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Constitution de l’armée de « l’Etat de Palestine » grâce aux Etats-Unis


Constitution de  l’armée de « l’Etat de Palestine » grâce aux Etats-Unis

Image à la Une : Des centaines de soldats de la Force de Sécurité palestinienne dans une rue de Ramallah, pour s’opposer à une manifestation anti-américaine pendant la visite du Président Obama en 2013.

La décision du consulat américain de fournir les attributs d’un Etat palestinien à l’Autorité palestinienne en dehors du processus de négociation devrait être examinée de très près.

Quel plan avons-nous si l’armée palestinienne attaque l’armée israélienne à l’avenir – à la place de son ennemi présumé, le Hamas?

Il est révélateur que les États-Unis semblent déterminés à fournir à l’Autorité palestinienne une armée alors qu’elle est encore en guerre avec notre allié, Israël.

La semaine dernière, des fonctionnaires du consulat américain à Jérusalem-Est ont participé à une manifestation de protestation palestinienne sur la destruction par Israël d’oliviers plantés illégalement en Judée-Samarie. En coordination avec l’Autorité palestinienne [AP], mais pas avec Israël, la manifestation avec le personnel du Consulat a fini par des affrontements avec les Israéliens vivant à proximité. C’est  pratiquement l’incident international le plus discret dont vous n’avez jamais entendu parler. [Notre article précédent]

Cette semaine, l’accent n’étant plus sur Paris, le Quatuor pour le Moyen-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et l’ONU) prévoit de se réunir. La décision du consulat américain de fournir les attributs d’un Etat palestinien à l’Autorité palestinienne en dehors du processus de négociation devrait être surveillée de près.

L’incident de l’olivier a donné lieu à un article dans la presse israélienne sur l’utilisation par le Consulat de la sécurité palestinienne, au lieu des anciens combattants de Tsahal tel que requis par un accord de 2011. Selon l’article, certains gardes de Tsahal ont été licenciés. D’autres ont démissionné, dénonçant la nomination d’un nouveau responsable de la sécurité du consulat, qui disent-ils, a établi une milice armée palestinienne. « Il les entraîne au maniement des armes, aux combats et aux exercices tactiques.  Il y a un manque de responsabilité ici. Qui peut assurer que ces armes, une fois confiées aux gardes palestiniens, ne se retrouveront pas dans des groupes terroristes »

Le remplacement des anciens combattants de Tsahal par une Force de sécurité palestinienne [PSF] fait partie d’une longue série de mesures pour transformer le corps politique palestinien en un Etat. Si le consulat américain devient l’ambassade américaine en Palestine – une fonction qu’il remplit déjà – il est compréhensible que l’Autorité palestinienne ne veuille pas « des soldats israéliens d’occupation » pour garder le symbole de l’Amérique dans « sa capitale, Jérusalem. » […]

Les Forces de Sécurité palestiniennes existent depuis 1994 et ont sans arrêt changé de mandats. Elles sont passées d’une « force de police » selon la formulation d’Oslo pour « démanteler l’infrastructure terroriste » pour qu’Israël puisse avoir confiance dans la sécurité après le retrait du territoire, et sont devenues une force de protection pour Mahmoud Abbas pour qu’il poursuivre les négociations sous les auspices des Etats-Unis – et maintenant une armée pour l’état naissant.

L’administration Clinton avait signé pour la phase de police, mais avait demandé comment on pouvait s’attendre à ce que, sans armement Arafat jugule les «terroristes». On passait sous silence que a) Arafat était le bailleur de fonds principal et organisateur des organisations terroristes en question, et b) l’OLP s’était déjà montré parfaitement capable de tuer ses ennemis.

Les premiers fonds pour l’équipement et la formation sont venus en 1994 de bailleurs de fonds internationaux, dont les États-Unis. Arafat, ayant un arsenal de taille raisonnable de son côté, voulaient des armes, mais s’est mis d’accord pour des armes non létales.

En 1996, la ‘police’ palestinienne formée par l’Occident a attaqué  des membres de Tsahal avec des armes, tuant 15 soldats et gardes-frontières, après l’ouverture d’une sortie d’un ancien tunnel Hasmonéen à Jérusalem, près du Mur occidental dans la vieille ville.[ Hasmonean tunnel]

Malgré ces attaques, selon Jeffrey Boutwell, directeur des Conférences Pugwash sur la Science et les Affaires mondiales, le Protocole d’Hébron de 1997 « prévoyait une force de police palestinienne de quelque 30.000 personnes, équipée de 15 000 fusils automatiques et de pistolets, 240 mitrailleuses lourdes, 45 véhicules blindés, des engins de patrouille légèrement armés et du matériel de communication et  de transport associé « . Un Comité conjoint de coordination et de coopération de sécurité israélo-palestinien [JSC] a été formé pour superviser « des accords pour la mise en place de la police palestinienne avec l’introduction d’armes de police, des munitions et de l’équipement. »

Entre le début des livraisons d’armes occidentales et un marché noir florissant, la police de l’AP avait à sa disposition tout un équipement dangereux.

La formation s’est arrêtée au cours de la « deuxième Intifada » entre 2001-2004 avec la révélation non surprenante que la «police» de l’AP  trouvait les capacités fournies par l’Occident insuffisantes pour attaquer les Israéliens. En 2005, cependant, l’histoire a repris et les Etats-Unis  décidèrent que les Palestiniens devaient avoir un nouveau service de sécurité. Le LTG William Ward USA (commandant général adjoint de l’armée américaine en Europe, et chef d’état-major, Septième armée américaine) était l’homme de la situation. Selon la Secrétaire d’Etat de l’époque, Condoleezza Rice, sa mission était la suivante:

« S’assurer que les parties se comprennent l’une l’autre et que nous comprenions ce que font les parties, afin que nous puissions l’élever au niveau approprié » en cas d’action nécessaire.

« Fournir un point focal de formation, d’équipement, d’aide aux palestiniens pour qu’ils construisent leurs forces de sécurité et aussi de surveillance et, si nécessaire, aider les parties sur les questions de sécurité. »

Les missions étaient incompatibles et inappropriées. La première impliquait « l’interprétation des parties » avec en vue l’intervention américaine, un travail politique qui n’incombait pas à un officier militaire. En outre, ayant une grande part de sa mission orientée vers la force palestinienne, le Général avait intérêt au succès des palestiniens plutôt que s’intéresser aux préoccupations d’Israël.

Et il arriva ce qui devait arriver. La mission Ward, le seul vecteur pour l’aide américaine à la nouvelle Force de sécurité palestinienne, n’a abouti qu’à mieux former des terroristes.

LTG Keith Dayton (directeur de la stratégie, des plans et des politiques, Bureau du sous-chef d’état-major, G-3, US Army), respecté et aimé par Israël et l’armée israélienne, a succédé à LTG Ward. Son travail, cependant, fut compliqué par les relations détériorées Hamas-Fatah à Gaza. Selon Ha’aretz [..], Dayton devait armer et former « la Garde présidentielle du président de l’AP Mahmoud Abbas pour le préparer à une confrontation violente avec les forces potentielles du Hamas à Gaza. Des sources palestiniennes disent que la formation de 400 soldats du contingent 17 a commencé [en Novembre 2006] à Jéricho sous la direction d’un instructeur militaire américain « . Le contingent 17 avait été la garde prétorienne d’Arafat, qui attaquait les palestiniens récalcitrants ainsi que les Israéliens. Abbas en a hérité.

Fournir un soutien américain à une faction palestinienne plutôt qu’une autre était une décision politique en accord avec ce que notre gouvernement supposait être les «meilleurs» ou les plus «modérés» des palestiniens, en espérant qu’ils utiliseraient notre aide pour mettre à bas le Hamas plutôt que de l’utiliser à tuer de plus en plus d’Israéliens.

Le résultat a concouru à légitimer le mouvement rampant des palestiniens vers une armée à part entière.

Cette nouvelle mission nécessitait la participation de Tsahal – qu’Israël avait approuvé en partie en raison de ses relations avec LTG Dayton, et parce qu’elle permettait à Israël d’opérer dans le territoire de Judée-Samarie avec une main relativement libre et d’arrêter à la fois les membres du Hamas et les mauvais éléments du Fatah. Elle rendait également Abbas redevable à Israël pour sa sécurité personnelle et celle de sa kleptocratie. Cette partie a fonctionné, et même maintenant, les personnalités de l’AP ont admis publiquement que sans la coopération de Tsahal, l’AP se serait effondrée.

Les successeurs de Dayton, LTG Michael Moeller, USAF et le SMA Paul Bushong, USN, ont tranquillement continué et amélioré la formation et les armements.

Poser les questions c’est comprendre qu’il n’y a pas de réponses raisonnables provenant soit du Consulat ou du Département d’Etat. En leur absence, l’inquiétude sur le choix des gardes de sécurité par le Consulat américain à Jérusalem est appropriée, mais insuffisante. Tout ceci est révélateur que les États-Unis semblent déterminés à fournir à l’AP une armée alors qu’elle est encore en guerre avec notre allié, Israël.La question a toujours été double: Qu’est-ce qui constitue des armes « appropriées » pour la PSF, et comment les États-Unis justifient-t-ils leur formation à des forces de sécurité dont la loyauté ultime sera vouée à gouvernement que nous ne pouvons pas prévoir et qui peut devenir quelque chose – ou est déjà quelque chose – que nous n’aimons pas? Le corollaire est: Quel plan avons-nous si l’armée palestinienne attaque les forces de Tsahal à l’avenir – à la place de son ennemi présumé, le Hamas?

by Shoshana Bryen – 21 janvier 2015
http://www.gatestoneinstitute.org/5123/palestinian-army

Traduction  Europe Israël
© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif







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  • 7 thoughts on “Constitution de l’armée de « l’Etat de Palestine » grâce aux Etats-Unis

    1. MK

      Mince alors, mauvaise nouvelle qui confirme le souhait d’OBAMA de se rapprocher de l’IRAN.
      N’y a-t-il personne aux U.S. pour contrecarrer ces plans ?
      Surtout que l' »Etat de Palestine » n’existe pas !

    2. Akerman Michel Israël

      Depuis la signature aux Etats-Unis des calamiteux accords d’Oslo la « police » palestinienne disposait de 30000 armes fournies par Israël (grâce à la volonté de Péres et au silence de Rabin). Depuis ce sont les milliers d’autres armes qui se sont ajoutées à cet arsenal qui servira à quoi puisque la totalité des arabes de Judée et Samarie sont nos ennemis ?
      Netanyahou a déclaré à Herzliya être favorable à un 23ème état musulman SUR notre Terre s’il n’a pas d’armée ! Il l’a déjà ! Il ferait comme le Hamas à Gaza dès que Hussein Barak Obama l’aura décidé en faisait voter pour un état palestinien à l’ONU. Il lui reste moins de deux ans mais il a déjà commencé le forcing pour favoriser le monde de la Charia. Il va raconter à Netanyahou (ou à un autre après le 17 mars) qu’en échange il empêchera l’Iran d’avoir la bombe atomique… Mensonges que va gober la gauche d’Israël, l’Iran aura la bombe que les fous d’Allah nous destinent dès qu’Obama aura signé avec eux un accord de libre échange comme avec Cuba. Les Etats-Unis ont-ils empêché la Corée du Nord d’avoir la bombe atomique ? La Syrie d’avoir des armes chimiques ? La Libye de fournir des armes à tous les terroristes du Proche Orient ?
      Si Netanyahou (qui sait tout cela) accepte un nouveau pays musulman au cœur de notre Pays, il restera dans l’Histoire comme celui qui a VOLONTAIREMENT accepté notre destruction.
      Qui peut croire Abou Mazen, Erdogan, Khaméni, Nashrallah, El Assad et autres roitelets des émirats ? Ce sont les nouveaux nazis !
      Shabbat Shalom !

    3. blabla

      venant d’hussein obama le frère musulman , c’est logique .
      malin le pépère , il régularise des millions de clandestins qui voteront pour les démocrates . Ces derniers mettront en vigueur des lois qui favorisent l’islamisme au galop. Et dire que les médias présentent les républicains comme d’abominables épouvantails à démocratie. Pour reprendre une phrase des inconnus : « Il ne faut pas prendre les gens pour des cons mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont »…

    4. Simonai ongué

      JE NE SUIS PAS ÉTONNÉ .CAR OBAMA PRESSE LE PAS VOYANT CES 18 MOIS FONDRE JOUR APRÈS JOUR , IL DOIT PRESSER. MAIS IL N’IRA PAS LOIN ,DIEU VA STOPPER OBAMA C’EST CE QUE VOUS ALLER CONSTATER .DIEU NE LAISSERA JAMAIS OBAMA FAIRE CE QU’IL VEUT CONTRE ISRAEL.

    5. chauchaud

      C’est l’ordure d’Obama qui est responsable de tout ce qui se passe dans le monde, par sa politique, et son soutien materiel, diplomatique a tout fait pour que l’Islam en arrive la.
      N’a t-il pas fait soumission au roi d’Arabie et en echange a recur le collier d’Or, en se prosternant.
      Et apres les politiques font aussi leurs courbettes.
      Monde pourri que ces gens la.

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