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Quelles sont les principales sources de financement de l’État islamique ?


Quelles sont les principales sources de financement de l’État islamique ?

Si, depuis plusieurs mois, le groupe État islamique choque le monde par ses terribles exactions dans les régions qu’il a conquises en Irak et en Syrie, ses sources de financement qui font de lui l’organisation terroriste la plus riche suscitent de nombreuses interrogations.

Impôts, pillages, enlèvements, contrebande de pétrole et de gaz, trafic d’antiquités, donations de particuliers…

Le groupe État islamique (EI) est « probablement l’organisation terroriste la mieux financée », indiquait en octobre dernier David Cohen, le sous-secrétaire américain au Trésor chargé de la lutte contre le terrorisme. Si, depuis plusieurs mois, l’EI choque le monde par ses terribles exactions – viols, rapts, exécutions, crucifixions, nettoyage ethnique, etc. – dans les régions qu’il a conquises en Irak et en Syrie, ses sources de financement suscitent de nombreuses interrogations.

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Depuis le 8 août, la coalition internationale emmenée par les États-Unis mène des frappes contre l’EI dans une tentative de freiner ses avancées. Mais les Occidentaux ont toutes les peines du monde à s’attaquer au nerf de la guerre que constituent les finances du groupe, riche à millions grâce aux méthodes « mafieuses » qu’il applique dans les territoires sous son contrôle, expliquent des analystes. S’attaquer à ces sources est l’un des volets de la stratégie qu’avait exposée le 10 septembre le président américain Barack Obama pour « affaiblir » et au final « détruire » l’EI.

Contrairement à el-Qaëda, dont les ressources proviennent de dons, les jihadistes de l’EI contrôlent un territoire aussi grand que le Royaume-Uni, mais en grande partie désertique, sur lequel ils font régner leur loi à coups de racket, de pillages, d’enlèvements, de contrebande de pétrole, de gaz et d’antiquités, et de trafic d’êtres humains, expliquent des analystes. Du coup, les sanctions occidentales n’ont pas prise sur ces sources de financement totalement souterraines, souligne Evan Jendruck, consultant chez IHS Jane’s, cité par l’AFP.

Quelles sont ces sources desquelles l’EI puise son financement ?

Pétrole et gaz

Après des semaines de combats, les forces irakiennes ont pris, vendredi 14 novembre, le contrôle total de la ville stratégique de Baiji située près de la plus grande raffinerie d’Irak, après en avoir chassé les jihadistes de l’EI. La ville de Baiji, qui échappait au contrôle de l’armée depuis plusieurs mois, est stratégique car elle se trouve sur la route principale menant de Tikrit à Mossoul, deux villes tenues par l’EI. Outre le fait d’isoler un peu plus les jihadistes à Tikrit, la prise de Baiji pourrait permettre de sécuriser le site de la plus grande raffinerie du pays, située à proximité de la ville et dont les jihadistes font le siège depuis plusieurs mois.

Combien ?

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La dizaine de champs pétrolifères saisis dans l’est de la Syrie et dans le nord de l’Irak sont la principale source de revenus de l’EI. Le pétrole extrait des champs d’exploitation dans ces deux pays, qui est raffiné dans des raffineries saisies, est revendu à prix réduit au marché noir. Il rapporte environ un million de dollars par jour à l’EI depuis la mi-juin, a indiqué en octobre David Cohen, le sous-secrétaire américain au Trésor.

Le cabinet américain IHS estimait de son côté, en octobre, les revenus pétroliers de l’EI à 800 millions de dollars par an, soit l’équivalent de 2 millions de dollars par jour. « Le groupe terroriste (…) est capable de générer des revenus significatifs, même en produisant seulement une fraction des capacités pétrolières du territoire qu’il contrôle et en vendant le pétrole qu’il produit avec une forte remise au marché noir », souligne IHS.

Le cabinet américain estime que l’EI contrôle des capacités de production de 350 000 barils par jour (bj) mais qu’il ne produit que 50.000 à 60.000 bj, qu’il vend ensuite au marché noir à un prix compris entre 25 et 60 dollars le baril (40 dollars en moyenne), soit bien moins que les tarifs pratiqués sur les marchés internationaux, le Brent évoluant actuellement autour de 80 dollars le baril.

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En revanche, les capacités de raffinage de l’EI ne sont pas clairement établies, IHS estime qu’elles sont plutôt limitées à des unités mobiles couvrant principalement la propre consommation du groupe.

Après des semaines de combat, les forces irakiennes ont pris, vendredi 14 novembre, le contrôle total de la ville stratégique de Baïji située près de la plus grande raffinerie d’Irak, après en avoir chassé les jihadistes de l’EI. La ville de Baïji, qui échappait au contrôle de l’armée depuis plusieurs mois, est stratégique car elle se trouve sur la route principale menant de Tikrit à Mossoul, deux villes tenues par l’EI. Outre le fait d’isoler un peu plus les jihadistes à Tikrit, la prise de Baïji pourrait permettre de sécuriser le site de la plus grande raffinerie du pays, située à proximité de la ville et dont les jihadistes font le siège depuis plusieurs mois. Photo d’archives/AFP

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Qui achète ?

Selon M. Cohen, ce pétrole est vendu à des Kurdes en Irak qui le revendent ensuite en Turquie, mais il assure que les autorités turques et kurdes en Irak « se sont engagées à combattre la contrebande de pétrole ». Il souligne également qu’il y a des indications que ce pétrole est aussi vendu au régime syrien de Bachar el-Assad, qualifiant ces achats de « signe supplémentaire de la dépravation » du gouvernement de Damas.

