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Les conséquences de l’attaque terroriste du Hezbollah contre Tsahal dans la zone du Har Dov (« Fermes de Chebaa »)


Les conséquences de l’attaque terroriste du Hezbollah contre Tsahal dans la zone du Har Dov (« Fermes de Chebaa »)

Comme prévu, le discours du secrétaire général du Hezbollah n’a pas fait que des heureux au Liban. D’abord, il y a ceux que son assurance et ses défis répétés aux Israéliens effraient. Ceux-là ont peur que toute cette confiance en soi chez le Hezbollah et son chef finisse par entraîner le Liban dans une nouvelle aventure militaire dont il n’a pas, aujourd’hui pas davantage qu’hier, les moyens, ne serait-ce que sur les plans économique et social, alors que la plupart des institutions étatiques sont paralysées ou boiteuses, et l’état du pays chaotique du fait des guerres inter-religieuses.

Le Hezbollah chiite roule pour l’Iran, et pour rien d’autres. Tout le monde le sait.

Il se place de manière totalement déconnecté des considérations spécifiquement libanaises et des impératifs de la stabilité interne de ce pays. Sa ligne de conduite et ses calculs politiques ne s’encombrent nullement du cadre de l’entité libanaise et s’inscrivent plutôt, irrémédiablement, dans le contexte géopolitique régional du projet et des ambitions démesurées du nouvel empire perse.

Le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah (discours retransmis courageusement depuis sa planque !), revêt à cet égard une importance indéniable, non pas parce qu’il reflète parfaitement, comme à l’accoutumée, l’arrogance érigée en pratique partisane bien réfléchie de ce leader fanfaron et paranoïaque depuis ses bunkers sous-terrains, mais parce qu’il illustre, une fois de plus, le fait accompli imposé aux Libanais depuis pratiquement la fin des années 60. Depuis l’époque où les organisations arabes-palestiniennes armées avaient conduit manu militari les Libanais à se soumettre à une conjoncture guerrière qui s’est avérée stérile et catastrophique pour le Liban dans la lutte contre l’État hébreu et qui a abouti à l’éclatement du pays, sans qu’Israël ne soit ébranlé pour autant.

Ce que le « numéro un » du parti pro-iranien s’emploie à obtenir, c’est l’édification d’une société guerrière placée au service de la raison d’État de la République islamique iranienne. En clair, le but recherché est de maintenir le pays dans une situation de guerre permanente, dans un climat de conflit chronique et perpétuel, sans horizons, sans frontières, sans perspectives, à part celles des visées régionales et internationales de Téhéran !

Le prétexte invoqué par le Hezbollah pour justifier – selon lui – une telle option stratégique transnationale est la nécessité de préserver ce qu’il qualifie dans sa rhétorique mégalomaniaque et pompeuse, de « résistance ».

Une « résistance » contre ce qu’il estime être « l’agression israélienne permanente ». Cela pourrait durer encore cent ans, ou plus, selon lui.

Pour ce faire, il faudrait pour le Hezbollah, donc pour l’Iran des ayatollahs, que le Liban reste organiquement et indéfiniment ancré à un axe dit de la « moumanaa » (« obstructionnisme ») qui fait preuve d’un aventurisme guerrier sans foi ni loi, et qui tend vers une forme certaine de terrorisme, à tel point que le Liban en décomposition, tout entier devient l’otage et la victime de cette politique pathologique.

Au Liban même, il y a ceux qui abordent la question sous l’angle purement confessionnel et rejettent cette suprématie militaire chiite représentée par le Hezbollah sur les différentes composantes de la société ainsi que sur les institutions de l’État libanais. Et il y a encore ceux qui ne peuvent pas accepter l’existence d’une force militaire hors du contrôle de l’État libanais, indépendamment de sa composition confessionnelle et, enfin, il y a ceux qui n’aiment pas le Hezbollah et tout ce qu’il représente sur les plans interne et régional et voient en lui, ce qu’il est en réalité, une excroissance iranienne totalitaire et fascislamiste au Liban et dans la région.

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Pour sa part, certains politiques au Liban n’ont pas laissé échapper l’occasion de la présence au Liban d’un général iranien pour condamner l’aventurisme du Hezbollah et rappeler que l’usage de la force est du ressort exclusif de l’État, en se montrant très sévère au sujet de l’opération anti-israélienne menée par le parti chiite. Une fois de plus, a-t-il expliqué en substance, ce sont deux logiques contradictoires, difficilement conciliables, qui se heurtent au Liban, et il ne fait pas de doute que l’une devra nécessairement triompher de l’autre.

Tous ceux-là ont donc multiplié ces derniers jours les critiques contre Hassan Nasrallah, protestant à la fois contre la forme et le fond de son dernier discours après l’agression commise par le Hezbollah dans les « fermes de Chebaa » (Har Dov). Pour le Hezbollah, celui-ci considère que l’absence – du moins momentanée – de riposte israélienne ne peut que le satisfaire.

Les milieux proches du Hezbollah estiment ainsi qu’en lançant leur attaque contre le convoi du Hezbollah à Quneitra, les Israéliens auraient voulu tester les forces du Hezbollah et vérifier si, comme l’avait souvent répété Hassan Nasrallah, les combats en Syrie n’avaient pas entamé leur vigilance sur « le front traditionnel ».

Pour Israël, il y a des éléments de réponse… en attendant, a minima, la prochaine banderille.

A noter également, en conséquence de l’attaque hezbollahi-iranienne contre des éléments de Tsahal, que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu estime que les « soldats de la Finul ne rendent pas, et n’ont jamais rendu compte du trafic d’armes lié au Hezbollah dans le sud du Liban ». Et donc que cette force d’interposition ne remplit pas son rôle et de ce fait, se rend inutile.

Lors d’un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, Benjamin Netanyahu a souligné que les « soldats de la Finul (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban, dont l’un a été tué mercredi dernier), ne rendent pas compte du trafic d’armes dans le sud du Liban » dans leurs rapports. La Finul, chargée de surveiller la frontière israélo-libanaise, en n’appliquant pas ce pourquoi elle est mandatée, c’est-à-dire la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée à la suite de la guerre menée par Israël contre les attaques du Hezbollah libanais en 2006, manifeste une complice passivité avec le Hezbollah.

FINUL

Rappelons que deux soldats israéliens ont été tués et sept blessés mercredi dernier par des tirs du Hezbollah près de la frontière avec le Liban.

Tsahal a dit considérer ces événements comme les plus graves depuis la guerre de 2006 avec le Hezbollah. « Ceux qui sont derrière l’attaque en paieront le prix ».

En représailles, Israël avait bombardé plusieurs villages dans le sud du Liban, où se trouvent des positions de l’armée libanaise et de la Finul.

Benjamin Netanyahu a également réaffirmé que la « communauté internationale doit pointer un doigt accusateur vers l’Iran qui est derrière l’attaque à notre frontière nord et qui tente d’établir un front terroriste contre Israël sur le plateau du Golan. »

Quant au ministre israélien des Affaire étrangères, Avigdor Lieberman, il a pour sa part estimé dans une interview publiée dimanche sur le site Ynet relevant du Yedioth Ahronoth qu’une troisième guerre contre le Liban est inévitable. Il a en outre assuré que l’attaque du Hezbollah contre Israël a changé les règles du jeu.

Selon A. Liberman, « une quatrième opération dans la bande de Gaza est inévitable, tout comme une troisième guerre au Liban est inévitable ».

Pourtant, dans un discours prononcé vendredi, le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que son mouvement ne voulait pas d’une nouvelle guerre avec Israël, mais qu’il n’en avait pas peur.

Mais ne pas en avoir peur ne l’empêchera pas d’avoir à en payer un prix extrêmement couteux …

Entre temps, côté israélien de la frontière sud, comme j’ai pu le constater lors d’une visite auprès d’une unité de Tsanhanim (unité combattante de parachutistes) ce lundi, la vie reprend ses droits comme de coutume en Israël.

Les agriculteurs s’occupaient hier de leurs vergers au plus près de la frontière libanaise, « comme si » l’attaque de jeudi n’avait jamais existé.

Entre décontraction et hyper vigilance.

Sources : L’Orient-le-Jour et autres.

Claude Salomon LAGRANGE, pour Europe-Israël.

© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif.





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • One thought on “Les conséquences de l’attaque terroriste du Hezbollah contre Tsahal dans la zone du Har Dov (« Fermes de Chebaa »)

    1. Marie

      Je pense que le Liban doit être désigné contre toute attaque partant de so territoire contre Israël
      Israël doit prévenir le Liban qu’il subira des représailles lui et le Hezbollah
      Il est temps que le Liban assume ses responsabilités dans son territoire
      C’est une stratégie trop facile de dire c’est pas nous c’est le Hezbollah
      Ce qui compte c’est le territoire et ceux qui attaquent c’est à dire le Liban et le Hezbollah

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