toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Gaza : Des arabes-palestiniens sont expulsés, pourtant le monde est silencieux. Étrange, non ?, par Moshe Phillips et Benyamin Korn


Gaza : Des arabes-palestiniens sont expulsés, pourtant le monde est silencieux. Étrange, non ?, par Moshe Phillips et Benyamin Korn

Des gazaouis sont expulsés de leurs maisons, un couvre-feu a été imposé et un passage qui permet de laisser passer les habitants de Gaza vers l’Egypte a été fermé. Pourtant, le monde est silencieux. Étrange, non ?

Des centaines de résidents le long de l’une des frontières de Gaza ont soudainement reçu l’ordre d’évacuer leurs habitations, avec un préavis de seulement deux jours : Leurs maisons doivent être démolies. On ne parle pas de compensation.

Pourquoi le Conseil de sécurité des Nations Unies ne dénonce pas ce « scandale » ?

Parce que c’est le gouvernement égyptien et non Israël qui provoque cette expulsion ! (Voir le New York Times, édition du 28 Octobre).

Les Egyptiens ont décidé qu’ils ont besoin d’une zone tampon le long de leur frontière avec Gaza pour leur propre sécurité. Ils ne font pas confiance au régime du Hamas qui, disent-ils a aidé les terroristes islamistes qui ont attaqué les soldats égyptiens dans le Sinaï.

Apparemment le Caire ne peut pas accepter que l’administration Obama scénarise la fiction que le nouveau gouvernement de Gaza Hamas-AP selon qu’il serait géré par des « technocrates ». L’Egypte croit savoir qu’un « technocrate » nommé par le Hamas est, d’abord et avant tout, un terroriste fonctionnaire du Hamas.

Bien sûr, les Egyptiens ne pouvaient établir leur zone tampon le long de leur côté de la frontière sans expulser quelqu’un.

Mais pourquoi devraient-ils donner leur propre territoire quand c’est le Hamas qui crée la menace ?

Ils ont donc donné des coups de pieds aux habitants de Gaza qui résident le long de la frontière et ont mis en place une zone tampon qui sera de neuf miles de long, et des tranchées remplies d’eau auront plus de 500 mètres de large – qui est un demi-kilomètre, ou cinq terrains de football.

Pourtant, à peine un mot de protestation de la Maison Blanche, ni aucune suggestion de retarder les livraisons d’armes américaines à l’Égypte.

Ce n’est pas tout.

En réponse aux récentes attaques dans le Sinaï, les Egyptiens ont imposé un couvre-feu de l’aube au crépuscule le long de la frontière entre l’Egypte et Gaza. En d’autres termes, aucun habitant de cette partie de la bande de Gaza ne peut quitter son domicile à la nuit tombée, pour une raison quelconque.

Pourtant, Thomas Friedman n’a rien écrit dans les colonnes dans le New York Times des histoires déchirantes sur « les femmes de Gaza étant obligées d’accoucher dans des conditions insalubres parce qu’elles ne pouvaient pas se rendre à l’hôpital local après le coucher du soleil… »

L’Egypte a également fermé le seul point de passage à la frontière de Gaza du côté égyptien. Avec le passage fermé, nul gazaoui ne peut sortir de Gaza.

Alors, où sont les caricaturistes politiques déficients représentant Gaza comme un ghetto à l’époque de l’Holocauste ?

Ni même le secrétaire d’État John Kerry lançant l’avertissement que l’Egypte va être ostracisée et isolée dans le monde.

Les Universitaires occidentaux ne menacent pas de boycotter leurs homologues égyptiens.

J-Street ne fait pas du lobbying pour une intervention américaine contre ce nouvel assaut sur Gaza.

Il est l’exemple ultime de la double norme et du double standard.

Si Israël le faisait, le monde se mettrait à crier. Alors que pour l’Egypte, le monde se tait. L’hypocrisie de la communauté internationale pourrait-elle être plus flagrante ?