Les ventes de pétrole de l’EI se font « principalement via des camions par les routes de contrebande par la frontière turque », estime, pour sa part, IHS. « Le pétrole alimente la machine de guerre de l’EI, tout particulièrement les véhicules militaires vitaux pour ses mouvements et ses capacités de combat », et « finance directement les nombreuses activités » du groupe, souligne le cabinet.

Début septembre, Médiapart rapportait que, devant des députés de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Jana Hybaskova, avait affirmé que « malheureusement, des États membres de l’UE achètent le pétrole (vendu par l’EI) ». Soulignant que l’information n’était pas publique, elle n’a pas voulu donner plus de détails aux députés.

Selon Lou’aï al-Khatib, chercheur au Brookings Doha, les jihadistes raffinent l’or noir dans des raffineries de fortune puis le font passer en camion, par bateau ou même à dos d’âne vers la Turquie, l’Iran et la Jordanie. L’EI « a réussi à faire fortune sur le marché noir en développant un vaste réseau d’intermédiaires dans des pays et territoires voisins », a-t-il expliqué en septembre dernier, cité par l’AFP.

Des experts estiment que l’EI contrôle sept champs pétrolifères et deux raffineries dans le nord de l’Irak, et six des dix champs en Syrie, notamment dans la région de Deir ez-Zor (Est) et Hassaka (Nord-Est).

Impact des frappes

Les récentes frappes militaires de la coalition internationale ont « commencé à diminuer les capacités de l’EI à générer des revenus de cette contrebande », relève M. Cohen, soulignant que sur le plan financier « quiconque faisant commerce du pétrole volé par l’EI serait la cible de sanctions financières ». « Grâce aux frappes aériennes sur les raffineries mobiles de l’EI ainsi que d’autres actions militaires, nous avons observé une réduction du chiffre d’affaires tiré des ventes de pétrole, de un million de dollars par jour à plusieurs millions par semaine », assure le responsable, sans toutefois donner de chiffres plus précis.

Outre les champs pétrolifères, les jihadistes ont pris possession de champs gaziers en Syrie et en Irak, autre importante source de revenus pour ce groupe qui vend le gaz liquide à des négociants irakiens qui les transportent quotidiennement dans des camions-citernes vers l’Irak, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Des experts estiment que l’EI contrôle sept champs pétroliers et deux raffineries dans le nord de l’Irak et six des dix champs en Syrie, notamment dans la région de Deir el-Zor (est) et Hassaka (nord est).

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Infographie publiée en septembre 2014.

Impôts et pillages

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Des combattants jihadistes. Photo d’archives/AFP

Depuis le début de son offensive massive en Irak, en juin, l’État islamique a pu voler des millions de dollars en liquide dans les banques et des équipements dans les installations militaires désertées, rapportait en septembre Associated Press.

Bachar Kiki, le chef du conseil provincial de Ninive, dont Mossoul est la capitale, précisait en septembre à l’AFP que les réserves en liquide des banques de la ville atteignaient avant cette offensive environ 400 millions de dollars. Mossoul est depuis juin sous le contrôle de l’EI.

Selon une source proche du ministère de la Défense citée par le quotidien français Libération, le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, a confisqué les avoirs de trois grosses banques à Mossoul. « Montant du butin : 429 millions de dollars (330 millions d’euros) et plus de 600 milliards de dinars irakiens (398 millions d’euros) », rapportait le quotidien en septembre.

Autres sources de rentrées régulières d’argent, le racket des commerçants locaux et les taxes imposées par l’EI aux populations locales dans les territoires qu’il occupe. Un responsable du renseignement américain qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat a précisé en septembre que les jihadistes prélèvent des taxes sur les automobilistes et chauffeurs routiers qui empruntent les routes dans les territoires sous leur contrôle.

Dans une étude publiée en août dernier, le Council on Foreign Relations rapportait que même avant la prise de Mossoul, deuxième plus grande ville d’Irak, en juin, l’EI avait prélevé des taxes d’une valeur estimée à plus de huit millions de dollars par mois des petites et grandes entreprises. Selon le site Al-Monitor basé à Washington et spécialisé sur le Moyen-Orient, toute personne ne se pliant pas au paiement de la taxe pourrait être tuée.

Production de céréales

Le groupe jihadiste épaissit son portefeuille grâce également à la production de céréales. Romain Caillet, expert des mouvements islamistes, précise à L’Orient-Le Jour que la production de céréales (blé et orge) devrait rapporter aux jihadistes 200 millions de dollars par an.

M. Caillet explique à titre d’exemple que l’EI contrôle la région du nord-est d’Alep (notamment Manbij et Raqqa), considérée comme le grenier du pays. Selon lui, elle produit du blé pour un million de personnes (par jour) qui en fin de compte ne peuvent pas survivre sans pain.

Dans le cadre de sa campagne contre les sources de financement du groupe jihadiste, la coalition internationale a récemment mené des raids sur Manbij. Un silo de blé a été détruit.

Enlèvements et trafic d’êtres humains

Les populations civiles sont les premières victimes des exactions de l’EI. Le groupe ne se contente pas de leur faire subir toutes sortes de violences et tortures, il les utilise également pour se remplir les poches. Comment ?

– En réclamant des rançons contre la libération de personnes kidnappées : selon le sous-secrétaire au Trésor chargé du Terrorisme, l’EI a ainsi engrangé « au moins 20 millions de dollars de rançons cette année ». M. Cohen a dans ce cadre pressé chaque nation de refuser de payer ces rançons, regrettant qu’au printemps dernier, l’EI ait reçu « plusieurs paiements de plusieurs millions de dollars » en échange de la libération de journalistes et otages de différents pays européens.

