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Sécurité des bâtiments juifs: que se passera-t-il après le départ des militaires ?


Sécurité des bâtiments juifs: que se passera-t-il après le départ des militaires ?

Suite à la prise d’otages sanglante à l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes, la communauté juive bénéficie de mesures de sécurité exceptionnelles. Jusqu’à quand ?

Ce n’est un secret pour personne. A l’heure actuelle, et très visiblement, l’armée garde et protège nombre de lieux juifs. Et comme le dit Joël Mergui, le Président du Consistoire de Paris et du Consistoire Central, « tout le monde a accueilli ces soldats avec soulagement ». Et avec reconnaissance comme en témoignent les diverses attentions dont ces derniers sont l’objet. Concrètement, ce déploiement militaire a été opéré en fonction de l’appréciation des risques tels qu’ils ont été évalués par le ministère de l’Intérieur. Et, département par département, les préfets en liaison avec la communauté ont fait le recensement des lieux à protéger. Ce, afin d’adapter la mission au « terrain ».

A priori, comme l’explique Tali, la directrice général du SPCJ (Service de Protection de la Communauté Juive), « il s’agit d’un dispositif durable selon les officiels. Mais, ajoute-t-elle, quelle en est l’échéance ? S’agit-il de jours, de semaines ou de mois, nul ne peut le dire ».  « Aujourd’hui, nous sommes à un niveau de sécurité maximale, dit en écho, Joël Mergui, et cela durera tant que l’Etat le jugera nécessaire… Et tant que le niveau de risque restera le même, nous continuerons à demander une protection maximale pour nos lieux communautaires ». Ce, tout en continuant à effectuer des travaux de sécurisation là où cela est encore nécessaire.

Cela dit, chacun sait qu’à un moment ou à un autre, le dispositif actuel sera modifié et que, selon toute vraisemblance, les militaires seront appelés à d’autres tâches. Il s’agit, donc, dans cette perspective, de penser à ce qui doit être fait pour « sécuriser » encore plus la communauté.

« Il est essentiel que celle-ci se prenne en main, souligne le Président du Consistoire. Il n’est pas possible de mobiliser les militaires à nos portes si nous ne prenons pas en parallèle des mesures de contrôle : faire effectuer un travail de filtrage à l’entrée de nos structures communautaires, ne pas laisser des portes ouvertes, ne pas permettre aux enfants de sortir n’importe comment de leurs écoles. En fait, chaque membre de la communauté, parents dans les écoles, fidèles dans les synagogues, devrait consacrer un peu de son temps à la sécurité ».

« Ce qu’il faut, c’est aussi une politique active de prévention »

C’est aussi l’avis du SPCJ qui précise qu’une partie des gestes de prévention que la communauté devrait avoir en raison des menaces qui planent sur elle n’ont pas été intégrés. Comme, par exemple, de savoir reconnaître un individu, un véhicule ou un paquet suspect. Or, toutes ces notions sécuritaires devraient, comme en Israël, être acquises par chacun afin, note Tali, « de transformer la peur en une énergie plus positive : celle ressentie quand on devient maître de son destin ». Par ailleurs, ajoute-t-elle, « il n’est pas souhaitable, sur le long terme, qu’il faille passer un cordon de policiers ou de militaires pour accéder à nos écoles. Ceci n’est pas une bonne approche pour des enfants qui sont en train de bâtir leur identité juive ».

Mais, il existe aussi une dimension politique qui est directement liée à « notre » sécurité. A savoir, plus la lutte contre l’islamisme et le djihadisme sera efficace, plus le risque d’un attentat envers la communauté juive (et la communauté nationale) diminuera. « Le Premier ministre a dit que nous sommes en guerre. Il a raison, déclare de son côté Sammy Ghozlan du Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme. Et si c’est la guerre, à des mesures exceptionnelles, j’aurais préféré des mesures d’exception. Celles-ci permettraient légalement aux autorités de l’Etat, la justice, la police ou l’armée, d’aller surveiller, chercher, interpeller ou mettre hors d’état de nuire ceux qui sont potentiellement dangereux ». Bref, un « Patriot Act » à la française.

« Ce qu’il faut, c’est aussi une politique active de prévention. Dans les écoles, dans les prisons, sur Internet… », dit encore Joël Mergui qui relève que tout un cortège de mesures en ce sens a été pris par le gouvernement. Avant de souligner : « Jamais, dans l’histoire, le sort des Juifs n’a autant été lié au sort de la France et de la démocratie ».

Catherine Garson





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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