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Loin de Paris, dans une implantation de Samarie, des immigrants français se sentent libres et en sécurité


Loin de Paris, dans une implantation de Samarie, des immigrants français se sentent libres et en sécurité

« Le lieu où vivent les Français », caché à l’entrée de l’implantation Yakir en Samarie, en Cisjordanie, n’a pas encore de nom. Depuis l’arrivée d’un petit groupe d’immigrants français il y a environ trois semaines, l’endroit est appelé simplement « là où vivent les Français ».

“Là où vivent les Français » est constituée de deux longues étranges rangées de bâtiments peints en jaune pâle, séparés par un chemin de sable non goudronné. Ces bâtiments plutôt inhabituels sont une invention typiquement israélienne pour faire face à l’absorption de nouveaux immigrants ou à d’autres problèmes de logement.

En hébreu, on les appelle “Caravilla », un croisement étrange entre une caravane et une villa. La composante « villa » est inexistante. La caravane ressemble à une double remorque basique.

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A cet endroit, les modestes “caravillas » servent de maisons temporaires à dix nouvelles familles qui sont arrivées à Yakir directement depuis la France à la fin de la récente guerre à Gaza.

En tenant compte des conditions de vie et du fait qu’ils soient arrivés en temps de guerre, leur nouvelle vie ne ressemble pas vraiment à une promenade sur les Champs Elysées.

Pourtant, de façon assez surprenante, aucun d’entre eux ne se plaint. « Les gens qui vivent en Israël ne peuvent pas comprendre le luxe de ne pas se sentir une minorité comme nous l’avons été jusqu’à récemment”, explique Audrey Zeevi, jeune mère de trois enfants.

Le compromis qu’elle a fait est assez extrême : laisser une maison de trois étages à Joinville, à 15 minutes de Paris, une vie confortable avec son mari Michel, propriétaire de trois spas à Paris et chef de la communauté juive locale, pour une « Caravilla » avec l’air conditionné cassé dans une chaleur insupportable, au milieu de nulle part en Samarie, dans un village proche des villages palestiniens qui observent la population juive augmenter en Cisjordanie.

« Pourtant, dit-elle, contrairement à la France, ici je me sens libre et je n’ai pas peur. C’est ma terre ». Elle saisit vaguement que la notion de propriété de cette terre particulière est controversée en Israël, mais elle n’a aucun doute et aucune crainte.

 

Des familles françaises accueillies à Yakir

Des familles françaises accueillies à Yakir

Par rapport à ces dernières années en France, où la police devait protéger constamment les synagogues, les quartiers et les écoles juives, la vie est ici ressentie comme totalement libre. « Je me sentais en danger, je me souciais constamment des enfants portant une kippa », dit-elle. « Les Arabes ici sont différents des Arabes là-bas. Là-bas je n’avais pas les moyens de riposter; ici je le fais’’.

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Le mouvement des implantations ne pouvait pas rêver d’un meilleur porte-parole ou d’un groupe d’immigrants plus dévoué. Contrairement aux immigrants de l’ancienne Union soviétique qui pendant des années ont été traités avec prudence par les représentants officiels des implantations, souvent méfiants envers leur judéité et leur engagement à la « cause », les immigrants venus de France ne laissent aucun doute.

La plupart d’entre eux sont issues de la deuxième génération de familles qui ont immigré d’Afrique du Nord, et se situent quelque part sur le spectre entre « traditionnels » et « religieux », sont politiquement à droite et soutiennent totalement l’idéologie du « grand Israël ». Ils sont certainement accueilli à la fois personnellement et idéologiquement.

Il n’est pas étonnant que le président du conseil régional de Samarie lui-même, Gershon Messika, se soit rendu en France pour les rencontrer en personne peu avant leur départ. « Ils nous accueillent ici comme si nous étions le Messie”, explique Audrey Zeevi en riant.

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Les familles des nouveaux arrivants de Yakir, une vieille implantation qui regroupe 330 familles, font partie d’un projet intitulé « Aliyah de groupe » (immigration en groupe). Le projet est basé sur le concept de faire son « aliyah » avec un groupe, plutôt que individuellement ; pour qu’à la fin du processus, il y ait une intégration par une communauté. L’immigration est préparée durant une année. Une préparation qui peut être d’ordre pratique et/ou spirituelle.

 

« Aharon Cohen, rabbin de Yakir »

Aharon Cohen, Grand Rabbin de Yakir, fait partie de cette longue procédure. Né à Paris d’une famille marocaine qui est arrivée en Israël en 1978, il a une compréhension naturelle de cette communauté. Il peut aussi voir les bénéfices à tirer de l’intégration de la communauté.