Évidemment, si réellement l’Egypte prenait en charge le bien-être des habitants de Gaza, la Maison Blanche retiendrait les armes de l’Egypte – exactement comme elle a retenu les missiles Hellfire à Israël.

S’il était sincèrement préoccupé du sort de Gaza, Thomas Friedman « dynamiterait » les Egyptiens sur la page op-ed du New York Times.

Si l’on voulait vraiment aider les habitants de Gaza, les lobbyistes de J-Street (1) feraient des heures supplémentaires pour obtenir de l’Administration Obama d’intervenir contre le Caire.

Mais la vérité est qu’ils ne se soucient pas vraiment du bien-être des habitants de Gaza.

La « cause palestinienne » ne les intéresse que si elle présente une occasion de frapper sur Israël. Quand les Palestiniens sont oppressés par leurs compatriotes arabes, le Département d’Etat et les experts du « camp de la paix » se taisent.

Donc, nous devons tous apprendre une leçon importante de cette expérience.

Israël et ses partisans doivent cesser de se soucier de la dernière diatribe de Thomas Friedman ou de la dernière conférence de J-Street ou des dernières remarques hostiles de la Maison Blanche d’Obama et du Département d’Etat contre Israël.

Ils continueront de critiquer Israël – et d’excuser l’Egypte et d’autres pays arabes, peu importe sur quoi.

Il n’y a qu’Israël qui ne saura jamais les satisfaire, de sorte qu’il est inutile d’essayer.

(1) J Street est un groupe de pression d’extrême gauche basé aux Etats-Unis, prétendant promouvoir une véritable gouvernance américaine pour que s’achève le conflit entre Israël et les « arabes-palestiniens » qui est en réalité la tête de pont du conflit « israélo-arabe »,  de manière diplomatique et pacifique. En France il y a l’équivalent avec JCall.

Source : Moshe Phillips et Benyamin Korn, adapté par Mordeh’aï pour malaassot.com





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 8 thoughts on “Gaza : Des arabes-palestiniens sont expulsés, pourtant le monde est silencieux. Étrange, non ?, par Moshe Phillips et Benyamin Korn

    1. rico

      merçi pour cet article qui démontre le deux poids deux mesures ,en ce qui concerne tout ce qui se passe entre Israel et les arabes .Je rêve de lire ce genre d’articles dans le parisien ou le monde .Dés quil s’agit de juifs israéliens ou autre ,c’est le déchainement général et la mauvaise foi .face a cette injustice ,je souhaite de tout coeur qu’Israel gagne cette guerre de communication et je ne parle pas d’antisémitisme ..

    2. Robert Davis

      Je ne vois pas du tout ce qu’il y a d’étrange dans ces faits : je me doute qu’ils sont dénoncés avec rauison par es auteurs de l’article pour stigmatiser la gauce occidentale mais pourquoi ne pas le faire de manière plus directe? Tout le monde a compris depuis longtemps que le but de la gauche occidentale est de détruire Israel et même le Judaisme et toute leur propagande n’a PAS D AUTRE BUT. Tout le monde se fiche des faux palestiniens,que les arabes les tuet ou non n’a AUCUNE IMPORTANCE. Ce qui est important pour eux est de STIGMATISER ISRAEL. Comme disent les américains NO JEWS NO NEWS!

    3. Amram

      Très bon article, sauf qu’il ne répond a la question, pourquoi cet étrange comportement de la communauté internationale, peut-être, uniquement pour manipuler les arabes, on leurs faisant croire qu’ils les soutiennent, une forme de colonisation d’aiguisée et ça marche a fond, c’est très rentable pour les occidentaux.

    4. oualid viviane

      C esr a n y rien comprendre les Europeens les Americains tous se liguent contre Isra el
      Mais lorsqu un pays arabe tape sur Gasa tout le monde se tait si ce n est pas du racisme et de l antisionnisme ca?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    • Facebook
    • Twitter
    • LinkedIn
    • More Networks
    Copy link
    Powered by Social Snap