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« Islamophobie » : Un drôle de mot, par Daniel Sibony


« Islamophobie » : Un drôle de mot, par Daniel Sibony

Un drôle de mot, car il contient tant de confusion qu’il en devient presque un symbole de la confusion générale.

Au départ, il signifie peur de l’islam. Cette peur, on la trouve au moins chez ceux qui sont agressés par des « jeunes », des musulmans ; ce sont des choses qui arrivent, au niveau local et aussi planétaire (où ce sont des moins jeunes : Al Qaïda, Boko Haram, le Califat…).

Mais les gens ne sont pas idiots, la peur qu’ils ressentent concerne non pas l’islam, mais des appels que l’on trouve dans l’islam, à moins que ces appels, ces impulsions qui mobilisent les agresseurs ne leur tombent du ciel, directement, et cela, personne n’y croit.

Ou que ça leur vienne de leur folie intérieure, mais quand cette folie constitue un collectif, quand celle d’un petit « fou » de banlieue rejoint celle d’un autre « fou » londonien ou syrien ou iranien, l’idée que ça relève d’une même source n’est pas folle.

Cette idée est vivement censurée, déconseillée.

Dans une ambiance de déni, il est de bon ton de la nier, et d’affirmer que l’islam n’a rien à voir avec cette violence. C’est tellement admis, non pas comme vrai, mais comme ce qu’il faut répéter, qu’on accède à un autre niveau de sens du terme islamophobie : C’est devenu la peur de dire quelque chose de critique envers l’islam ; c’est la phobie de passer pour islamophobe, de passer pour un de ceux qui ont peur de la violence islamique et qui demandent qu’on s’en protège.

Le mot a donc franchi une première barre de sens : Car cette peur au second degré, bien plus courante, n’est pas une peur des musulmans ou de l’islam, mais une peur d’être pointé dans la Doxa française comme xénophobe ; et d’être basculé dans le camp de l’extrême droite, par exemple.

C’est donc une peur artificielle, entretenue par l’establishment, médiatique ou politique, une peur du qu’en-dira-t-on, une peur pour sa propre image, ou pour sa place, etc.

Après une de mes conférences, un homme a dit que tout à l’heure, dans le métro, il a vu une jeune femme en foulard presque intégral, ne découvrant que les yeux. Il s’est approché d’elle, et lui a dit que cette tenue violait la loi, elle l’a envoyé « paître », la discussion s’est animée, aucun autre voyageur n’a bronché ; et quand il est descendu, deux autres personnes qui descendaient lui ont dit « vous êtes courageux, Monsieur » ; et : « c’est très bien, ce que vous avez fait ».

Or cet homme n’a bravé aucun danger et les passagers qui n’ont pas bronché ont agi comme s’il y avait un danger réel. Ils ont donc bien intégré la censure qui leur dit : Surtout pas de critique envers l’islam, ou envers l’un de ses adeptes.

Donc, sans qu’il y ait de danger réel à faire cette critique, et à faire respecter la loi, on a créé un vrai risque : Celui de passer pour xénophobe. Il est probable que tous ces gens qui subissent cette censure, jusqu’à se l’imposer, au nom de cette peur induite, en voudront à l’islam d’en être la cause. En somme, beaucoup de Français ne pardonneront pas à l’islam leur lâcheté envers lui.

Cette lâcheté, endossée par les instances officielles, induite par ceux qui, en principe, appliquent la loi, montre que la loi qui devrait servir de tiers se dégonfle. Du reste, ces responsables lancent des tirades magnifiques contre « ce type de violence », mais ne peuvent pas faire arrêter les « types » qui agressent, ou les punir quand ils les arrêtent. Du coup, la masse des agresseurs potentiels, qui n’est pas négligeable, commence à le savoir. Ça commence à se savoir que la loi, si elle pose des limites, ne peut pas les appliquer (« il faut des couilles pour ça », me dit un fonctionnaire, « et on n’en n’a plus »).

