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Aujourd’hui, je suis seul à crier


Aujourd’hui, je suis seul à crier

7 janvier 2015. Comme chaque matin depuis bientôt deux ans, j’enfile mon uniforme et j’entame ma journée de soldat dans Tsahal. Comme chaque matin aussi, je lis depuis mon smartphone les actualités de France. Bien qu’habitant en Israël, la France est encore pour moi le pays qui m’a vu naître, le pays dans lequel j’ai grandi, un pays que je garderai toujours dans mon cœur.

Mais cette journée ne ressemblait à aucune autre. Un attentat en plein cœur de Paris ôte la vie à 12 personnes, 12 personnes innocentes, 12 personnes qui venaient comme moi d’entamer leur journée. En quelques heures, le monde entier, moi compris, est bouleversé. Le monde crie “Je suis Charlie”. Le monde s’endort en pensant que la France vient de vivre le pire.

Le lendemain au petit matin pourtant, l’horreur continue avec la fusillade à Montrouge, un deuxième acte tragique. Une innocente de plus a perdu la vie

Et voilà qu’une nouvelle journée s’écoule, et que le cauchemar se poursuit. Un homme armé s’est barricadé dans le supermarché cacher de la porte de Vincennes. Il y a des otages. Il y a des morts. Et là je ne peux plus. Je crie à nouveau, je crie encore, je crie sans m’arrêter. Je crie car pour moi, que l’on soit chrétien, musulman ou juif, tout le monde est tout aussi innocent. Je crie car pour moi, que l’on soit journaliste, père de famille, étudiant ou policier, tout le monde est tout aussi innocent. Mais je suis le seul à crier. Ou plutôt, le monde ne crie pas avec moi.

Sur les réseaux sociaux les messages accompagnés des hashtags #JeSuisCharlie, #NousSommesCharlie et #CharlieHebdo se comptent par millions. Et moi je me demande, où sont ceux accompagnés du hashtag #JeSuisJuif ?

Comme chaque matin depuis bientôt deux ans, j’avais enfilé mon uniforme et j’avais entamé ma journée de soldat dans Tsahal. Comme chaque matin aussi, j’avais lu depuis mon smartphone les actualités de France. Bien qu’habitant en Israël, la France est encore pour moi le pays qui m’a vu naître, le pays dans lequel j’ai grandi, un pays que je garderai toujours dans mon cœur.

Mais il s’est passé quelque chose aujourd’hui. Quelque chose qui avait commencé en janvier 2006, avec Ilan Halimi, qui s’était empiré en mars 2012 à Toulouse puis en mai 2014 à Bruxelles.

J’ai compris que pour trop de personnes, mourir parce que Juif n’était pas une raison suffisante pour crier #JeSuisJuif.

Aujourd’hui, #JeSuisJuif, mais #JeSuisSeulÀCrier.

Source : Armée de Défense d’Israël

 





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • One thought on “Aujourd’hui, je suis seul à crier

    1. TRUDELLLE

      Non soldat de TSAHAL – que je tutoie par sympathie- tu n’es pas seul à crier, à hurler la rage qui nous étreint devant ces abominations hautement prévisibles que seules, la lâcheté, l’incompétence ou les deux à la fois ont rendu possibles.
      Je demeure indigné de l’attitude de notre ministre CAZEVIDE devant le supermarché CASHER qui, dans sa première déclaration, rend hommage (mérité) aux forces d’intervention mais n’a pas un mot de compassion pour les victimes et leurs familles.
      Quant à la responsabilité des magistrats qui ont relâché COULIBALY après seulement 18 mois de prison sur les 60 auxquels il avait « droit » elle est d’autant plus écrasante qu’ils ne seront pas amenés à rendre compte au Peuple de cette décision dans le droit fil de la doctrine TAUBIRA…

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