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Religion et politique, de la fidélité aux engagements


Religion et politique, de la fidélité aux engagements

Souvent, notre culture générale veut que la religion soit une affaire privée et qu’elle ne s’immisce en rien dans la vie de la cité. Cette séparation entre la religion et l’Etat remonte, pour les sociétés démocratiques modernes, aux prémices de l’approche de ce que fut le siècle des Lumières, puis à la révolution française. Au début du vingtième siècle de l’ère vulgaire, une loi vient en France interdire toute subvention publique à tout organisme cultuel. Pour palier à cet inconvénient, les groupes religieux se trouvant lésés d’un droit dont profitent pleinement les amateurs des arts ou de la musique, sans être moins contribuables que ces derniers, doivent mettre en avant les aspects culturels de leurs confréries.

Séparation entre religion et politique : déjà en cours chez le pharaon

Il se pourrait cependant que cette distinction remonte à des temps immémoriaux, plus précisément aux origines de la Bible. On peut sans problèmes considérer le patriarche Abraham, le porteur par excellence du message divin, dont les pérégrinations revêtent toutefois un caractère souvent politique : «Tout lieu sur lequel se posera la plante de ton pied, je te l’accorderai et à ta postérité». «Lève-toi et marche sur la terre, en long et en large, car c’est à toi je la donnerai…» Le «sois juif dans ta maison et homme dehors», n’existait pas encore.

On peut même considérer Abraham comme un fin stratège politique, d’une certaine manière. Il accepte les présents d’Abimelekh, puis de Pharaon, mais il refuse catégoriquement le moindre centime du roi de Sodome, alors qu’il en a, par sa contribution politico-militaire, libéré toute la population retenue prisonnière. (Voir Genèse, XIV). Mais pourquoi donc ? Penchons-nous donc sur la considération suivante : la culture occidentale connaît la discussion où Abraham tente d’intercéder en faveur d’une population vouée aux courroux céleste, et soutient qu’un juste ne saurait être frappé pour les fautes d’un impie. Il fait descendre le quota des hommes intègres requis pour le salut collectif de cinquante à dix. Il est clair que si Abraham avait accepté le moindre présent, on aurait pu penser qu’il eût cherché non pas à défendre le noble principe de justice mais qu’il se fût senti redevable envers le principal notable d’une ville qui l’eût en fait soudoyé par des biens corrupteurs.

Transposons-nous de plusieurs générations dans le temps. Quel autre dirigeant religieux s’implique autant que Moshé dans les affaires politiques de la nation ? Le monarque égyptien est le premier surpris. «Pourquoi dérangez-vous les fils d’Israël dans leur labeur? Retournez à vos souffrances.» «Le D. d’Israël, je ne le connais pas, et je ne laisserai pas non plus partir le peuple». Moshé et Aaron exigent du pharaon d’accepter la portée politique de la religion. Mais pour ce dernier, il est hors de question de laisser partir le peuple, pas même de perturber leur semaine de travail privée du moindre jour de repos, et encore moins pour un séjour de trois jours dans le désert. Il n’est pas encore question à ce stade d’un départ définitif, démarche qui, aujourd’hui encore, est toujours susceptible d’irriter bien des dirigeants politiques, si par exemple un Premier ministre israélien s’adressant aux Juifs de France leur signifie qu’ils seront les bienvenus en Israël. Pour la législation égyptienne, ni le travail ni la vie publique ne sauraient être perturbés par un quelconque culte de dimension politique, bien qu’il ne semble pas exclure selon le sens obvie du texte la possibilité d’une religion observée en dehors des heures de travail à titre individuel, mais certainement pas sous l’égide d’un guide politico-religieux. Le côté spirituel ne se contente pas de l’emporter sur le politique ; il le subordonne et l’adapte à son vaste programme. Il ne s’agit plus seulement d’accorder un temps de répit plus ou moins prolongé pour que la religion reprenne ses droits, mais d’extirper tout un peuple des griffes de la puissance dominante, de lui faire recevoir la Torah, et de la faire rayonner avec son peuple de prêtres depuis Jérusalem. 