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Des femmes yazidies. Photo Ahmad Al-Rubaye / AFP

– En vendant des « esclaves » : Dans la dernière édition, en octobre, de son magazine de propagande Dabiq, l’EI affirmait avoir offert comme butin de guerre à ses combattants les femmes et enfants yazidis capturés dans le nord de l’Irak, se targuant d’avoir rétabli l’esclavage. Dans un article intitulé « La relance de l’esclavage avant l’heure », Dabiq indiquait pour la première fois clairement que l’esclavage des personnes considérées comme ayant des croyances religieuses déviantes a redonné son sens à un aspect de la charia. Dabiq expliquait en outre que « les gens du Livre » (les chrétiens et les juifs, NDLR) peuvent échapper à ce sort car ils ont la possibilité de verser une taxe appelée « jizia » ou de se convertir. Mais cela n’est pas appliqué aux yazidis.

 (Repère : Qui sont les Yazidis ?)

Fin août, l’OSDH a rapporté  que des dizaines de femmes yazidies capturées en Irak par l’EI avaient été forcées à se convertir à l’islam puis avaient été « vendues » pour être mariées de force en Syrie à des combattants du groupe jihadiste. « Chaque femme a été vendue contre un montant de 1 000 dollars après avoir été convertie à l’islam », avait précisé l’ONG.

À Paris, à la mi-août, une famille yazidie ayant fui Mossoul  avait raconté, lors d’une conférence de presse organisée par le Chredo (Coordination des chrétiens d’Orient en danger), que les jihadistes avaient vendu aux enchères, quelques jours plus tôt, 700 femmes yazidies au prix moyen de 150 dollars par esclave.

Trafic d’antiquités

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Photo d’archives du Musée national d’Irak. AFP/AHMAD AL-RUBAYE

En septembre dernier, au cours d’un colloque de l’Unesco, des diplomates et experts ont accusé l’EI de se livrer à la destruction de sites historiques en Irak et de vendre des antiquités pour se financer.

Le groupe jihadiste, qui estime que les statues sont de l’idolâtrie, a dynamité de nombreuses églises et autres monuments, sanctuaires des patrimoines chrétiens, juifs ou musulmans, ont souligné de nombreux interlocuteurs cités par l’AFP.

« Il y a des mafias internationales s’occupant des vestiges et de tout ce qui a trait au patrimoine qui informent Daech (acronyme arabe de l’État islamique) de ce qui peut être vendu », a souligné Qais Hussen Rachid, directeur du musée de Bagdad, ancien directeur du patrimoine et des antiquités. « Daech fait des fouilles pour vendre des objets sur les places européennes et asiatiques par l’intermédiaire des pays alentour. Ces montants financent le terrorisme », a-t-il accusé, jugeant impossible de chiffrer l’ampleur de ce trafic ou les pertes pour son pays.

En juin, le quotidien britannique The Guardian, citant des responsables de services de renseignements étrangers, a rapporté que l’EI aurait empoché au moins trente-six millions de dollars dans juste une province en Syrie en vendant des objets vieux parfois de huit mille ans.

Donations de particuliers

Bien que difficiles à évaluer, les donations de certains pays de la région au groupe jihadiste dès son émergence ont joué un rôle dans sa montée en puissance. Des pays du Golfe, notamment le Qatar, ont régulièrement été montrés du doigt.

« Le financement étatique des groupes islamistes par des pays du Golfe s’est arrêté à l’été 2013, précise à L’Orient-Le Jour Alain Chouet, ancien officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Au Qatar, le changement s’est opéré avec l’abdication de l’ancien émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, qui a cédé le pouvoir à son fils, le prince héritier Tamim. »

Quelques jours plus tard, l’ex-Premier ministre et homme fort de l’émirat, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, était écarté de la Qatar Investment Authority (Qia), le fonds souverain très courtisé dont les avoirs sont estimés entre 150 et 200 millions de dollars, dont il était vice-président.

Depuis la formation de la coalition internationale anti-EI, l’émir du Qatar a, à plusieurs reprises, nié que son pays finance des groupes extrémistes, et affirmé un engagement sans faille et à long terme dans la coalition.

En Arabie, poursuit Alain Chouet, le paysage s’est transformé « avec la reprise en main par le cabinet royal, opposé au financement des mouvements islamistes, des services de renseignements du royaume ». En avril 2014, Riyad a écarté le prince Bandar ben Sultan, le puissant chef des services de renseignements saoudiens, auquel la gestion du dossier syrien avait été auparavant retirée. L’Arabie a en outre soutenu le coup d’État de l’ex-chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi en Égypte et surtout criminalisé les activités des jihadistes dans la région.

Et les financements privés ?

Un rapport parvenu aux autorités libanaises et se basant essentiellement sur des informations officielles venues du Danemark indique que les combattants de l’EI recevraient des aides financières en provenance du Qatar, sous couvert d’associations islamiques de bienfaisance ou de contributions de donateurs qataris dans le cadre d’aides sociales, rapportait L’Orient-Le Jour en octobre dernier.

« Il y a toujours des financements privés que les États-Unis essaient d’identifier, souligne M. Chouet. Mais aujourd’hui, avec ses diverses sources de financement, l’EI en a moins besoin. » Romain Caillet confirme que l’EI s’autofinance en grande partie, les dons privés ne représentant que 2 % de ses ressources (près de 50 millions de dollars), précise-t-il à L’Orient-Le Jour, citant le dernier rapport des spécialistes Jean-Charles Brisard et Damien Martinez (Thomson Reuters).

Comment l’EI dépense-t-il son argent ?

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Photo d’illustration/AFP

Le groupe paie ses combattants

Le groupe en compte « entre 20 000 et 31 500 », selon la dernière évaluation de l’agence américaine du renseignement (CIA) qui remonte à septembre dernier.

