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Une vague d’attaques à l’acide en Iran : les femmes sous haute surveillance sous le régime du « modéré » Rohani.


Une vague d’attaques à l’acide en Iran : les femmes sous haute surveillance sous le régime du « modéré » Rohani.

Image à la Une : Des iraniennes voilées à Téhéran, le 29 juillet 2014.(AFP Photo / Behrouz Mehri)
« Jamais je n’ai eu aussi peur que maintenant. J’ai peur d’aller en classe, de faire des tâches normales, de conduire une voiture, et même de marcher dans la rue. J’ai vraiment peur des motos. Savez-vous ce à quoi ma vie ressemblerait si l’une de ces personnes me jetait de l’acide au visage? » m’a dit avec angoisse, Azita, une étudiante de l’université d’Ispahan.

Son quartier de Jolfa, est devenu la cible d’une nouvelle vague d’attaques à l’acide contre les jeunes filles. Les femmes ne sont même pas en sécurité dans leurs voitures, et l’Agence d’Information des Etudiants Iraniens (ISNA) a rapporté que le15 Octobre des témoins ont vu l’incident d’une agression à l’acide par un motard sur une femme de 27 ans qui était en voiture, sa fenêtre restée ouverte.

Je suis né dans ce quartier – pour être plus précis, à Hakim Nezâmi – et j’ai vécu dans cette région d’Ispahan deux années de ma jeunesse. Bien que la question des attaques à l’acide contre les femmes fût  répandue et en augmentation, en particulier dans des pays comme l’Inde, le Pakistan et l’Afghanistan,  jamais auparavant et jusqu’à ces récents développements, je n’avais entendu parler en République Islamique de menaces à l’acide, ni d’attaques ciblées contre les femmes.

Selon les témoignages, une série d’attaques à l’acide  principalement par des motocyclistes a été menée contre des femmes iraniennes parce qu’elles étaient  mal voilées et que leurs hijabs contrevenaient au code vestimentaire islamique de la République Islamique. Les agressions à l’acide dans des pays tels que l’Inde, le Pakistan et l’Afghanistan sont davantage  destinées à des femmes victimes de crimes d’honneur pour avoir, selon les agresseurs, offensé l’honneur de leur famille en raison de rapports sexuels avant le mariage ou de « comportement indécent » avec le sexe opposé.

Selon le code vestimentaire imposé dans la République Islamique d’Iran, les femmes sont censées porter un hijab complet, de préférence un tchador noir, qui couvre la tête, le cou et le corps. Le vêtement doit être ample afin de ne pas montrer les formes du corps. Par conséquent, tout ce qui s’écarte de ces critères est considéré comme un mauvais hijab. L’éventail des punitions faute de porter le hijab va des arrestations avec  coups de fouet, aux amendes, et à l’emprisonnement avec torture.

Dans les premières années de la Révolution islamique de 1979 et 1980, lorsque le hijab a été imposé, les mouvements de femmes laïques ont protesté, mais de nombreuses femmes ont été poignardées par la suite. La peur et l’usage de la force brutale ont centralisé le code vestimentaire imposé par le régime iranien.

L’écrasante majorité des femmes iraniennes s’est opposée à cette loi théocratique autoritaire  en repoussant les limites fixées par l’Etat. Au fil des années, elles ont légèrement changé le code vestimentaire en portant de petits voiles légers et colorés, couvrant à peine les cheveux et laissant quelques mèches à l’avant et à l’arrière. En outre, les jeunes filles dégagent légèrement un peu de peau (chevilles, bras, etc), et portent des manteaux ajustés, des chemises et des vêtements qui arrivent à mi-cuisse.

Etant donné que des millions de filles à travers le pays ont résisté à l’ordre social théocratique et islamique, le gouvernement a conclu qu’il était impossible d’arrêter toutes ces femmes et de les mettre en prison. Cependant, le régime iranien a placé des vigiles de la morale islamique dans les rues. Ceux-ci  arrêtent au hasard des femmes et les traînent au poste de police et au Bureau du « Amre Be Maroof va Nahi az Monkar » : le Centre pour la Promotion de la Vertu et la Prévention du Vice.

La principale question à aborder est qui sont ces agresseurs et pourquoi attaquent-ils des femmes innocentes avec de l’acide parce qu’elles ne portent pas le hijab correctement? De mon point de vue, et pour avoir vécu en République islamique, je ne pense pas que des iraniens ordinaires, même des religieux sans lien avec le gouvernement, commettraient de tels actes. Culturellement, socialement et historiquement parlant, dans la société iranienne, les attaques à l’acide n’ont jamais été une méthode de torture de femmes innocentes du fait qu’elles dérogent au code vestimentaire. Les citoyens iraniens sont bien éduqués et beaucoup d’entre eux préfèrent le mode de vie laïque occidental au statu quo et à la loi islamique théocratique et autoritaire.

Il y a de fortes présomptions et suppositions que ces violations flagrantes des droits de l’homme soient le fait du régime iranien lui-même. Sous la présidence de l’imam «modéré», Hassan Rouhani, le parlement iranien a récemment renforcé les pouvoirs de la police morale, ceux de brigades islamiques d’autodéfense, de patrouilles morales des rues, en adoptant des lois qui accordent libre cours à ces groupes de surveillance et d’espionnage de la société. Parmi ces groupes militants moraux et puissants, renforcés par le parlement iranien, se trouvent  Basij et Ansar e Hezbollah (les Partisans du Parti de Dieu).

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Certains motocyclistes à l’apparence conservatrice ont été repérés à bord de puissantes motos. La provocation des motocyclistes induit chez les femmes la croyance que leurs visages sont brûlés par des jets d’eau et des crèmes nettoyantes. C’est davantage une méthode pour imposer la peur dans la société. Des groupes militants et fondamentalistes tels les bassidjis, Ansar e Hezbollah, les services d’espionnage et la Garde révolutionnaire iranienne, n’hésitent pas à voir dans la  tenue indécente des femmes la raison sous-jacente à ces actes contre elles. Par conséquent, pour eux ce genre de violations flagrantes est tout à fait justifié.

Etant donné que la République Islamique est incapable de contrôler et d’emprisonner des millions de femmes qui contestent les structures islamiques du régime au pouvoir, les attaques à l’acide pourraient bien être une nouvelle méthode employée par des brigades gouvernementales  de vigilance pour instaurer la peur dans la société, en particulier chez les femmes, et les contraindre à se conformer au code vestimentaire islamique de la République Islamique.

 

Par Majid Rafizadeh    – 22 octobre 2014 –

Traduction Europe Israël

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  • 2 thoughts on “Une vague d’attaques à l’acide en Iran : les femmes sous haute surveillance sous le régime du « modéré » Rohani.

    1. c.i.a.

      Cette  » joyeuse coutume  », parmie d’ autres de l’ islam, à commencée en 1980,  » inventé  », par un psychopathe musulman notoire, au  » service  » de la c.i.a. de l’ époque de l’ afghanistan, pour contrer l’ u.r.s.s.,(j’ espère que ce monstre , fut éliminé après usages!), quoiqu’ il en soit, ce  » loisir  » de l’ islam à été perpétué, par les futures générations de musulmans  » modérés  », qui ne se gênent pas, pour continuers ces atrocités!

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