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Quatre islamistes provenant de France voulaient commettre plusieurs attentats à Brême : contre la cathédrale, contre la synagogue et sur une place animée.


Quatre islamistes provenant de France voulaient commettre plusieurs attentats à Brême : contre la cathédrale, contre la synagogue et sur une place animée.

Quatre islamistes provenant de France voulaient commettre plusieurs attentats à Brême : contre la cathédrale, contre la synagogue et sur une place animée. Un déploiement massif de forces de police a déjoué leurs plans, mais ils ont réussi à s’échapper, ont confirmé les autorités allemandes.

« Nous savons que c’étaient des personnes parlant français, qui ont traversé les Pays-Bas pour aller en Allemagne », a indiqué une porte-parole du parquet à la chaîne ZDF. Les quatre seraient donc passés par la Belgique à bord d’une voiture et par les Pays-Bas.

Les autorités de Brême avaient été averties par le service criminel des douanes de Cologne que des terroristes en puissance prendraient un vol d’Air France à partir de Paris. Ces révélations permettent de lever le voile sur l’intervention controversée des forces de l’ordre de Brême le samedi 28 février.

Patrouilles visibles, armes introuvables

Dans la matinée, des policiers armés de pistolets mitrailleurs et munis de gilets pare-balles avaient patrouillé les grandes places, dont le parvis de la cathédrale gothique jouxtant l’hôtel de ville Renaissance. Ils avaient aussi protégé la synagogue, en périphérie. A 18h, la police avait fouillé le centre culturel musulman, comprenant une mosquée.

Elle avait arrêté le Libanais Mohamed M., 39 ans, qui aurait contacté les islamistes à la veille de leur arrivée à Brême. Le Libanais aurait voulu leur vendre des pistolets mitrailleurs israéliens Uzi; en octobre 2014, il aurait acheté 60 Uzis du clan kurdo-libanais Miri local, engagé dans la criminalité organisée.

Les autorités devaient réagir pour empêcher les islamistes de semer la terreur. Le déploiement impressionnant des policiers a sans doute eu un effet dissuasif. Toutefois, les jihadistes présumés ont glissé à travers les mailles du filet : ils ne se cachaient pas au centre musulman et les autorités sont incapables de dire où ils se trouvent actuellement.

De plus, la police n’a trouvé de pistolets mitrailleurs ni au centre islamique ni au domicile de Mohamed M. et a donc dû le relâcher.

Ce couac a des conséquences politiques : l’opposition CDU et les médias reprochent au sénateur (ministre) social-démocrate Ulrich Mäurer d’avoir permis aux islamistes de déguerpir parce que plusieurs heures se sont écoulées entre le déploiement policier et les perquisitions.

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La diète locale discutera de l’affaire mercredi. Le « Frankfurter Allgemeine » se demande s’il n’y a pas eu un simple affolement des autorités. Auparavant déjà d’apparentes menaces d’attentats islamistes avaient amené les autorités à interdire un défilé du mouvement anti-musulman Pegida à Dresde et la cavalcade à Brunswick.

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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