Les combattants syriens et irakiens sont payés environ 400 dollars par mois, précise à L’Orient-Le Jour Samir Seifan, un économiste syrien basé à Dubaï. À ce salaire s’ajoutent, pour les jihadistes mariés, des bonus de 100 dollars par épouse et 50 dollars par enfant, ajoute-t-il.

« Une somme supplémentaire variant entre 700 et 1 000 dollars est attribuée aux combattants des autres nationalités (Européens et autres, NDLR), qu’on appelle les mouhajiroun », précise M. Seifan. Le chercheur indique que ces chiffres ne sont pas documentés mais qu’il s’agit plutôt d’informations qui lui sont parvenues. « Ce qui fait la force du groupe jihadiste, c’est sa capacité à tirer profit de la situation économique et sociale, et d’embrigader un grand nombre de combattants à une période où les gens ne trouvent plus rien à manger », note Samir Seifan.

L’EI « est une mafia qui gouverne par la terreur. Et les gens sont forcés par la faim à rejoindre leurs rangs car c’est la seule manière d’avoir un salaire décent », indiquait de son côté Fourat al-Wafaa, un militant de Raqqa, bastion du groupe dans le Nord syrien, utilisant un pseudonyme. Selon lui, le salaire de base est de 300 dollars.

Selon le responsable américain David Cohen, les ambitions territoriales de l’EI vont rapidement être « un fardeau financier » pour l’organisation. « Tenter de contrôler des villes et des territoires en Irak et en Syrie, et fournir un minimum de services publics aux populations que l’organisation cherche à soumettre coûtent cher», a-t-il dit, prenant l’exemple du budget officiel irakien pour les provinces actuellement occupées par l’EI qui dépassait 2 milliards de dollars. « Cela dépasse largement les revenus de l’EI (…). Cela signifie que l’organisation ne peut tout simplement pas répondre aux besoins les plus essentiels de la population qu’elle cherche à contrôler », a-t-il affirmé fin octobre à l’AFP, mentionnant déjà des pénuries d’eau et d’électricité à Mossoul, en Irak.

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Une photo d’archives datant du 29 juin 2014 montrant des combattants de l’EI à Raqqa, en Syrie. Photo AFP

L’EI achète des armes

Lors de sa fulgurante offensive en Irak, l’EI a mis la main sur des équipements militaires dont disposait l’armée irakienne. « Les arsenaux de l’armée irakienne représentent près de 95 % du matériel militaire de l’EI », indique Alain Chouet à L’Orient-Le Jour.

Outre les équipements militaires récupérés de l’armée irakienne, dont notamment des Humvee et des armes légères américaines, l’EI dispose d’armes lourdes prises à l’armée syrienne et aux rebelles. Romain Caillet souligne sur ce point qu’« il est plus facile pour le groupe jihadiste d’acheter des armes à des groupes rebelles syriens » en raison de la corruption qui les gangrène.

L’EI frappe désormais sa propre monnaie

Signe que le groupe se veut bel et bien un État autonome malgré la campagne militaire internationale menée contre lui, l’EI a annoncé la semaine dernière qu’il allait frapper sa propre monnaie, des pièces en or, argent et cuivre, qui sera utilisée dans le territoire qu’il contrôle en Syrie et en Irak. « Si Dieu le veut, différentes pièces vont être fabriquées en or, argent et cuivre », a affirmé l’EI dans un communiqué diffusé sur les forums jihadistes.

L’organisation explique que l’objectif est de remplacer « le système monétaire tyrannique imposé aux musulmans qui a conduit à leur oppression ». Il a également précisé que l’objectif est de libérer les musulmans du « mercantilisme et de l’oppression économique satanique ».

Sur les photos publiées par l’EI, apparaît sur une face « l’État islamique », « le califat », ainsi que le poids et la valeur de la monnaie. Des symboles comme la mosquée al-Aqsa à Jérusalem apparaissent aussi sur différentes monnaies. (Lire aussi : Quand l’État islamique s’improvise banque centrale).

Source : L’Orient-le-Jour, par Rita SASSINE





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 2 thoughts on “Quelles sont les principales sources de financement de l’État islamique ?

    1. yohanam

      Article tiré de DREUZINFO

      Archevêque catholique de Mosul aux occidentaux: « nos souffrances d’aujourd’hui sont le prélude des vôtres »

      L’islam se propage par le viol, la menace de décapitation et se construit sur le sang des martyrs non musulmans.

      « En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire » Georges Orwell

      Le viol
      Dans le monde musulman, le viol est considéré comme une arme de domination sur les chrétiens. La spécificité de ces crimes est qu’ils sont légitimés par le sentiment de certains musulmans d’avoir le droit de disposer à leur gré des chrétiens. Ils éprouvent à la fois un sentiment d’impunité et de légitimité.

      Au Pakistan
      Les médias occidentaux ignorent – ou feignent d’ignorer – le sort des enfants chrétiens et hindous victimes de viols et de meurtres. C’est le triste constat que dresse dans Right Side News Raymond Ibrahim, chercheur associé au Forum du Moyen-Orient, dans un article intitulé « Le viol et le meurtre d’enfants chrétiens au Pakistan ». La spécificité de ces crimes est qu’ils sont légitimés par le sentiment de certains musulmans d’avoir le droit de disposer à leur gré des chrétiens.

      Au Pakistan, c’est à une multiplicité de cas de ce genre que sont confrontés les chrétiens :

      Muqadas Kainat, violée et étranglée à 12 ans
      Muqadas Kainat, violée et étranglée à 12 ans

      Muqadas Kainat a été violée par cinq hommes dans un champ près de chez elle selon le médecin légiste. Après avoir abusé d’elle, ses agresseurs musulmans ont étranglé la fillette de 12 ans. C’est le père, à l’hôpital au chevet de son épouse pendant le drame, qui a découvert le corps de sa malheureuse enfant. Si une enquête à été ouverte, les coupables n’ont pas été appréhendés. Dans la région de Sahiwal où le crime a été commis, et où les chrétiens ne représentent que 1% de la population, nombreuses sont les jeunes filles violées, voire forcées de changer de religion et épouser leurs agresseurs.

