toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Alyah massive européenne : 180 millions de shekels et des questions


Alyah massive européenne : 180 millions de shekels et des questions

Le gouvernement israélien a voté dimanche en faveur du plan d’aide à l’immigration proposé par Sofa Landver, la ministre de l’Immigration et de l’intégration. Ce plan d’urgence est destiné à encourager l’Alyah des juifs de France, de Belgique et d’Ukraine. Un mois après l’attentat meurtrier perpétré à l’HyperCasher de la Porte Vincennes, ce plan censé aider les futurs immigrants de France  laisse un gout amer aux responsables d’associations locales d’aide aux juifs de France.

Annoncé la semaine dernière, le programme d’urgence devait avoisiner les 1,2 milliards de shekels. Il ne sera finalement que de 180 millions de shekels. Pour expliquer ce différentiel, Sofa Landver l’a justifié par « les restrictions budgétaires » et « la période électorale ».

Dans un communiqué, Binyamin Netanyahou évoque un projet d’aide à l’Alyah qui en appellera d’autres. Le Premier ministre israélien a de nouveau appelé les juifs de Diaspora à rejoindre l’Etat hébreu. Comme pour devancer les critiques et autres réserves, il a conclu : « Aujourd’hui, nous faisons passer un plan d’urgence de support à l’Alyah française, belge et ukrainienne d’une hauteur de 180 millions de shekels. Nous ferons passer d’autres plans par la suite ».

Très attendu, ce nouveau plan qui prévoit 30 millions de shekels pour les juifs d’Ukraine et 18 millions pour ceux de France laisse un goût amer à tous ceux qui travaillent au quotidien pour l’intégration des juifs de France en Israël. Pour Avi Zana, directeur de l’association Alyah-Meilleure intégration (AMI), le flottement autour du budget laisse poindre une méconnaissance des populations visées. « Qu’on mélange l’Ukraine, la Belgique et la France, trois populations juives qui n’ont pas grand-chose à voir me paraît dommageable », affirme-t-il dans un entretien à IsraPresse.

« L’administration israélienne sait « sauver » les juifs en danger … aider un chef d’entreprise à monter son business en Israël, ça on ne sait pas le faire »

D’autres, sous le sceau de l’anonymat n’hésitent pas à pointer du doigt des visées électoralistes. « On sait très bien que le ministère de l’Intégration est composé de beaucoup de russophones. Ajouter les juifs d’Ukraine à ce plan à quelques semaines des élections du 17 mars n’est pas anodin » nous confie désabusé un proche du dossier. « L’administration israélienne sait  sauver les juifs en danger, leur offrir des électroménagers pour démarrer. Par contre, aider un chef d’entreprise à monter son business en Israël, ça Israël ne sait pas le faire »,  ajoute cette source.

Avi Zana analyse : « L’Alyah des juifs d’Ukraine relève du sauvetage des Juifs de pays en détresse comme l’était celle des juifs de l’ex-URSS ou de l’Ethiopie, ce n’est pas le cas des juifs de France même si les évènements récents sont inquiétants ». Comment expliquer que la France – devenue en 2014 le plus gros contingent d’Alyah en Israël – ne fasse pas l’objet de toutes les attentions ? », s’indigne-t-il.

Dov Maimon : « On n’a pas encore pris la mesure de l’enjeu »

Susciter des Alyah business, tel est le crédo de Dov Maimon, rabbin et expert auprès du Think-Tank Jewish People Policy Institute basé à Jérusalem. « 18 millions de shekels c’est plus que les 10 du précédent plan », philosophe Maimon qui fait contre mauvaise fortune, bon cœur. Auteur d’un plan remarqué et salué par le président de l’Agence juive, Natan Sharansky, et conçu sur mesure pour les juifs de France, le bouillonnant Dov Maimon ne préfère pas se perdre en palabres inutiles.

Trop habitué à se heurter aux rouages de la machine administrative, il se contente de lâcher, sybillin: « On n’a pas encore pris la mesure de l’enjeu, il faut un plan purement business avec un investissement du ministre de l’Economie ».

De son côté, Avi Zana prévient : « Si le plan prévu ne s’appuie pas sur le tissu associatif francophone d’Israël, ce sera un échec ».  Plus de 7.000 juifs de France ont immigré en Israël en 2014, un record pour ce pays depuis la création de l’Etat d’Israël alors que les estimations pour 2015 parlent de plus de 10.000 personnes.

Learn Hebrew online

VGB Israpresse





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • One thought on “Alyah massive européenne : 180 millions de shekels et des questions

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *