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Police nationale : « Combien de temps encore pourrons-nous tenir ? Plus de cinquante policiers se sont suicidés en France en 2014 »


Police nationale : « Combien de temps encore pourrons-nous tenir ?  Plus de cinquante policiers se sont suicidés en France en 2014 »

Les deux principaux syndicats de la police du Doubs évoquent le malaise profond auquel font face leurs collègues.

« Plus de cinquante policiers se sont suicidés en France en 2014 », annonce Laurent Gresset, secrétaire régional Franche-Comté d’Alliance, le principal syndicat représentatif de la Police nationale à Besançon, Pontarlier et Montbéliard, entre autres.

« Ces disparitions tragiques sont la conséquence d’un travail rendu de plus en plus difficile à cause du manque croissant d’effectif et de nouvelles dispositions administratives que nous jugeons discriminatoires à notre encontre. »

L’effet « Charlie », selon Pascal Dimanche, représentant du deuxième syndicat départemental, Unité SGP Police et son collègue, est bien loin, deux mois à peine après les terribles événements parisiens. « Le gouvernement avait promis des renforts. 2 650 policiers sont attendus en France pour septembre. Ils couvriront à peine les départs à la retraite. Cela ne change strictement rien pour nous. »

« On ne peut pas ajouter sur le terrain des effectifs que nous n’avons pas »

« Six renforts sont annoncés sur Besançon », précise Pascal Dimanche. « Ces dix dernières années, nous avons perdu vingt fonctionnaires, non remplacés. Nous avons énormément de problèmes à organiser nos brigades de roulement. Avec le plan Vigipirate, prolongé, et une délinquance galopante, nos missions de surveillance ont explosé. Nous sommes rappelés de manière intempestive. Parfois – c’est encore rare, heureusement – certains collègues travaillent 18 heures d’affilée. Les annulations de congés, de repos et les décalages horaires s’accumulent. Comment rattrape-t-on tout cela ? On ne peut pas ajouter sur le terrain des effectifs que nous n’avons pas. »

« Combien de temps encore pourrons-nous tenir ? »

Les deux hommes l’affirment : la fatigue s’accumule, les provocations des délinquants, sur le terrain, aussi. « Quand nous sommes agressés, nous nous défendons. Nous sommes filmés par leurs ‘’copains’’. Après, ils diffusent partout des images choisies ou montées de telle manière que le public aura l’impression que nous sommes responsables de violences policières. Alors que nous faisons preuve d’un grand professionnalisme. Nous ne provoquons pas. Nous assurons nos missions d’aide et d’assistance pour protéger la population. »

Aussi, les policiers sont choqués par la mise en place d’une plateforme de dénonciation, gérée par l’Inspection générale des services, la police des polices. « N’importe quel citoyen, même les individus cités auparavant, peut s’y plaindre de tout et de n’importe quoi. Nous sommes toujours sur la sellette, constamment sur nos gardes. »

Sans compter les piles de dossiers de plaintes qui s’accumulent pour ceux qui les gèrent et qui assurent d’abord les urgences. Les policiers du renseignement qui ne sont pas assez pour surveiller la radicalisation religieuse des quartiers sensibles, qui font de leur mieux et se démultiplient sur tout le département. Le gel de l’avancement. Les délinquants relâchés, qui vont « fanfaronner auprès de leurs semblables, le soir même, parce qu’ils s’en sortent avec un contrôle judiciaire ».

« Bref, nous ne supportons que le négatif. Certains collègues, désemparés, vont même jusqu’à dire ‘’Il vaudrait mieux que je ne fasse rien, comme ça, je n’aurai pas de problèmes’’. Où est notre crédibilité aujourd’hui ? Nos politiques sont en décalage avec la réalité. Combien de temps encore pourrons-nous tenir ? »

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 8 thoughts on “Police nationale : « Combien de temps encore pourrons-nous tenir ? Plus de cinquante policiers se sont suicidés en France en 2014 »

    1. Nemo

      Solution simple et pratique, à mettre en oeuvre le plus rapidement possible :
      – écrémer parmi les fonctionnaires territoriaux inutiles, les « ronds de cuir » de bureaux
      – embaucher massivement dans la police et dans l’armée, en triant sur le volet les candidats sur la base de leur loyauté (pour éviter les mésaventures de type « gendarmette de coulibaly »)

    2. Nemo

      Et bien évidemment, il faut supprimer toutes ces « dispositions administratives » ridicules qui empoisonnent le travail des policiers.
      Tout citoyen qui n’a rien à se reprocher a confiance dans la police qui fait son travail honnêtement dans des situations ou, par dessus le marché, il leur arrive plus d’une fois de risquer leur vie.

    3. Nemo

      Finalement, on comprend à travers le cri d’alerte de ces syndicats que leurs ministères de tutelle (Justice, Intérieur ?) ne les soutiennent pas du tout.
      C’est tout de très grave ….

    4. Ephraïm

      La seule solution qui paraît se dessiner est un renversement du pouvoir actuel par les forces de police rabaissées au rang de boys-scouts et qui n’en peuvent plus ….

    5. Alauda

      Le burnout des policiers, un symptôme de la déliquescence sociétale. Faire face tous les jours au lumpenprolétariat de la provocation gratuite doit être d’autant plus pesant que le carcan qu’on impose aux forces de l’ordre se resserre.
      « Les délinquants relâchés » : autant de coup d’épée dans l’eau qui doit miner le moral.

      Et puis on va devoir se farcir le souvenir de ces deux jeunes crétins entrés dans un transformateur électrique en 2005, dont ils ne sont évidemment pas ressortis vivants. Où est l’éducation des parents de ces rejetons qui n’ont rien dans le citron ?

    6. Jacques

      C’est l’héritage de Mai-68 : les valeurs inversées, interdit d’interdire, plus d’enseignants ni d’enseignés, CRS-SS…

      Dans cette logique, les politiciens véreux qui se sont succédé n’ont cessé de dénigrer et d’humilier les forces de l’ordre : on voit le résultat.
      Et encore, les gendarmes et autres militaires n’ont pas le droit de s’exprimer comme les policiers.

      Le pire, c’est qu’en parallèle, des délinquants surarmés se constituent en gangs et bien tôt en milices (islamiques) ?

      Les conditions sont de plus en plus réunies pour que ça explose.

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