toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Quand les lycéens d’Ile-de-France nous racontent Israël


Quand les lycéens d’Ile-de-France nous racontent Israël

Le 22 avril dernier, une délégation de 17 lycéens d’Ile-de-France est arrivée en Israël avec Latifa Ibn Ziaten, mère d’une des victimes de Mohamed Merah. Au programme de ce séjour marathon, Saint-Jean-d’Acre, Jérusalem, la Galilée, Ramallah.

Lundi soir, la veille de leur retour à Paris, IsraPresse a rencontré ces lycéens lors de la réception donnée par l’ambassadeur de France en Israël, Patrick Maisonnave.

latifaisrael1

Il est pile 19h30 lorsque le car transportant la délégation de la « Fondation Imad pour la jeunesse et la paix » quitte l’artère Pierre Mendès-France pour entrer dans la rue Toulouse qui abrite, au cœur de Yaffo, la résidence de l’ambassadeur de France en Israël.

Le courage et l’intégrité politique, le nom de la ville rose où le 11 mars 2012, le sous-officier Imad Ibn Ziaten tomba sous les balles de Mohamed Merah : il y a dans cette intersection, tous les éléments du destin et de la résilience de cette mère endeuillée. Quand ils pénètrent sur la terrasse de la Maison de France, les jeunes de la délégation distribuent sourires et poignées de main.

Derrière leur extrême politesse, on sent poindre la fatigue. “On n’a pas arrêté une minute”, lâche un membre de l’équipe encadrante. Rose a 18 ans, ses mots sont posés, choisis avec  soin. Le moment le plus fort du voyage ? Elle n’hésite pas une seconde : “Le shabbat à Jérusalem”. “C’était un moment de partage inoubliable. On était vraiment ensemble », explique la jeune femme qui précise : « Je suis catholique ».

Voilà vous faites partie de la famille’

latifaisrael4

Angela, même âge, même peau couleur ébène confirme : « La famille qui nous a reçus a été très accueillante. Le chef de famille a prié, on a parlé, mangé. En partant, ils nous ont dit ‘voilà vous faites partie de la famille’. Ça m’a beaucoup touchée », confie la lycéenne chrétienne évangélique. Pas très loin, on retrouve Omer.

Pour l’occasion, l’ado de 15 ans a mis une veste. Le petit gars de Garges-les-Gonesses, installé sur la terrasse de la Maison de France face à la mer, mesure sa chance. Quand il annonce à son père qu’il va partir pour Israël et les territoires palestiniens, il craint sa réaction : « Je pensais qu’il allait me dire non mais au contraire, il m’a encouragé ».

En Terre sainte, Omer n’a pas seulement appris, il a compris. « En France, on nous parle de vivre ensemble, c’est des mots », nous explique-t-il en faisant des moulinets avec les mains, « Ici, j’ai des vu des Juifs et des Arabes marcher côte à côte, travailler ensemble, se dire bonjour ». Dans son enthousiasme, Omer garde la tête froide : « Oui, il y a un conflit c’est vrai mais en Israël et à Ramallah, j’ai vu… » il marque un temps, tâtonne, le regard vers l’horizon, « J’ai vu de la vie ».

A la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, Omer avoue que sa foi a grandi. Celui qui conclut qu’« Israël est un pays magnifique » où il aimerait revenir pour des vacances, attend avec impatience de tout raconter à son père.

« A la télé, on nous montre que la guerre »

latifaisrael3

Angela a découvert, elle aussi, une réalité toute autre que celle montrée par les médias. « Avant, pour moi, Israël c’était les images qu’on voyait à la télé. A la télé, on nous montre que la guerre », regrette la lycéenne. Entre les élèves participants au voyage et ceux du lycée franco-israélien Raymond Leven àMikveh Israël venus pour l’occasion, l’échange se fait naturellement.

Tout à coup, la terrasse de la résidence de l’ambassadeur prend des allures de cour de récréation. Une ado venue de France décline prénom, âge et nom de son lycée, un de ses copains de classe rajoute: « Et j’ai 18 de moyenne partout ». Fou rire général. Au fil des échanges, la discussion prend forme, le lien se crée, les expériences se confrontent, les points communs se découvrent. Une lycéenne israélienne interroge: « Ça ne vous a pas choqués de voir des militaires partout ? »

Un lycéen français répond du tac au tac: « Pas plus que chez nous ». Un ange passe sur cette génération pour qui la menace terroriste et les attentats se conjuguent dans l’ici et le maintenant. Au milieu des jeunes qu’elle couve du regard avec tout l’amour qu’elle ne peut plus offrir à Imad, Latifa Ibn Ziaten est là. Aux côtés de l’ambassadeur Patrick Maisonnave, l’instigatrice du voyage reviendra sur son drame et son engagement.

L’assassin de son fils – dont elle répètera le nom à plusieurs reprises accentuant sur les « r » gutturaux  – elle le décrit sans l’excuser comme un « jeune mal aimé, mal éduqué, mal orienté ». Ses mots claquent. Et quand elle se tait, les applaudissements nourris semblent scander le mot respect.

Virginie Guedj-Bellaïche Israpresse





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap