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Le visage du bourreau masqué de l’Etat Islamique (EI), surnommé « Jihadi John »


Le visage du bourreau masqué de l’Etat Islamique (EI), surnommé « Jihadi John »

Une photographie montrant clairement le visage du bourreau du groupe Etat islamique (EI), surnommé « Jihadi John », a été publiée pour la première fois vendredi.

« John », qui a été identifié par les médias américains et britanniques cette semaine comme un Britannique né au Koweït d’une vingtaine d’année nommé Mohammed Emwazi, est devenu célèbre après être apparu dans plusieurs vidéos de l’EI le montrant décapiter des journalistes étrangers et menaçant les dirigeants occidentaux.

La photo date des jours où Emwazi à l’Université de Westminster, où il a étudié l’informatique et les affaires de 2006 à 2009. On le voit avec une barbiche et casquette de baseball de l’équipe américaine des Pirates de Pittsburgh.

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Identité révélée

Jeudi la BBC, The Guardian, le Washington Post et le New York Times ont figuré parmi les premiers organes de presse à avoir rendu public le nom présumé de l’un des jihadistes les plus recherchés au monde.

Scotland Yard s’est refusé à tout commentaire, se retranchant derrière le secret de « l’enquête en cours » confiée aux services anti-terroristes avec le concours du MI5 et du MI6.

A Washington, une porte-parole du Conseil National de Sécurité, Bernadette Meehan, a fait preuve de la même réserve pour les mêmes motifs. Elle s’est contentée de réaffirmer que les Etats-Unis « faisaient tout leur possible pour traduire ces meurtriers en justice ».

Il y a cinq mois, le directeur du FBI avait assuré « nous l’avons identifié ».

Ho (SITE Intelligence Group/AFP/File)
Ho (SITE Intelligence Group/AFP/File)« ‘Jihadi John’, named as London man Mohammed Emwazi was identified to the Washington Post by friends and others familiar with the case »

« Ca y est, le nom est sorti », s’est exclamé jeudi sur Twitter Shiraz Maher, l’un des experts incontestés à Londres des mouvements jihadistes.

Le Centre d’études sur la radicalisation du King’s College de Londres a pour sa part relevé que les quelque 700 combattants britanniques recensés en Syrie et Irak « participent pleinement à la guerre, opèrent comme kamikaze, preneurs d’otages et bourreaux ».

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Un Britannique né au Koweit

Le sobriquet de « Jihadi John » fait référence à John Lennon. Il aurait été attribué au jeune Londonien par d’anciens otages occidentaux qu’il était chargé de surveiller, à la tête d’un petit groupe de combattants britanniques baptisé non sans dérision « les Beatles ».

L’homme est devenu l’incarnation de la cruauté manifestée par l’EI, après son apparition sur des vidéos de propagande macabres, au côté d’otages américains, britanniques et japonais en combinaison orange, mais aussi de soldats syriens. Juste avant leur exécution.

Selon un scénario invariable, il était campé debout, un couteau à la main, proférant avec un accent anglais un chapelet de menaces. Promettant au président Barack Obama « d’importer le jihad aux Etats-Unis » ou traitant David Cameron de « marionnette ». Revêtu de noir de pied en cap, il ne laissait entrevoir que ses yeux à travers l’ouverture aménagée dans sa cagoule.

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En plusieurs occasions, il est montré tranchant lui-même la tête d’un captif.

Déclaration des familles des victimes

La famille de Steven Sotloff, journaliste Américano-israélien s’est dite jeudi impatiente de voir « Jihadi John », son bourreau, traduit en justice. « La famille Sotloff a été informée de l’identité de John. C’est la première étape d’un long chemin qui doit le ramener devant la justice », a dit Barak Barfi, le porte-parole de la famille, dans un communiqué.

Madame Haine, la femme du travailleur humanitaire britannique David Haine a déclaré à la BBC “ J’espère qu’il sera attrapé vivant.” “ C’est la seule satisfaction morale pour les familles de tous les gens qu’il a assassinés, parce que s’il est tué dans l’action, en quelque sorte, ce sera une mort honorable pour lui, et la dernière chose que je souhaite est une mort honorable pour quelqu’un comme lui”.

Diane, la mère de James Foley, a déclaré au Times qu’elle avait accordé son pardon au meurtrier de son fils “Ca me peine, cette haine continue” a-t-elle affirmé. “Il se sentait lésé, maintenant on le déteste; cela ne fait que prolonger la haine. Nous devons arrêter cela.” En tant que maman je lui pardonne. Vous savez, tout ça c’est tragique, une tragédie qui ne s’arrête pas.”

Un informaticien qui se serait radicalisé en réaction au traitement que lui ont infligé les autorités britanniques, selon une organisation de défense

Les médias et experts avancent qu’il a 26 ou 27 ans, est né au Koweit, pays qu’il a quitté à l’âge de six ans, quand sa famille aisée est venue s’établir dans l’ouest de la capitale britannique. Il a obtenu un diplôme d’informaticien à la Westminster University, et aurait rejoint la Syrie en 2012 ou 2013.

La BBC croit savoir qu’il a été repéré par les services de renseignements occidentaux à la faveur d’un déplacement en Tanzanie en 2009. Il était alors soupçonné de chercher à entrer en contact avec le groupe somalien des shebab.

Les informations sur son compte demeurent fragmentaires.

Cage, une organisation de défense des droits des musulmans basée à Londres, affirme qu’Emwazi s’est radicalisé en réaction au traitement que lui ont infligé les autorités britanniques.

Refoulé de Tanzanie, il aurait été interrogé à plusieurs reprises aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Le MI5 aurait vainement tenté de le recruter. Il aurait été « harcelé au point de perdre deux fiancées, son emploi et une nouvelle vie au Koweït », selon Cage.

Les médias britanniques ont d’abord cru qu’il était gallois, puis londonien et ancien DJ. Certains ont annoncé qu’il avait été blessé ou tué dans un bombardement américain.

A picture taken on November 5, 2012 in Aleppo shows US freelance reporter James Foley, who was kidnapped in war-torn Syria ( Nicole Tung (AFP/File) )
A picture taken on November 5, 2012 in Aleppo shows US freelance reporter James Foley, who was kidnapped in war-torn Syria ( Nicole Tung (AFP/File) )« Nicole Tung (AFP/File) »

« Jihadi John » est apparu pour la première fois sur une vidéo à l’occasion de l’exécution du journaliste américain James Foley, en août 2014.

Il a ensuite présidé aux décapitations d’un second journaliste américain, Steven Sotloff, du travailleur humanitaire britannique David Haines, du chauffeur de taxi de Manchester Alan Henning, de l’Américain Abdul-Rahman Kassig puis des otages japonais Haruna Yukawa et Kenji Goto.

Des spécialistes militaires ont souligné sous couvert d’anonymat à quel point il serait difficile d’intervenir en terrain hostile pour le neutraliser. En revanche, il sera désormais impossible à Mohammed Emwazi de regagner librement le Royaume-Uni.

(Avec AFP)

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