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La désinformation d’Edwy Plenel au service de la propagande islamo-arabe: la résolution 252 de l’ONU ne concerne qu’Israël et la Jordanie en aucun cas les Palestiniens


La désinformation d’Edwy Plenel au service de la propagande islamo-arabe: la résolution 252 de l’ONU ne concerne qu’Israël et la Jordanie en aucun cas les Palestiniens

Le site Médiapart d’Edwy Plenel, antisioniste chronique, lance un appel pour que Jérusalem-Est soit donnée aux Arabes comme capitale d’un futur État palestinien. Se fondant sur la résolution 252 du Conseil de Sécurité de l’ONU, Plenel déforme les faits historiques et le contenu de cette résolution afin de faire passer les Israéliens pour des colonisateurs de la Ville Sainte, juive depuis 4 000 ans.

Disons-le d’entrée, la résolution 252 invoquée par Edwy Plenel n’a plus d’objet : Elle évoquait le statut de Jérusalem entre Israël et la Jordanie. Depuis, les 2 pays ont signé un accord de paix et la Jordanie a renoncé définitivement à son annexion. Ainsi la résolution 252 n’a aucune portée juridique puisque le conflit entre les deux belligérants est terminé et résolu.

Ce que dit la résolution 252 du Conseil de Sécurité

Cette résolution a été prise suite à la demande de la Jordanie qui contestait les mesures prises par Israël après la libération de Jérusalem de l’occupation illégale jordanienne. Cette résolution ne porte donc que sur le statut de la ville à l’issue de la Guerre des Six jours entre les deux belligérants : Israël et la Jordanie.

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La résolution 252 demande à Israël de ne pas modifier le statut de Jérusalem. Mais cela ne vaut qu’en attendant qu’un accord soit trouvé entre les belligérants : Israël et la Jordanie. (texte de la résolution 252 en français ici)

Or le 26 octobre 1994, Israël et la Jordanie ont signé un traité de paix à leur frontière, dans la vallée de l’Arava, au nord d’Aqaba. La Jordanie devenait ainsi le second pays arabe à conclure officiellement la paix avec Israël (après l’Égypte en 1979).

L’abandon le 31 juillet 1988 de toute revendication du roi Hussein sur la « Cisjordanie » annexée en 1950 par la Jordanie. Il s’agit en réalité de la Judée-Samarie, nom ancestral et berceau du Judaïsme, rebaptisée « Cisjordanie » par l’envahisseur jordanien de 1948 à 1967.

Au 23 mai 1948, les forces trans-jordaniennes ont capturé la ville sainte de Jérusalem, en plus d’envahir la Samarie et une partie de la Judée. Puis, le 15 juillet, un cessez-le-feu est conclu entre les belligérants. Le 3 avril 1948, un armistice s’étend à tous les secteurs de la Palestine.

La guerre terminée, Abdallah consolide sa percée à l’Ouest grâce au soutien extérieur des Britanniques. Mais ses alliés arabes sont mécontents de la tournure des évènements et l’annexion de la Cisjordanie et de la partie arabe de Jérusalem, le 24 janvier 1949, est encore plus mal ressentie.

Le 24 avril 1950, le nouveau Parlement d’Amman approuve officiellement l’annexion de la Judée- Samarie et de Jérusalem. Il proclame le Royaume hachémite de Jordanie.

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L’ONU elle-même a également utilisé les termes de Judea et de Samaria dans le texte de la résolution 181 de novembre 1947 pour désigner précisément dans sa partie 2, les frontières des deux États, arabe et juif, à créer par le partage de la Palestine mandataire. Dans ce document officiel, l’ONU utilise comme références les frontières connues de la Judée et de la Samarie en tant que régions, en même temps qu’elle parle de la Galilée, du Néguev, du District d’Haïfa ou du district de Gaza, ou encore des sous-districts administratifs de l’époque.

Des personnalités publiques comme Hugh Fitzgerald, vice-président du Jihad Watch Board, remettent en question l’utilisation du terme West Bank en expliquant que l’expression est imprécise et que potentiellement la totalité de l’État d’Israël (à l’exception peut-être du Néguev) est à l’ouest du Jourdain. Selon eux, il faut préférer utiliser une expression comme Judée-Samarie qui est plusieurs fois millénaire, plutôt que Cisjordanie qui ne date que de l’occupation jordanienne.

La guerre des Six Jours en 1967, entre Israël et ses pays voisins, fait perdre au royaume de Transjordanie, renommé depuis Jordanie, les territoires qu’il contrôlait à l’ouest du Jourdain : la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Israël prend le contrôle de la région et établit des implantations de peuplement juif dans ces territoires qu’il soumet à une administration militaire. Le royaume hachémite continue de contrôler la fonction publique (hôpitaux, écoles, municipalités) et de gérer les lieux saints islamiques.

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En décembre 1980, Israël annexe Jérusalem-Est par une loi fondamentale qui fait de Jérusalem « une et indivisible », la capitale de l’État.

Depuis, la Jordanie a renoncé à son annexion et a signé un traité de paix avec Israël. Le litige sur le statut de Jérusalem a donc pris fin et Israël est en droit d’en faire sa capitale.

Le statut particulier de Jérusalem dans le plan de partage de la Palestine

Le plan l’ONU pour Jérusalem (1947)

La résolution 181 (II) de l’Assemblée générale, en date du 29 novembre 1947, concernant le plan de partage, envisageait la création d’un secteur de Jérusalem démilitarisé constituant une entité distincte sous l’égide du Conseil de tutelle des Nations Unies, qui devait élaborer un statut pour Jérusalem et désigner un gouverneur. Une assemblée devait être élue au suffrage universel par la population adulte, et ce statut devait rester en vigueur 10 ans, puis, être dûment examiné par le Conseil de tutelle, la participation des citoyens étant assurée par une consultation par référendum.

Les hostilités qui ont suivi ont empêché l’application de la résolution. Israël a occupé le secteur occidental de Jérusalem et la Jordanie le secteur oriental, y compris la Vieille Ville et son enceinte. C’est ainsi qu’est advenu le partage de facto de Jérusalem.

Cependant, par sa résolution 194 (III) du 11 décembre 1948, l’Assemblée générale a réaffirmé le principe de l’internationalisation et celui des droits existants. Les États arabes, refusant de reconnaître Israël, ne l’ont pas accepté.

Israël, de son côté, a pris l’initiative d’étendre sa juridiction sur la partie de la ville de Jérusalem qu’il avait occupée. Le 23 janvier 1950, Israël a déclaré que Jérusalem était sa capitale et installé les services du gouvernement dans la partie occidentale de la ville. La Jordanie, quant à elle, a décidé d’officialiser son contrôle de la Vieille Ville.

Depuis le 31 juillet 1988, la Jordanie a renoncé à son contrôle sur Jérusalem Est. Dès lors en droit international, le partage de Jérusalem n’a plus aucun objet. Israël est donc en droit d’exercer seul sa souveraineté sur toute la ville.

Prétendre que les israéliens « coloniseraient » Jérusalem Est laisse supposer que cette partie de la ville appartiendrait, en droit, à un autre pays. Or ce n’est plus le cas depuis que la Jordanie a renoncé à ses prétentions en 1988 et ce n’est plus le cas concrètement depuis 1967.

Rappelons que l’ONU n’a de droit qu’à tenter de régler des conflits entre les nations et non entre un pays officiel et des factions terroristes sur lesquelles l’ONU n’a aucun pouvoir.

La « cause palestinienne » n’a vu le jour qu’à la fin des années 1970. Auparavant, les Arabes vivant à Jérusalem Est étaient jordaniens. D’ailleurs ils possèdent tous un passeport jordanien.

Ces Arabes vivent donc dans une ville qui a changé de propriétaire. Mais est-ce réellement un précédent historique ?

L’histoire des nations n’est qu’une succession de conquêtes territoriales qui, finalement, fixe les frontières d’un État.

Imaginons un instant appliquer ce genre de revendication sur l’Alsace Lorraine et sur Strasbourg : Ainsi la France serait le pays colonisateur de l’Alsace, sous prétexte que celle-ci fut occupée par l’Allemagne.

La France ne pourrait donc étendre sa souveraineté sur la région ni sur la ville de Strasbourg et toute construction devrait être considérée comme une colonie française ?

Absurde ! Qui oserait interpréter le droit international ainsi ?

On pourrait multiplier à l’envie ce genre d’exemples sur des régions, des villes, qui ont changé de « nation propriétaire » au cours de l’histoire, sans qu’il ne vienne à l’idée de personne d’oser qualifier le dernier « pays occupant » de colonisateur.

