FIGAROVOX/CHRONIQUE – Le polémiste Gilles-William Goldnadel revient notamment sur la sortie remarquée de la Garde des sceaux, qui avait fustigé la décision du grand jury populaire américain de ne pas poursuivre le policier ayant tué Michael Brown.
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l’UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l’Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l’actualité pour FigaroVox.
J’aimerais pouvoir poser cette question qui pourrait fâcher les fâcheux: existe-t-il une chose que Christiane Taubira ne puisse s’autoriser ?
Voilà une personne publique qui laisse vanter des diplômes en sciences économiques qu’elle ne possède pas.
Voilà une militante, membre du comité de direction d’une association luttant contre la corruption à sens unique, qui, arrivée place Vendôme, ne renonce pas à cette fonction, mais continue de militer publiquement ès qualités de garde des Sceaux à l’encontre d’un justiciable poursuivi par son association.
Voilà la même ministre-militante toujours pas convoquée par la justice pour cause d’éventuelle ingérence, près d’un an après que la cour d’appel l’ait pourtant ordonné. Voilà une presse, ordinairement soupçonneuse de ce genre de passe-droit, étrangement distraite.
Voilà une ministre qui ment effrontément sur son ignorance d’écoutes ordonnées entre un ancien chef de l’État et son avocat, démentie devant toutes les caméras par les documents qu’elle brandit pour preuve de sa bonne foi.
Voilà une ministre idéologue occupée à vider soigneusement de toute capacité dissuasive contre la délinquance la politique pénale de ses prédécesseurs, maintenue à son poste par un premier ministre aux vues antinomiques.
Voilà l’idéologue qui s’entoure au plus près de membres d’un syndicat de magistrats aux vues extrêmes qui a cloué au pilori non seulement ses opposants politiques mais encore des parents de victimes assassinées.
Voilà une ancienne activiste indépendantiste guyanaise, au verbe pourtant haut, qui ne pipe mot quand un tribunal de Cayenne condamne à une peine de neuf mois de prison ferme une personne qui a laissé diffuser sur son site une caricature ignoble de sa personne, mais dont elle n’est pas l’auteur. Jamais, depuis la libération, un tribunal de la république française n’avait aussi sévèrement réprimé une personne physique au passé vierge pour une infraction de presse. Dans l’apathie assez ahurissante des défenseurs de la liberté d’expression, fût-elle excessive.
Mais voilà l’activiste, devenue ministre, moins silencieuse lorsqu’il s’agit de critiquer publiquement une décision de justice américaine dans le cadre d’un dossier qu’elle ne connaît pas et d’une législation qu’elle ignore, aux moyens, au surplus, de considérations raciales, dont sa gauche faussement antiraciste est friande jusqu’à l’obsession.
Imagine-t-on la bronca qu’aurait déclenchée un de ses prédécesseurs qui aurait osé, au moyen des mêmes considérations colorées, critiquer le verdict d’acquittement d’un célèbre footballeur noir américain ayant assassiné, ainsi que la suite judiciaire le prouva, son épouse blanche et son amant assorti?
Dans le creux de cette sombre question, un explorateur intrépide pourra peut-être trouver le secret de l’impunité d’une ministre extravagante.
Car la crainte d’être taxée de raciste continue d’affleurer, en dépit de la libération des idées concomitantes à la débâcle intellectuelle et morale de la gauche sermonneuse.
Dans un article du Monde de cette fin de semaine un nouveau secrétaire général du parti de Marine Le Pen serait soupçonné de racisme «par des détracteurs» que l’on ne nomme pas, sous prétexte qu’il défendrait «une position très dure contre l’immigration». Voilà longtemps que ce paramètre n’avait pas été utilisé pour instruire un procès filandreux dans lequel il est impossible d’apporter des contre preuves.
Heureusement, David Cameron, de l’autre côté de la Manche, semble indifférent à ce genre d’imprécations lorsqu’il tance l’Europe de Mme Redding et de ses amis aux idées convenues.
Puisse la droite française, en passe d’être définitivement décomplexée, suivre ce chemin encore pentu du courage et de l’intelligence.
À ce dernier titre, ce n’est décidément pas la direction prise par M. Mélenchon lorsque celui-ci croit voir dans la récente visite du pape à Strasbourg «une entorse à la laïcité».
