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Allemagne, la radicalisation des anti-islam de Pegida


Allemagne, la radicalisation des anti-islam de Pegida

INTERVIEW

Thilo Sarrazin, l’auteur de L’Allemagne disparaît dénonçait, en 2010, un « risque d’islamisation ». Son essai avait divisé le pays. L’homme controversé justifie son rapprochement du mouvement Pegida, organisateur de manifestations anti-islam à Dresde (Allemagne). La manifestation de lundi a été annulée en raison d’un « risque terroriste concret ».

En 2010, un livre choque les Allemands : écrit par un homme de gauche, le ministre SPD des Finances du Land de Berlin, également membre du directoire de la Bundesbank, L’Allemagne disparaît (Éditions du Toucan) pointe du doigt ce qu’il décrit comme le « risque d’islamisation » de la société allemande. L’auteur, Thilo Sarrazin, y analyse sur 500 pages comment la natalité des populations immigrées prend, selon lui, le dessus sur celle des « Allemands de souche ». À terme, les Allemands seraient minoritaires et ce nouveau rapport de force rendrait l’Allemagne moins performante, les jeunes étrangers étant souvent d’un moins bon niveau scolaire.

L’essai est un immense succès : 25 tirages et 1,4 million d’exemplaires vendus. Iconoclaste, provocateur, flirtant avec le racisme, Sarrazin perd dans la foulée toutes ses fonctions officielles. Malgré de profondes divisions internes, le SPD décide cependant de ne pas l’exclure. À l’automne, il s’est rapproché du nouveau parti populiste Alternative pour l’Allemagne, le seul parti qui accepte de dialoguer avec les Patriotes européens contre l’islamisation de l’occident (Pegida), organisateur des manifestations anti-islam à Dresde. Mardi, Angela Merkel a participé à un contre-rassemblement pour en appeler à la tolérance après avoir repris à son compte la formule « L’islam appartient à l’Allemagne ».

Les gens qui manifestent à Dresde avec le mouvement Pegida disent avoir peur. Et vous ?

Personnellement, non. Naturellement, je sais ce que je risque. Cela fait des années que la police m’accompagne quand je prends la parole en public. Mais les gens à Dresde n’ont pas peur des attentats isolés. Selon eux, l’islamisation que l’on voit dans certains quartiers de nos grandes villes va se propager de plus en plus à travers les pays. Le problème n’est pas de savoir si les musulmans représentent 8% de la population, comme en France, ou 5% comme ici, en Allemagne. Non, ce qui pose question, c’est que la part des naissances d’enfants musulmans dans les grandes villes est déjà de 30-40 %, plus de 50 % à Bruxelles même. La menace d’une prise de contrôle de quartiers entiers par un islam conservateur est là.

Aviez-vous anticipé un mouvement comme Pegida ?

Non, mais la classe politique devrait remercier ce mouvement, car il envoie un signal d’alarme avant que n’émergent peut-être des mouvances encore plus radicales. Les sondages montrent que 60 à 65% des Allemands partagent les inquiétudes de Pegida. Cela signifie qu’il y a une part des électeurs de la CDU, du SPD ou du parti de gauche Die Linke qui n’observent pas sans sympathie ce qui se passe à Dresde. Mais Pegida n’est pas un parti politique. C’est un mouvement spontané.

Vous avez écrit en 2010 un best-seller qui mettait en garde contre ce que vous qualifiez d' »islamisation de l’Allemagne ». Quelles sont vos réponses par rapport à cela ?

Il faut d’abord soumettre l’immigration en provenance des pays musulmans à des contrôles plus stricts. On assiste à l’arrivée continue chez nous de gens du Proche-Orient, de Syrie. Le plus souvent, il s’agit de jeunes gens dont personne ne connaît le parcours religieux! Deuxième mesure : il faut inciter les musulmans non radicaux à faire pression sur les croyants radicaux. Ils fréquentent les mêmes mosquées, ils se connaissent. Tout comme les conservateurs et les patriotes savent prendre leurs distances vis-à-vis de l’extrême droite, on est en mesure d’exiger des musulmans, y compris des imams, qu’ils prennent leurs distances vis-à-vis des radicaux, et pas seulement en mots. Qu’ils dénoncent les personnes suspectes, qu’ils travaillent avec les autorités et la police. Cela doit venir d’eux-mêmes. Mao a dit un jour que le partisan nageait au milieu du peuple comme le poisson dans l’eau. Eh bien, les musulmans radicaux et potentiels terroristes, comme les salafistes, nagent au milieu de la communauté musulmane de nos pays comme des poissons dans l’eau. C’est simple : il faut assécher la mare!

Hélène Kohl (à Berlin, Allemagne) JDD

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “Allemagne, la radicalisation des anti-islam de Pegida

    1. Robert Davis

      D’après les chiffres énoncés POUR UNE FOIS,la situatiin est PIRE que je ne le pensais : avec 5% de musulmans en Allemagne la natalitz est…33 à 40%!!! C’est comme si les mus.étaient 33 à 40% de la population!!!!!! Alors en france avec 8% la natalité doit être ENCORE PIRE! Alors combien? 50-60%? Et on me critique quand je dis qu’il faut les expulser…

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