toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Livre: Daesh et Hamas, les 2 visages du Califat


Livre: Daesh et Hamas, les 2 visages du Califat

LIVRE

Décrypter la menace : c’est l’exercice auquel nous, Gilles Falavigna & Marc Brzustowski, nous sommes livrés, au cours de l’automne, sans nous douter que ce livre sortirait, avec la précision du métronome, au lendemain des attentats terroristes les plus sanglants qui aient frappé la France depuis bien longtemps.

L’été dernier, les signes annonciateurs d’une accélération des menaces étaient palpables, de Gaza à Mossoul. A Paris, les hordes excitées par les chants du Jihad et de l’internationale antijuive entremêlés remontaient les boulevards, jusqu’à la Synagogue de la Roquette ou à la « petite Jérusalem » de Sarcelles.

Il était, alors impossible de faire admettre qu’il n’y avait qu’une différence de degré, entre ce qui se passe en Irak et Syrie et les aspirations qui motivent les pluies de roquettes et les tunnels d’attaque du Hamas vers les villes d’Israël. Objectif : porter le combat sur le terrain de l’ennemi honni.

A l’automne, a démarré la campagne dite de « l’Intifada des voitures », largement inspirée par la reprise des messages diffusés par le « Cheikh » Al-Adnani, de Daesh : « Jetez-les du haut des immeubles, foncez-leur dessus avec vos voitures, assaillez-les avec vos couteaux, découpez-les à la hache »… Faites votre possible ».

Loading...

« Faire son possible » pour imposer l’Islam aux Infidèles, tel est bien la signification du Jihad. Mais, à Jérusalem, ce n’est pas l’Etat Islamique qui frappe (ou pas encore). Le Hamas met à profit le processus de « réconciliation » avec le Fatah pour développer le projet des Frères Musulmans. L’offensive est concurrente, et non alliée, à celle que mène Daesh contre les Yazidis, Kurdes, Chrétiens d’Irak, Chi’ites, en un autre point géographique.LIVRE-2

Jérusalem est la ville sainte des trois religions. La stratégie des Frères Musulmans, depuis plusieurs années, vise à fédérer tous les mouvements islamiques de la région autour de l’idée d’un grand califat musulman avec la mosquée Al-Aqsa en son cœur. Le chef spirituel des Frères musulmans, Cheikh Yousouf al-Qaradawi, installé à Doha, martèle que le devoir de chaque musulman est de « libérer Jérusalem ». Cheikh Qaradawi a appelé à « inonder » la Ville Sainte de pèlerins afin de préserver son caractère musulman et à contrer sa « judaïsation ». Il précise : « Jérusalem ne doit être libéré que par la force » et d’ajouter que « Jérusalem sera la capitale du califat islamique qui verra le jour prochainement ».

La focalisation sur Jérusalem permet d’exercer une pression géopolitique particulière sur la Jordanie puisque le roi Hachémite est le gardien des lieux saints dans l’organisation musulmane. La faiblesse politique du Fatah et d’Abbas engendre des heurts et une islamisation de l’opposition à Jérusalem qui perd ainsi sa sanctuarisation. La menace plane de plus en plus sur la Cisjordanie, nœud entre la Syrie et la Jordanie. Nous voici à Daesh. La focalisation sur cet objectif révèle la globalité du conflit de Gaza à Mossoul et ses incidences planétaires.

Quels sont les Etats qui les alimentent et les couvrent?

Le profond malentendu qui subsiste autour de la question du Moyen-Orient, consiste à faire passer les démarches de reconnaissance d’un état palestinien comme s’agissant d’une entité politique, alors que la revendication de Jérusalem comme capitale vise à y implanter le Califat. En effet, la Suède, le Royaume-Uni, l’Espagne ou l’Irlande, qui se positionnent en éclaireurs de cette « reconnaissance » (au sens d’une « tête de pont ou cheval de Troie»), font fi des accords d’Oslo puisqu’ils délimitent, par avance, le périmètre des territoires. De manière plus générique, aucun état palestinien n’existe. Comment pourrait-il être reconnu ? Une entité souveraine ne peut être imposée arbitrairement par une partie externe, quand la négociation sur les territoires est juridiquement engagée. L’Europe et l’Occident, par ces démarches, ne favorisent pas un retour aux négociations mais anticipent leur résultat, l’imposent. Ils encouragent des positions intransigeantes et alimentent les revendications, les haines, les guerres.

Dans quel but? Apaiser les franges les plus intransigeantes d’un monde musulman présent sur son sol, en espérant les satisfaire par une « solution politique »? La Oumma islamique a t-elle pour but de fixer des « frontières »?

Learn Hebrew online

Le message du Califat est tout autre. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’Occident commence à le mesurer. Des « loups solitaires » sont passés à l’action, à Ottawa, à Sydney, puis là où on semblait les attendre le moins, à Joué-les-Tours, Nantes, Dijon. On les a, alors, identifiés à des « déséquilibrés », comme si cet isolement en camisole de force nous préservait de l’influence d’un mouvement global. Puis, ce fut le choc : massacre de l’équipe de Charlie-Hebdo, meurtre dans le dos d’une jeune stagiaire de la police et prise d’otages sanglante, Porte de Vincennes, où 4 Juifs perdaient la vie, « pour venger la Palestine », comme le prétend la rengaine meurtrière…

Qu’est-ce qui cimente tous ces évènements épars, ces groupes politiquement différenciés, dont les objectifs et les méthodes convergent étrangement?

Makram Abbes, agrégé d’arabe et maître de conférence à l’ENS de Lyon présente ses travaux sur le Jihad. Il admet que la guerre ne s’éteindra que par la fin des temps en Islam. Lors des conférences sur le thème, il évoque les doctrines juridiques du Jihad et cite l’obligation de Jihad une fois par an.

Loading...

La Jurisprudence islamique est une science de classification, fardh ayn, fardh kiffayya. Dans ce cadre, les docteurs de l’Islam ont toujours voulu classer le Jihad en obligation. Les piliers de l’Islam : profession de foi, prière, jeûne, aumône, pèlerinage, sont des obligations individuelles.

La société arabo-musulmane se comprend à travers les obligations collectives. Le Jihad est obligation collective. En effet, tout individu n’y est pas apte. Le prophète Mahomet dira que le jihad de la femme est le pèlerinage. Le jihad est obligation collective et donne sa substance au Califat, forme naturelle de l’Islam comme idéologie politique.

En réalité, le Jihad est la plus importante des obligations. D’ailleurs, il donne directement accès au paradis.

Les Harigites, « ceux qui s’en sont allés », sont les fondateurs du Chiisme. Pour eux, le Jihad est LE pilier de la foi. Il est le plus noble selon la définition de An-Numan, auteur d’Al-Ikhtisar (l’abrégé) qui est l’ouvrage de Jurisprudence premier du Maghreb fatimide, donc chi’ite. L’auteur moyenâgeux est en place de référence sur le site islamophile.org.

Chez les Sunnites, Ibn al-Hazm est un des théologiens-juristes les plus importants de l’école andalouse. Dans Al-Mouhalla, il place le Jihad comme obligation individuelle. L’imam Ibn Batta, également un des plus importants juristes fondateurs, place le Jihad au sommet des arkhan al-Islam.

Le Jihad ne fait pas, généralement dans la tradition sunnite, partie des cinq piliers parce qu’il est la vertu suprême. Il donne son sens au martyr, la plus glorieuse des morts. C’est en ce sens qu’Al-Farabi, dans la « cité vertueuse », place le Jihad sixième pilier de l’Islam.

L’Islam est une idéologie politique. Elle organise la vie collective. L’Islam, religion, ne peut être un choix individuel. Par l’organisation de ce monde, la jurisprudence est le ciment des concepts religieux et politiques. Le Jihad est la notion de droit la plus importante car fédératrice de la structure traditionnelle tribale du monde arabo-musulman.

L’arabe est la langue de la révélation coranique. Les docteurs y trouvent la substance de la signification du message coranique. Cette démarche est particulièrement pertinente car l’arabe est une langue de déclinaison. Ainsi :

Combattre, racine q.t.l., signifie tuer.

Attaquer, racine j.z.w., signifie razzier (voler le troupeau de la tribu voisine)

Guerroyer, racine h.r.b., signifie frapper, racine d.r.b.

Ce sont les modes opératoires parce qu’ils sont déclinaisons du concept.

Ce constat, établi par Alfred Morabia dans son « Jihad dans l’Islam » va plus loin :

Hariba, racine h.r.b, la guerre, c’est se mettre en colère. C’est une nature autant collective qu’individuelle. C’est là-dessus que reposent les travaux de jurisprudence de l’Islam.

Jihad , racine j.h.d., signifie faire son possible . La guerre, par définition dans la culture arabo-musulmane, est de nature sanctifiée. Faire son possible conduit à l’élévation spirituelle dans une doctrine qui repose sur l’obligation, de par son cadre juridique.

Les orientalistes parlent du juriste comme un Grotius de l’Islam. La doctrine de la guerre traite du « jus ad Belli » comme du « jus in Belli ».

Du constat d’Alfred Morabia, il nous est offert de comprendre que les véritables théologiens sont, effectivement, les juristes. Il nous est offert de comprendre que la langue de la révélation coranique n’évolue pas et que la substance de l’Islam d’aujourd’hui repose sur les auteurs anciens .

Il n’y a aucune novation possible par les théologiens contemporains, sauf à squizzer le message hégémonique fondateur. Il ne délimite pas de frontières, de place, autre que soumise, à l’Altérité (« coexistence »). S’y essaie l’Université Al-Azhar, au nom de la nation égyptienne. Le Salafisme, Islam originel est naturellement l’Islam abouti, pour les « puristes », qui se refusent à toute édulcoration, puisque le Messager est « exemple parfait », quelles que soient ses méthodes criminelles de chef de bande. Il nous faut comprendre que le terrorisme soit Jihad et que ses métamorphoses sont aussi infinies que l’influence de l’Islam, dans l’espace et le temps.

Le point de vue sioniste est mal perçu dans le climat actuel.
Pourtant les défis sont faits pour être relevés…

Mal nommer les choses, c’est ajouter au Malheur du Monde, croyait ne pas si bien dire Albert Camus. Ce livre expose les risques d’échec de la présente coalition engagée en Irak et en Syrie. L’Occident a, depuis longtemps, baissé sa garde, dans la guerre des idées, contre Daesh, alias Califat, qu’on ne veut, surtout, pas nommer islamique. Ce mouvement de « cavaliers de l’Apocalypse », en effet, ne surgit pas de nulle part. Il repose sur une légitimation ancienne, gravée dans le marbre des textes religieux.


On évite d’identifier le problème qu’on dit vouloir régler à travers des masques successifs, qui sont autant de compromissions : ainsi, le conflit de Gaza est-il devenu un mode de diversion pour ceux impliqués dans la naissance de l’État Islamique. Pourtant, une description détaillée des résultats de cette guerre à rebonds nous permet de remonter le fil des responsabilités régionales et de comprendre les similitudes et différences d’approche, surtout les objectifs communs, entre des entités.

Les paradoxes de la situation présente sont au cœur de cette interrogation : on craint, par-dessus tout, une « importation » des conflits et haines revenues du Moyen-Orient. Mais, la France en tête, est aujourd’hui, le premier exportateur de renforts destructeurs transméditerranéens, en dehors des pays arabo-musulmans.

Au moment de passer des formes d’influence invisible à la réalité du projet, ceux qui pourraient revendiquer la paternité de leur œuvre (Daesh), s’allient, sous la coupe des États-Unis, pour se dédouaner d’en être les auteurs, mais surtout, parce qu’elle risquerait de provoquer leur propre désintégration mutuelle. Qui nous sortira de cette tartufferie morbide, sinon nous-mêmes ?