Le statut des Arabes vivant à Jérusalem Est

Là encore, la réponse est simple : les Arabes vivant à Jérusalem Est ont tous un passeport jordanien. Ils vivent dans une partie de la ville libérée par Israël. Ils ont donc un statut d’étranger et peuvent, soit accepter de vivre dans le pays, ou demander à retourner en Jordanie.

Or, depuis la fin des années 1970, la « cause palestinienne » a vu le jour sous le montage intelligent du KGB afin de continuer par le terrorisme la guerre arabo-israélienne. Les Arabes ayant fini par comprendre à  l’issue de la guerre de Kippour en 1973, qu’ils ne vaincraient pas Israël militairement.

Depuis, cette « cause palestinienne » avec l’aide active de la France, s’est officialisée et la revendication d’un État indépendant palestinien a vu le jour.

Pour autant, Israël devrait offrir sur un plateau Jérusalem, ville juive multi-millénaire ? Absurde !

Cette récente revendication arabe de vouloir créer un énième État arabe, après la Jordanie censée représenter le nouvel État arabe du plan de partage de la Palestine, bien qu’accepté sur le principe par Israël, ne saurait obliger Israël à donner Jérusalem à ce futur État !

La revendication sur Jérusalem par les « Palestiniens » ne repose sur aucun fondement juridique, aucun droit politique ni historique. C’est un peu comme si la Russie d’aujourd’hui réclamait un droit sur Berlin réunifiée.

Daniel Pipes l’a fort bien résumé dans l’article « A qui appartient Jérusalem », reproduit ci-dessous.

Reproduction autorisée avec la mention suivante

© Jean-Marc Moskowicz pour Europe Israël News

Sur un plan historique et religieux, à qui appartient Jérusalem ?

À l’origine, le débat est un débat entre Juifs et musulmans. Il consiste à déterminer qui est le mieux documenté, qui a les liens les plus anciens ou profonds avec Jérusalem.

Un rapide rappel des faits montre l’inutilité du débat.

Jérusalem revêt une importance unique aux yeux des Juifs. Sa place dans la loi juive est unique, et sa présence dominante dans la religion juive. Les Juifs prient en direction de Jérusalem, y pleure la destruction de leur temple, et répètent, pleins d’espoir, la phrase « L’an prochain à Jérusalem ». C’est l’unique capitale de l’état juif, moderne ou ancien.

Pour les musulmans au contraire, la ville est d’intérêt second. Elle n’est pas mentionnée une seule fois ni dans le Coran ni dans les liturgies. Le prophète Mahomet n’est jamais venu à Jérusalem, n’a jamais été lié à la ville. Jérusalem n’a jamais servi de capitale sous régime, ni de centre culturel islamique.

Ce serait plutôt La Mecque qui serait la « Jérusalem » de l’Islam. C’est le lieu où les musulmans croient qu’Abraham a quasiment sacrifié Ishmael, le lieu où Mahomet a vécu presque toute sa vie, où les évènements-clés de l’islam ont eu lieu. Les musulmans prient en se tournant vers La Mecque cinq fois par jour, et les non-musulmans y sont interdits de résidence.

Si Jérusalem revêt une si fable importance aux yeux des musulmans, pourquoi prétendent-ils que cette ville compte plus pour eux que pour les Juifs ? La réponse est liée à la politique. Les musulmans s’intéressent religieusement à Jérusalem quand cela sert leurs intérêts politiques. Quand ces derniers tombent en désuétude, le statut de la ville, également. Cela s’est produit au moins cinq fois durant les 14 derniers siècles.

Le prophète

Quand Mahomet a cherché à convertir les Juifs en l’an 620 après J.C., il adopta quelques pratiques de style juif – un jeûne semblable à Yom Kippour, un lieu de culte ressemblant à une synagogue, des restrictions alimentaires rappelant la casherout, ainsi que des prières orientées vers Jérusalem. Mais, lorsque la plupart des juifs refusèrent de se convertir, il changea la direction de la prière pour la Mecque. C’est ainsi que Jérusalem perdit de son importance pour les musulmans.

La dynastie Oumayyade

Jérusalem retrouva sa renommée quelques dizaines d’années plus tard, lorsque les dirigeants de la dynastie Oumayyade essayèrent de rehausser l’importance de leur territoires. Une des manières d’y arriver était de construire deux monuments prodigieux à fonction religieuse, le Dôme du Rocher en 691, et la mosquée d’El Aksa en 715.

C’est alors que les Oumayyades eurent l’idée d’une ruse. Le Coran dit que Dieu conduisit Mahomet « de nuit, de la mosquée sacrée de La Mecque à l’endroit de culte le plus éloigné (el aksa) qui soit » . Quand ce passage fut révélé (vers 621), « le lieu de culte le plus éloigné qui soit » était une tournure de phrase, pas un endroit particulier. Des dizaines d’années plus tard, les Oumayyades construisirent une mosquée à Jérusalem et la nommèrent El Aksa. Depuis ce temps-là, les musulmans comprennent le passage « le lieu le plus éloigné » comme faisant référence à Jérusalem.

Mais quand les Oumayyades tombèrent en 750, Jérusalem retourna dans l’obscurité.

Les croisades

La conquête croisée de Jérusalem en 1099 fit face au début à une faible résistance musulmane. Puis, avec le développement de la contre-croisade musulmane, une littérature entière prônant les vertus de Jérusalem vit le jour. C’est pourquoi la ville commença à être considérée comme la troisième ville sainte pour l’islam.

Puis, lorsque la sécurité fut revenue entre les mains des Musulmans en 1187, la ville retomba dans l’obscurité. Le nombre d’habitants diminua, et même les murailles tombèrent.

La conquête anglaise

Les musulmans ne retrouvèrent un intérêt dans Jérusalem que lorsque les troupes anglaises atteignirent la ville en 1917. Les dirigeants palestiniens firent de Jérusalem l’argument majeur de leur campagne contre le sionisme.

Quand les Jordaniens envahirent la vieille ville en 1948, les musulmans perdirent tout intérêt dans la ville, ainsi que l’on pouvait s’y attendre. Elle devint une petite ville de province sans importance, volontairement dégradée par les Jordaniens au profit de leur capitale Amman.

Obtenir un prêt bancaire, faire installer des lignes ou enregistrer un paquet postal nécessitait un voyage à Amman. La radio jordanienne transmettait le sermon du vendredi non pas d’Al-Aqsa mais d’une mosquée mineure à Amman. Jérusalem disparut aussi de la carte diplomatique arabe : le pacte de l’OLP de 1964 ne le mentionne pas. Aucun dirigeant arabe ne s’y rend (à l’exception du roi Hussein, et ce fut rare).

La conquête israélienne

Quand Israël a conquis la ville en 1967, les musulmans ont montré un regain d’intérêt pour Jérusalem. Le pacte de l’OLP de 1968 mentionne le nom de Jérusalem. L’Iran révolutionnaire a instauré une journée de Jérusalem et a imprimé des billets de banques montrant l’image de la ville. L’argent a alors afflué pour la reconstruction de Jérusalem.

C’est donc la politique, plus que les sentiments religieux, qui a éveillé l’intérêt musulman pour Jérusalem.

Daniel Pipes





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 5 thoughts on “La désinformation d’Edwy Plenel au service de la propagande islamo-arabe: la résolution 252 de l’ONU ne concerne qu’Israël et la Jordanie en aucun cas les Palestiniens

    1. Laurence

      Bravo pour ces articles, et merci , je vais les gardés précieusement
      Et je les ressortirais

    2. robert davis

      Cet article eszt trés bien mais il y a un point de Droit sur lequel il passe un peu vite : La souveraineté d’Israel sur la Judée/Samarie/Gaza ne sez fonde pas sur l’accord avec la Jordanie que l’auteur semble dire qu’il ne concerne que Jerusalem. En fait c’est sur les Accords de San Remo que se fondent les droits d’Israel sur la Palestine Occidentale sur laquelle la Jordanie n’a JAMAIS EU AUCUN DROIT pusque aucun Etat au monde ne lui a reconnu ces territoires. Elle n’a donc pas à « ocrroyer » ou ne pas « octroyer » des droits sur la Palestine Occidentale. Par contre il est vrai que par l’accord avec la Jordanie Israel a perdu ses droits conférés par le Traité de San Remo sur la Palestine ORIENTALE. Encore faut-il que la Jordanie respecte le traité qu’elle a passé avec Israel ce qui semble être le cas POUR LE MOMENT.

    3. Mfeivel

      Et les.pierres tombales juives qui seevaient d’urinoirs…. Cela ne compte-t-il pas pour empêcher ces animaux de revenir ?

    4. San Remo

      Enfin, les avocats se mettent au travail! il était temps. maintenant il faudrait qu’ils lancent les procédures qui s’imposent devant les instances internationales! là aussi, il est plus que temps!

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