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Les sœurs Abdel Aziz veulent devenir les Kardashian du Proche-Orient. Mais à quel prix…


Les sœurs Abdel Aziz veulent devenir les Kardashian du Proche-Orient. Mais à quel prix…

Prenant exemple sur le programme Keeping Up with the Kardashian dont la saison 10 vient de démarrer aux États-Unis, une autre famille bourgeoise, locale cette fois-ci et avec des sœurs (plus ou moins) célèbres, entend bien leur faire de l’ombre. Les Abdel Aziz, trio de bombes bien de chez nous, viennent de lancer au Liban leur téléréalité : The Sisters est diffusée sur la LBC SAT.

Reprenant le même principe qui a fait le succès des Kardashian (voitures de luxe, sorties shopping, drames et drama queens en tout genre, vacances bling bling, Botox et histoires de cœur…), Alice, Nadine et Farah, des shopaholics qui n’ont aucun problème à faire exploser leurs cartes de crédit chaque jour, font déjà le buzz dans le monde sur la plupart des blogs et des sites réservés aux people et aux mondanités. Leur émission à peine lancée passionne déjà des téléspectateurs, et des milliers de fans suivent de près ces trois sœurs sur leur compte Instagram.
Une chose est sûre: les sœurs Abdel Aziz ont trouvé le moyen de faire parler d’elles et sont sur le point d’atteindre leur but ultime : la célébrité, et pas que warholienne. Parce que pour elles trois, peu importent les moyens, c’est la fin qui compte.

Sexy vs business

Chez les Abdel Aziz, les cheveux sont impeccablement brossés presque 24/24, leur maquillage revisité et très appuyé, et leurs corps sculptés. Leurs atouts ? Bouches pulpeuses, sourcils prononcés, peau hâlée et jambes interminables… Petits shorts en jean, robes de soirées, tenues sexy, rien ne les arrête pour faire rêver les fans et prouver qu’elles sont de parfaites petites poupées. Surtout qu’elles envisagent de suivre de près l’exemple des Kardashian si leur série rencontre le même succès que celle qui cartonne sur la chaîne de télévision E! Outre-Atlantique!
Il faut savoir que les Kardashian ont négocié leur dernière saison à près de 100 millions de dollars. Les trois sœurettes ont bien l’intention de faire fructifier leurs affaires en comptant sur la fidélité des amateurs de programmes vides de tout contenu et qui se contentent de regarder les images. Les demoiselles Abdel Aziz, déjà connues grâce à leur compte Instagram Style in Beirut qui met en scène leur vie quotidienne, sont parvenues à faire le buzz, au Liban aussi. Si l’une est simplement mannequin, les deux autres sont diplômées d’une école de commerce et sont très fières de leur programme qui ne réjouit pas tout le monde, c’est le moins que l’on puisse dire.

Tellement hors contexte

En effet, The Sisters n’a pas tardé à susciter la polémique. Dès la diffusion des premiers épisodes, les sœurs, dont la moue n’a épargné aucun des téléspectateurs curieux et avides de chair, ont littéralement tapé sur les nerfs d’une bonne tranche du public qui a qualifié le show de «futile», «stupide » et «dégradant pour la femme libanaise». Certains médias locaux reprochent au programme de caricaturer les femmes libanaises qui passent pour des créatures stupides, oisives, capricieuses et botoxées. «Nous souhaitons montrer que le Liban n’est pas qu’un pays de conflits», s’est défendue Nadine sur le site Mondanité. «Beyrouth est le Paris du Moyen-Orient. Ses femmes sont branchées, belles et intelligentes.»
Il est presque impossible de ne pas s’attarder sur ces trois phénomènes qui se démarquent sur la scène libanaise comme une tache d’encre sur un tissu blanc. Cette téléréalité est tellement hors contexte que l’on se demande si elle est vraiment réelle, à l’heure où cette femme libanaise se bat au quotidien pour des droits qu’elle n’a toujours pas. À l’heure où cette femme militante œuvre, comme depuis des décennies, pour se séparer de cette étiquette de femme-poupée de cire ou en finir avec le slogan sois belle et tais-toi.

Une question

Quant au commentateur, qui tente désespérément d’ajouter du zeste à un scénario même pas du niveau d’une conversation téléphonique entre voisin(e)s, il ne fait qu’empirer la situation. Du coup, le téléspectateur n’a qu’une alternative: soit continuer à suivre les chamailleries des trois chipies mais en coupant le son, soit changer de chaîne, fatigué par les gifles ininterrompues assénées à son intelligence.
Le petit écran, tous pays et toutes chaînes confondues, ou presque, ne va pas très bien : la part du lion, ce sont ces femmes plantureuses redessinées par le bistouri et les seringues du pseudochirurgien du coin, ces scandales à deux sous et ces talk-shows politiques stériles qui se la partagent.
Ceci dit, ce n’est pas seulement, loin de là, la faute de nos chaînes de télévision. Si elles produisent ces émissions, c’est parce que le(ur) public est non seulement présent, mais qu’il en
redemande…
Une question pour finir: que doivent penser, que doivent se dire, de là-haut, les Hind Abillamaa, les Sonia Beyrouthi, les Rose Ghorayeb et… Nadia Tuéni?

Source

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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