« Quand j’ai vu les 800 enfants chantant des chansons de bienvenue aux nouveaux enfants pour leur premier jour à l’école, cela m’a ramené, à mon propre premier jour, en tant qu’immigrant enfant. C’est l’essence même de l’Aliyah – le passage de l’individu à une nation, la judéité, pas seulement en tant que religion mais en tant que peuple « .

Même un an de préparation ne permet pas d’expliquer que personne n’ait annulé ou modifié la date de son départ malgré la guerre, et n’explique certainement pas non plus le choix de quitter les grandes villes pour une implantation isolée. “C’est le moment idéal pour rejoindre mon peuple », a déclaré l’un des nouveaux arrivants, interrogé au moment de la guerre.

Quant au choix de l’implantation, ils n’y voient rien d’étrange. « L’immigrant juif en Israël n’est certainement pas à la recherche d’un autre Paris local », explique Cohen. « Contrairement aux immigrants russes, par exemple, ces immigrants venant de France ont un fort sentiment d’appartenance à Eretz Israël. Il leur vient naturellement de dire : +c’est à nous+. Plus tard, ils seront confrontés à la complexité de la situation, mais elle n’a jamais fait partie de leur identité ».

Audrey et Michel Zeevi disent la même chose: ‘’Nous devons occuper la terre. Redonner notre terre est totalement inconcevable”, affirme Audrey, qui confie avoir une cousine à Tel-Aviv qui est de gauche. « Je ne peux pas la comprendre ».

Et Michel, malgré la pénibilité de ses nombreux déplacements en France pour prendre soin de son activité, ajoute : « venir de Paris pour une grande ville en Israël est une vaine tentative de reproduire notre ancienne vie. Ici, je suis heureux de faire partie du projet sioniste. »

Le projet particulier dont ils font partie n’est que le début d’un plan plus vaste visant à amener les jeunes familles françaises dans les implantations de Samarie. Le conseil régional a déjà alloué de l’argent ainsi que d’autres ressources pour soutenir ce projet à long terme qui peut changer la face des implantations juives dans cette partie de la Cisjordanie.

Lily Galili est analyste de la société israélienne. Elle a cosigné un livre, « Le million qui a changé le Moyen-Orient » sur l’immigration d’ex-URSS vers Israël, son domaine de spécialisation.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 7 thoughts on “Loin de Paris, dans une implantation de Samarie, des immigrants français se sentent libres et en sécurité

    1. Robert Davis

      Excellent compte rendu revogorant et optimiste! Les français qui émigrent en Israel sont en général des personnes de qualité qui ont des convictions et qui redonnent vie autour d’eux contrairement à ces maudits gauchistes qui ne pensent qu’à eux-même à « faire de l’argent » partout où ils sont, à jouir de tout sans rien offrir en échange,ce sont eux les responsables de l’antisémitisme partout dans le monde et en Israel ils ne tarderont pas à créer une autre forme d’antisémitisme,l’anti-gauchisme. Après tout si ces salauds crient « A mort les Juifs » et se joignent à la racaille arabe à Paris pourquoi ne crierait-on pas « à mort les gauchistes et les arabes » en Israel? ils commencent par vouloir amasser tous les avantages et ils s’étonnent ensuite qu’on les deteste! Les Juifs de Yakir font exactement le contraire : ils donnent beaucoup et ne demandent rien en retour!

    2. Belle

      Bravo nous sommes fiers de vous!!
      Que D… vs benisse avec la paix durable et juste qui rendra aux juifs leur terre tout entiere.
      Toutes les religion confirme ce don de l’eternel a son peuple Israel.

    3. carlo martelli

      Empecher les Juifs de partir devrait-etre une priorite du gouvt , leur donner une plus grande protection et les laisser si la France n’en est pas capable d’accepter leur service de defence, qui seraient supervise par une authorite gouvernementale ,on ne peut pas se permetre de les remplacer par une autre Ethnie infiniment moins eduquee et civilise que les juifs qui sont francais depuis plusieurs generations .et hautement eduques.

    4. Nancy - Europe-Israel.org

      Chacun est libre d’aller s’installer où il veut. Certains juifs partent aux USA. Et puis nous ne sommes pas dans l’Ex Union Soviétique, où les gens vivaient derrière le Rideau de Fer et n’avaient pas le droit de sortir du pays. Si on interdit aux Juifs de quitter la France, alors il faut l’interdire à tout le monde et dans ce cas, nous ne sommes plus en démocratie. Quant à remplacer les juifs par une autre ethnie, hélas, c’est déjà fait : 6 millions de juifs ont disparu dans la Shoah et 20 millions de musulmans les remplacent déjà en Europe. Si l’Europe veut se défendre contre l’islamisation qui sera sa chute et sa fin, alors il faudra pour commencer ôter le pouvoir à ceux des politiques de gauche comme de droite, qui nous ont menés dans le mur….et le faire avant qu’ils n’organisent les Goulags et le Rideau de Fer que vous souhaitez, mais pour les Juifs….

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