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L’argument en faveur de la loi sur la nationalité d’Israël, par Joseph Puder


L’argument en faveur de la loi sur la nationalité d’Israël, par Joseph Puder

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a viré la semaine dernière deux ministres clés, Yair Lapid, ministre des Finances et leader du Parti Yesh Atid, et la ministre de la Justice Tzipi Livni, présidente du Parti Tenuah. Il a également appelé à de nouvelles élections,  plus probablement qui se tiendront en Mars 2015. Netanyahu est déterminé à faire passer la loi de la Nationalité, cela a été « la goutte qui a fait déborder le vase. »

Netanyahu, lors d’une conférence de presse, a souligné que le gouvernement ne pourrait pas fonctionner avec une opposition interne. Pourtant, une majorité de 14-6 dans le cabinet Netanyahu a approuvé le projet de loi proposé sur la nationalité.

La nouvelle législation fournirait simplement fortification juridique légale à la notion qu’Israël est « l’Etat-nation du peuple juif ». Le projet de loi qui sera voté par la Knesset est destiné d’empêcher toute tentative future d’éroder le caractère juif et démocratique d’Israël. Ce projet vise à conserver ces principes en tant que Loi fondamentale, à la constitution de facto d’Israël.

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La gauche politique en Israël, comme prévu, est farouchement opposé au projet de loi.

Lapid et Livni se sont opposés au projet de loi approuvé par la majorité du cabinet.

La Député Zahava Gal-On, présidente du parti d’extrême gauche Meretz, a accusé Netanyahou et ses partenaires de la coalition de droite de commettre un «  crime contre la démocratie israélienne ». Gal-On a même renchéri qu’une version du projet de loi amélioré approuvé par le cabinet porterait néanmoins atteinte au principe d’égalité et de changer le statut de la population arabe d’Israël en citoyens de seconde classe.

Le Premier Ministre Netanyahu a fait valoir que « le caractère juif d’Israël consacré dans la Constitution était nécessaire en raison de la poursuite des efforts visant à le délégitimer. » Netanyahu a ajouté : « Il y a beaucoup de gens qui ont des difficultés avec le caractère d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. Outre le refus des Palestiniens de reconnaître (Israël) comme un Etat juif, il y avait aussi une opposition de l’intérieur ».

Le débat en Israël sur la loi sur la nationalité a fourni au  leadership palestinien des munitions pour renforcer leur refus de reconnaître Israël comme l’Etat-nation du peuple juif.

Arab News (Novembre 25, 2014) a signalé que (OLP) l’Organisation de libération de la Palestine comité exécutif a publié une déclaration qui a exprimé « la ferme condamnation et le rejet de cette loi. » L’OLP, qui domine l’Autorité palestinienne basée à Ramallah, a déclaré que « la loi vise à tuer la solution à deux Etats en imposant le projet du ‘’Grand Israël’’, aussi bien que la judaïté de l’Etat sur ​​la terre historique de la Palestine ».

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L’OLP et son président, Mahmoud Abbas, doivent mieux utiliser de tels arguments fragiles comme accuser la loi sur la nationalité d’Israël pour imposer « le Grand Israël » et la « judéité de l’État. »

D’une part, les mondes musulman et arabe sont remplis d’Etats qui s’identifient comme des Etats musulmans. De nombreux pays musulmans ont le droit islamique dans le cadre de leurs systèmes juridiques. Un certain nombre de pays musulmans ont déclaré l’Islam comme leur religion d’Etat dans leurs constitutions. Des pays tels que l’Afghanistan, l’Iran, la Mauritanie, le Pakistan et le Yémen sont des républiques islamiques et les Etats arabes du Golfe dont l’Arabie saoudite sont des monarchies islamiques. En Algérie, l’Egypte, la Jordanie, la Libye et la Somalie, pour n’en nommer que quelques-uns, la religion officielle est l’islam. Contrairement à Israël cependant, aucun des Etats musulmans mentionnés ci-dessus ne peuvent être considérés comme démocratiques, en vertu de ces critères.

Alors que les chrétiens et les juifs sont des citoyens de seconde classe dans le monde arabe et musulman, et inégaux selon la loi islamique, les Arabes israéliens jouissent de droits égaux au regard du droit israélien.

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Selon le Premier ministre Netanyahu, la loi sur la nationalité également « affirme la nature démocratique d’Israël, stipulant l’égalité des droits civiques et personnels de tous ses citoyens, y compris l’affirmation d’un droit à la préservation de sa culture, le patrimoine et l’identité de chaque résident d’Israël, peu importe sa religion, sa race ou son origine ethnique. »

S’exprimant au début de la réunion du cabinet dimanche (23 Novembre 2014), Netanyahu a ajouté « qu’Il y a ceux qui veulent que l’élément démocratique prenne la priorité sur l’élément juif, et il y a ceux qui veulent que l’élément juif prenne le pas sur la démocratie. Et le principe de la loi que nous proposons ici aujourd’hui – tient compte à la fois de ces valeurs aussi.

En outre, le document fondateur d’Israël – la Déclaration d’Indépendance – n’a jamais été institutionnalisé comme la loi de la terre. Elle a ainsi permis aux autorités judiciaires, y compris la Haute Cour d’Israël, de coopter politiquement le document fondateur, et de modifier le caractère juif essentiel de l’État. La Haute Cour a tenté de contourner la volonté du peuple à travers ses représentants à la Knesset, par annuler la « loi illégale des réfugiés », qui visait à empêcher l’infiltration en Israël de demandeurs d’emploi soudanais, tout cela au nom de l’universalisme judiciaire et du multiculturalisme.

Autres décisions récentes de la Haute Cour d’Israël, sur la base de la formulation actuelle des lois fondamentales, qui sont conformes à la pensée « post-sioniste », nécessite un nouveau cadre juridique qui réaffirme l’intérêt national d’Israël comme un principe fondamental à côté de celui des droits universels. En outre, l’absence d’une définition plus forte de l’identité nationale d’Israël renforce les mains de ceux qui cherchent à faire d’Israël un «Etat binational. » Et la critique externe du caractère juif d’Israël exige une législation qui empêcherait ceux qui cherchent à annuler le droit du peuple juif à avoir un foyer national sur sa terre.

Le débat israélien sur les avantages et les inconvénients de la loi sur la nationalité, la gauche politique en Israël a oublié que l’ennemi extérieur est également accordée au débat, en utilisant les mots du député de la Knesset Zahava Gal-On pour diaboliser Israël.

Utilisant des expressions telles que « raciste » et « discriminatoire » pour décrire un projet de loi du Cabinet, Gal-On a aidé et encouragé les ennemis d’Israël. En outre, étant donné que ses accusations ne sont pas fondées, ses accusations sont absurdes. David Ben Gourion lui-même, l’un des pères fondateurs de l’Israël moderne, a appelé à un Etat ​​juif sur la terre d’Israël.

A la lecture de la Déclaration d’Indépendance le 14 mai 1948, Ben Gurion déclarait : « Cette reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son propre État est irrévocable … Le droit est un droit naturel du peuple juif d’être maître de son propre destin, comme toutes les autres nations, dans leur propre Etat souverain … Nous déclarons la création d’un Etat juif en Eretz-Israël ».

En fait, alors que la Déclaration d’Indépendance est remplie de références à un « Etat juif », il n’y a aucune mention des mots « Etat démocratique ».

Pourtant, la Déclaration stipule également que « L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration juive et au rassemblement des exilés ; il favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix comme prévu par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, de l’éducation et de la culture ; il sauvegardera les Lieux saints de toutes les religions et il sera fidèle aux principes de la Charte de l’ONU .»

Ces Etats européens qui se sont précipités à reconnaître un Etat palestinien, mais qui s’opposent à la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif, savent trop bien que la Palestine sera un autre État autoritaire islamiste, régi par la loi islamique.

Cette hypocrisie à elle seule mérite la proposition du projet de loi sur la nationalité d’Israël.

Source : Joseph Puder, adapté par Mordeh’aï pour malaassot.com





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 6 thoughts on “L’argument en faveur de la loi sur la nationalité d’Israël, par Joseph Puder

    1. Sandrine AARON

      Que ce projet de loi puisse être voté et qu’il puisse avoir la grande Israel mais biblique. Cette jeune nation grandira et ne restera pas bébé. Pour k’instant, elle doit faire face à ses ennemis. Israel veut dire combat avec Dieu. Oui nous voulons voir la Grande Israel. Ca ne va pas plaire aux pays arabes mais ça se fera car c’est Dieu qui décide. Il a décide pour la naissance d’Israel, il va décider pour la Grande IsraelL Et il n’y aura jamais un état palestinien. Les nations peuvent voter pour cette connerie mais c’est encore Dieu qui décide non pas elles. Cette création d’un état palestinien est le but de tuer Israel. Israel on y tient énormément de la part de la congrégation évangélique sioniste. Elle fait partie de sa vie et surtout celle de Dieu. Israel n’est pas toute seule, elle est entourée par ceux qui l’aiment.

    2. rico

      Excellent article .En effet on ne comprend pas pouquoi le fait qu’Israel soit l’etat nation du peuple juif pose probléme . Cela n’enléve ni son caractére dèmocratique ni sa tolérance pour les autre religions .. Je n’ai pas envie de faire un commentaire sur certains pays arabes et musulmans …

    3. amar

      il faudrait verifier combien touchent ils ces ingrats d’israéliens des fonds douteux pour s’exprimer avec autant de haine contre leur propre pays je n’irai pas jusqu’à penser leur « patrie » !

    4. AVRAM

      Oui Israël état Juif,
      -oui Israël pays pour les Juifs,
      -oui à la loi du retour seulement pour les juifs et j’approuve la nécessité absolue pour faire son alyah de fournir un certificat de judaïté
      -Non à l’obtention systématique de la nationalité israélienne par les arabes même ceux qui sont là depuis toujours
      -La nationalité israélienne, il faut la mériter
      -Non à un Israël bi national, Israël doit être juive, un point c’est tout
      -Non à la création d’un état palestinien sur le dos des Israéliens
      Que la Palestine se crée ailleurs et si elle prend les armes contre Israël elle doit être châtiée
      Que veut dire un état palestinien qui ne reconnait pas Israël, ou qui veut le détruire
      Que veut dire un état palestien moitié en Samarie, moitié à Gaza et Israël coupé en deux
      J’espère tout des élections de mars 2015,
      Israël doit s’imposer une bonne fois pour toute, l’alyah française et Européenne va , c’est sure s’intensifier, il faut de la place, alors les arabo-muz-palestiniens= DEHORS
      ET MERDE A LA GAUCHE DE TOUTE PROVENANCE
      Bientôt Hanoukka, prions pour la splendeur d’Israël
      Bientôt Pourim, honorons la mémoire d’Esther et bannissons à jamais Amam, cet Amam qui vit en Israel et qui poignarde des Juifs

    5. abrahamfaut cessé de se plaindre

      La loi sur la nationalité d’Israël

      Cette loi doit être une loi fondamentale. La mention de l’Etat Juif est prescrite dans le vote émis le 29 novembre 1947 par l’assemblée générale de l’O;N.U;

      Si, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a viré la semaine dernière deux ministres clés, Yair Lapid, ministre des Finances et leader du Parti Yesh Atid, et la ministre de la Justice Tzipi Livni, présidente du Parti Tenuah, c’est courageux de sa part.

      Le comportement de Tzip suri Livni est incompréhensible sur cette question comme sur celle de la perte des droits de tous Israéliens musulmans ou juifs qui prendraient des positions politiques contraire à la constitution de l’Etat Juif notamment celle de sa destruction, qui s’allieraient à ses ennemis et qu’ils tiendraient des discours tendancieux adoptant les positions des états qui veulent le détruire.

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