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A propos d’une reconnaissance d’un Etat de Palestine : Charles Meyer, Vice-Président de France-Israël s’adresse à Gérard Larcher, Président du Sénat.


A propos d’une reconnaissance d’un Etat de Palestine : Charles Meyer, Vice-Président de France-Israël s’adresse à Gérard Larcher, Président du Sénat.

Monsieur Gérard LARCHER
Président du SENAT
Palais du Luxembourg

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur, d’attirer votre bienveillante attention sur une proposition de résolution enregistrée à la Présidence du Sénat le 23 octobre 2014 et présentée, notamment par Mme Esther Benbassa, Sénatrice. Cette proposition vise à voir la France reconnaître un État palestinien sur la base des lignes de 1967.

Une telle démarche procède soit de la méconnaissance grave de la situation et des conséquences que comporterait une telle reconnaissance, soit clairement d’une invitation à la violence contre l’État d’Israël.

  1. –  La reconnaissance, si elle devait avoir lieu, consisterait dans le déni des principes et des fondements juridiques sur lesquels reposent l’espoir de paix et le processus pour y parvenir. Puis-je rappeler que tous les documents du droit international public, les résolutions 242 et 338 du Conseil de Sécurité, les accords d’Oslo, « la feuille de route » adoptée par l’Union Européenne, la Russie, les États-Unis et les Nations Unies (le quartet) rejettent unanimement une démarche unilatérale.Qu’il soit bien clair, il ne s’agit pas, bien au contraire, de contester le principe de « deux Etats pour deux peuples vivant côte à côte dans la paix et la sécurité », principe constamment rappelé et qui invite les parties en présence à négocier.
  2. Nous ne connaissons pas de traités de droit international public qui ne rappellent que l’établissement d’un État souverain implique la présence d’un peuple sur une terre, limitée par des frontières, dotée d’une gouvernance et apte à établir des relations avec les autres États. Aujourd’hui, un tel État palestinien n’existe pas : la structure existante qui peut ressembler à un embryon d’État est contrôlée par une autorité irrédentiste qui prône le terrorisme contre les Juifs et contre les Chrétiens (Charte du Hamas) et animée par la haine des valeurs de la démocratie.
  1. Une décision unilatérale loin de favoriser la création de cet État démocratique et pacifique dont tout le monde rêve, contribuerait à une profonde déception de la population palestinienne devant l’absence de changement sur le terrain et conduirait à fortifier l’extrémisme. En d’autres termes, une telle reconnaissance génèrerait une nouvelle flambée de violence.
  2. Je souhaite ici rappeler que depuis 1947, ce qu’était le Yichouv, c’est-à-dire l’Autorité juive antérieurement à l’État d’Israël, et tous les gouvernements israéliens successifs de droite et de gauche ont accepté le principe du partage de la terre d’Israël. Les pays arabes, puis la représentation palestinienne ont constamment agi dans le rejet de l’existence de deux États et dans la volonté d’éliminer l’État d’Israël. Clairement formulée par le Hamas qui participe à l’Autorité palestinienne, cette attitude est également encouragée par les propos de haine que diffusent la presse écrite et télévisée de l’Autorité Palestinienne et par l’enseignement du mépris et de la violence aux enfants. Polluer l’âme de jeunes enfants par la haine, n’est-ce-pas compromettre pour les générations suivantes les chances de paix ? N’est-ce-pas une attitude criminelle ? Cette attitude de rejet démontre, si c’était nécessaire, qu’il n’y a pas de conflit de partage de territoires mais un conflit idéologique : l’existence même d’un État juif.

Monsieur le Président, c’est avec la forte conviction d’œuvrer en faveur de la paix que l’Association France-Israël – Alliance Général Kœnig sollicite votre intervention pour que soit évité ce mauvais coup porté aux chances de la paix.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

                                               Charles MEYER                    
                                         Vice-Président exécutif

Paris, le 3 novembre 2014







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  • 3 thoughts on “A propos d’une reconnaissance d’un Etat de Palestine : Charles Meyer, Vice-Président de France-Israël s’adresse à Gérard Larcher, Président du Sénat.

    1. Elia

      Très bien !
      Mais ils s’en foutent des détails, ce qu’ils veulent c’est apaiser la horde sauvage de millions de moyenâgeux qu’ils ont fait venir et les intérêts financiers qu’ils ont avec ces pays du moyen-âge.
      Et puis, c’est aussi l’énorme faute des gvmts successifs israéliens qui ont accepté et continuent de répéter qu’il est pour la solution à deux états.
      Alors, il ne faut pas s’étonner qu’Israël se retrouve dos au mur !
      Maintenant il faut assumer, et ça risque d’être très douloureux !

    2. saraiol

      Rappelons juste que notre ancien ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes, sous la pression de soi-disant propalestiniens, avait interdit une conférence de Charles Meyer dans sa bonne ville.

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