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Israël, victime du néo-colonialisme de la communauté internationale.


Israël, victime du néo-colonialisme de la communauté internationale.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

Image à la Une : La nouvelle chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, et Mahmoud Abbas lors d’une rencontre récente à Gaza.

Le 2 novembre 2014 était une mauvaise date pour les palestiniens, puisque ce jour n’était autre que le 97ème anniversaire de la déclaration de Balfour, à l’occasion de laquelle, les autorités anglaises ont soutenu l’établissement d’un foyer national juif en Palestine.

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Or, pour les palestiniens, cet engagement est l’acte fondateur de l’Etat colonial d’Israël sur une terre qu’ils considèrent devoir leur revenir.

Les palestiniens se méprennent bien évidemment sur l’historicité des évènements puisque la déclaration de Balfour n’a fait qu’entériner le principe du retour des juifs sur leurs terres ancestrales, qui est, lui, beaucoup plus ancien. Toujours est-il qu’ils restent persuadés que la situation est provisoire, que l’Etat d’Israël n’a pas vocation à perdurer et que son idéologie disparaîtra dans les « poubelles de l’histoire » au profit d’une « Palestine historique réhabilitée ». Dans leur esprit, les juifs (non contents de la défaite), devront retourner dans les pays qu’ils n’auraient jamais du quitter…

Toute la construction intellectuelle des palestiniens repose sur le principe du mécanisme « colonial » de la fondation de l’Etat d’Israël : ils martèlent sans cesse que les juifs sont des colons et que les implantations juives ne sont que des colonies, pour entretenir le message de l’illégitimité de l’Etat d’Israël, et son caractère éphémère. Corrélativement, le recours à la notion de « colonisation » justifie ce qu’ils appellent « les actes de résistance », puisqu’il s’agit du mode opératoire classique pour se débarrasser des colonisateurs. Les opérations terroristes de ces dernières semaines (tentative d’assassinat le 29 octobre 2014 de Yehouda Glick, utilisation de voiture bélier pour assassiner des juifs) n’en sont qu’une illustration. La résistance était en effet, l’outil de prédilection des Etats colonisés qu’étaient l’Algérie ou le Vietnam, pour disposer d’un levier dans le cadre des négociations.

Les palestiniens saluent donc la résistance palestinienne « qui a tenu tête à l’armée israélienne au cours des mois de juillet et août 2014 dans la bande de Gaza » et refusent le projet d’une bande de Gaza démilitarisée. Selon eux, la résistance renversera le rapport de force et rétablira une justice qu’ils considèrent bafouée « avec 65 ans de souffrances et d’humiliations mais de détermination sans faille ». Les palestiniens estiment qu’il faut cesser de parler de « processus de paix inexistant » et d’une solution « à deux états » rendue caduque par les dirigeants d’Israël.

Leur stratégie est toujours la même : attaquer Israël depuis la bande de Gaza avec des roquettes et des missiles (lorsque cela est possible), ou encore poursuivre les attentats meurtriers contre les juifs, pour provoquer la réponse de l’Etat juif et pouvoir se plaindre, dans une complainte ininterrompues, de la politique d’un Etat (colonial) qui use de la force contre « une population privée de tout, écrasée dans d’inacceptables conditions, et dans l’indifférence générale de la communauté internationale… » (sic).

Ils mesurent toutefois, à quel point leur conception de la résistance est vaine : leurs opérations se limitent aux combats contre Israël depuis la bande de Gaza, et les armes fournies par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais ne renforcent en rien leur pouvoir politique. Ce qu’ils appellent « résistance » est stérile et ne constituent en rien un élément de pression dans les négociations. D’ailleurs, l’approvisionnement en armes se tarit depuis que l’Égypte et Israël empêchent les terroristes palestiniens d’accéder à la mer et que, tout récemment, il est établi une zone tampon dans le Sinaï pour mettre fin à la contrebande des armes.

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De même, les pays arabes ont renoncé depuis longtemps à combattre Israël et se cantonnent à un soutien aux palestiniens de façade : soit ils ont fait la paix avec Israël (Egypte et Jordanie), soit ils s’auto détruisent (Liban, Syrie, Iraq). Il reste bien entendu les campagnes de Boycott Désinvestissement Sanction pour fragiliser l’économie israélienne qu’ils maquillent en sanction contre Israël qui ne serait pas un « partenaire pour la paix » (sic).

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L’un de leurs derniers combats se porte désormais à Jérusalem, contre le projet de Loi soumis à la Knesset qui vise à partager le temps de prière entre juifs et musulmans sur le Mont du Temple (qui est aussi l’Esplanade des Mosquées pour les musulmans abritant la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du rocher). Le projet défendu par les députés Likoud de la Knesset Moshe Feiglin et Miri Régev prévoie la possibilité pour les juifs de venir y prier, à l’instar de ce qui se rencontre au Caveau des patriarches à Hébron. Pour la député Regev : « Nous allons arriver à une situation où le Mont du Temple sera comme le Caveau des Patriarches, avec des jours pour les juifs et des jours pour les musulmans ». Ainsi, les palestiniens observent amèrement, la concrétisation des projets du Premier Ministre David Ben Gourion qui annonçait, le 5 décembre 1949, que « Jérusalem était une ville juive », « une partie organique inséparable de l’Etat d’Israël qui n’acceptera jamais de puissance étrangère et pour laquelle les juifs se sacrifieront ». En effet, Israël exerce une entière souveraineté sur sa capitale en accordant des permis de construire aux juifs et en détruisant des constructions palestiniennes qui n’en disposent pas. Par ailleurs, ils ne sont pas en mesure du lutter contre le projet du Ministre des Transports Yisrael Katz, qui a appelé à l’absorption de toutes les implantations juives situées à proximité de la ville, dans un « Grand Jérusalem » afin de « préserver l’identité juive » de la capitale israélienne.

 

Il reste bien évidemment aux palestiniens, les décisions absurdes de la communauté internationale qui envisagent la création d’un Etat de Palestine sur les territoires abandonnés par la Jordanie en 1988 avec un partage de Jérusalem, qui deviendrait la capitale des israéliens et des palestiniens. C’est notamment le cas de la France où des projets de résolution viennent d’être déposés à l’Assemblée nationale et au sénat. Ces débats résultent de l’erreur de la communauté internationale, qui déplore qu’Israël viole le droit international en toute impunité (tel l’avis Onu 4ème commission du 7 novembre 2014 chargée des questions de décolonisation). En réalité, les résolutions internationales sur la question sont juridiquement et de facto nulles.

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En effet, la reconnaissance de l’Etat de Palestine, sur un territoire sans maître, sur lequel Israël exerce une souveraineté pleine et entière, s’inscrit dans une forme de « néo-colonialisme ». Loin de participer à la paix, cette reconnaissance consisterait dans la disposition, par des Etats tiers, du territoire d’Israël (même s’il n’est pas reconnu internationalement), de sa division, et de son affectation au profit d’une autre entité, sans négociation, ce qui est la définition du processus colonial.

 

Or, nul ne saurait décider à la place d’Israël de son implantation, celle de sa capitale, et de son organisation politique. Le droit à l’autodétermination sans influence externe n’est pas le monopole des palestiniens : le peuple d’Israël en jouit également.

En réalité, si les palestiniens ne reviennent pas à la raison et s’ils continuent d’appeler à l’arrêt des discussions avec Israël et aux réunions et sommets qui, selon eux, « ne visent qu’à asphyxier la population palestinienne », ils vont disparaître en tant qu’entité politique à l’instar de se qui se rencontre pour les entités avoisinantes comme l’Afghanistan, la Libye l’Iraq la Syrie…avant même d’avoir existé.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.







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  • One thought on “Israël, victime du néo-colonialisme de la communauté internationale.

    1. manitou

      Regarder son attitude avec le PM BIBI sur la photo on croirait que le ciel lui est tombé sur les pieds de cette nouvelle laide ashton , et regarder là avec son sourire de faux cul avec babasse,décidément rien ne va plus pour ces cons d’Européens il faux tout donner aux plestichins et détruire ISRAEL.

      PAUVRE MONDE OCCIDENTAL ET US

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