toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

L’islam modéré existe : ça s’appelle le judéo-christianisme !


L’islam modéré existe : ça s’appelle le judéo-christianisme !

OPINION

Que reste-t-il de l’islam si on l’expurge de ses manifestations violentes et médiévales telles que les mutilations judiciaires, la polygamie, la lapidation des femmes adultères ou la condamnation à mort des mécréants et des apostats ?

On a tort d’ironiser systématiquement lorsque les médias officiels présentent l’islam comme la RATP, c’est-à-dire la Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix, car dans les textes comme dans les faits, il existe bien un islam pacifique. La plupart des Français connaissent des musulmans pleins d’humanité et si les salafistes pratiquent la taqqiya, c’est-à-dire le mensonge halal, lorsqu’ils assurent que le djihad signifie pour eux le combat intérieur, d’autres sont tout à fait sincères dans cette affirmation.

Concernant le Coran, les spécialistes distinguent également les versets agressifs formulés à Médine après 622, lorsque Mahomet était devenu un chef de guerre, et les versets antérieurs beaucoup plus pacifiques, composés à La Mecque entre 610 et 622. Ces derniers dessinent l’image d’un Dieu plein de miséricorde et les musulmans qui méditent ces versets-là pour orienter leur vie et leur relation aux autres peuvent parfaitement être rendus meilleurs.

Reste que ces versets et ces traditions de l’islam modéré sont, pour l’essentiel, des emprunts aux textes judéo-chrétiens. Mahomet, qui a fréquenté la communauté juive de La Mecque et a croisé la route de commerçants ou de prédicateurs chrétiens, avait manifestement une certaine connaissance de la tradition des deux premiers monothéismes : pas moins d’une vingtaine de figures bibliques se retrouvent dans le Coran, d’Adam à Jésus en passant par Noé, Abraham, Salomon et même Marie, qui est citée plus de 30 fois.

En ce qui concerne la pratique et les mœurs, la même remarque pourrait être faite. Que reste-t-il de l’islam si on l’expurge de ses manifestations violentes et médiévales telles que les mutilations judiciaires, la polygamie, la lapidation des femmes adultères ou la condamnation à mort des mécréants et des apostats ? Il reste des interdits alimentaires ou des rites comme la circoncision qui viennent du judaïsme ; il reste des temps de prière, de jeûnes ou de pèlerinages que l’on retrouve sous une forme moins contraignante dans le christianisme ; il reste un rapport au Livre et au Dieu unique très semblable à la tradition juive et parfois un rapport au prochain évoquant le christianisme. Songeons à l’obligation de l’aumône, notamment.

Dans sa version modérée, même la relation entre les hommes et les femmes ne se distinguent guère de ce que l’on pouvait observer dans les campagnes françaises jusqu’au milieu du XXe siècle, voile dans les cheveux compris !

Que les jeunes Occidentaux sans repères qui découvrent l’islam sous cet aspect-là puissent être attirés au point de se convertir officiellement n’est donc pas si surprenant que cela. Lorsque vous vivez dans la nuit de l’athéisme républicain ou consumériste et que vous ne rencontrez le christianisme que sous une forme frelatée et dévirilisée, le pâle reflet du soleil aperçu sur un croissant de lune peut bien vous paraître infiniment désirable.

Et si votre conversion finit par vous conduire sur un chemin de perdition, ce sont ceux qui vous ont masqué le soleil qui en sont les premiers responsables. Nous ne parlons pas ici, bien sûr, des délinquants et des meurtriers qui trouvent dans l’islam sectaire le moyen de justifier et même de glorifier leurs haines et leurs crimes, ni des pieux musulmans qui finissent par perdre toute forme d’humanité en se faisant les exécuteurs des sourates médinoises les plus violentes.

En définitive, si l’islam vécu par les bons musulmans peut parfois prendre la forme monstrueuse du djihad terroriste, l’islam vécu par les musulmans bons prend souvent la forme du judéo-christianisme. Si ces croyants-là poussaient la démarche jusqu’à son terme et s’attachaient au soleil plutôt qu’à son reflet lunaire, alors il se pourrait bien que l’immigration se révèle être – sans ironie – une chance pour la France. Ceux qui ont déjà croisé la route d’un ex-musulman converti au christianisme en conviendront sans peine … Les autres laisseront ici des commentaires peu amènes !