Une religion coupée des contingences

Aujourd’hui, cette incompréhension de l’imbrication du spirituel et du politique est bien plus répandue qu’il ne le paraît ; si bien que même certains des publics les plus fidèles au judaïsme mosaïque, semble en oublier tout simplement les aspects politiques. Certains refusent en Israël aujourd’hui de prendre part aux élections. D’autres créeront des partis politiques uniquement pour faire valoir leurs droits, comprenant qu’en tant que contribuables, s’ils veulent que leurs écoles bénéficient des mêmes subventions que d’autres systèmes, ils doivent être représentés dans les commissions et les séances plénières de la Knesset. Quant aux coalitions gouvernementales, elles pourront ne dépendre que d’intérêts sociaux-économiques. Mais peu seront ceux qui revendiqueront les multiples sources bibliques qui accordent au peuple juif la terre d’Israël, à tel point qu’on a pu voir un parti sinon favorable du moins indifférent aux accords d’Oslo, qui font comme si le peuple juif n’était pas rentré chez lui pour reprendre possession de son héritage terrestre, porte de la Jérusalem d’en-haut. Et c’est dans ce même état d’esprit qu’il faudra à tout prix éviter de se mettre à dos un futur Premier ministre potentiel.

La dimension religieuse du pays d’Israël

Bien sûr, il y a les rabbins et les fidèles du sionisme religieux, pour qui garder le shabbat et conserver la terre d’Israël ne sont pas des préceptes choisis en alternance. Pourtant, le parti politique censé les représenter a souvent obtenu des résultats bien en-deçà de ce que laissait présager le pourcentage d’électeurs de la population qu’ils défendent. Ecartelés entre sa détermination à participer au pouvoir sans se cantonner dans l’opposition, et les principes d’intégrité du sol et du droit à l’installation de la population juive partout où elle en ressent le désir ou le besoin, ses dirigeants ont accepté des compromis impensables pour bon nombre de ses électeurs qui s’en sont désassociés, lui préférant des formations comme ha-Tehiya (la résurrection nationale) de Gueoula Cohen, ou Molédeth, se revendiquant le seul parti de droite, de Réhavam Zéévi (hayad), sans se vouloir religieux.

Orthodoxie et réalité d’Israël, courage et défense des valeurs

Parmi le public qui ne se revendique pas du sionisme religieux, l’une des plus grandes sommités du pays est incarnée par le Rav Meir Mazouz, qui préside et dirige une importante école talmudique de la ville de Bené-Berak : Kissé Rahamim (le Trône de miséricorde). Alors qu’à la veille des élections de la quatorzième Knesset, en mai 95, les pronostics favorables à Shimon Pérès ne tarissaient pas, dont les intentions vis-à-vis des Juifs des implantations, mais également du monde religieux, étaient connues. Les prévisions les plus pessimistes à son égard lui accordaient un avantage de 4%, les plus conciliants n’hésitant pas à aller jusqu’à 7% de différence.

Une telle configuration ne présage rien de bon pour qui s’opposerait publiquement au vainqueur proto-proclamé, ni pour des localités où aucun vote favorable à sa personne ne serait relevé. Il faut savoir que si le vote est secret, les résultats sont publiés en pourcentage selon les bureaux de vote et les localités. S’il s’avère que Pérès fasse un score de 0% chez vous, il est à craindre qu’il s’en irrite.

Prudence oblige ?

Un groupe d’intellectuels d’Ofra, à une vingtaine de km de Jérusalem, avait donc décidé de prendre les devants et de se constituer en une tête de liste qui soutiendrait Pérès, voterait pour lui, puisque de toute façon il était vainqueur à l’avance, et qu’il fallait bien reconnaître la vérité en face, et négocierait en contrepartie un traitement humain de sa part et une reconnaissance de leur droit du sol. Le monde orthodoxe tenta lui-aussi de se montrer préventif. Or, le Rav Mazouz, témoin de ce qui se tramait, fit une téméraire déclaration publique, affirmant que notre Torah, nos valeurs et notre morale nous interdisait de voter pour Pérès. Nous n’osons imaginer quelles retombées il risquait d’essuyer, en tant que responsable de systèmes éducatifs allant du jardin d’enfants aux études talmudiques supérieures, ainsi que ses centaines d’inscrits, en cas de coupage des vivres.

A titre comparatif, on se rappellera le cas du Rav Eliézer Melamed, dirigeant une école talmudique sous contrat avec l’armée, et dont les accords avaient été résiliés sans autre forme de procès parce qu’il avait refusé de réprimander ceux de ses élèves qui s’étaient fait prendre en photo au Cotel avec une banderole portant la  mention : «Un Juif n’expulse pas un (autre) Juif». Ehoud Barak avait porté un coup très dur à ce public pourtant prêt à risquer sa vie pour Israël. Il aura fallu attendre le mandat de Moshé Ya’alon, le ministre de la Défense qui avait lui-même été destitué de son poste de chef d’état-major pour avoir refusé d’ordonner l’expulsion des Juifs de Gaza.

Revenons au Rav Mazouz. Comme nous le savons, Netanyahou remporta l’élection de 96. Plus tard, le Rav exprima sa solidarité avec les Israéliens de Goush Katif en arborant le symbolique ruban orange sur sa voiture. Aujourd’hui, il soutient l’Union d’Elie Yshaï. Elle rassemble les déçus du parti séfarade religieux Shas et du parti national-religieux, dans sa nouvelle configuration, d’où est issu Yoni Shetboun. Ce qui est remarquable dans leur parcours politique, c’est qu’ils sont tous deux restés fidèles à leurs valeurs et n’ont pas été endormis par le confort de leur siège, la kissologuia du jargon israélien. L’un dirigeait Shas depuis l’inculpation de son ancien patron, revenu depuis, et l’autre a renoncé à son poste de vice-ministre lorsque des mesures ont été prises par le gouvernement disparate ayant coupé les vivres aux écoles orthodoxes et voté des lois répressives envers ceux qui, dans le public religieux, ne feraient pas leur service militaire, le tout à une époque où l’enrôlement volontaire se fait plus présent auprès de ce public : «Je n’ai pas pu rester dans un gouvernement qui disait : « On va leur montrer de quel bois on se chauffe »».

Le respect des engagements, de la théorie à la pratique

Rester fidèle à ses principes en temps réel, pendant l’épreuve, est beaucoup moins évident qu’il n’y paraît. Les attitudes des personnages de La Fontaine ne sont pas cantonnées dans de pures légendes. C’est d’ailleurs le décalage entre les principes déclarés et leur concrétisation qui fait qu’aujourd’hui les élections se tiennent après moins de deux ans. Le PNR s’est disloqué après les accords de Hébron. Netanyahou parle haut et fort des droits du peuple juif sur sa terre, de la Jérusalem unifiée et indivisible. Mais à qui le dit-il ? Il parle des pressions terribles auxquelles il est soumis. Pourtant, de nombreux projets de construction qui sont à même de faire diminuer conséquemment les prix de l’immobilier, pour le plus grand bien de toute la population israélienne, ont été bloqués sous son mandat par ses soins.

Le terrain E1, ou Mévasseret Adoumim, a rassemblé l’an dernier 15 000 manifestants qui ont effectué une marche du centre de Ma’alé Adoumim au sommet de la colline préconisée. Netanyahou, qui aurait dû se sentir plébiscité par son public, ne s’est pas montré sur le podium des personnalités. Inutile de préciser que les travaux n’ont toujours pas commencé. Trois lâchers de terroristes n’ont pas été empêchés par les manifestants qui ont arboré les photos des victimes d’assassins dont certains cumulaient plusieurs condamnations à perpétuité. Un quatrième lâché a été empêché du fait de l’indignation des journalistes israéliens, parce que ce lot comportait des Arabes israéliens qu’il serait impensable de devoir côtoyer. Ce n’est qu’alors que Netanyahou a annoncé à Obama qu’il ne pourrait pas réaliser ce dernier lâcher en raison de la colère qui grondait en son pays.

Quoi qu’il en soit, ces remises en liberté avaient pour objectif d’amadouer le terroriste qui colonise la région enserrée entre Névé Yaacov et Bet-El, afin qu’il daigne reprendre les pourparlers. Etonnant, pour un homme qui revendique les droits d’Israël, vieux de quatre mille ans, comme il le rappelle souvent lui-même, d’accepter de négocier le renoncement au cœur de ce patrimoine, fût-il conditionné à une reconnaissance vraisemblablement improbable du Fatah d’Israël comme Etat juif ! Une véritable position d’amoureux de Sion est inconditionnelle. La liste des éléments justifiant le mécontentement des électeurs du Premier ministre n’est pas exhaustive. Les citoyens qui s’identifient à son discours ne comprennent pas pourquoi une pression exercée par un Clinton ou un Obama, ou par des manipulateurs de l’opinion qui ont toujours cherché à le discréditer est déterminante ; mais surtout, ils ne comprennent pas pourquoi leur propre mécontentement ne représente jamais une pression à laquelle il faudrait peut-être se soumettre. Ce n’est que l’avant-veille des élections que Netanyahou nous répète son discours qu’il a lui-même rendu suranné.

