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Zak Ebrahim : «Je suis fils de terroriste mais je ne suis pas mon père» «Même si on vous a appris à haïr, vous pouvez choisir la tolérance»


Zak Ebrahim : «Je suis fils de terroriste mais je ne suis pas mon père» «Même si on vous a appris à haïr, vous pouvez choisir la tolérance»

VIDÉO – Un jeune Américano-Égyptien a décidé de raconter son histoire : son père a participé à l’attentat du World Trade Center en 1993. Aujourd’hui, il veut montrer qu’il est possible de s’affranchir d’une éducation marquée par l’islam radical.

Le terroriste Saïd Kouachi, tué à Dammartin le 9 janvier dernier après avoir perpétré l’attentat de Charlie Hebdo, a laissé derrière lui un enfant de 3 ans. On ne sait quasiment rien sur lui, si ce n’est qu’il vivra avec ce poids toute sa vie: il est le fils d’un terroriste qui, avec son frère, a tué 12 personnes. De l’autre côté de l’Atlantique, Zak Ebrahim a vécu la même chose. Ce jeune Américano-Égyptien est le fils d’El-Sayyid Nosair, l’un des planificateurs de l’attentat du World Trade Center de 1993. À 31 ans, celui qui a longtemps caché sa véritable identité a décidé de révéler son histoire au grand public en publiant en septembre un ouvrage intitulé Le fils du terroriste. L’histoire d’un choix*. Élevé dans le fanatisme religieux, il a voulu montrer que la haine et l’intolérance n’étaient pas héréditaires.

Né à Pittsburgh en Pennsylvanie, Zak Ebrahim est le fils d’un ingénieur égyptien et d’une mère américaine, institutrice en primaire. Lors d’une conférence TED à Vancouver, diffusée en septembre et déjà vue plus de 2,3 millions de fois sur le web, il raconte son enfance, pris en étau entre un père et des oncles fanatiques, prêchant un islam radical. «Mon père m’a présenté un visage de l’islam que peu de gens, dont la majorité des musulmans, sont amenés à voir», confie-t-il. Il n’a que 7 ans lorsque sa vie bascule. On est en 1990. Son père, El-Sayyid Nosair, assassine le rabbin Meir Kahane, fondateur de la ligue de défense juive. Jugé puis acquitté, son père est finalement incarcéré pour d’autres faits mineurs. C’est depuis la prison que l’homme va planifier avec un groupe d’islamistes radicaux soutenu par al-Qaida l’attentat du World Trade Center. Le 26 février 1993, une voiture piégée explose sous l’une des deux tours, faisant six morts et plus de 1000 blessés. Reconnu coupable, son père est condamné à la prison à vie, sans libération conditionnelle, comme le rappelle le Washington Post.

«Même si on vous a appris à haïr, vous pouvez choisir la tolérance»

Les années qui suivent sont difficiles pour Zak Ebrahim. Il garde son identité secrète, change de nom et déménage une vingtaine de fois en l’espace de dix ans. Dans son livre, il raconte les intimidations à l’école, les menaces de mort, le harcèlement des médias et la misère sociale. Pointé du doigt, l’adolescent finit par se replier sur lui-même, marqué par une éducation faite de violences et d’intolérance. «En grandissant dans une famille sectaire, je n’étais pas préparé à la vraie vie, explique Zak Ebrahim. J’ai été élevé pour juger les gens sur des critères arbitraires, tels que sa race ou sa religion». Une rencontre va pourtant bouleverser sa vie. Il a 17 ans et participe à un groupe de travail à l’école. «J’ai découvert qu’un des jeunes avec qui j’avais sympathisé était juif, explique-t-il. Je n’avais jamais eu d’ami juif auparavant, et, franchement, j’étais plutôt fier d’avoir pu franchir une barrière que, toute ma vie, on m’avait fait croire infranchissable».

À partir de là, l’adolescent commence à déconstruire tous les enseignements de son père, se détache définitivement de ses thèses extrémistes et décide de se servir de sa propre expérience pour lutter contre le fanatisme. «J’ai voulu montrer que la violence n’était pas un héritage religieux ou racial et qu’un fils n’était pas obligé de suivre les traces de son père. Je ne suis pas mon père», raconte-t-il encore dans son livre. Aujourd’hui, Zak Ebrahim donne des conférences pour partager son expérience et combattre le terrorisme. «J’ai passé ma vie à chercher à comprendre ce qui avait conduit mon père au terrorisme et je me suis battu avec l’idée que son sang coule dans mes veines, écrit-il dans son ouvrage. En racontant mon histoire, j’espère donner de l’espoir et transmettre ce message: on peut être élevé dans les affres du fanatisme mais choisir la non-violence (…) Même si on vous a appris à haïr, vous pouvez choisir la tolérance. Vous pouvez choisir l’empathie».

* Le fils du terroriste. L’histoire d’un choix, TED books, 9 septembre 2014.

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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