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 3 thoughts on “L’islam modéré existe : ça s’appelle le judéo-christianisme !

    1. zandvliet

      Je partage et suis attristé d’un Christianisme contemporain que l’auteur qualifie de dévirilisé, et il y a qqchose de juste ici. Je lis cet article comme un appel à être Chrétien moins compromis avec l’humanisme et moins fade dans sa condamnation de l’impudicité qui s’affiche partout dans notre société, du matérialisme et du du consumérisme. Dans le même temps je me réjouis d’un Christianisme qui reconnait Israel comme entité spirituelle et nationale et encore oecuménique. Merci à l’auteur. Prions.

    2. David Belhassen

      Je suis sidéré par le titre de cet article et par son contenu rempli de poncifs.
      Tous d’abord, il n’y a pas « d’islam modéré », il n’y a que des musulmans laxiste qui ne sont pas très fidèles à leur religion et au contenu du Coran.
      D’autre part, ce poncif frelaté de l’opposition entre le Coran médinois méchant et cruel et le Coran mecquois bon et gentil, c’est une vue de l’esprit très à la mode ces derniers temps, mais qui n’a aucun fondement.
      Et enfin, « l’islam modéré n’est pas du judéo-christianisme » mais a pris du judaïsme et du christianisme ce que ces deux religions ont de pire et a délaissé ce qu’elles ont de meilleure.

      Cet article trahit la frustration d’un catho qui regrette « le bon temps du catholicisme des croisés », et qui en son for intérieur jalouse et admire à la fois « la foi intransigeante des musulmans ».
      Et l’auteur le sait bien puisqu’il a laissé en guise de paraphe sa ‘patte’ militantiste de catholique intégriste : « Ceux qui ont déjà croisé la route d’un ex-musulman converti au christianisme en conviendront sans peine … Les autres laisseront ici des commentaires peu amènes ! » (sic!).

    3. Alauda

      « L’islam si on l’expurge »… de sa violence, certes il reste les emprunts au judaïsme et au christianisme, sauf que la question n’est vraiment pas là.

      St Augustin d’Hippone (354-430) le théologien chrétien était d’origine berbère et cette influence primitive a probablement protégé les musulmans du Maghreb de certaines pratiques plus orientales comme l’excision coutumière dans l’Égypte antique.

      Mais combien de chrétiens restent-ils 16 siècles plus tard par exemple en Algérie ? L’évangélisation n’est plus dans notre camp : sur les marchés français des livres d’un islam plus rigoureux ont commencé à circuler il y a plus de vingt ans, un islam prônant la charia des tribus à la mentalité médiévale ( à qui vole un pain, on coupe la main). Cet islam-là est opposé à ce que les imams fondamentalistes appellent les « innovations » (Concile de Nicée, notamment) et ne semble nullement prêt à expurger quoi ce soit.

      Le judaïsme n’est pas prosélyte, contrairement au christianisme. Le caractère prosélyte a pris dans l’islam la forme du djiad correspondant soit à une conversion personnelle et intérieure, soit à la conversion forcée des « infidèles » (de leur point de vue).

      On a connu le fanatisme, qui n’a du reste pas totalement disparu dans certaines sectes intégristes ou fondamentalistes chrétiennes. Toute la question est de savoir comment réagir face à son retour sous forme de conversions forcées, de violences extrêmes commises contre des juifs, des chrétiens, des musulmans « modérés », des athées… qui nous scandalisent.

      Comment réagir quand la « RATP » pour une grande majorité hésite ou se refuse à défendre tout ce que la permissivité de nos sociétés tolérantes a produit ? Parce que pour modérée qu’elle soit, le blasphème envers son Prophète la scandalise davantage que l’explosion d’enfants utilisés comme bombes humaines !

      Le mot miséricorde relie la misère au cœur. Au lieu de verser dans la plainte narcissique d’une islamophobie vraie ou supposée, l’islam pacifique devrait méditer sur ce beau mot judéo-chrétien qui nous relie en humanité.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *