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Après Damas, Bagdad et Beyrouth, Sanaa devient la 4e capitale arabe à passer sous influence iranienne


Après Damas, Bagdad et Beyrouth, Sanaa devient la 4e capitale arabe à passer sous influence iranienne

 

Quand les Houthis confortent l’influence de l’Iran chiite en terre sunnite

L’offensive éclair des rebelles chiites yéménites à Sanaa conforte l’Iran face à l’Arabie saoudite, son rival sunnite, alors que Washington et ses alliés sont occupés par la guerre antijihadiste en Syrie et en Irak, selon des analystes.

Si les liens entre les rebelles chiites d’Ansarullah, dits houthis, et l’Iran demeurent opaques, la conquête dimanche de la capitale du Yémen, frontalier de l’Arabie saoudite, offre incontestablement un cadeau à l’Iran pour élargir sa zone d’influence en mer Rouge et jusqu’au détroit de Bab el-Mandeb. Mettant à profit l’effondrement des institutions de l’État, l’étendue de la corruption et de la pauvreté, et un rejet de l’hégémonie des forces tribales traditionnelles, le jeune chef d’Ansarullah, Abdel Malak al-Houthi, a réussi à s’imposer comme un acteur de premier plan en renforçant son emprise sur la capitale ces derniers jours. Mais M. Houthi est soupçonné de servir les ambitions régionales de l’Iran, une accusation formulée publiquement par le président Abd Rabbo Mansour Hadi qui a dénoncé « un complot » de forces locales et étrangères pour expliquer la conquête de Sanaa. « En contrôlant Bab el-Mandeb et le détroit d’Ormuz, on n’a plus besoin de bombe atomique », a-t-il encore dit dans une récente déclaration au quotidien al-Hayat, alors que l’Iran est soupçonné par les puissances occidentales de chercher à obtenir l’arme nucléaire.

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« Des adversaires acharnés »
Ce développement a coïncidé avec l’intensification de la guerre contre les jihadistes du groupe État islamique en Irak et en Syrie, menée par les États-Unis et leurs alliés arabes du Golfe pour qui la lutte contre les groupes pro-iraniens ne semble plus constituer une priorité. Ibrahim Sharqieh, analyste de Brookings Doha, explique que « les Américains ont choisi de laisser s’élargir l’influence de l’Iran au Yémen », notamment en raison de « l’attachement de Washington à son approche traditionnelle, donnant la priorité à la lutte antiterroriste ».
Les États-Unis, pour aider les autorités yéménites à lutter contre el-Qaëda qui est fortement implanté dans le pays, lancent régulièrement des raids à l’aide de drones contre les positions du groupe. Or, note M. Sharqieh, les houthis et l’Iran sont, eux aussi, « des adversaires acharnés » d’el-Qaëïda au Yémen. « Et l’arrivée des houthis au pouvoir, même s’ils continuent à répéter leur slogan « Mort à l’Amérique », est mieux perçue par les États-Unis qu’une influence croissante d’el-Qaëda », selon lui.
L’analyste Neil Partrick, spécialiste des affaires du Golfe, note pour sa part que l’Iran voit en Ansarullah « un moyen d’exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et d’en faire un levier (de sa politique) régionale ».

 

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