Cela peut éclairer une certaine déprime, maquillée en indifférence, où le chacun pour soi masque le fait que chacun va « râler » dans son coin.

Quant à savoir pourquoi l’establishment a peur de l’islam, et c’est, aujourd’hui, le vrai sens de l’islamophobie, cela exige de réfléchir sur une notion nouvelle que j’appelle la culpabilité perverse et que j’ai proposée pour comprendre le phénomène : Quand on se pose comme coupable du problème des autres, en l’occurrence de l’islam, on compte bien se poser comme seul capable de les résoudre ; c’est une prise de pouvoir sur ceux qui ont le problème, et aussi sur les autres, sur les braves citoyens qui auraient des choses à en dire, mais qui se taisent sous la pression du politiquement correct, devenu une sorte de menace : C’est ça ou le chaos. Si vous ne voulez pas le chaos, vous vous taisez.

Et c’est ainsi qu’on enfonce les uns et les autres dans un problème qui, au départ, n’était pas insurmontable ; et que j’avais autrefois résumé ainsi : Il faut aider l’islam à conquérir son imperfection, car sa perfection se révèle dangereuse.

Source : Daniel Sibony





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 4 thoughts on “« Islamophobie » : Un drôle de mot, par Daniel Sibony

    1. Robert Davis

      NON on ne peut pas « aider l’islam »,il faut le combattre ce n’est qu’une question de temps mais le temps qui passe c’est aussi l’accumulation des gas dans dans la cocotte minute. Nous sommes en 1937 dans 2 ans l’islam va nous agresser et l’europe n’est pas prête à se défendre avec des budgets militaires presque ridicules et en régression constante. Le problème n’est pas de savoir s’il y aura la guerre générale(l’autre a déjà commencé)ou non mais QUI LA GAGNERA. En refusant de réagir actuellement pendant qu’on peut encore la gagner à condition de renforcer nos armées,on laisse l’avantage à l’ennemi et c’est comme ça qu’on perd les guerres.

    2. Laurent

      Excellent votre article, il explique bien pourquoi les français de souche ont peur et avec un gouvernement aussi lâche, quand le peuple de France se réveillera vraiment, ce ne sera pas le chaos mais une guerre civile alors qu’il n’est jamais trop tard pour agir.

    3. Reactif

      L’image suffit presque à entendre les cris de haine de cette meute. Ci-dessous un commentaire déjà posté mais explicite.

      Islamopithèque, (sous famille Hamas, syn. Hezbollah, Salafiste, djihadiste, Shebab, Al Qaïda, Aqmi, Boko Haram, Ansar Dine – liste non exhaustive). Espèce d’hominidés endémique de la péninsule arabique et des zones sahariennes ou sub-sahariennes fortement invasive et migratoire présentant de grandes similitudes avec l’australopithèque, pourtant disparu depuis un million d’années. L’islamopithèque est un hominidé poilu au front bas et aux yeux chassieux très agressif qui rappelle assez le chimpanzé par son aspect physique et sa façon de se déplacer mais qui s’apparente davantage à la hyène dont il partage les habitudes alimentaires et le cri ressemblant à un rire désagréable et odieux, qu’elle pousse quand elle a trouvé de la nourriture et va égorger sa proie.
      L’espèce qui souffre de désordres congénitaux pour des raisons de consanguinité est également sujette à une forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (dégénérescence du système nerveux central classée dans les encéphalopathies spongiformes transmissibles), en raison de son cannibalisme récurent. L’islamopithèque se reproduit rapidement, le mâle étant polygame et les femelles ayant jusqu’à quinze portées. Bien que non menacé d’extinction de par sa démographie galopante, l’islamopithèque est une espèce protégée par l’ONU, par la plupart des pays occidentaux et la totalité des partis politiques de gauche, devant être classée au patrimoine mondial de l’inhumanité.

    4. Cat Ola Hadacha

      j’aime beaucoup cette definition de l’islamopiteque, quel est le nom de son auteur j’aimerais la citer, merci d’avance et bravo.

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