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Binyamin Netanyahou, Winston Churchill de notre époque


Binyamin Netanyahou, Winston Churchill de notre époque

Guy Millière – On célébrait, le 24 janvier dernier, le cinquantième anniversaire de la disparition de Winston Churchill.

Outre les articles rappelant la vie et l’œuvre de l’un des plus grands hommes du vingtième siècle, ont été publiés des commentaires demandant qui pourrait être considéré aujourd’hui comme un homme politique doté de la lucidité, du sens de la stratégie et de la détermination de Winston Churchill. Un nom est souvent revenu dans ces commentaires : celui de Binyamin Netanyahou. Cela me semble pleinement justifié.

Le seul homme politique au pouvoir à comprendre les enjeux politiques et géopolitiques du monde contemporain

Binyamin Netanyahou est, présentement (avec sans doute Stephen Harper) le seul homme politique au pouvoir à comprendre les enjeux politiques et géopolitiques du monde contemporain, et il est le seul homme politique au pouvoir à discerner ce qui est prioritaire. Il est le seul à discerner que nous sommes face à un risque potentiellement mortel pour la civilisation occidentale en son ensemble, et le seul à oser le dire clairement. Il a, tout au long des six années qui se sont écoulées depuis l’élection de Barack Obama su se comporter en stratège et déjouer les pièges qui n’ont cessé de lui être tendus par le Président des Etats Unis le plus hostile à Israël et à la liberté qui soit jamais entré à la Maison Blanche, et cela n’a pas été une mince prouesse. Il a fait preuve d’une détermination rare et n’a, pour l’essentiel, jamais dévié ou fluctué.

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Il a décidé de répondre à l’invitation de John Boehner et de se rendre au Congrès des Etats Unis dans quelques semaines parce que la situation est grave, et que Barack Obama est en train de passer un accord historiquement catastrophique avec la République Islamique d’Iran. Il n’a contrevenu à aucune règle diplomatique. John Boehner lui-même n’a violé aucune règle. Il entend s’adresser, au delà du Congrès, au peuple américain et au monde, aux fins que la catastrophe soit évitée ou pour le moins qu’on en mesure les conséquences. Il est dans son rôle de Premier Ministre d’Israël, en charge de la défense du peuple d’Israël, très gravement menacé. Il est dans un rôle de défenseur du monde libre, dans un contexte où il n’y a pas d’autre personne qui puisse occuper ce rôle. Il est en train de marquer l’histoire, et il marquera l’histoire.

Parce qu’il hait Binyamin Netanyahou, parce qu’il a choisi la République Islamique d’Iran, parce qu’il craint que le discours de Binyamin Netanyahou ait un impact, Barack Obama ne cesse de manœuvrer de manière sordide et de laisser entendre que Binyamin Netanyahou se conduit mal vis-à-vis de lui, Barack Obama. Des Démocrates s’essaient à faire un esclandre de façon à ce qu’on oublie qu’il s’agit de la République Islamique d’Iran et d’une catastrophe dont ils sont prêts à se faire complices, et de façon à ce que Binyamin Netanyahou soit cloué au pilori. Des organisations juives américaines financièrement vendues à l’administration Obama et à l’islam radical, J Street en tête, font campagne contre Binyamin Netanyahou. Des commentateurs pusillanimes, jusque dans la revue Commentary, conseillent à Binyamin Netanyahou de reculer. Binyamin Netanyahou sait qu’il ne peut pas reculer : s’il reculait, il perdrait la guerre et perdrait l’honneur. En ne reculant pas, il n’est pas certain de ne pas perdre la guerre, mais il ne perdra pas l’honneur.

Voir à quel point il se trouve attaqué par les forces de la myopie, de la lâcheté, du mensonge et de la compromission aujourd’hui est un spectacle consternant et conduit à porter un jugement sévère sur l’époque contemporaine. Voir que tant de Juifs américains contribuent à l’attaque montre que Norman Podhoretz, lorsqu’il a écrit son livre Why Are Jews Liberals*, avait raison : nombre de Juifs américains n’ont plus en eux l’éthique qui est au cœur du judaïsme et ne sont plus juifs.

Voir que Barack Obama entend influer sur les élections israéliennes par l’entremise d’un groupe né « spontanément » appelé V-15, essentiellement financé par de l’argent venu de l’administration Obama, au travers d’une organisation « à but non lucratif » appelée One Voice, et guidée par des stratèges électoraux venus des campagnes d’Obama en 2008 et 2012 est un spectacle qui suscite le dégoût.

Voir que de larges fractions de l’électorat israélien se laissent effectivement influencer est désolant, voire infiniment plus que désolant. Nombre d’Israéliens, semble-t-il, ne placent pas au cour de leur priorités les actions de la République Islamique d’Iran : peut-on leur dire que la République Islamique d’Iran, elle, place Israël au cœur de ses priorités, avec pour objectif d’annihiler Israël ?

La gauche commence toujours par la promesse de la multiplication des pains et s’achève toujours par la multiplication des pauvres

La gauche israélienne fait campagne sur les questions économiques, et il ne fait aucun doute qu’il reste beaucoup à réformer en Israël. Mais les promesses de la gauche sont toujours semblables partout : elles commencent par la promesse frelatée de la multiplication des pains et s’achèvent par la triste réalité de la multiplication des pauvres. En Israël, elles pourraient s’achever par bien pire que la multiplication des pauvres.

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Je veux penser qu’il reste en Israël assez de gens lucides pour éviter le pire.

Winston Churchill a perdu les élections au Royaume Uni au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale, au profit d’une gauche qui a enclenché la spirale du déclin qui a conduit à la déchéance du pays, qui n’a commencé ensuite à se redresser que sous Margaret Thatcher. Je n’ose imaginer que Binyamin Netanyahou puisse perdre les élections en 2015 : ce serait infiniment plus grave que la perte des élections par Winston Churchill au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale. Pour Israël, la guerre n’est pas achevée, et opter pour le déclin alors que la guerre n’est pas achevée aurait une dimension suicidaire.

© Guy Millière pour Dreuz.info.

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  • 12 thoughts on “Binyamin Netanyahou, Winston Churchill de notre époque

    1. Didier

      Ce n’est pas très aimable pour Netanyahou de vouloir le comparer à Churchill qui, en beaucoup de points, ressemblait à De Gaulle.
      Tous les deux étaient patriotes et antihitlériens mais aussi opposés à la renaissance d’un Etat Juif sur sa terre ancestrale.

      …..En effet le 3 juillet 1922, le gouvernement britannique entamait un virage historique contraire à la Déclaration Balfour de 1917.
      Dans le tristement célèbre « Livre Blanc » (le premier ), Churchill présentait la nouvelle politique de la Grande-Bretagne dans le cadre du Mandat que la Société des Nations lui avait confié sur la Palestine. Ce changement avait été imaginé après la visite du ministre en Palestine en 1921, lors de laquelle des émeutes sanglantes avaient été provoquées par les Arabes. Dans une attitude qui a fait école depuis à travers le monde jusqu’à devenir un réflexe, les Britanniques décidèrent que pour « préserver le calme et la tranquillité ainsi que leurs intérêts dans la région, il valait mieux ne pas irriter les Arabes et adopter une politique qui leur soit favorable ».

      Dans le premier « Livre Blanc », trois points principaux furent évoqués : premièrement, le gouvernement anglais réitérait son intention d’appliquer la Déclaration Balfour, mais en annonçant aux Arabes « que le Foyer National Juif ne s’étendrait pas à tous les territoires prévus par ladite Déclaration ». Deuxièmement, la quantité de Juifs autorisée à entrer en Erets Israël serait limitée, afin de ne pas porter préjudice économiquement à la population arabe locale. Enfin, tout le territoire se trouvant à l’est du Jourdain ne serait plus concerné par la Déclaration Balfour, et deviendrait un Royaume arabe. Ainsi d’un jour à l’autre, 70% de la Palestine historique était séparé du reste pour créer un royaume artificiel, la Transjordanie, afin de « consoler » l’Emir hachémite Abdallah de ne pas avoir obtenu son « grand royaume arabe » dans la péninsule arabique, confisquée entre temps par la dynastie des Seoud. « En cette belle matinée », raconte Churchill, alors Ministre des Colonies, dans ces mémoires, « d’un trait de plume, j’ai créé la Transjordanie ». Et d’un trait de plume, il a contribué à créer une situation insoluble dans cette région, avec toutes les conséquences que nous payons encore aujourd’hui !

      Avant de présenter ce document au Parlement britannique, Churchill le soumit à l’Organisation Sioniste et aux représentants arabes. Dans un scénario qui pourrait se dérouler encore aujourd’hui, les deux délégations réagirent très différemment : les délégués sionistes, dirigés alors par le Dr. Haïm Weizmann, commencèrent par protester surtout contre le 3e paragraphe, accusant la Grande-Bretagne « d’avoir volé une grande partie du territoire qui était consacré au Foyer juif », mais finalement, par « pragmatisme », ils avalisèrent le texte. Les Arabes au contraire, refusèrent le moindre partage du territoire restant, à l’ouest du Jourdain, avec les Juifs. Ils renvoyèrent Churchill à sa copie, et firent revenir leur délégation depuis Londres, en signe de mécontentement.

      Dès lors, les Arabes eurent confirmation que leur manière de faire pression sur les Britanniques était la bonne : semer des troubles et faire couler le sang, afin d’en récolter des fruits sur le plan politique. Cette manière d’agir n’a pas changé depuis lors. Les Britanniques poursuivirent leur politique du « Livre Blanc », en en publiant un deuxième, en 1930, également après des vagues sanglantes arabes (1929), dont le tristement massacre des Juifs de Hébron, et un troisième, avec une portée beaucoup plus tragique, en 1939, après la Grande Révolte arabe de 1936, et qui fermait la porte d’Israël aux centaines de milliers de Juifs qui tentaient d’échapper à la catastrophe qui allait se dérouler en Europe. »

    2. michel boissonneault

      je suis d’accord avec les 2 politiciens OUI Bibi et OUI pour Harper , les 2 sont constant dans leur analyse ( ils ont très souvent raison ) comme preuve l’une des chroniques de hier a Europe-Israel montrant un vieux vidéo d’une conférence de Bibi au congrès américain ….le discours de Bibi aurait été aujourd’hui et il y aurait eu aucune différence ….le discours au congrès était en date de 2011…
      comme Churchill il disait des années avant les autres politiciens le réel danger de hitler et de sa politique nazie

    3. trump

      2e trahison de churchill,le « philosemite »:ne pas avoir attaque le reseau de voies ferrees vers les camps de la mort: une escadrille de bombardiers aurait suffi….

    4. Didier

      Tout à fait Trump.
      Et les gouvernements anglais et américains n’ont quasiment pas évoqué la shoah dans les media pendant le conflit, c’était donc secondaire à leurs yeux et gênant pour les Anglais et leur Livre Blanc.

    5. Nemo

      Ce n’est pas tout à fait exact, Churchill est le seul à l’avoir évoqué, mais du bout des lèvres, en disant, le 24 aout 41 : « nous sommes en présence d’un crime qui n’a pas de nom ».

      Celui qui a abaissé les quotas d’immigration en Palestine (alors que de nombreux députés anglais demandaient de faciliter l’immigration des juifs en Eretz) et a refusé par 2 fois de transmettre à Churchill les messages de Ian Karski, envoyé de la résistance polonaise et témoin du ghetto de Varsovie , c’est un certain Antony Eden, qui dirigeait, entre 1940 et 1945, le Foreign Office britannique.

    6. trump

      @Nemo: Qui etait le boss : Churchill ou eden ???
      Churchill avait tous les pouvoirs necessaires,quelques bombardiers avro Lancaster’s auraient suffi, les anglais disposaient alors de 1000appareils !!!!

    7. Nemo

      Trump : suis d’accord. Tous les alliés ont tu ou minimisé le génocide nazi et fait passé leurs intérêts en priorité sans même bouger le petit doigt pour bombarder les voies ferrés emmenant des populations entières dans les camps d’extermination jusqu’au dernier moment de la guerre.
      Mais il ne faut pas minimiser pour autant le rôle très nocif de certains sous-fifres qui passent encore pour des « héros » …

    8. michel boissonneault

      mon cher Didier , Churchill était le seul politicien avant 1939 qui critiquait ouvertement hitler même le parlement britannique l’avait mis a l’index et pour répondre pourquoi les rails de chemin de fer ont pas été bombarder….
      c’est le salaud d’antisémite de roosevelt qui c’était toujours opposé a l’immigration juive d’europe ceci inclut malheureusement aussi l’ancien premier canadien qui lui aussi était antisémite …..le parti conservateur de l’époque était borné au moins aujourd’hui le gouvernement conservateur de Harper est 100% pro-israel mais le point négatif est que roosevelt est l’un des idoles de obama.. roosevelt a tout fait pour nuire a la communauté juive surtout européenne et l’armée c’est occupé des camps juste vers la fin de la guerre

    9. Didier

      Certes mon cher Michel, mais comme je l’ai écrit dans mon post, Churchill était un patriote et un antihitlérien mais aussi opposé à la renaissance d’un Etat Juif sur sa terre ancestrale.
      …..En effet le 3 juillet 1922, le gouvernement britannique, dont il était ministre des colonies, entamait un virage historique contraire à la Déclaration Balfour de 1917…..etc, etc, …

    10. Frank Adam

      Je suis francophone et francophile grace au secteur francais de ma famille repandue qui m’a invite a faire mon dernier trimestre d’ecole primaire chez eux dans le 20ieme de Paris. Mais au fond je suis citoyen et de formation Britanique et ma licence d’histoire est d’outre Manche.
      Je me rappelle tres calirement que Churchil etait un espece de monstre sacre dont les fautes etaient aussi grandes que ses vertus – et bien connues au contemporains qui ne l’ecoutaient pas en se rappellaient bien de:
      la siege de Sydney Street – affaire d’armes a feu dans l’est de Londres;
      d »avoir envoye des hussards contre les mineurs en greve dans le midi du Pays de Galles, surtout Tonypandy;
      Le fiasco couteux de la campagne des Dardanelles/ Galipolli en 1915;
      D’avoir livrer des canons de 18 a Michael Collins pour chauffer De Valera dans la Guerre Civile Irlandaise de 1922….
      L’affaire de retourner a l’or en 1927-’30 mais au valeurs de 1914;
      Qu’il a sabote le projet loi de donner aux Indes [unies alors] les memes droits que Le Canada – c-a-d – l’independance. Si cela aurait reussi un etat indien uni aurait battu en Birmanie de ses propres interets et non en sipahi d’un pouvoir colonial. Ainsi le champs politique aurait etait bien different dans l’apres guerre. Plus important La Grande Bretagne n’aurait pas ete obligee d’envoyer autant de troupes a cette champagne.
      En 40 et depuis, Churchill a ete pardonne beaucoup, mais son fichier reste quand meme, et explique pourquoi il n’a pas ete toujours ecoute.

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