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La «main invisible» de Daesh dans l’arène palestinienne, par Jonathan D. Halevi


La «main invisible» de Daesh dans l’arène palestinienne, par Jonathan D. Halevi

Nous assistons ces derniers mois à une nouvelle vague de « terrorisme populaire » contre l’Etat Juif. Des actes de violence sont perpétrés sur le Mont-du-Temple, dans les quartiers arabes de Jérusalem, en Judée et Samarie et dans des villages arabes situés au nord et au sud d’Israël. Nous avons vu des tentatives de lynchage de Juifs qui avaient osé entrer dans les villes arabes, des jets de pierres contre des véhicules et des tirs de bombes incendiaires.

 

Cette vague de terreur est aussi caractérisée par des attaques meurtrières à « l’arme blanche », notamment à Tel-Aviv, ainsi que par des « voitures bélier » à Jérusalem.

Cette flambée de violence palestinienne rappelle « l’Intifada » (soulèvement populaire), mais cette fois-ci la terreur s’est répandue sur le territoire souverain de l’Etat d’Israël.

 

Depuis toujours, le Hamas tente par tous les moyens d’enflammer la Judée et Samarie et de renverser l’Autorité palestinienne.

Le Fatah de Mahmoud Abbas soutient aussi pleinement le « terrorisme populaire » et incite à la « lutte armée » contre tous les Juifs souhaitant défendre leur droit légitime de pouvoir prier sur le Mont-du-Temple.

 

Nous observons avec une grande inquiétude une « main invisible » qui sème le trouble. Son impact est directement lié aux récents événements du Moyen-Orient, en particulier dans l’arène palestinienne.

 

Le 29 Juillet 2014, Abou Bakr al-Baghdadi a annoncé la création d’un califat islamique dans les territoires capturés par Daesh. Contrairement aux tentatives similaires du passé proclamées par Abou Moussab al-Zarqaoui en Irak ou par les Talibans en Afghanistan, la création d’un grand califat aura bien des répercussions dans le monde entier en raison du gigantesque processus d’islamisation qui prend déjà corps dans tout le Moyen-Orient, et au sein de toutes les sociétés musulmanes sur tous les continents.

Le califat voulu par Daesh est non seulement une entité politique fournissant des services publics en appliquant la loi de la charia, c’est aussi la réalisation du rêve de ressusciter les jours de gloire de l’Islam et la prophétie du supposé prophète Mahomet.

 

Soulignons que les grandes organisations islamiques, parmi lesquelles la confrérie des « Frères musulmans », partagent, certes, la vision d’un califat, mais s’opposent à la soumission et à l’obéissance au calife Abou Bakr al-Baghdadi.

La stratégie de Baghdadi est de contourner les organisations islamiques traditionnelles. Son objectif est de sensibiliser le grand public musulman et de rallier à Daesh des forces djihadistes bénévoles.

 

Sur la longue liste des organisations qui ont prêté allégeance à Daesh figurent des mouvements et groupes islamiques en Syrie et en Irak, des Talibans pakistanais, des filiales d’Al-Qaïda dans le sous-continent indien, des Moudjahidines du Yémen, d’Algérie et d’Arabie Saoudite, ainsi que le groupe djihadiste, Ansar Beit al-Makdas, très actif dans le Sinaï égyptien aux liens étroits avec la bande de Gaza et le Hamas.

 

Le califat d’al Baghdadi est une source d’inspiration pour les jeunes arabes-palestiniens, comme en témoignent également certains Arabes israéliens qui se sont rendus récemment en Syrie et en Irak pour participer au djihad (guerre sainte) contre les infidèles.

Le réveil islamique se propage partout et exerce une forte influence sur l’opinion publique arabe-palestinienne qui était traditionnellement attirée par la « libération de la Palestine ».

 

Certes, la base de l’organisation d’un califat en Judée et Samarie et dans la bande de Gaza est encore bien limitée, mais son infrastructure idéologique a des racines profondes dans la société arabe palestinienne, et en particulier au sein du Hamas.

 

Dans ce nouveau Moyen-Orient, le cachet islamique marque chaque jour son empreinte, le vent djihadiste balaye les masses et semble être le principal moteur de la récente vague de violence palestinienne. Cette vague n’est pas liée à un désespoir politique ou économique, mais plutôt à une frustration de ne pouvoir réaliser le rêve de la « libération de la Palestine » – de la Méditerranée au Jourdain – avec Jérusalem comme capitale.

Ce sont aussi les principes énoncés par les dirigeants du mouvement islamique au sein de l’Etat d’Israël, qui s’identifient pleinement avec les Frères musulmans.

 

Les pays occidentaux devraient savoir que le renforcement de Daesh risque de déstabiliser le Royaume hachémite de Jordanie et de mettre fin à « l’Autorité palestinienne » en Judée et Samarie.

Dans ce contexte, la violence palestinienne pourrait gagner les esprits sur le terrain pour se répandre également en Israël. Et peu importe le nom qu’on donnera à cette nouvelle vague dangereuse : « Intifada populaire », « Intifada armée », lutte armée ou vague terroriste.

Illustration : Un drapeau de Daesh déployé sur le Mont-du-Temple à Jérusalem.

 

Source : Le Cape, par Jonathan D. Halevi





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • One thought on “La «main invisible» de Daesh dans l’arène palestinienne, par Jonathan D. Halevi

    1. Laurence

      Ce matin sur bfm ils ont interrogé un islamiste qui a failli partir au djihade, mais la raison l’en a empéché et il expliqué comment ils recrutent etc…
      Qu’avait il accroché au mur le drapeau de l’EI
      ET PAS DAESH BANDE DE ……..

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