Le chameau qui se moque du bossu

On aurait bien des raisons de vouloir le renvoyer chez lui, mais vu le spectre de la gauche qui menace de prendre sa place, nous nous sentons obligés de le soutenir et nous avons répondu présents massivement à l’appel de Daniella Weiss, qui est non seulement à l’origine du rassemblement du 15 mars pour contenir le V15, mais qui fut aussi l’organisatrice de la marche de Mevasséret Adoumim, avec son maire Benny Kachriel. Leur nonchalance inconsciente rappelle de tristes épisodes de notre histoire contemporaine. La raillerie du tandem Livni-Herzog vis-à-vis de la menace iranienne présente trop de points communs avec l’insouciance de leur camp à la veille des accords d’Oslo. Ils étaient supposés nous apporter la paix, et les opposants étaient qualifier de «prophètes apocalyptiques» (Névié Za’am).

Irons-nous de Barak à Herzog ?

La dernière fois que nous avons été déçus par Netanyahou, nous (nous collectif majoritaire) avons élu Ehoud Barak. Or, ce fut pendant son mandat que les deux réservistes avaient été lynchés et déchiquetés par la foule assoiffée de sang juif du triste lieudit Ramallah, véritable colonie islamiste au cœur du paisible pays d’Israël. Ehoud Barak a entre autres «courageusement», pour reprendre le qualificatif médiatique, effectué le repli stratégique du Liban qui ont rapproché les Katiouchas de Haïfa et de Méron. N’oublions pas que Livni a commencé à s’illustrer en politique avec la création douteuse du parti Kadima, lorsque le cerveau de Sharon avait commencé à disjoncter et qu’il devenait une menace pour son pays qu’il avait pourtant sauvé de l’anéantissement lors de la lâche attaque musulmane en plein Kippour. N’oublions pas que pour le camp Livni, le «redéploiement», en langage doucereux, devait nous apporter une paix jamais égalée. Lui permettre une nouvelle fois de prendre les rênes risque fort de nous mener de Charybde en Scylla.

Résurgence d’anciennes liaisons ; camp de la paix ou camp sioniste, il n’en portera jamais que le nom

Ehoud Barak vient d’ailleurs de se prononcer, en cette veille de scrutin, en faveur d’Herzog, ce qui peut ne rien présager de bon. Au moins, il prouve qu’il n’est pas un ingrat, Herzog ayant gardé le silence lors de ses interrogatoires au sujet du financement illégal de la campagne de son ami, avant la quinzième Knesset. Mais le parti-pris de la justice est tel qu’Herzog peut sans aucune crainte se présenter aux élections sans que rien n’ait été tiré au clair. Il reste que ce parti tient un langage qui, décrypté, signifie qu’il est favorable à une ghettoïsation d’Israël, ce qu’il cache sous l’appellation d’une aspiration à un Etat qui ne soit pas mixte. Or, dans son programme, s’il trouve normal que des Juifs soient jetés de leur maison, s’il pense que le prix des appartements baissera en ne décentralisant pas les agglomérations israéliennes vers la Samarie et la région de Benyamin, non seulement il ne prévoit pas de réciprocité par un déménagement des populations arabo-israéliennes, mais il aspire à accorder la nationalité à des Erythréens clandestins en grand nombre, comme l’a rappelé Benett dimanche soir au rassemblement de Tel-Aviv. Il ne s’agit donc pour eux en aucun cas de préserver le caractère juif de l’Etat d’Israël. On relèvera au passage que ce camp s’octroie absurdement le titre de «camp sioniste», en reniant la terre d’Israël, comme il s’octroya le titre de «camp de la paix» avant de nous importer Arafat et ses attentats-suicides. Rappelons au passage que lors de leur dernière manifestation, la semaine dernière, ils se sont bien moqués des «embrasseurs de mézouzots».

