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Les Palestiniens et le mont du Temple : Guerre, mensonges et déni historique par Laly Derai


Les Palestiniens et le mont du Temple : Guerre, mensonges et déni historique par Laly Derai

Depuis plusieurs semaines Jérusalem-Est et en particulier le Mont du Temple sont le théâtre d’affrontements violents entre forces de l’ordre et Palestiniens. En toile de fond, les déclarations de Mahmoud Abbas qui a appelé à « empêcher par tous les moyens les colons de souiller El Aqsa ». Un discours qui s’inscrit dans la volonté délibérée des Palestiniens de déjudaïser le lieu le plus saint d’Israël.

Voici déjà plusieurs semaines que Jérusalem-Est et en particulier le mont du Temple et la Vieille ville sont le théâtre d’affrontements violents entre forces de l’ordre et Palestiniens. En toile de fond de ce regain de violence, les déclarations du Président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, qui a appelé à « empêcher par tous les moyens les colons de souiller El Aqsa ». Un discours qui est parfaitement conforme au narratif musulman concernant le Mont du Temple, débarrassé de tout lien avec le peuple juif. 

« La légende du temple juif constitue la plus grande mystification de l’histoire de l’humanité » : cette affirmation est tirée d’une « étude » publiée il y a quelques années par l’archéologue égyptien Abdel Rahim Rihan Barakat et adoptée depuis avec enthousiasme par le monde musulman. Selon Barakat, le roi David et le roi Chlomo ont bel et bien existé, certes, mais ils se contentaient d’un petit lieu de prières qui n’avait strictement rien à voir avec le Beth Mikdach tel que nous le considérons.
D’autres historiens musulmans affirment pour leur part que le Temple juif existait, mais qu’il avait été construit là où se trouve aujourd’hui la tour de David. Une théorie un peu moins farfelue que celle certifiant que le Temple juif se trouvait au Yémen…

Chlomo ou Sliman ? 

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Une autre variante, visible sur le site Internet du Waqf, l’institution musulmane chargée d’administrer le mont du Temple, affirme dans une fatwa que Chlomo et Hérode n’ont pas construit le Beth Hamikdach, mais se sont contentés de rénover un bâtiment datant de l’époque d’Adam Harichon. En outre, dans un livret publié en arabe et en anglais il y a quelques mois (voir photos), le même Waqf va plus loin et prétend qu’il n’existe absolument aucun lien entre le mont du Temple et le peuple juif. On y apprend par exemple que le roi Chlomo (Sliman) était musulman (plusieurs siècles avant la naissance de Mahomet, un vrai miracle !), et qu’il faisait partie des prophètes de l’islam. Ou encore que depuis 1967, Israël a transformé le mur d’Al Bouraq – le cheval qui a accompagné Mahomet – en Mur des Lamentations et que l’entité sioniste a l’intention de détruire « l’esplanade des mosquées ». 

Par un tour de passe-passe fascinant, le mufti de Jérusalem jusqu’en 2006, Akrama Sabari, dénonçait toute aspiration juive à reconstruire le Beth Hamikdach. En effet, selon lui, ce ne sont pas deux, mais trois temples qui ont été détruits et, de ce fait, la tradition juive espérant la construction d’un troisième temple est caduque… 

C’est un historien israélien, le Dr Its’hak Reiter, qui a compilé les sources musulmanes annihilant le lien juif au mont du Temple. Dans son livre, « De Jérusalem à la Mecque », il cite des centaines de hadît, fatwas, articles, livres, thèses, écrites par des hommes de culte musulman ainsi que des historiens et archéologues et nous offre un éclairage passionnant sur les méthodes employées pour effacer Israël de la carte historique de Jérusalem.
On y apprend par exemple qu’avec le temps (et au gré des exigences territoriales palestiniennes), certains Musulmans ont modifié la date d’édification de la mosquée El Aqsa : alors qu’il est communément établi qu’elle a été construite il y a quelque 1 400 ans, elle est soudain devenue un bâtiment datant de la Création du Monde. 

Tous les exemples récoltés par Reiter démontrent que le seul objectif poursuivi consiste à déconnecter Jérusalem et le peuple juif, voire même à contester la centralité de la Cité éternelle dans l’histoire et la religion juive, nier l’existence des deux Temples et affirmer que le Kotel n’est pas le Mur occidental qui entourait le Beth Hamikdach, mais un des murs de soutien de la mosquée El Aqsa.

Selon Reiter, le rapport musulman à l’histoire du mont du Temple a considérablement évolué au fil des années et plus particulièrement depuis ces dernières décennies. Si jusqu’au 19e siècle, le lien entre Jérusalem et le peuple juif semblait évident pour quasiment tous, on peut lire par exemple aujourd’hui que la présence juive dans la ville n’a été que de très courte durée, 60 à 70 ans au maximum et donc, bien entendu, qu’elle ne justifie pas la moindre prétention à gouverner Jérusalem… Si le Temple n’a jamais existé et que Chlomo n’a pas construit un Beth Mikdach, mais une petite salle de prières, alors les Juifs ont tout simplement inventé leur lien avec « Al Qods ». 

Nous passerons ici sur les mensonges, les fausses citations d’archéologues israéliens, les demi-vérités qui ponctuent régulièrement leurs sources. 

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Un détournement historique, une cause politique

Ce détournement de l’Histoire a-t-il une influence sur les Palestiniens ? Tout dépend à qui on pose la question. Pour un universitaire palestinien, signataire de l’une des innombrables initiatives de paix qui ont vu le jour depuis deux décennies et cité par Reiter, ces mensonges ne sont pas pris au sérieux par la rue palestinienne. Selon lui, que ces mystifications soient racontées par Yasser Arafat ou par de respectables universitaires n’a aucune importance : la majorité des Palestiniens ne remet pas en cause le lien entre Israël et le mont du Temple. Quant à ceux qui ont écrit ces mensonges, ce serait, selon cet universitaire palestinien, « des opportunistes soucieux d’être dans les petits papiers des dirigeants politiques et religieux de leur pays ».
Reiter ne partage pas l’opinion de cet universitaire. Selon lui, ce narratif, désormais retenu par une partie non négligeable du monde arabe et musulman, sert de point d’ancrage à l’animosité contre Israël. 

Et pourtant, jusqu’en 1967 et durant des siècles, l’histoire du Temple juif, les détails sur sa construction, les traditions qui l’entouraient, sa destruction par le roi Nabuchodonosor, constituaient un thème récurrent dans la littérature arabe musulmane. Le géographe et historien Al Maqadsi, au 11e siècle, ou encore le sage iranien Al Mastoufi au 14e siècle, affirment tous les deux que la mosquée El Aqsa a été construite sur les ruines du Temple de Salomon. Abou Baker Al Vasti, chargé, au 11e siècle, de prononcer les sermons au cœur même de la mosquée El Aqsa, rapporte dans son livre sur les vertus de Jérusalem plusieurs traditions, prouvant le passé juif du site. 

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Sans remonter aussi loin dans le temps, l’historien palestinien Araf Al Araf affirmait au siècle précédent (avant la guerre des Six Jours) que ‘Haram Al Sharif (l’esplanade des mosquées) se trouvait sur le mont Moria, cité dans le livre de Béréchit, acquis par le roi David des mains d’Arona le Jébuséen pour y construire le Beth Hamikdach. Al Araf affirmait alors également que les vestiges archéologiques situés sous la mosquée dataient de l’époque du roi Chlomo. 

Toutefois, ce qui était permis hier ne l’est plus aujourd’hui et ce narratif a été banni des documents et déclarations officielles de l’Autorité palestinienne ou des autorités musulmanes. 

Mais pourquoi en vouloir aux Musulmans alors que les Juifs eux-mêmes ne sont pas persuadés que ce lieu saint doit leur revenir de plein droit ? Alors qu’en 1967, durant la guerre des Six Jours, quelques heures à peine après la libération de la Vieille Ville de Jérusalem par Tsahal, le ministre de la Défense, Moché Dayan, décide de façon unilatérale de transmettre la gestion du mont au Waqf, l’autorité musulmane chargée des lieux saints et donc, de facto, de renoncer à la souveraineté israélienne sur les lieux ? Et qu’il ordonne également de retirer le drapeau israélien qui avait été placé sur le toit de la mosquée : « La dernière chose dont nous avons besoin à Jérusalem, c’est de brandir un drapeau sur la mosquée d’Omar », déclara-t-il.

À ce moment, Dayan est persuadé qu’en offrant les clés du Har Habayit aux musulmans, il parviendrait à retirer au conflit israélo-arabe sa dimension religieuse : « Nous devons considérer le mont du Temple comme un site historique appartenant au passé et ne pas empêcher les Arabes de le considérer comme une mosquée », affirmera-t-il dans ses Mémoires. Selon lui, le Kotel devait être le lieu de culte central des Juifs et le Mont du Temple rester un lieu de culte musulman. Un message qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et qui a été adopté avec ferveur par les nationalistes musulmans, alors que, peu à peu, les Juifs oublient que le mont du Temple avait été entre leurs mains. C’est d’ailleurs avec la même indifférence que les Israéliens ont accepté, trente ans après la guerre des Six Jours, que le statut de « tuteur » du Har Habayit soit accordé à la Jordanie dans le cadre des accords de paix avec Israël. Seuls les Grand rabbins d’Israël, le rav Éliyahou Bakchi Doron et le rav Israël Méïr Lau, demandèrent au gouvernement quelques éclaircissements. Le rav Bakchi Doron exigea que le mont du Temple conserve son statut de lieu le plus saint du judaïsme et que tout changement de ce statut soit soumis au grand rabbinat. En outre, le rav Israël Méïr Lau affirma que « la Hala’ha ne pouvait pas changer au gré des décisions politiques » et que « le conseil du grand rabbinat s’insurgerait contre tout signe de souveraineté étrangère sur le Mont du Temple, y compris son internationalisation ou sa transformation en territoire extraterritorial ». 

Aujourd’hui, il suffit aux muftis ou aux dirigeants palestiniens de crier qu’il faut empêcher El Aqsa d’être souillée ou que les Israéliens vont incessamment sous peu faire exploser l’esplanade des mosquées pour que l’on assiste à des soulèvements comme ceux de ces derniers mois. Le mot d’ordre « El Aqsa est en danger » est lancé et les bouteilles incendiaires, blocs de pierre et autres feux d’artifice sont employés contre les forces de l’ordre et tous ceux qui continuent courageusement de traverser les quartiers à dominance arabe de Jérusalem. Dès 1967, cette méthode a porté ses fruits. Une chanson égyptienne, qui a obtenu un succès retentissant dans le monde arabe, encensait Al Qods : le lieu le plus saint.

Le « lieu le plus saint » ? Il est peut-être temps de rappeler que Jérusalem est considérée comme une ville sainte à l’Islam depuis le 7e siècle seulement et que son nom n’est pas mentionné une seule fois dans le Coran. Si, en 622, Mahomet a enjoint ses fidèles de se tourner, pour une période de 16 mois, vers Jérusalem, c’est parce qu’il espérait ainsi convaincre un grand nombre de Juifs de rejoindre l’Islam. Devant le peu de succès remporté par cette tentative, il fixa que désormais, le monde musulman se tournerait vers la Mecque. 

L’une des preuves les plus tangibles du peu d’importance accordé par l’Islam à Jérusalem est liée à l’histoire des conquêtes musulmanes. En effet, Jérusalem était l’une des dernières villes à avoir été conquise par l’Islam après la mort de Mahomet et elle l’a été par des officiers de grade inférieur et non pas par Omar. Après sa conquête, elle fut appelée selon son nom romain, Illia. Puis, durant des siècles, les Musulmans la nommèrent Beit Al Mikdas… La « déjudaïsation » de Jérusalem place le peuple juif face à une nécessité de premier ordre. Comme c’est souvent le cas, ce sont nos ennemis qui nous poussent à rechercher et affiner nos véritables motivations et la teneur de nos liens avec nos traditions, notre identité et aussi notre terre. Aujourd’hui, plus que jamais, il est de notre devoir de clamer haut et fort que le Har Habayit doit rester entre nos mains. Qu’il est le cœur de notre nation et d’aucune autre. 

Laly Derai





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “Les Palestiniens et le mont du Temple : Guerre, mensonges et déni historique par Laly Derai

    1. Laurence

      Alors pour qu’un article me fasse rire il en faut
      Le Roi Salomon ou Chlomo comme vous voulez n’était pas Juif

      Que Hérode( pas Juif lui) et Salomon n’ont fait que restaurer un batiment arabe , alors là je pense que nous aurons tout lu et voilà ce qu’est de changer l’HISTOIRE
      mOSH2 dAYAN QUAND IL EST EST RENTRER DANS JERUSALEM ET SUR LE MONT DU TEMPLE N’AURAIT JAMAIS DU DONNER CE LIEU AU JORDANIENS

      PEUT IMPORTE, LES DECOUVERTES ARCHEOLOGIQUES PETIT A PETIT VONT PROUVER A CES IMPOSTEURS QUE LE MONT DU TEMPLE EST AUX JUIFS

    2. abraham

      Les Palestiniens et le mont du Temple : Guerre, mensonges et déni historique par Laly Derai

      Laly DERAI connait les prescriptions coraniques contrairement aux impies qui se prétendent islamiques. C’est pourquoi, il faudrait obliger les instances internationales de se mettre à la lecture du livre saint du Coran et enfin obliger les adeptes qui se disent musulmans d’appliquer les prescriptions de leurs propres écritures saintes la PAIX ainsi sera instaurée sur la planète bleue !

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