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L’Iran érige un front dissuasif incluant des Gardiens de la Révolution dans une logique d’élimination du régime sioniste


L’Iran érige un front dissuasif incluant des Gardiens de la Révolution dans une logique d’élimination du régime sioniste

De la Méditerranée au Golan à la frontière israélienne, l’Iran érige un front dissuasif incluant des Gardiens de la Révolution dans une logique d’élimination du régime sioniste

Par : Y. Carmon et Y. Yehoshua *

« Israël est confronté à une crise fatidique. S’il craignait le programme nucléaire iranien, il n’avait jamais imaginé que l’Iran se trouverait à sa frontière, avant même la signature d’un accord nucléaire avec les Américains. La menace iranienne pour Israël n’est plus simplement théorique et n’a rien à voir avec la capacité de dissuasion israélienne reposant sur ses armes nucléaires, qui ne peuvent être utilisées, compte tenu du rapport de forces international. La menace est devenue directe, concrète et conventionnelle. » (Citation du chroniqueur Nahed Al-Hattar tiré d’un article paru dans le quotien libanais Al-Akhbar le 13 fevrier 3015)

Ces dernières années, le déploiement de l’Iran en Syrie a reposé sur la création d’un nouveau Hezbollah syrien, sur le modèle du Hezbollah  libanais, et sur la présence directe de forces iraniennes en Syrie, en particulier sur le Plateau du Golan.

Le déploiement iranien en Syrie, et en particulier sa présence militaire dans le Golan – dans un premier temps uniquement sous forme de postes de commandement et d’un nombre limité de forces spéciales – est indicateur d’une nouvelle tendance de l’activité iranienne dans la région, devenue directe et non plus seulement par procuration, comme cela a été le cas jusqu’à présent. D’après le plan iranien, « 130 000 combattants iraniens Basij entraînés attendent d’entrer en Syrie », apprend-on des déclarations faites en 2014 par un haut responsable du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) Hossein Hamedani, qui avaient été censurées et retirées immédiatement après publication en Iran.

Des responsables iraniens et syriens ont fait dès 2013 des déclarations exprimant l’intention d’établir un front d’activités anti-israéliennes, lesquelles ont été ouvertement mises en œuvre ces deux dernières années (voir dépêche spéciale de MEMRI n° 5307, Assad And His Allies Threaten To Open A Front In Golan Heights, 21 mai 2013).

Dans l’intervalle, quelques opérations terroristes et de collecte de renseignements ont eu lieu dans le Golan, attribuées par Israël au Hezbollah et à des éléments iraniens, tels que des tirs de roquettes, la pose de bombes sur les routes, l’envoi de drones et le transfert d’armes au Hezbollah.

Israël, pour sa part, a procédé à des contre-opérations ponctuelles en territoire syrien, telles que le bombardement de livraisons de missiles et des attentats contre de hauts responsables iraniens en Syrie : l’élimination en janvier 2015 du général Mohammad Ali Allahdadi, et d’autres soldats du CGRI non identifiés, ainsi que de plusieurs agents du Hezbollah, et celle en février 2013 du haut responsable du CGRI, Hassan Shateri, ont été imputées à Israël par l’Iran.

Le déploiement direct de l’Iran dans le Golan crée un front unique de bataille contre Israël, qui s’étend de Rosh Hanikra jusqu’à Quneitra. Il constitue une violation du statu quo sur le plateau du Golan, région restée calme depuis l’Accord de séparation des forces de 1974, et représente la plus grave violation par le Hezbollah de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Le ministre des Affaires étrangères syrien Walid Al-Muallem a déclaré dans une interview sur la chaîne iranienne Al-Alam : « La résistance dans le Golan agit contre Jabhat Al-Nusra et contre les plans israéliens ».

Selon l’analyste libanais Anis Naqash, proche du Hezbollah, « la résistance opère en effet dans le Golan ». D’après lui, plusieurs actions contre Israël ont été menées par la résistance dans le Golan, qu’il qualifie de « résistance populaire syrienne », et Israël ne l’a pas reconnu afin de ne pas révéler son impuissance. Concernant la violation de la résolution 1701, il a affirmé : « Dès le début, la confusion régnait à ce sujet. Nous – le camp de la résistance – avons violé la résolution 1701 dès sa mise en œuvre. »

En outre, le déploiement iranien à la frontière accroit le risque de guerre dans la région. Dans ce contexte, une déflagration locale pourrait rapidement se transformer en conflit régional, l’Iran étant désormais aux commandes d’un théâtre des opérations qui s’étend de l’Iran et l’Irak, via la Syrie et le Liban, jusqu’à la Méditerranée. Il convient de souligner que si les représailles du Hezbollah le 28 janvier 2015 à l’attaque israélienne du 18 janvier n’ont pas dégénéré en conflit plus large, c’est uniquement parce qu’Israël s’est abstenu de répliquer. Selon un important porte-parole iranien, Israël « a très peur de voir éclater une guerre générale ».