Il faut vraiment souffrir d’une grave dilection pour l’altérité, inhérente à la pathologie xénophile de la gauche extrême, pour trouver à redire lorsque le chef de l’État du Vatican vient s’exprimer et se taire lorsqu’il s’agit du dalaï-lama. Il est vrai que le conservateur officiel du souvenir robespierriste préfère vitupérer les pères blancs que les mystiques disciples basanés de Chavez.
Il faut aussi nourrir une aversion particulière pour le catholicisme romain lorsque celui-ci ne trouve pas grâce, même lorsque son chef latin semble épouser les thèses immigrationnistes des marxistes post-chrétiens.
Mais reconnaissons le, nos socialistes français sont moins craintifs d’attiser la haine raciste lorsqu’il s’agit de créer un débat artificiel et symbolique à propos du conflit israélo-palestinien.
Il y a 10 jours, dans ces mêmes colonnes, je disais le mal que je pensais, à tort ou à raison, du projet parlementaire, initié par la gauche extrême, d’une reconnaissance platonique d’un État de Palestine. M. Hamon et ses amis cachent à peine leur désir de plaire en la circonstance à une partie de la jeunesse musulmane dont il lorgne les suffrages à un moment où l’électorat populaire traditionnel les abandonne pour cause de trahison sociale et identitaire.
Un esprit chagrin pourrait y voir du cynisme irresponsable, six mois après le sac de certains magasins et l’incendie de lieux d’un certain culte. Mais la gauche de M. Hamon a l’esprit petit et le chagrin restreint.
Gilles William Goldnadel ©
Paru dans FIGAROVOX
belle chronique..comme d’habitude .
Pour ces bla-bla, oui, c’est moyen, très moyen, mais pour se faire inviter sur les plateaux, certain feraient toutes les bassesses, c’est exactement le cas de ce Monsieur Goldnadel !
quand il faut appliquer la loi, il n y a ni blanc, ni noir, ni beurre,
Mme TAUBIRA laissera son nom dans l’historiographie du ministère qu’elle occupe non par la grâce de VALLS mais du seul petit gros qui décide, en vertu de la Constitution actuelle, de la composition du gouvernement…comme un personnage interlope, menteur, incompétent à tous égards; au surplus c’est s’immiscer illégalement dans les affaires judiciaires étrangères, le Code pénal français interdit de commenter, a fortiori dénigrer, les décisions de nos juridictions sauf dans le cadre de nos études de droit et les besoins de la doctrine mais cela n’autorise en aucun cas l’inadmissible intrusion de TAUBIRA.
Me GOLDANEL est une personne respectable et l’intervenant qui qualifie son article parfaitement étayé en fait et en droit ferait bien de retourner ou apprendre:
1- la politesse
2- les textes de droit qui nous régissent.
En résumé M. CORTO a perdu une belle occasion de garder son stylo dans sa poche !
Shalom à tous mes lecteurs
il y aura toujours des cons, Corto que je ne connais pas en est un bel exemple, dommage ça fait pleurer le bon dieu, mais aussi tant mieux, ça valorise les grands esprits, honnêtes et cultivés, monsieur Goldnadel en fait parti, merci monsieur, il y en a tant d’autres, Guy Millières par exemple, et puis surprise du soir Mr Netanyahou, 1er ministre de l’état souverain d’Israël dont la capitale unique et indivisible est Yéroushalaïm .
Mr le 1er ministre vous avez viré la merde qui pourrissait votre gouvernement, bravo, est ce un hasard, le soir même ou la france (avec un f minuscule) se ridiculise et montre son piètre visage , mr hamon, plus tôt « »mahmoude » » 5 millions d’électeurs c’est mieux que cinq cent milles (bientôt moins grâce à l’Alyah massive, AMEN), une France sans ses juifs, vous verrez ce que vous verrez…..
Quand à Taubira, espérons qu’elle lise l’article de Mr Goldnadel, peut être rougira t’elle?
Peut importe dans 2 ans et demi, le grand nettoyage, dehors la vermine, même pas 1er parti de l’opposition, la place est réservée malheureusement à Miss Marine, et que restera t’il de nos bons dirigeant du jour, pour Hollande la GB ou il cache ses milliards (lui qui n’aime pas le riches, mais il aime la mobylette), pour les autres hamoud, Guigou, et autres ancienne des »verts de gris », aller balayer les marches du Palais Bourbons ou mieux les chiottes de la grande mosquée de Paris, Shir Boubakar vous embauchez?