déplore un fonctionnaire du 93. La préfecture précise les modalités de cette organisation : « Lorsque les CRS ou gendarmes mobiles ne sont pas disponibles, cela revient aux effectifs de police locaux ». Ainsi, des synagogues surveillées par renforts mobiles, sur le papier, le sont, en fait, par des policiers du cru.

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« Pour peu qu’il y ait une manif, une commémoration ou un match au Parc des Princes, on n’a plus de CRS », regrette un policier. Exception faite de Saint-Ouen, depuis la fusillade du 30 avril liée au trafic de stupéfiants.

La situation se gère au quotidien, sans visibilité à plus d’un jour, au point de nourrir « lassitude et écœurement », décrit un gradé, « car les policiers s’éloignent de leur cœur de métier ». Au plus fort des gardes, le week-end, ce sont 66 gardiens de la paix mobilisés sur des offices de plusieurs heures. Ce sont aussi les policiers qui assurent la relève, le soir, de la garde de l’imam Chalgoumi. « Je rends hommage à ces policiers mais ce n’est pas de mon fait si moi et ma famille sommes menacés », commente l’imam. « Les CRS ou gendarmes mobiles seraient plus appropriés », pense Jean-Christophe Lagarde, député maire (UDI) de la ville.

Ce fonctionnement n’est pas sans conséquence : on sollicite la Brigade anticriminalité après un accident, on fait appel à des fonctionnaires d’un commissariat situé à 9 km pour constater un cambriolage, allongeant d’autant les délais d’intervention… « Après une défenestration, il a fallu attendre 30 minutes pour trouver des policiers disponibles », ajoute-t-on à Alliance.

Vigipirate ou urgences, le 93 va-t-il devoir choisir ? « Vigipirate reste la première priorité, insiste Daniel Guiraud, maire (PS) des Lilas. Cette situation révèle l’hémorragie de policiers qui a démarré en 2002. » Claude Bartolone, député de la circonscription s’en était plaint. Hier, il n’a pu être joint mais son entourage faisait savoir, que « d’autres unités mobiles sont à la disposition du préfet de police ».

*Bobigny, Noisy-le-Sec, Bondy, Drancy, Les Lilas, Bagnolet, Romainville, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Pavillons-sous-Bois.

« Il faudrait des vigiles privés »« Sur la durée, ça ne peut pas tenir, les policiers sont là pour faire du flagrant délit, je le comprends, pas surveiller les lieux de culte », concède Sammy Ghozlan, ancien policier et actuel président du conseil des communautés juives du département. « Il faudrait avoir recours à des vigiles privés et armés, comme en Israël » souffle-t-il. Sa proposition pourrait plaire aux autorités, à ceci près qu’en France, ne s’arme pas qui veut. La réglementation qui encadre l’armement des convoyeurs de fonds, des policiers municipaux… est stricte. « Les lieux de culte pourraient recruter des agents de sûreté, les policiers viendraient en appui avec des rondes mais ça leur éviterait les gardes statiques », réagit un fonctionnaire.

Clés

450 militaires sont affectés sur le département, ils veillent sur 16 écoles israélites et 21 synagogues depuis le plan Vigipirate alerte attentat, qui a été décrété le 7 janvier après la tuerie à Charlie Hebdo.

17 autres synagogues sont protégées par des unités mobiles, (CRS, gendarmes). S’ils sont indisponibles les policiers prennent le relais.

120 militaires sont dédiés à la plateforme aéroportuaire de Roissy (incluant le centre commercial Aéroville) ainsi qu’une demi-unité mobile (30 CRS ou gendarmes) au moins.

Source

Merci à Sammy

*Image à la Une: Les Lilas mardi 20 heures. Des policiers en surveillance devant une synagogue, rue des Bruyères aux Lilas.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “La police du 93 va-t-elle devoir choisir entre Vigipirate et urgences ? Les policiers demandent des renforts

    1. Alauda

      Qui a l’expertise depuis des décennies ? Devinette…
      La solution « comme en Israël » finira par s’imposer, c’est certain. Dans combien de temps ? Faudra sans doute attendre les élections.

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