Interview de Marc Brzustowski :


Extraits de l’entretien :

Kernews : Votre ouvrage permet de mieux comprendre les liens entre Daesh et le Hamas. Qu’est-ce qui vous a incités à enquêter sur ce sujet ?

Marc Brzustowski : Nous avons été réellement surpris par le fait que personne ne tente de faire le moindre rapprochement sur la concordance des temps dans le déclenchement des deux conflits, l’un à Gaza déclenché par le Hamas, et la conquête du nord de l’Irak par un nouveau groupe qui semble sortir de nulle part et qui s’appelle l’État islamique. Par ailleurs, nous nous inquiétons des conséquences en France de ces deux conflits.

Est-ce par méconnaissance que les journalistes n’ont pas fait ce rapprochement ou parce que dans notre société de l’information, tout va très vite et l’on oublie ce qui s’est passé une semaine plus tôt ?

Il y a eu aussi la période estivale. Mais il y a eu une grande indifférence des Français sur ces deux conflits, car cela se passe loin,… Le conflit de Gaza n’a mobilisé que les mouvements les plus extrémistes, puisque les manifestations en France, en juillet dernier, se sont traduites par de véritables pogromes, non pas contre des institutions israéliennes, mais directement contre des synagogues, avec des échauffourées très violentes dans ce que l’on appelait autrefois la petite Jérusalem pacifiée de Sarcelles. Tout cela s’est passé en plein été et l’on était très loin de prendre la véritable mesure des choses. Nous démontrons que ce n’est pas un conflit israélo-palestinien, mais un conflit entre Israël et les entités qui parrainent le Hamas. Il y a eu beaucoup d’attentisme et cet attentisme était lié aux diplomaties régionales. Les États-Unis venaient de se retirer d’Irak et ils hésitaient à remettre les pieds dans un tel guêpier. La France, engagée au Mali, préférait se concentrer sur les régions qui la concernent directement de par son histoire. Et, en plus, l’histoire entre Israël et le Hamas finit par lasser, parce que c’est un feuilleton qui se reproduit tous les deux ou trois ans…

Vous précisez en couverture de l’ouvrage que vous apportez un «point de vue sioniste». Laissez-vous entendre qu’il est orienté et qu’il y aurait d’autres conceptions possibles ?

C’était aussi une manière de mettre les cartes sur la table. Quand je dis que le terme de sioniste est mal perçu, c’est parce que c’est devenu quasiment une insulte. L’existence même d’Israël et d’autres minorités au Moyen-Orient est un problème pour les pays arabo-musulmans. Quand je parle d’un point de vue sioniste, c’est un point de vue qui s’étend à d’autres minorités, évidemment : les coptes, les kurdes, les assyriens… C’est un chaos complet qui est en train de s’instituer et il est un peu normal que l’Europe hésite à mettre le doigt dans l’engrenage. Mais il y a un moment où l’aveuglement suffit et il est temps de poser les cartes sur la table.

Vous revenez dans votre ouvrage sur le rôle du Qatar, en étant très clairs…

Je ne sais pas si nous sommes très clairs, parce qu’il y a un double jeu qui est quasi permanent…

Vous vous interrogez sur le rôle du Qatar, qui aurait peut-être incité à violer la trêve, en faisant référence à l’été dernier…

Cette accusation est directement évoquée par un diplomate de l’autorité palestinienne qui dit que le Qatar aurait fait pression sur son hôte, Khaled Mechaal, diplomate du Hamas, et que le Qatar aurait menacé de le mettre à la porte s’il acceptait le cessez-le-feu. On était à peu près à la dernière semaine du conflit. Il est intéressant d’observer qu’il y a une division totale entre deux ou trois camps.

Mais vous écrivez aussi que le Qatar est le parrain logistique et diplomatique du Hamas et financier de l’État islamique…

Nous avons eu des informations très claires. Par exemple, tout ce réseau de tunnels a été construit avec de l’argent qui ne vient pas de nulle part, mais d’une puissance gazière et pétrolière qui a des marchés un peu partout sur la planète…

Et cela ne peut pas être l’Arabie Saoudite, puisqu’ils sont en guerre contre les Frères musulmans…

Il y a eu une redistribution des cartes avec le Qatar et la Turquie, qui se sont appuyés contre l’Égypte. Il y a une entente tacite entre le Maréchal Sissi et Israël contre cette poche armée qui pose d’énormes soucis à la stabilité de l’Égypte qui cherche à retrouver sa croissance économique dans les années à venir. Il faudrait que l’Occident admette la dangerosité de ce mouvement des Frères musulmans, dont il y a beaucoup de succursales en France et qui ont peut-être mis un peu d’eau dans leur vin pour vivre l’intégration. Mais c’est un autre sujet… C’est la stratégie de la Taqiya que nous essayons de décrire. Chez les Frères musulmans, il y a deux branches. Il y a une branche qui se voudrait modérée et qui consisterait, par la prédication, à gagner la bataille des cœurs et des esprits. De l’autre, il y a une branche beaucoup plus radicale, qui date des années 60 et qui a engendré Al-Qaïda et le Hamas. L’État islamique n’est qu’une scission d’Al-Qaïda avec d’autres mouvements. Il s’agit de remettre à demain la lutte entre sunnites et chiites, pour s’attaquer à l’Occident et à Israël en particulier. Ce que combat le Maréchal Sissi, c’est vraiment la matrice qui est à l’origine de tous les désordres que nous connaissons actuellement. Il a véritablement un rôle tout-à-fait historique et il est épaulé par l’Occident. On le voit avec la vente récente des Rafales. On est beaucoup moins regardant que l’on a pu l’être auparavant…

Depuis des années, on évoque cette notion d’importation du conflit. Cependant, celui qui osait prononcer le terme d’importation était critiqué par le politiquement correct. Aujourd’hui, on commence à s’interroger…

Il y a non seulement une importation du conflit, mais aussi une véritable exportation. On a d’abord parlé de 600 à 900, puis on est passé à 1 400 djihadistes d’origine française partis en Syrie ou en Irak. Ce qui est assez impressionnant, c’est que l’importation du conflit en lui-même est restée dans une sorte de cause légitime politique faisant que le faible étant le Palestinien et le fort l’Israélien, il convenait de taper sur l’Israélien. On a assez mal perçu l’ensemble de la région et les risques de déstabilisation à force de s’en prendre aux démocraties, plutôt que de voir où sont les sources du terrorisme et des mouvements islamistes puisque la cause palestinienne est divisée en deux camps : l’un qui semble faire semblant de négocier et l’autre qui tire des roquettes.

La France a été peu préparée à cette importation du conflit, parce qu’une partie de nos élites s’est focalisée sur l’antisémitisme émanant de l’extrême droite, tout en niant la réalité et en étant parfois déçue de devoir constater que les agressions antisémites ne provenaient pas de militants d’extrême droite…

On a vécu un véritable déni, qui est à un certain point compréhensif, puisque l’on est dans une phase où l’on recherche l’intégration de populations immigrées, sans se rendre compte de cette espèce d’infiltration de l’islam. Dès 2000, il y avait des signes flagrants confirmant le passage de la contestation politique légitime à des actes d’une barbarie sans précédent, comme ceux de Fofana, où la communauté juive s’est retrouvée toute seule à manifester dans la rue. Il y a eu un certain scandale politique, évidemment, mais la France n’a pas réellement pris la mesure de ce qui pouvait se mettre en place dans certaines banlieues. Le mot de banlieue n’est pas toujours approprié, puisque l’on a vu des gangs qui vivaient relativement bien. La mesure de cet antisémitisme arabo-musulman ne pouvait pas être regardée en face, parce que l’immigré est toujours une victime par rapport au Français. C’est toujours contre lui que s’exerce le racisme, on ne pouvait donc pas dire que la plus victime des victimes devenait aussi un bourreau…

Marc Brzustowski et Gilles Falavigna publié avec l’aimable autorisation des auteurs





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *