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Que doivent faire les Juifs de France ? Rester ou partir ? 


Que doivent faire les Juifs de France ? Rester ou partir ? 

Yéochoua Sultan – Rester en France ou partir pour Israël ?

Il convient tout d’abord de s’interroger sur la nature de ce dilemme : est-ce une question de forme ou de fond ? Si c’est une question essentielle, elle se posait déjà il y a trente ans, et même bien avant. Et elle reste d’actualité y compris pendant les périodes les plus calmes. Si c’est une question de forme, de circonstances uniquement, il faut surtout se demander ce que sera le visage de la France sur le plus ou moins moyen terme. Ensuite seulement, la question de la faisabilité de l’intégration en Israël pourra se poser. Si l’insécurité grandit, il faut partir ; si la crise n’est que passagère, il est permis de rester en attendant jusqu’à la prochaine crise.

Il est remarquable que lorsque la question de la forme surgit, sous ses aspects peut-être encore incertains, d’aucuns se réfèrent soudainement à la question fondamentale du lieu où il convient le mieux spirituellement de vivre. Mais à qui poser la question? A quel saint se vouer, nous dirions-nous si nous n’avions pas un respect profondément ancré en notre conscience pour les guides spirituels d’Israël.

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Que veut la France de ses Juifs ?

Considérons tout d’abord les motivations du pouvoir en France. Evitons de nous leurrer en nous arrêtant sur les différentes manières de discourir. Que recherche le gouvernement d’une façon quasi unanime ? Il n’aspire à rien d’autre qu’à l’apaisement, qu’à administrer un calmant puissant et neutralisant à tous ceux qui parmi les Juifs (ou les autres) sentiraient le besoin impératif et urgent de déguerpir. Il faut les abrutir au point que la vue d’un individu fonçant sur eux avec une arme blanche ou à feu ne suscite rien d’autre qu’un grand sourire de béatitude allant d’une oreille à l’autre. Le pouvoir veut préparer le peuple en général à accepter avec résignation une longue période d’instabilité sécuritaire.

Tel ministre usera de flatterie théâtralement : «la France sans ses Juifs n’est pas la France» ; l’autre benoîtement, nous dira que les assassins n’ont rien à voir avec l’islam, qu’ils sont sans foi ni loi et qu’en se réclamant de l’islam ils portent un grave préjudice islamophobe. Les politiciens applaudis comme ceux qui estomaquent se rejoignent en ces termes pour dire : «Ne bougez pas, nous arrivons». «Enfin, ça va bouger et on va faire quelque chose pour nous», sont censés se dire les bons Juifs de France. Il ne pourrait en être autrement ! Qui voudrait que la France ne soit plus la France ? Et qui voudrait que les musulmans ne se sentent plus en sécurité ?

Unanimité apparente 

Ce son de cloche se décline sous l’égide de diverses instances. Mais tant que ces dernières sont liées à l’Etat français, tant que l’autorité, quel que soit son grade, est fonctionnaire dudit Etat, ou qu’elle touche de lui une retraite de haut ou bas fonctionnaire, le message sera strictement le même : «Juifs, ne partez pas!» On pourra ouvrir très grandes ses paupières et voir le Temple de Jérusalem et le roi David loin là-bas dans l’exil, sur la place d’une manif, ou dire que l’alyah doit se faire à tête reposée, animée d’un sentiment d’amour et non de sauve-qui-peut. Le problème, c’est qu’on a raté le coche, lorsque la France était très calme il y a trente-cinq ans (majorité scolarisée de souche française coite ou bosseuse dans les écoles publiques, kippa dans la rue, terrasses de restaurants cachères à même le trottoir, et pour les autres : le bal du 14 juillet, etc.), et qu’il va peut-être falloir attendre longtemps pour que le calme propice à une alyah d’amour revienne, lors d’une hypothétique époque d’un prochain «plus jamais ça», pour ceux qui auront été bien cachés par les futurs justes des nations, qui sait? «Il n’y a plus de prophète qui en sache là-dessus» (les Psaumes LXXIV, 9).

Moïse ne fut pas en mesure de frapper le Nil

On ne peut être juge et partie, c’est la Bible qui le dit, et lorsque la France est figurativement mise en examen pour savoir si elle est digne ou non d’assumer ou d’assurer en profondeur la sécurité de «ses» Juifs, dans une situation «normale» comme on aimerait l’entendre, et non pas avec une escorte de quatre membres de forces spéciales protégeant chaque enfant se rendant à l’école, toute personne qui toucherait d’elle un bien, même s’il n’est pas corrupteur, n’est pas habilitée à se prononcer, ni à charge, ni à décharge. Et rappelons-nous clairement, tonnerre ! que les institutions juives étatiques n’ont pas été fondées pour permettre aux citoyens juifs privés du même coup de leur relative autonomie de s’exprimer auprès du pouvoir, mais pour mieux regrouper et dominer la représentativité des Juifs et leur transmettre les désidératas du pouvoir, n’en déplaise au messianique Napoléon.

Mais ne voyons surtout pas ici une critique dénigrante de l’autorité rabbinique locale. Tout au plus, un rabbin français officiel pourra dire que l’alyah restera en tout état de figure une option vaguement hypothétique. Imaginons qu’un Français non-juif s’adresse à un élément du pouvoir et lui demande s’il ne vaudrait pas mieux pour lui, en tant qu’Européen de souche ancienne, faire ses valises et prendre le premier avion pour le Canada. Un officiel ne saurait lui répondre : «Comment, vous êtes encore là ? Mais partez, et le plus tôt sera le mieux.» Il lui répondrait tout au plus : «Si vous avez vraiment de réelles opportunités, après avoir vérifié toutes les options possibles pour vous en France, vous pourriez en effet peut-être envisager pour une période limitée de travailler là-bas.»

Pour un rabbin qui fait ou a fait partie du système français, proclamer : «Laisse partir mon peuple ; il est temps pour les exilés présents en France de rentrer», signifierait un manque de reconnaissance, voire une sorte de trahison envers l’établissement. Il donnerait l’impression à raison de se retourner contre ses bienfaiteurs. Même Moïse notre Maître, quand il fut question de quitter l’Egypte, ce qui a commencé par les dix plaies que nous connaissons, n’a pas personnellement frappé le Nil pour le changer en sang ou pour en extraire les grenouilles. Sauvé par ce Nil, il fut empêché de se retourner contre lui. Peut-être que les grenouilles sont une lointaine allusion à la France, comme le diraient les Anglais. Toujours est-il qu’aujourd’hui, si on veut savoir si le temps est venu de quitter la France, tout rabbin qui a grandi dans la maison du pharaon ne saurait y répondre.

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Se méfier de vaines polémiques

Donc, pour se fier à l’avis d’une autorité rabbinique compétente, elle ne doit pas être assujettie ou dépendante d’un pouvoir dont tous les langages mènent à la position du maintien des Juifs en France, ne serait-ce que pour le reste d’image de pays non-arabe qu’elle peut encore chercher à défendre pour ne pas achever de péricliter aux yeux d’un monde qui la considère déjà comme une destination touristique instable.  Il faudra bien entendu au même titre éviter de tomber dans les pièges de médias qui provoquent de fortes polémiques intestines en procédant de la méthode décrite par un Goscinny qui donne vie à un personnage semeur de discorde : «Ah, vous aimez les rabbins? Ils ont pourtant dit que vous, Juifs de France, êtes assimilés à une culture dévergondée et que votre arrivée massive risque d’inciter à la débauche.» En un mot, il faudra relativiser l’impact des partisans de la zizanie !

Les autorités rabbiniques les plus sérieuses lancent des appels aux Juifs de France pour qu’ils rejoignent Israël au plus vite, tel le Rav Kanievski, l’un des grands décisionnaires en matière d’halakha aujourd’hui. Les médias qui cherchent à diviser n’en parlent pas, et ce sont souvent ces mêmes médias qui préconisent l’abandon de la foi et du judaïsme.

Evolution et aggravation de l’imminence du danger physique

D’aucuns font remarquer à juste titre que les victimes du fanatisme musulman sur le sol français ne sont pas si conséquentes en nombre pour justifier l’abandon du chaudron de viande et le départ pour l’aventure israélienne. Considérons donc brièvement l’évolution de la détérioration de la condition juive en France. Dans un premier temps, lorsque la France était un havre de paix (c’est-à-dire de la période allant des migrations massives des communautés juives des pays peu rassurants du Maghreb au début des années 80), la judéité n’avait en aucun cas besoin d’être cachée.

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 Les enfants pouvaient en toute sécurité fréquenter l’école laïque en s’absentant pour quelques dates (le plus souvent, Rosh Hashana, Kippour et Pessah), et rentrer manger à la maison. Les plus pratiquants allaient à l’école juive, et les moins fréquentaient les cantines. Puis l’école laïque est devenue dangereuse, et il a fallu se rabattre sur les écoles dites confessionnelles, à un point de gravité tel que même les Juifs les plus laïcs ont dû renoncer à leur milieu premier. Seuls quelques éléments féminins, aux pratiques inexistantes et au nom ne sonnant pas juif, ont pu sans trop de risques ne pas changer d’école. Pour les garçons, on n’ose imaginer le risque d’être démasqué lors d’une sortie au gymnase ou à la piscine.

Quoi qu’il en soit, ceux qui voulaient malgré tout parler d’Israël ont alors commencé à faire attention à ne pas en mentionner le nom, et à faire mine de parler du Canada ou de tout autre pays. A l’école juive devenue obligatoire par nécessité de survie, on pouvait encore, dans les années 90 et début 00, se sentir en sécurité. Certes, de mauvais plaisantins faisaient de mauvaises farces et téléphonaient pour de fausses alertes à la bombe, mais j’ai ouï dire que certains secrétariats leur raccrochaient au nez sans donner suite.

Pour les synagogues, on se sentait en sécurité dès qu’on y était entrés, après la périlleuse traversée de la voie publique. On pouvait remettre avec un grand soupir de soulagement sa kippa sur sa tête. Et pour ce qui est de la dangerosité de certains quartiers, il suffisait de quitter Sarcelles pour Créteil ou Enghien, le 18ème pour le 17ème. Des codes sociaux bien précis définissaient les frontières territoriales à ne pas dépasser. On avait trouvé insensiblement, sans faire de bruit, un nouvel équilibre. On s’arrangeait. Mais que faire lorsque les règles sont brutalement changées? Quand les assaillants pénètrent en moto dans une cour d’école, quand ils font intrusion dans un foyer de la douce Créteil, y séquestrent et torturent à domicile, comme à Beyrouth au en Syrie, un couple pourtant sans ennemis pendant plus d’une heure ? Que faire quand des émeutiers tentent de forcer le portail d’une synagogue ?

On continue cependant à arguer que le nombre de victimes en France est plus léger qu’en Israël. Certes, Israël a subi les accords meurtriers d’Oslo, les populations fortement hostiles n’ont pas été déplacées comme le préconisaient certains hommes politiques réduits au silence ; et il est vrai qu’on aurait pu en toute logique s’attendre qu’au moins en Israël, aucun facteur antisémite ne pût se mélanger à la population pour la frapper. En tout état de cause, en Israël, le simple fait d’être identifié en tant que Juif ne fait pas intervenir une menace imminente et inévitable. On parle hébreu à haute voix, on porte la kippa et le taleth même dans la rue, et on ne va pas à l’école en marchant entouré d’un commando. On respecte le shabbat et toutes les autres fêtes sans que personne ne s’en ombrage ou n’y voie une exagération ou une provocation. Se promener en Israël avec en pendentif une étoile de David apparente, n’équivaut pas à traverser une fausse aux lions

Le bonheur français peut-il se rétablir ?

Il ne convient pas de considérer le degré du danger en se contentant de comparer le nombre de victimes. Les attentats français sont une rupture. Ils représentent une abscisse où la fonction n’a pas d’application. Y aura-t-il cependant un prolongement par continuité qui la rétablira ? On ne peut ne pas tenir compte des développements régionaux. Les frontières européennes sont aujourd’hui plus franchissables qu’une passoire et ne provoquent pas même le moindre ralentissement. N’importe qui se rend en Syrie ou en Irak, apprend à tirer sur des personnes, désarmées de préférence, et revient en France ou ailleurs en Europe où de nombreux relais les cachent et les ravitaillent. Ils pullulent tellement que la présence militaire a priori protectrice ne rassure plus personne. Chacun sait qu’entre une sentinelle immobile et un attaquant sporadique, l’avantage stratégique est à l’agresseur. Il choisit son moment avec précision, quand l’autre doit être constamment sur le qui-vive. Il choisit la distance et la direction du point d’assaut. Il peut aussi se dérober au regard de l’autre suffisamment de temps pour largement profiter de son avantage.

[Quant au danger spirituel prétendu moins risqué en France, où des personnes vont se sélectionner des autorités rabbiniques auxquelles elles présenteront une réalité arrangée pour obtenir d’elles une approbation halakhique au fait de rester en France, comme si leur vie en une certaine autarcie orthodoxe les protègeait de l’influence absorbante du milieu ambiant, je vous raconterai un jour ce qu’il est advenu de deux familles parties de Tunisie, l’une pour Israël et l’autre pour la France, et le bilan prometteur de la descendance de l’une au regard de la décrépitude de l’autre.]

La vague islamiste va-t-elle se calmer ou déferler ?

Quand l’eau monte, elle commence à ne mouiller que la plante du pied. Si c’est un petit étang, on ne bougera pas. Si c’est une mer à marée montante, celui qui se fera mouiller le pied prendra ses jambes à son cou. Si la lutte antiterroriste est effective, et qu’un assassin ait réussi son coup, on est tenté de se dire qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle réalité, que le pouvoir ne peut se montrer démissionnaire, et qu’il laissera entendre quel que soit le cas de figure qu’il domine la situation. Sans relevés précis, il est difficile de voir si nous nous trouvons près d’un étang ou si nous sommes les témoins des signes avant-coureurs d’un raz-de-marée. Toutefois, un point d’observation plus élevé nous montrera que le problème s’étend sur toute l’Europe, et qu’on est malmené jusqu’à Malmö.

L’islam prédateur

La rue islamique jauge. Aucun signe ne lui échappe. Elle découvrira rapidement si la très impressionnante manifestation de Paris, en dépit de tous les constats d’échec d’une intégration qui se fait pour finir dans l’autre sens (ce sont les arrivants qui intègrent les autochtones en désintégrant tous leurs systèmes), représente un brusque changement de cap ou s’il ne s’agit que d’un sursaut isolé que les participants à la marche seront les premiers à relativiser et à minimiser en le mettant sur le compte de l’émotion et du manque de maîtrise de soi.

Si ce n’est qu’un sursaut, si ce n’est qu’une bête qui donne encore quelques coups violents de sa tête après l’égorgement, alors l’islam frappera plus fort.

Si c’est un changement de cap, les eaux se rendormiront et redonneront le change, et attendront encore plus ou moins patiemment pendant cinq ou dix ans : inutile de se confronter à une France encore forte, encore nombreuse, qui peut se réveiller tel un lion avide d’un sang impur inondant ses sillons. Mieux vaut attendre encore un peu qu’elle s’efface d’elle-même, que le fruit mûr se détache et tombe tout seul, comme le prévoient les démographes et autres statisticiens.

Le précédent israélien à vocation mondiale

Voulez-vous un précédent ? En Israël, une nette indignation du gouvernement Rabin/Pérès a suivi les premiers attentats conséquents aux accords les plus médiatisés que nous connaissons trop bien. Ils ont donc été suivis d’une période de flottement. Les travailleurs arabes se voyaient interdire l’accès des villes israéliennes qui leur fournissaient leur manne quotidienne. Mais trois ou quatre jours après, l’émotion retombait, ils revenaient travailler en apportant avec eux leur cortège de candidats aux vierges coraniques. Il n’a pas fallu très longtemps pour que les : «S’ils poursuivent le chemin des attentats, les accords seront remis en question, et ils sentiront la force de notre nation et le bras puissant de Tsahal» perdent de leur effet. Une fois ou deux, ça fait peur ; mais après ça fait rire. Jusqu’au jour où Rabin a décidé de suspendre les concessions jusqu’à ce que les ennemis devenus amis par traités signés interposés, honorent leurs engagements de l’absurde échange du sol contre la paix. C’est peu après s’être montré constant qu’il fut malheureusement éliminé, et qu’en moins de six mois, le fléau de l’Olp a étendu sa mainmise sur les villes terroristes encore endiguées.

Ce n’est donc qu’une question de temps, sauf si les Français, tant qu’ils le peuvent encore, se décident à bouter hors de France cette fois une population qui ne sera pas juive.

Français de confession mosaïque, vraiment ?

Donc, pour finir, que reste-t-il aux Juifs de France comme issue ? Difficile de se vouloir juge ou conseiller. Les Juifs de France acceptent aussi difficilement d’être pris pour des inconscients en y restant que le furent ceux qui partirent d’une France encore un peu souriante voici trente ans. L’essentiel, c’est que potentiellement l’on n’oublie pas l’appartenance à la nation d’Israël, ce qui n’empêche pas bien entendu de se comporter sans aucune hypocrisie en tant que citoyen exemplaire par ailleurs en attendant.

Qui peut se prendre pour un Français de confession mosaïque ? Pour s’y laisser prendre, il faudrait être issu d’une lignée présente en France depuis la nuit des temps. Dans ce cas seulement on pourrait réellement être tenté de se sentir Français de souche avec juste une religion de différence. Mais les Juifs de France qui étaient il n’y a pas si longtemps encore sur le sol de l’Afrique du Nord, ou en Pologne ou en Alsace, peuvent-ils se sentir si profondément attachés, en dépit du généreux droit du sol conféré par la naissance, à un terroir qui n’est le leur que par adoption? Quand bien même étaient-ils français par décret depuis un siècle et demi en Algérie française, ils ne peuvent s’identifier à l’unisson avec cette définition de Français d’abord, et de confession peu importe laquelle ensuite.

Cependant, aujourd’hui, le départ généralisé est un mouvement en marche. Le rabbin S. Smadja, répondit un jour à des jeunes, natifs de Paris ayant fait leur alya et un peu remontés, qu’ils ne devaient pas en vouloir à ceux qui continuaient d’y habiter. En Tunisie, expliqua-t-il, les gens n’ont pas forcément voulu partir. Mais chaque jour, quand on s’étonnait de l’absence de l’un ou de l’autre, il s’avérait qu’il était parti. Voici comment vers la fin des années quatre-vingt il le décrivait avec prémonition : «Et celui-là, où il est ? Il est parti. Et celui-là? Non, il a changé de synagogue. Et celui-là? Il est parti.» Comme il est dit : «Et je vous rassemblerai des quatre coins de l’exil où je vous aurai relégués». Enfin, cela ne veut pas dire qu’il faille rester sans bouger…

© Copyright Yéochua Sultan  pour  Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif







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  • 8 thoughts on “Que doivent faire les Juifs de France ? Rester ou partir ? 

    1. sarah

      La seule question que les juifs ont à se poser, c’est : Est-c’ que la situation actuelle ressemble à celle des années 1930 ? S’ils répondent oui, ils faut qu’ils se préparent à partir, rapidement et pas forcément en Israël. Pour ceux qui ne sont pas croyants et qui trouve qu’Israël, c’est vraiment trop petit, il y a le choix de l’Amérique du Nord surtout pour les jeunes..

      1er janvier 1932 : la fête bat son plein dans les bals musette. Tout le monde se souhaite la bonne année en buvant un bon vin blanc ou un bon champagne. Qui, dans cette salle, s’imagine que dans 7 ans, l’Allemagne envahira la France et que dans 10, les juifs seront gazés puis brulés dans les fours crématoires ? Qielsques-uns que l’on tr.

    2. daniel

      La seule question que les juifs doivent se poser, c’est : Est-ce que la situation actuelle ressemble à celle des années 1930 ? S’ils répondent oui, il faut qu’ils se préparent à partir, rapidement et pas forcément en Israël. Pour ceux qui ne sont pas croyants et qui trouve qu’Israël vraiment trop petit, il y a le choix de l’Amérique du Nord surtout pour les jeunes..

      1er janvier 1932 : la fête bat son plein dans les bals musette. Tout le monde se souhaite la bonne année en buvant un bon vin blanc ou un bon champagne. Qui, dans cette salle, s’imagine que dans 7 ans, l’Allemagne envahira la France et que dans 10, les juifs seront gazés puis brûlés dans les fours crématoires ? Quelques-uns que l’on traite de déclinistes, pessimistes, voir de dingues. Tous les autres dansent, s’enivrent, rient, les français et étrangers juifs compris.