L’Iran se déploie sur le plateau du Golan non seulement pour dissuader Israël d’agir contre son programme nucléaire, et défendre la Syrie en tant que membre de l’axe de résistance, mais aussi pour établir un front actif contre les attaques terroristes anti-israéliennes dans le Golan, voire même libérer le Golan israélien. Ce déploiement est conforme à l’idéologie du régime iranien, qui perçoit Israël comme une entité devant être éliminée, comme le laissent clairement entendre les déclarations du chef suprême Ali Khamenei. Selon cette perception, la Cisjordanie doit être armée, à l’instar de la bande de Gaza, en vue d’éliminer l’Etat d’Israël.

Soulignons que, en plus de son déploiement visant à éliminer l’Etat d’Israël, l’Iran renforce sa capacité et ses moyens à opérer contre Israël et contre des cibles juives et israéliennes à travers le monde, et les met parfois en oeuvre.

Le front iranien sur la frontière nord d’Israël et l’implication iranienne dans d’autres arènes génèrent une pression considérable sur ses ressources, qui s’amenuisent et s’épuisent, et intensifiant la dépendance iranienne à l’égard des forces régionales. Mais l’exportation de la Révolution islamique contribue aussi directement à la survie du régime. En effet,  la mobilisation des forces nationales et de la jeunesse iraniennes, dans le cadre de la lutte idéologique en dehors de l’Iran, vaccine le régime dictatorial iranien contre tout risque d’insurrection et de rébellion interne.

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 4 thoughts on “L’Iran érige un front dissuasif incluant des Gardiens de la Révolution dans une logique d’élimination du régime sioniste

    1. Ephraïm

      Ne vous en faitent pas les amis ! on les attend au tournant ces ordures de la révolution islamique , leur révolution sera révolue sur le champ !
      Ephraïm -Jérusalem .

    2. Robert Davis

      Voila une bien mauvaise analyse! « Les armes nucléaires ne peuvent pas être utilisées vu le contexte politique »! vraiment? vous ave’z vu cela où? dans le manuel du petit gauchiste à la noix qui ne sait pas ce qu’il fait raison pour laquelle il rate tout? C EST JUSTEMENT DANS UN CONTEXTE POLITIQUEDEFAVORABLE QUE L ARME NUCLEAIRE ESZT LE PLUS PROPICE POUR REMETTRE EN PLACE LES DESEQUILIBRES. En fait je suis sûr que c’est ainsi que cela se terminera car c’est ainsi que cela doit se terminer: Israel utilisera ses ADM contre l’iran et, la syrie,peut-être d’autres aussi encore que l’ei ne me parait pas trés dangereuse et expulsera les fordaniens de ses provinces. Que peuvent faire ces arabes? RIEN de chez rien sauf crever puisqu’ils adorent cela vu leur démographie. Ils ne veulent rien d’autre et je ne vois pas pourquoi on ne leur rendrait pas ce service vu qu’il N Y A RIEN D AUTRE A FAIRE. Evidemment ce n’est pas un sujet de conversation,ce sont des choses qui se font mais ne se disent pas. Mais dire le contraire non plus!

    3. maujo

      Les militaires ont parfois de bonnes réponses aux questions des journalistes

      Lors d’une interview, il est demandé au Général Schwartzkopf (commandant en chef de la coalition de l’opération « Désert Storm » en Irak) :

      Question
      «Le pardon est-il envisageable pour ceux qui ont aidé les terroristes ayant perpétré l’attaque contre les États-Unis le 11 septembre 2001 ? »

      Sa réponse :
      «Je crois que c’est le rôle de Dieu de leur pardonner…Notre boulot, c’est d’organiser la rencontre

      Dans la perspective d’une confrontation avec l’Iran, ce sera le boulot d’Israël
      d’organiser la rencontre des terroriste avec Allah.

    4. madeleine

      LA SEULE SOLUTION, POUR LE MOMENT, POUR RESOUDRE LE PROBLEME IRANIEN : SE DEBARRASSER D’OBAMA. CE DOIT ETRE POSSIBLE, COMME POUR KENNEDY. DEPUIS QU’OBAMA EST AU POUVOIR, LES MUSULMANS DANS LE MONDE SE SONT SENTI POUSSER DES AILES. C’EST LUI QUI A FAIT NAITRE DAESH, APRES QU’IL AIT FOUTU LA MERDE EN IRAK, SYRIE ET LIBYE ET QUAND LE FEU ETAIT PRIS IL A FAIT RETIRER SES TROUPES EN ABANDONNANT SES ARMES LOURDES QUE DAESH S’EST EMPRESSE DE RECUPERER. OBAMA EST ULTRA-DANGEREUX POUR ISRAEL. IL FAUT AGIR EN L’ELIMINANT AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD.

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