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Quelques réflexions sur la capacité des « ultra-démocraties » à combattre efficacement le fascislamisme


Quelques réflexions sur la capacité des « ultra-démocraties » à combattre efficacement le fascislamisme

Après la France il y a un peu plus d’un mois, c’est le Danemark qui a été la cible d’attaques terroristes de nature islamiste ce week-end dernier sur un mode quasi identique.

Le profil des assassins jihadistes, en France et au Danemark, et l’on pourrait ajouter l’attaque meurtrière en Belgique contre le Musée juif est, à quelques nuances près, identique.

De même, dans chacun des cas, les services de renseignements et les forces de sécurité des pays concernés sont pris par surprise, à moins que ce ne soit par défaut de vigilance et d’anticipation.

« Il va sans dire », mais cela va mieux en le disant pour ne plus avoir à parler « d’assassin présumé », qu’Omar Abdel Hamid El-Hussein a été reconnu par les services de police danois comme étant l’auteur des deux fusillades meurtrières à Copenhague qui ont fait deux morts : Le réalisateur danois Finn Nørgaard, âgé de cinquante-cinq ans, qui a été tué dans la première attaque contre le centre culturel de la capitale où se tenait un débat sur le thème de « l’art, le blasphème et liberté d’expression » ! La seconde attaque visait une synagogue où se déroulait une bat-mitzvah avec quatre-vingts invités. Il semble bien que le terroriste avait fait ses recherches avec soin.

au cours de laquelle un homme qui surveillait les accès à l’édifice a été mortellement blessé à la tête, il s’agit de Dan Uzan, 37 ans (zl).

Omar Abdel Hamid El-Hussein était né à Copenhague, il y a 22 ans et était d’origine arabe-palestinienne par ses parents qui avaient rejoint le Danemark via la Jordanie, selon le quotidien Politiken. Il a été abattu plus tard alors qu’il venait d’ouvrir le feu sur les forces de l’ordre.

Niels Ivar Larsen qui est journaliste pour un quotidien indépendant d’information, était présent au centre culturel au moment de l’attaque. Il dit être toujours très ému et choqué quand il témoigne à propos du terroriste, que son « son cri de haine – ‘’Allah Ouakba’’ – avant d’ouvrir le feu sur la conférence, était plus terrifiant que les coups de feu ».

Quels enseignements retenir de ce nouvel attentat islamiste ?

1 – Omar Abdel Hamid El-Hussein était aussi lié à un gang appelé « Brothas » qui ne recrutait en son sein que des jeunes de confession musulmane pour extorquer de l’argent aux commerces du quartier populaire de Nørrebro ou évoluent des groupes de délinquants de la capitale danoise, en échange d’une « protection ».

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2 – Selon des sources policières citées par des médias danois, Omar Abdel Hamid El-Hussein était connu pour des « infractions à la législation sur les armes et des faits de violence ».

Pourtant, les enquêteurs veulent comprendre comment Omar Abdel Hamid El-Hussein a pu semer la terreur armé d’un fusil-mitrailleur.

3 – Il avait aussi, déjà, en pleine rue poignardé plusieurs fois un jeune homme de 19 ans, dans une gare de Copenhague. A la suite de quoi il avait été placé en détention provisoire puis condamné à deux ans de prison avant d’être libéré fin janvier 2015. Ce n’est que deux semaines après avoir fini de purger sa peine qu’il a commis ses attentats terroristes.

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4 – Les mois passés en prison semblent avoir été un tournant dans sa radicalisation islamiste. Selon le quotidien Berlingske, c’est là qu’il affirme pour la première fois qu’il voulait aller combattre en Syrie. Mais il n’y serait apparemment jamais allé, ni en Syrie, ni en Irak. Mais les voyages en terre jihadiste ne sont pas une condition indispensable pour devenir un islamiste potentiellement dangereux.

Un individu endoctriné et fanatisé peut très bien être radicalisé sur place, l’Europe « offrant » toute une panoplie de services et de prestations pour y parvenir, soit par le biais d’internet, soit par la désinformation des médias, soit par la fréquentation de groupes et de mosquées fanatisés agissant librement.

Le laxisme ambiant des pouvoirs politiques et de police des pays impliqués faisant le reste…

5 – Ceux qui ont connu Omar Abdel Hamid El-Hussein, et donc les services de renseignements étaient censés le savoir, le décrivent « comme quelqu’un avec une face sombre, impulsif, toxicomane et était un ‘’musulman pratiquant’’. »

Ces comportements problématiques et ces « compétences » délinquantes conjugués mises au service de l’islam, comme c’est fréquemment le cas avec une population pénale ou postpénale, ne peut que produire des effets détonants.

6 – Omar El-Hussein aimait « débattre » du conflit israélo-arabe et il se targuait dans son entourage de détester les Juifs (!), a raconté un autre ex-condisciple au journal Ekstra Bladet. Il nous l’a prouvé !

7 – D’ailleurs, un chercheur spécialiste du terrorisme du King’s College de Londres, Hans Brun, commentait qu’Omar Abdel Hamid El-Hussein « avait un profil plutôt typique ».

8 – Il était donc repéré et placé sur une liste de personnes à surveiller par les services de renseignements.

Eh bien, paradoxalement, malgré tous ces éléments, on affirme quand même « que rien ne laissait présager qu’il irait jusqu’à cibler les participants à un débat sur l’islamisme et la liberté d’expression, puis une synagogue, tuant en tout deux personnes et en blessant d’autres.

Mais que font les services de police ?

La même question récurrente se pose concernant les récents attentats commis à Paris au mois de janvier, et l’on pourrait remonter aussi aux précédents de Toulouse et de Montauban.

On est à chaque fois quasiment devant des cas d’école.

Certes, la prévention des attentats, comme des crimes en général, n’est pas une science exacte.

Mais tous ces indicateurs et ces signes précurseurs cumulés auraient pu, théoriquement et a minima, aider (comme pour les attentats commis en France ou en Belgique) à établir ce qui est appelé dans le jargon de la criminologie une « prédiction d’un possible passage à l’acte ».

Certes, on raisonne en termes de probabilité, mais il est toutefois possible de prévoir dans certaines situations des risques réels de survenue d’une attaque dès lors qu’un travail d’analyse des données recueillies est suivi d’actions préventives.

Mais comme c’est souvent le cas, alors que l’on dispose de plusieurs indices sur la potentialité violente d’un individu, on découvre seulement dans l’après-coup de la survenue d’un passage à l’acte grave, qu’il aurait peut-être été possible, avec bien sûr une marge d’erreurs, d’anticiper ce comportement criminel à partir de nombreux « facteurs criminogènes » connus et liés à la personnalité des terroristes.

Disons que, le problème rencontré ne tient pas seulement à un problème d’écart entre la théorie et la mise en pratique de la théorie, mais d’une part un écart entre la détention d’informations cruciales et mal exploitées, et d’autre part ce que l’on sait devoir faire pratiquement et une véritable volonté politique, au sens large du terme, pour anticiper et agir efficacement sur ces comportements terroristes.

Ce qui signifie que les forces de sécurité qui connaissent généralement bien leur métier, font ce que les politiques et les services judiciaires décident de faire, ou à l’inverse ne font pas ce qu’il conviendrait de faire quand elles ne reçoivent pas d’ordres pour intervenir en amont.

Hélas, on le voit en ces moments tragiques au Danemark, comme plus tôt en France et en Belgique, dans ce qu’il est convenu d’appeler les « ultra-démocraties », les volontés d’éradiquer ces phénomènes sont pris dans des contradictions du fait de l’ambivalence des gouvernements et d’une pulsion d’idéologie qui dicte les décisions à prendre, ou plutôt à ne pas prendre. C’est-à-dire ne rien faire, ou agir à rebours des évènements, trop tard.

Les terroristes islamistes ont un avantage sur les démocraties : Ils ne connaissent pas le doute que leur assure leur croyance totalitaire, et de ce fait ils ont toujours un coup d’avance quand les sociétés démocratiques ont plusieurs coups de retard, avant qu’elles ne se décident à réagir, dans le meilleur des cas.

Dans le cas du Danemark et des pays nordiques particulièrement, et de la France comme de l’Europe en général, l’idéologie dominante de ces pays ces dernières décennies a été infiltrée par une ambiguïté et un double discours qui traduisent souvent une complicité objective avec les mouvements islamistes qui apparaissent sur leur sol sous-couvert de la défense de la prétendue « cause palestinienne ».

Des démonstrations, nous en avons eues à de multiples occasions lors de manifestations « antisionistes » dans les capitales européennes, où surtout le cartel des gauches politiques, quand elles ne participent pas au boycott des produits juifs, déambulent sans complexe parmi les drapeaux du Hamas, de « l’Etat islamique », du Hezbollah, etc., au milieu des cris de « mort aux Juifs » !

Certains pays européens, loin de leurs territoires, participent, certes, à tenter d’éradiquer Al Qaeda ou l’Etat islamique, alors qu’en même temps ils condamnent Israël qui se bat depuis des décennies contre le même totalitarisme.

On peut donc faire l’hypothèse que pris dans une sorte de « dissonance cognitive », une société sous influence qui se trouve prise dans des contradictions majeures, perd à la fois de sa cohérence à évaluer le mal et de son efficacité à le combattre à domicile.

Enfin, illustration de ce qui précède et comble de la banalisation de cette double attaque terroriste de la part d’un certain public danois, le lundi après-midi, des dizaines de bouquets de fleurs et des bougies ont été déposés lundi 16 février après-midi à Copenhague, à l’endroit où Omar Abdel Hamid El-Hussein a été abattu par la police.

Car, comme cela est rapporté par des médias, certains parmi les danois qui ont déposé ces fleurs, de surcroît ne croient pas à la culpabilité d’Omar Hamid El-Hussein : « Nous ne sommes pas sûrs que c’est lui qui a commis [les attentats], déclare un homme interrogé par la télévision danoise TV2. Si c’est bien lui, il doit avoir été manipulé. » Comme en France d’aucuns délirent sur l’origine des attentats commis contre Charlie Hebdo et l’Hyper casher.

Cependant, dans l’après-midi, de jeunes musulmans venus en nombre ont détruit cet « autel » sous l’œil des journalistes qui ont filmé la scène au prétexte « qu’il n’est pas dans la tradition musulmane de déposer des fleurs en mémoire des morts ». Interrogés par TV2, certains d’entre eux expliquent que « la société danoise, qu’ils jugent discriminatoire à l’égard des musulmans et à l’inverse trop protectrice à l’égard des juifs » ! Ils ont ensuite disparu en criant «Allahu Akbar».

copenhague

Drôle d’époque dans nos « ultra-démocraties » sans boussole, déréalisées, tiraillées entre une subjugation de tout ce qui se pare trompeusement d’une cause à connotation progressiste, et une tendance à la permissivité qui leur rend répugnant l’idée d’avoir à sanctionner même la tyrannie islamiste, et où la compassion va sans distinction aux bourreaux, comme ici avec un barbare islamiste.

Le terrorisme jihadiste ne fait que commencer. Il est en pleine expansion, et il faudra sans doute des années, sous réserve d’une véritable volonté politique, pour renverser une tendance qui a mis des décennies à s’installer dans nos démocraties.

C’est pourquoi, au-delà dela reflexion que l’on peut formuler, il y a lieu d’avoir quelques doutes sur la détermination et la capacité des démocraties en Europe à lutter contre ce fléau.

Claude Salomon LAGRANGE, pour Europe-Israël.

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Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 3 thoughts on “Quelques réflexions sur la capacité des « ultra-démocraties » à combattre efficacement le fascislamisme

    1. yoniii

      hi

      1) l’occident et celiu qui ce fait conquerire et non qui conqierer
      donc de faite l’occident ce retrouve psychologiquement en posituion de dominé

      2) le deni de l’extermination des chretien aux moyen orient crée aussi un déni d’une extermination des chretien dans le futur sur le sol meme d’eurabia

      3) la dhimmitude attitude adopté par l’occident plutot que le combat , combattre son ennemi muzz
      cette dhimmitude volontaire et si masive , si profonde ,
      c’est toutes la civlisation occidentale de souche qui ce dhimmiphié
      ors , l’histoire a prouvée voir bernar lewis
      bat ye or
      a donc prouvé l histoire , que plus vous vous dhimmiphié et plus vous dhimmiphié d’avantage
      de meme que plus vous vous dhimmiphié d’avantage et plus vous vous retourné contre ceux qui refuse de ce dhimmiphié les patriotes et plus vous agissé au profit de votre maitre muzz

      c’est exactement ce que l’ont constate

      by

    2. yoniii

      hi

      il ne faut plus compter sur l’etata , les gouvernement , les elites , les force policiere et militaire
      *
      car elles sont aussi dhimmiphié que la population civile

      et donc de faite elle refuse en realité de combattre leur maitre muzzz

      by

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