      Samuel Yaqoob, un garçon de 11 ans qui se rendait au marché de Faisalabad pour acheter de la nourriture a disparu. Son corps a été retrouvé torturé et criblé de 23 coups portés avec une lame acérée, et le médecin légiste a estimé que l’enfant avait été sodomisé. La famille avait eu du mal à reconnaître l’enfant, brûlé, dont le nez les lèvres et l’abdomen avaient été tranchés et découpés.

      D’autres cas de viols suivis du meurtre des petites victimes existent.

      La petite Nisha, âgée de 9 ans, a été enlevée et violée par plusieurs hommes et supprimée avant d’être jetée dans le canal.

      Shazia Bashir, une enfant de 12 ans, avait été réduite en esclavage, violée et assassinée par un riche avocat musulman contre qui le père n’avait rien pu faire en justice.

      « Au Pakistan, (comme ailleurs dans le monde musulman,) le viol est une arme de domination sur les jeunes filles non musulmanes, notamment les Chrétiennes. C’est une forme de violence qui vise à affirmer la soumission des infidèles aux musulmans. La société musulmane n’est pas indignée par ces actes atroces, car les victimes sont majoritairement issues des minorités religieuses. Les violeurs sont rarement punis. » Sardar Mushtaq Gill, avocat pakistanais.

      En outre, les victimes de viols qui survivent sont confrontées à de terribles difficultés, elles ne reçoivent ni traitement médical adéquat, ni d’aide psychologique.

      La décapitation des infidèles
      « Et ton Seigneur révéla aux Anges : “Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants [les non-musulmans]. Donc frappez-les au-dessus des cous [décapitez-les] et frappez-les sur tous les bouts des doigts [amputations]. Cela, parce qu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager.” » (Sourate 8,12-13)

      Il est donc légitime, pour le Coran, de décapiter tout non-musulman.

      « Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru [les non-musulmans], frappez-en les cous [décapitez-les]. » (Sourate 47,4)

      Après le viol, justifié par le coran, la décapitation des chrétiens par les musulmans est devenu un spectacle de plus en plus visible.

      Au mois d’août dernier, les militants de l’Etat islamique ont décapité un chrétien après l’avoir forcé à réciter la « chahada », la profession de foi islamique : « Il n’y a pas d’autre dieu hormis Allah et Mahomet est son messager. » Celui qui prononce cette phrase devant des témoins musulmans devient musulman, et théoriquement, il sauve sa vie et ses biens. Ce ne fut pas le cas pour ce pauvre homme, qui, après avoir renoncé à sa foi chrétienne pour l’islam, fut décapité devant une caméra.

      L’histoire de ce malheureux fut racontée dans le Christian Post. La décapitation fut filmée et la vidéo diffusée comme un avertissement à tous les « gens comme lui ». Dans la vidéo, on peut voir ce pauvre chrétien sans défense, entouré d’hommes armés, portant des masques, réciter la chahada. Un leader du groupe déclara ensuite :

      « Personne ne va l’abattre maintenant, vous entendez ? Il ne sera pas abattu par balles, car ce serait de la compassion. Il sera décapité, car c’est un kouffar, un non musulman, allié du gouvernement, et il n’a pas prié. Tous les gens comme lui subiront la même fin par décapitation.»

      Un militant armé d’une machette saisit alors le malheureux par les cheveux et commença à le décapiter, tandis que le groupe criait : « Allahu Akbar… il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah ». Allah, le dieu si miséricordieux, qui exige des sacrifices humains pour apaiser son courroux.

      Inspirée par la vague de décapitations, perpétrées par l’Etat islamique, une britannique, convertie à l’islam, se trouvant actuellement dans les territoires sous contrôle de l’ISIS, a récemment menacé de décapiter les chrétiens avec un couteau.

      Selon le Daily Mail, Umm Hussain al-Britani, anciennement Sally Jones, de Chatam, membre d’un groupe de rock féminin et mère célibataire de deux enfants, envoya un message aujourd’hui disparu des sites, déclarant :

      « Vous Chrétiens, méritez tous d’être décapités avec un beau couteau et vos corps sans tête étalés dans les rues de Raqqa… Venez ici, je le ferais pour vous. »

      Il est surprenant de constater comment la conversion à l’islam, cette belle, grande et noble « religion » d’amour, de tolérance, de paix, transforme souvent le nouvel adepte en un fou furieux sanguinaire.

      Par contre, un musulman, qui embrasse le christianisme, devient un homme nouveau, libéré de son carcan idéologique liberticide, suprémaciste, mortifère.

      Nigéria
      Au Nigéria, des membres du groupe islamiste Boko Haram, qui cherche à imposer la charia au Nigéria par l’horreur et le sang, ont décapité un enfant de 6 ans coupable d’être chrétien.

      Un dimanche du mois d’août, pendant l’office religieux, une horde d’une centaine d’assassins islamistes envahit le village, à majorité chrétienne, d’Attagara. Armés de machettes et de mitraillettes, ils massacrèrent hommes, femmes, enfants.

      Un villageois, Sawaltha Wandala, se rendait à l’église pour le deuxième office, quand il vit les corps des enfants massacrés jonchant le sol. Il aperçut un petit de six ans, grièvement blessé par une machette, gisant dans un fossé. Wandala prit l’enfant dans ses bras et se dirigea vers un hôpital du Cameroun. Hélas, il fut arrêté par cinq assassins de la secte de Boko Haram. Ils lui enlevèrent l’enfant des bras et le décapitèrent. Ensuite ils se mirent à frapper l’homme de 55 ans avec des branches, puis à la tête avec une pierre et quittèrent les lieux, le laissant pour mort. (Source : Christian Today)

      Les membres de Boko Haram demandèrent à un autre chrétien, John Yakuba, de se convertir à l’islam, s’il ne voulait pas mourir dans d’atroces souffrances.

      Yakuba refusa. Ils lui lièrent les bras et les jambes à un arbre et lui tranchèrent une main avec un couteau.

      « Tu vas te convertir à l’islam maintenant » lui enjoignirent ses tortionnaires ?

      « Vous pouvez tuer mon corps, mais non mon âme » s’écria Yakuba.

      Les monstres islamiques continuèrent leur sale besogne et lui coupèrent un pied, puis frappèrent son dos avec une machette.

      « Nous allons te montrer » lui dirent-ils.

      La tête de Yakuba fut frappée avec une machette et un coup de hache fendit son genou jusqu’à l’os.

      Il perdit conscience et resta trois jours attaché à l’arbre, avant d’être trouvé et conduit à l’hôpital dans le coma. Quand l’état de santé de Yakuba s’améliora, il offrit un message de paix à ses assaillants. « J’ai pardonné aux militants islamiques, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Source : Christian to-day)

      Lors d’une autre attaque, perpétrée par Boko haram dans une région à majorité chrétienne, cent personnes furent massacrées. Un survivant déclara : « Je remercie Dieu d’avoir épargné ma vie, mais trois de mes voisins et membres de notre églises furent tués au cours de l’attaque. Les Chrétiens de notre village ont eu la gorge tranchée, leurs mains et pieds liés derrière leur dos. Des maisons furent détruites à la bombe, tandis que les militants de Boko Haram chantaient » : Allah est grand » en arabe ». L’ode habituelle à leur divinité assoiffée de sang humain.

      Kenya
      Au Kenya, des militants du groupe somalien Al Shabaab enlevèrent un groupe d’hommes d’affaires près de Lamu et les conduisirent dans la forêt. Ils relâchèrent trois d’entre eux, mais décapitèrent le quatrième, car Chrétien. Les femmes chrétiennes, y compris les enfants, furent violés et emmenés comme esclaves.

      Irak
      En Irak, près de 1500 chrétiennes et membres d’autres minorités, n’ayant pas réussi à fuir l’avancée de l’EI, furent violées par des gangs, puis vendues comme esclaves sexuelles pour 25 dollars. Une déclaration conjointe de deux responsables de l’ONU fit état d’atrocités commises contre les femmes, fillettes et petits garçons Yézidis, Chrétiens, Turkmènes et Shabak.

      Une jeune fille qui réussit à dissimuler un portable en prison, décrivit les terribles expériences vécues par les prisonnières, violées par des douzaines d’hommes en l’espace de quelques heures. Des bébés, nés de viols, étaient enlevés des bras de leurs mères et disparaissaient.

      Les décapitations et les viols dans le monde islamique ne semblent pas trop concerner les occidentaux. Cela se passe si loin de chez eux… Gravissime erreur. Ces « coutumes » d’un autre âge commencent à se répandre dans nos pays sans que cela n’inquiète nos responsables, bien à l’abri dans leurs tours d’ivoire.

      Nos souffrances d’aujourd’hui sont le prélude des vôtres

      Et comme le déclarait récemment l’Archevêque Amel Shimoun, archevêque catholique chaldéen de Mosul en exil :

      « Nos souffrances d’aujourd’hui sont le prélude des vôtres. Les Européens et les Chrétiens occidentaux souffriront dans un futur proche. Le siège de mon diocèse a été occupé par les islamistes, qui veulent que nous voir convertis ou morts. Mais ma communauté est toujours vivante.

      S’il vous plait, essayez de nous comprendre. Vos principes libéraux et démocratiques ne valent rien ici. Vous devez considérer notre réalité au Moyen Orient. Vous accueillez dans vos pays un nombre sans celle croissant de Musulmans. Vous êtes aussi en danger. Vous devez prendre des décisions courageuses et fortes, même si elles doivent être en contradiction avec vos principes. Vous pensez que tous les hommes sont égaux, mais ce n’est pas vrai. L’islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. Si vous ne comprenez pas cela à temps, vous deviendrez les victimes de ceux que vous avez accueillis chez vous. »

      Ce poignant appel à l’Occident a déjà été publié sur divers sites de vigilance, mais il n’est pas inutile de le répéter encore et encore, car le déni de la réalité, de la menace islamique, qui pèse sur nos têtes, sur celles de nos enfants dans un avenir de plus en plus proche, persiste dans l’esprit de ces irresponsables au pouvoir, adeptes du multiculturalisme à tout prix, au point de favoriser un totalitarisme pseudo-religieux, qui imposera une société monoculturelle, soumise à la loi de la charia, à coup de viols et de décapitations.

      Attaques des musulmans contre les convertis au christianisme
      Nul contrainte en religion … Ils citent tous la sourate 2,256 sans préciser qu’elle fut abrogée par les sourates 8.39 – 9.5 – 9.11 – 9.38.

      Selon la jurisprudence islamique et la charia, avec un consensus de tous les savants dans le monde islamique, « nulle contrainte en religion » signifie que tous les arabes, juifs, chrétiens, incroyants et païens ont la liberté de se convertir à l’islam, mais non l’inverse. C’est une liberté à sens unique … tout comme le prétendu dialogue islamo-chrétien, à tolérance unique.

      Iran
      Pays du « modéré » Rouhani, où les pendaisons d’apostats, de dissidents politiques, de membres de minorités non musulmanes sont organisées de façon industrielle.

      La femme du Pasteur irano-américain Saeed Abedini, emprisonné en Iran depuis près de deux ans, a déclaré que son mari a reçu des menaces de mort de la part de militants sunnites de l’Etat islamique, enfermés dans le même centre de détention.

      « Non seulement il risque d’être condamné à mort, car converti au christianisme, mais il est aussi devenu la cible des membres de l’Etat islamique. Mon mari se trouve dans le même bloc que les militants sunnites, mais dans une section séparée. Il craint de quitter sa cellule pour la promenade. J’ai peur pour lui. » Elle ajouta que ses enfants ont envoyé une vidéo au président Obama, le suppliant de ramener leur papa sain et sauf à la maison.

      La réaction d’Obama est inconnue à ce jour…

      Le Pasteur et sa petite famille à une époque heureuse
      Le Pasteur et sa petite famille à une époque heureuse

      Le pasteur Matthias Haghnejad, ex-musulman, est accusé d’être hostile envers Allah, un crime punissable de mort.

      Le sort de deux autres chrétiens arrêtés avec lui demeure incertain. Le pasteur et ses amis furent arrêtés par les services secrets à leur domicile. Interrogé pendant deux heures, il fut accusé de mener la guerre contre Allah (moharebeh), un délit passible de la peine capitale. Les trois convertis avaient déjà été ciblés par les autorités pour « crime d’évangélisation » et atteintes à la sécurité nationale.

      Prêcher l’amour du prochain constitue un danger pour la sécurité du pays, ben voyons.

      Kenya
      En avril dernier, Hussein Hassan Mohammed, âgé de 30 ans, un musulman converti au christianisme, fit part en pleurant aux fidèles de l’église Mogotion Kingés Outreach Chruch de ce que les musulmans lui firent subir, après sa conversion.

      Il fut battu, abandonné inconscient dans une mosquée, sa tête fut mise à prix par les leaders islamiques et son propre père essaya de l’empoisonner. (une expérience similaire a été endurée par un autre musulman converti en Ouganda, que la tante essaya aussi de tuer). Il fut arrêté et torturé, car les autorités refusèrent de croire en sa conversion, prétextant qu’il était en fait un terroriste se faisant passer pour chrétien. (ce qui arrive fréquemment). Conduit à l’hôpital, il demanda à son père de lui rendre visite. Ce dernier lui dit : « Est-ce vrai que tu as embrassé la foi chrétienne ?» Il répondit « oui ».

      « Mon père m’avait apporté de la nourriture, mais mon instinct me prévint de la rejeter. Les médecins notèrent que j’étais agité et me conseillèrent de manger, ce que je refusais. Un médecin donna la nourriture à un chat, mais lui aussi refusa de la manger. Elle fut analysée dans un labo et l’on découvrit qu’elle était empoisonnée. »

      La police arrêta le père. Interrogé sur ses motifs à vouloir tuer son fils, il répondit : « Mon fils a abandonné l’islam et a sali notre communauté en devenant chrétien. »

      Hussein déclara : « je pensais que mon père était venu pour m’aider, mais il voulait juste me tuer ». Quand il quitta l’hôpital, Hussein plaida pour la relaxe de son père, car il lui avait pardonné. La police libéra le père.

      Nouvelle Zélande
      Les amis de Khalid Muidh Alzahrani, un Saoudien converti au christianisme, qui s’appelait désormais Daniel, s’inquiétaient de la disparition de ce dernier de son appartement à Christchurch. Ils craignaient que Daniel eut été enlevé et reconduit à La Mecque, la ville sainte de l’islam. En Arabie saoudite, le code pénal prescrit la peine de mort pour l’Apostat. « En islam, nulle contrainte en religion », nous répètent les spécialistes de la taquyia. Ah bon, alors pourquoi celui qui quitte l’islam est condamné à mort ?

      Daniel arriva à Christchurch il y a 5 ans pour y étudier l’anglais. Il se convertit au christianisme et demanda le statut de réfugié, qu’il obtint sans problème, vu qu’il risquait d’être persécuté pour sa foi dans son pays d’origine où la liberté de religion n’existe pas et où la liberté d’expression est considérée comme un blasphème, passible de la peine de mort.

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      Ah, l’islam, religion parfaite, modèle à suivre, religion supposée apporter bonheur, justice et félicité à l’humanité…

      Daniel était terrifié à l’idée qu’il pouvait être enlevé et obligé de retourner dans son pays de « liberté selon la charia ». Contacté par les autorités, l’ambassadeur saoudien déclara que Daniel avait personnellement insisté pour rentrer afin de rendre visite à sa mère et que le consulat avait payé son billet d’avion.

      Mais ses amis ne le croient pas.

      La dernière fois qu’ils avaient vu Daniel, il était accompagné par deux étrangers arabes, sans doute des agents du gouvernement saoudien ou envoyés par la famille, pour l’emmener hors du pays d’accueil sous la contrainte.

      Il y a eu de nombreux autres cas de Saoudiens extradés de force des pays où ils avaient trouvé refuge. En 2012, Hamza Kashgari, un chroniqueur, accusé d’avoir insulté le prophète sur twitter, essaya de rejoindre la Nouvelle Zélande, mais il fut intercepté à Kuala Lumpur en Malaisie et renvoyé en Arabie saoudite, où il fut emprisonné sans jugement.

      En mai dernier, un jeune chrétien saoudien, arrivé à Auckland deux mois auparavant, fut enlevé en pleine rue par trois hommes, juste avant son interview pour obtenir le statut de réfugié, et renvoyé en Arabie saoudite, où il fut arrêté, emprisonné et torturé. Son avocat, Roger Chambers déclara que le jeune homme parvint à contacter secrètement ses amis à Auckland et leur fit part du cauchemar qu’il était en train de vivre. S’il ne renonçait pas à sa foi chrétienne, il pouvait s’attendre à être décapité.

      Yémen
      Les membres musulmans de la famille d’une femme convertie au christianisme, remplacèrent l’huile végétale d’une bouteille par de l’essence. Quand la malheureuse versa ce qu’elle croyait être de l’huile dans la poêle chaude pour préparer le déjeuner, le liquide s’enflamma et la bouteille explosa. Les flammes l’enveloppèrent sous les regards et les cris affolés de ses quatre enfants (Morning Star News). Le mari, entendant les cris, accouru dans la cuisine et s’acharna à éteindre les flammes, tandis que l’un de ses fils s’approcha de sa mère pour la réconforter, mais il fut lui-même brûlé. Transportée à l’hôpital, la malheureuse, âgée de 33 ans, succomba à ses blessures après deux semaines de terribles souffrances. Quand le mari retourna à la maison, un parent lui raconta l’impensable : certains membres des deux familles avaient décidé de remplacer l’huile végétale par de l’essence afin de les punir. Le couple s’était converti au christianisme et refusait de revenir à l’islam.

      Nazeera a l’hôpital après la tentative d’homicide par le feu

    2. Et si......

      C’est là que les pétrodollars vont connaître leurs « amis »

      L’Ere du Pétrole Arabe n’est Plus !

      Par Guy Bechor
      YnetNews 4/1/15

      La nouvelle la plus spectaculaire de 2014 est passée presque inaperçue : les Etats-Unis ont levé les restrictions sur les exportations de pétrole américain, et dès les premiers jours de la nouvelle année, ils ont commencé à exporter leur pétrole dans le monde.
      Personne ne croyait que cela arriverait si vite, mais les Etats-Unis sont déjà le plus grand fabriquant de pétrole dans le monde, plus grand que l’Arabie Saoudite, grâce à la technologie du schiste bitumeux qui a changé le monde de l’énergie.
      En un an, les Etats-Unis devraient exporter environ un million de barils de pétrole par jour et en produire 12 millions par jour. L’Iran, pour comparer, produit environ un million et demi de barils par jour.
      Cela signifie que les prix du pétrole vont continuer à baisser, alors que les Etats-Unis sont déjà en concurrence avec d’autres fabricants. En conséquence, la Russie sera écrasée, l’Arabie Saoudite et le reste des pays du Golfe vont tomber tête par terre, le cartel va s’effondrer, et toutes les dictatures qui étaient essentiellement basées sur le pétrole, comme l’Iran, devraient faire face à un avenir sombre.
      Dans le même temps, les démocraties comme le Canada, le Brésil, le Mexique, le Nigeria et même le petit Israël entreront sur le marché.
      L’ère du pétrole arabe est terminée, et donc également la puissance destructrice des dictatures du pétrole du Golfe Persique. Ces dictatures ont honteusement contrôlé l’Europe en déclin, achetant des politiciens, soudoyant des entreprises, mettant la main sur l’économie et le pouvoir politique, également utilisés contre Israël.
      Il faudra quelques mois, mais autant les européens que les américains se rendront compte que l’ère de la puissance destructrice arabe n’est plus, parce que les états du Golfe n’auront plus d’argent à dépenser. Au contraire, ils seront secoués à l’intérieur par des chocs sociaux, ethniques et terroristes, car ils n’auront plus d’argent pour continuer à satisfaire le terrorisme.
      Les signes de la baisse du pouvoir arabe sont déjà visibles. Vingt-deux pays arabes ont fait d’énormes efforts la semaine dernière pour faire passer une résolution anti-Israël au conseil de sécurité de l’ONU, mais n’ont pas réussi. Les pays occidentaux forts ont fait face. Il est vrai que la France et le Luxembourg sont encore contrôlés par le capital arabe, ou pensent qu’ils le sont, mais ils vont également se rendre compte que l’ère de l’argent arabe est terminée.
      Mais alors que les prix du pétrole vont continuer à baisser, que va-t-il arriver à la Russie ? Le pays s’effondre et pourrait se tourner vers une guerre en Europe pour se sauver. Et qu’arrivera-t-il à l’Egypte, financée par l’Arabie Saoudite ? Cette dernière a déjà réduit son aide au Caire, parce que l’argent n’est plus une évidence.
      Et que dire des riches pays du Golfe, comme le Qatar ? Ils se font des illusions que quelqu’un sera intéressé par eux si ils n’ont pas de pétrole. Ils pensent encore jouer avec l’idée du tourisme. Eh bien, si il n’y a pas de pétrole, personne ne voudra s’y rendre, et le sable couvrira à nouveau les immenses tours qu’ils ont construits.
      Et l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ? Le fait est que personne dans le Golfe ne lui a effectivement donné de l’argent, et ce même avant la crise, bien qu’il y avait toujours les traditionnelles déclarations festives.
      Alors que l’année 2015 commence, nous sommes confrontés à un monde nouveau. Un monde de la révolution de l’information, de l’esprit, de la force personnelle, de l’innovation et des inventions. Et dans ce monde, Israël est une vraie princesse.
      L’ère du pétrole arabe est terminée, et l’ère de l’esprit de la mondialisation et d’Israël commence. C’est un fait que les pays qui n’osaient pas se rapprocher de nous dans le passé, en raison de l’extorsion par les capitaux arabes, le font maintenant à la hâte, comme pour rattraper le temps perdu pendant tant d’années.
      Israël est devenu un proche ami de pays éloignés dans le passé, comme l’Inde, le Japon, la Chine et la Corée du Sud. Eux aussi comprennent que ceux qui ne sont pas innovants et manquent d’esprit créatif ne seront tout simplement pas. Et dans ce domaine, Israël a beaucoup à leur offrir, tout comme ils ont beaucoup à offrir en retour.

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