Un bon point pour Netanyahou

Malgré tout, Netanyahou a obtenu un bon point : il a parlé d’une victoire qu’il remporterait «avec l’aide de Dieu». C’est effectivement le D. d’Israël qui nous donne la force de remporter les victoires, et qui nous rassemble des quatre coins de l’exil. On dit que le jour de l’inauguration du Titanic, son capitaine ou son sponsor aurait déclaré que ce bateau, même D. serait incapable de le couler. Pareillement, le patron du club Med, grisé par le succès exponentiel de son affaire, avait déclaré : «Le Club Med est indestructible». Peu après, le crash d’un avion de vacanciers en partance pour le Sénégal a signé le début de la dégringolade.

Quant au susdit Benett, il a su, dans son discours du dimanche 15 (mars 15), mettre en avant les projets sociaux et économiques promus par son parti et le gouvernement Netanyahou concernant la baisse du chômage, la baisse des prix de l’alimentation, et le passage du smic de 4100 à 5000 shekels pour maintes catégories socioprofessionnelles, couverture que la gauche des riches voudrait tirer à soi. Il s’est en outre engagé à ne pas céder le moindre centimètre carré aux Arabes. On notera bien qu’il n’a pas employé le concept usurpateur de «palestiniens». Et si le prochain présidentiable (Premier ministrable) allait n’être autre que ce Benett ?

Quoi qu’il en soit, gauche ou droite ou droite-gauche, נצח ישראל לא ישקר ולא יינחם « Le Protecteur d’Israël ni ne ment ni ne se dédit. »(I Samuel, XV, 29).

Yéochua Sultan © Europe Israël – reproduction autorisée avec un lien actif vers la source

  







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  • 5 thoughts on “Religion et politique, de la fidélité aux engagements

    1. Christian

      Les principes démocratiques et politiques se trouvent dans la Torah et même la séparation des pouvoirs religieux et politiques. Mais pas de n’importe quelle manière.

      Lorsque D. dit à Moise que le peuple se choisisse un représentant de chaque tribu parmi les anciens pour la gouvernance mais que pour le culte ce n’est pas le peuple qui choisit mais D.ieu Lui même: les hommes de la tribu de Levi.

      Chacun des pouvoirs a ses propres compétences mais n’intervient pas dans les affaires internes de l’autre tout en s’appuyant mutuellement.

      En gros, séparation avec complémentarité et appui mutuel pour le bien du peuple et pas séparation avec opposition et conflit comme aujourd’hui.

      Ce serait intéressant de méditer là-dessus.

    2. Yéochoua

      Le représentant politique, du pouvoir exécutif, est lui aussi désigné par D. Moïse lui-même ne peut pour finir s’entêter dans son refus de prendre la direction du peuple. Plus tard, Saül est désigné par Samuel, informé de l’élection par prophétie, ainsi que David. Dans les communautés de l’exil, ou tant qu’un dirigeant effectif n’a pas été désigné par prophétie ni ne se rattache à la lignée royale, la direction des affaires publiques tient également compte de la halakha. Le paradoxe de l’émancipation en France veut qu’en même temps que les libertés ont été accordées aux Juifs, leurs tribunaux ont été fermés.

    3. Ephraïm

      Détail important : le Judaïsme n’est pas une religion mais un humanisme qui régente tous les secteurs de la vie individuelle , sociale et nationale , dans les pays de la Dispersion c’est évidemment l’aspect de  » religion  » qui prévalue mais il est logique et pertinent que le Retour sur la Terre ancestrale d’Israël et le Renouveau national entraîne le Judaïsme à recouvrer son aspect de Civilisation Hébraïque qui se heurte à ceux qui sont restés engoncés dans le principe des démocraties européennes considérant que le Judaïsme en Israël doit se contenter d’être relégué au rang du comportement personnel et individuel et non pas au comportement de la Cité .

    4. Nemo

      En diaspora, la règle qui prévaut c’est « dina malkhouta dina » : la loi du pays est la loi.
      Bien sûr, tant que cette loi est juste mais elle a été très souvent en Europe inique et oppressive pour les juifs et elle le redevient à bien des égards … alors 100% d’accord pour revenir à la source de la puissante vision hébraïque de la liberté et de l’humanisme.

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