      C’est peut-être facile pour moi de commenter, j’en conviens. Mes ascendants n’habitaient pas en Europe et mes descendants n’habitent plus l’Europe : j’ai donné le goût du voyage et de l’envol à ma fille. En tant que juif, nous devrions apprendre à nos enfants à posséder deux nationalités de deux pays très éloignés.

      Il neige, il neige et il neige. L’idéal pour préparer un bon goûter : du chocolat chaud et des crêpes maisons. (La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules . Delerm)

    3. Schlomo Hamelekh-Europe-Israël.org

      daniel,
      La question mérite d’être posée, mais une situation ne ressemble jamais totalement à une même situation qui a précédé.
      En revanche, dans une situation critique, avant qu’elle ne dégénère, s’accélère et bascule en situation incontrôlable, il y a des signes avant-coureurs ou précurseurs qui n’attendent qu’un effet déclencheur.
      Des signes avant-coureurs il s’en multiplie. Faut-il encore savoir les décrypter et adopter l’attitude qu’il convient à un niveau personnel, à défaut d’un niveau collectif.
      La génération post Deuxième guerre mondiale n’a pas, dans sa globalité, retenu les enseignements qui ont coûté si cher à la génération qui a précédé et qui s’était convaincue que le pire n’était qu’un mauvais rêve.
      Que faire ?
      Chacun se trouve de bonnes raisons. Marre de refaire ses valises, et puis il y a le boulot, la maison, les enfants, les parents. Tant de choses qui retiennent par la manche.
      Et d’essayer de se convaincre que ce qui se développe tient en quelque sorte d’une intempérie climatique : « ça va s’arranger », comme après un gros orage.
      Mais non, des dérangements de cette nature qui traduisent une grave crise culturelle et sociétale ça ne se règle pas tout seul. Comme il n’y a aucune volonté nulle part d’y remédier, il faut alors que se produise une « masse critique », que ça « crise grave », très grave en en payant un prix élevé.
      Il faut être, dans le bon sens du terme, assez parano, c’est-à-dire d’une lucidité intempestive et d’une capacité d’anticipation sur le coup d’après. Ce qui doit être facile pour un Juif.
      Mais la conscience ne se partage pas. Elle ne vaut que pour soi. Hélas parfois.

    4. yoniii

      hi

      la bonne solution c’est de faire en sorte quie l’occident europeen ce debarrasse de ses envahisseur muzz

      mais le fera t il ???

      si l’europe devient totalement eurabia

      alors israel devriendra en danger de mort

      meem avec l’arme supreme , israel tombera si l’europe devient eurabia totalment . en cas de guerre d’usure israel n’ a pas les moyen militaire de livrer une guerre de haute intensité pendant des siecles face a l’islame
      dans une 3e guerre mondiale

      sans les munitions des americain via l’otan en europe
      israel serait tomber depius longtemps

      donc si l’ europe devient eurabia totalement ce sera la fin d’israel
      inevitablement
      a mions que les russe accepte de livret arme , financement sur des siecles pour assurer une certain securité a l’etat juifs

      sans super piussance capable reéllment de soutenir israel militairement

      l’etat juifs et voué a la destruction
      meme avec ses arme nucleaire

      le mainteient de l’ europe en une civlisztion judeo-chretienne occidentale est vitale a la survie d’israel

      docn si l’europe devient euraia totalement
      alors ils faut aller vers les amerique ou ailleurs

      mais certainnment pas en israel
      d’un piont de vue strategique

      helas …

      by

    5. diaman

      Moi j aime bien la musique yiddish il y a quelque chose de joyeux et d émouvant en même temps aime bien toutes des musique du bassin méditerranéen etc alors juifs et tout ceux qui embellissent notre culture musicale RESTEZ
      LA musique peut unir les peuples

    6. lolaa

      Israël ne tombera jamais sinon c’est le monde entier qui tombera sa faut le savoir et Israël a pas peur de se monde musulman comme l Europe en a peur pas nous on les connais bien on sais de quoi ils sont capable mais on sais aussi qu’il sont pas si fort que l on voudrai le faire croire Israël ai fort lui et tré même d ailleurs ils en ont peur il savent de quoi Israël peux être capable si il touche a notre pays

      A tous ceux qui pense que c’est lAmérique qui nous fait survivre erreur on ai alliée cela veux pas dire que cest eux qui nous font survrivre lol

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