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Le compte à rebours pour le prochain conflit de Gaza pourrait commencer, par Yaakov Lappin


Le compte à rebours pour le prochain conflit de Gaza pourrait commencer, par Yaakov Lappin

Le Hamas pourrait, avec une grande facilité, dire à Israël de mettre fin à son blocus de sécurité en acceptant les conditions du Quartet international. Il s’agit de reconnaître l’Etat d’Israël, de renoncer à la violence et de respecter des accords passés. Bien sûr, ce serait contraire à l’idéologie du djihad islamiste du Hamas et l’éloignerait de sa trajectoire actuelle de la violence organisée et de la haine religieuse, les fondations sur lesquelles il a été établi dans les années 1980 par les « frères musulmans ».

Pour l’instant, il semblerait, que le Hamas  essayera, comme il l’a fait pendant des mois, d’orchestrer le terrorisme en Judée et Samarie, de l’autre côté d’Israël, tout en préservant sa trêve à Gaza.

Les Forces de défense israéliennes, elles aussi ont passé ces derniers mois en préparant la réponse à un nouveau cycle d’hostilités.

Plus de trois mois se sont écoulés depuis la fin du conflit de cinquante jours entre le Hamas dans la bande de Gaza et Israël l’été dernier, alors que tous les catalyseurs qui ont contribué à déclencher cette guerre demeurent en place et poussent les deux côtés vers leur prochain affrontement.

Une des raisons pour lesquelles le Hamas a lancé une guerre en juillet de cette année était d’essayer de mettre fin à son isolement stratégique, qui est devenu grave après la chute des frères musulmans en Egypte voisine.

Le Hamas a également cherché à améliorer sa situation économique qui s’écroule sous sa direction de la bande de Gaza ; sa situation désastreuse a été illustrée par l’incapacité du Hamas à payer leur salaire mensuel à ses 40 000 employés de Gaza.

Le Hamas pourrait, avec facilité, demander à Israël de mettre fin à son blocus de sécurité en acceptant les conditions du Quartet international. Celles-ci comprennent la reconnaissance de l’Etat d’Israël, de renoncer à la violence et respecter les accords diplomatiques précédents. Bien sûr, ce serait contraire à l’idéologie du djihad islamiste du Hamas et l’éloigner de sa trajectoire actuelle de violence organisée et de la haine religieuse, les fondations sur lesquelles il a été établi dans les années 1980 par des Palestiniens membres des frères musulmans.

Aujourd’hui, cependant, les mêmes problèmes qui ont tracassé le Hamas avant la guerre de l’été ont empiré : Gaza est cernée dans le sud par une hostilité de l’Égypte sous le règne du Président Abdel Fattah El-Sisi. L’Égypte a éboulé systématiquement les tunnels de contrebande qui reliaient le Sinaï à la bande de Gaza.

Cela signifie que le Hamas n’est plus en mesure d’introduire clandestinement des armes ou des biens, qu’il peut imposer avant leur entrée sur le marché de la bande de Gaza. Le Blocus naval de sécurité par Israël, visant à empêcher la contrebande d’armes ou de matériel pouvant servir à construire des armes, demeure en place, à l’instar du contrôle serré de sécurité par Israël de ses frontières avec la bande de Gaza.

Israël a ces dernières mois commencé à permettre l’entrée de matériaux de construction afin d’encourager les efforts de reconstruction de Gaza et  aider à l’exportation de produits agricoles de Gaza dans des endroits tels que la Cisjordanie.

Plus critique, cependant, les espoirs du Hamas pour les 5,4 milliards de $ ; l’argent de l’aide internationale, que se sont engagés les Etats donateurs pour la reconstruction d’après-guerre de Gaza, restent non réalisés. L’argent a à peine commencé à arriver, en raison d’une crise en cours avec l’autorité palestinienne dirigée par le Fatah à Ramallah.

Dans les conditions fixées par la communauté internationale, l’argent doit entrer à Gaza via un mécanisme conjoint de l’Autorité et le Hamas. En raison des divisions Fatah-Hamas en cours, un tel mécanisme semble loin d’être en constitution.

La dernière illustration de ces tensions entre Palestiniens on les retrouve dans, plusieurs attentats à la bombe en novembre sur les maisons de responsables du Fatah à Gaza–attentats perpétrés par la branche militaire du Hamas.

En attendant, environ 100 000 habitants de Gaza dont les maisons ont été détruites par les combats de l’été restent sans toit au-dessus de leurs têtes cet hiver, créant une autre source de pression sur le Hamas.

Ces facteurs ont conduit l’aile militaire du Hamas à prévenir publiquement qu’une nouvelle explosion de violence contre Israël est imminente : « Nous disons à tous les côtés que « si le siège sur Gaza et les obstacles à la reconstruction demeurent, il y aura une nouvelle explosion », a déclaré Abu Obeida, le porte-parole de l’aile militaire du Hamas, des Brigades Ezzedine al-Qassam.

Il a été répondu à l’avertissement de cette semaine par le Ministre de la défense israélien, Moshe Ya’alon, qui a dit : « Nous fondons aujourd’hui le calme dans la bande de Gaza sur la dissuasion. À ce stade, ils sont désabusés, mais nous devons être prêts à tout moment à la possibilité que nous aurons à nouveau devoir agir avec toute la force. »

Même s’il n’est pas dans les intérêts du Hamas de déclencher un nouveau conflit destructeur si peu de temps après une telle blessure, alors qu’il est confronté à la possibilité que son régime à Gaza pourrait s’effondrer, il pourrait décider de le faire.

Le Hamas a, depuis le moment de la fin des hostilités en août, repris la production de roquettes dans les usines de Gaza, mais à un rythme plus lent qu’avant le conflit.

Le Hamas a redémarré aussi très probablement le travail de percement de plusieurs tunnels de Gaza vers Israël, qui sont conçus pour infiltrer des escadrons de guérilleros en Israël pour commettre des actes terroristes, des meurtres et des enlèvements.

Les Forces de défense israéliennes, elles aussi, ont passé ces derniers mois, à se préparer à répondre s’il y avait un nouveau round d’hostilités. Elles évaluent que la dissuasion israélienne a été entièrement reconstituée ; c’est également à contrecœur qu’elles se préparent à ce que la situation explosive dans la bande de Gaza repousse la dissuasion.

Pour l’instant, il semble, que le Hamas à Gaza va essayer, comme il l’a fait ces derniers mois, d’orchestrer le terrorisme en Judée et Samarie, pas directement dans Israël, tout en préservant sa trêve à Gaza.

Si l’impasse du Hamas et du Fatah se poursuit, cependant, et la multitude de facteurs qui ont poussé le Hamas à la dernière guerre ne changent pas, le compte à rebours pour la prochaine guerre pourrait être plus court que ne le pensent beaucoup.

Source : Yaakov Lappin, adaptation Mordeh’aï pour malaassot.com





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 2 thoughts on “Le compte à rebours pour le prochain conflit de Gaza pourrait commencer, par Yaakov Lappin

    1. Robert Davis

      Lappin : la stupidité politique des israéliens et des juifs est sans limites et vous en etes un exemple de plus. Au lieu de profiter des erreurs des arabes vous voulez les aider à vous massacrer? plus con tu meurs!

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