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L’Espagne sur le point d’expulser un réfugié pakistanais pour avoir critiqué l’islam.


L’Espagne sur le point d’expulser un réfugié pakistanais pour avoir critiqué l’islam.

Image à la Une : Imran Firasat et sa famille.

«D’accord, vous les musulmans, vous faites preuve de violence, mais nous allons continuer à faire des films. Un jour, l’un de nous deux sera le perdant.» – Imran Firasat.

Firasat a fait valoir que l’expression de ses opinions sur l’islam relève des droits constitutionnels de la liberté d’expression.

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Deux juges dissidents ont signé une déclaration dans laquelle ils demandent si la source du danger pour la sécurité nationale se trouve dans les actions de Firasat ou dans les réactions des fondamentalistes islamiques.

La Cour suprême espagnole a statué qu’un réfugié politique devait être expulsé parce que sa critique de l’islam pose « un danger pour la sécurité de l’Espagne. »

La décision du 30 mai, qui confirme une décision antérieure d’un tribunal inférieur de révoquer le statut de réfugié d’un ex-musulman pakistanais nommé Imran Firasat, illustre la manière dont la peur de la rage musulmane continue de menacer l’exercice de la liberté d’expression en Europe.

Firasat avait obtenu l’asile politique en Espagne en Octobre 2006 en raison de menaces de mort contre lui au Pakistan et en Indonésie pour avoir quitté la foi islamique et s’être marié à une non-musulmane.

Les autorités espagnoles, cependant, ont pris des mesures pour expulser Firasat en Décembre 2012, après la sortie de son film amateur d’une heure intitulé «Le Prophète Innocent : La Vie de Mahomet d’un point de vue différent.» Le film, qui a été posté sur YouTube, vise à sensibiliser le public aux dangers de l’islam pour la civilisation occidentale.

Le film montre des images des attentats terroristes musulmans  du World Trade Center à New York, l’attentat du bus à impérial de Londres et ceux des trains de banlieue de Madrid. Le film, qui comporte de nombreux passages du Coran qui menacent de violence contre les non-musulmans, promet de répondre à la question: «Mohammed était-il un prophète inspiré de Dieu, ou était-ce un fou conduit par ses propres démons, produisant ainsi une religion de violence et de tyrannie?»

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Firasat, qui dirige un site Web appelé MundoSinIslam.com (Un monde sans Islam), dit qu’il a été inspiré par un autre film amateur, «L’innocence des musulmans », qui dépeint le prophète islamique Mahomet comme un coureur de jupons et un pédophile. Sorti en Septembre 2012, le film avait déclenché une vague d’émeutes à travers l’Europe et le Moyen-Orient qui ont entraîné la mort de plus de 30 personnes.

À l’époque, l’administration Obama avait allégué à tort que le film était responsable de la mort de plusieurs personnes en Libye, dont l’ambassadeur américain en Libye, Christopher Stevens, et trois autres personnes à Benghazi.

«Quand j’ai entendu que l’ambassadeur américain avait été assassiné », a déclaré Firasat au journal belge De Morgen en Décembre 2012. «J’ai dit ok, vous les musulmans, vous faites preuve de violence, mais nous allons continuer à faire des films. Un jour, l’un de nous sera le perdant.»

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Peu de temps après la diffusion du film de Firasat, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo et le ministre espagnol de l’Intérieur Jorge Fernández Díaz lancèrent une procédure de révision de son statut de réfugié.

Un document du ministère des Affaires étrangères, en date du 27 Novembre 2012, déclare que «les conséquences de la diffusion d’une vidéo avec de telles caractéristiques [anti-islamiques]  sont très inquiétantes et constituent un risque réel pour les intérêts espagnols parce que l’auteur de la vidéo se présente comme ‘citoyen espagnol’»

Le document ajoute que les actions de Firasat, y compris ses menaces de brûler le Coran, sont «déstabilisantes» et «accentuent le risque d’attaques contre les intérêts espagnols à l’étranger, en particulier dans le contexte actuel de l’extrême sensibilité et d’indignation dans le monde musulman.»

Le 21 Décembre 2012, Fernández a rendu une ordonnance d’expulsion de Firasat fondée sur l’article 44 de ‘la Loi sur l’asile et la protection’, qui permet à l’Etat de révoquer le statut de réfugié des «personnes qui constituent une menace pour la sécurité espagnole.» L’arrêté d’expulsion déclare que Firasat constituait une « source permanente de problèmes en raison de ses menaces constantes contre le Coran et l’islam en général. »

Firasat fit appel de l’ordonnance d’expulsion à la Cour Nationale [Audiencia Nacional], en faisant valoir que l’expression de ses opinions sur l’islam relève du droit constitutionnel à la liberté d’expression.

Mais la Cour Nationale a rejeté l’appel de Firasat. Une décision datée du 3 Octobre, 2013 stipule:

« Le droit à la liberté d’expression peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, pour préserver la sécurité nationale, la sécurité publique et l’ordre constitutionnel. »

A présent, la Cour suprême a non seulement confirmé la décision de la Cour Nationale, mais elle a fait un pas de plus.
La déclaration établit que :

« Le droit à la liberté d’expression ne garantit pas le droit à des manifestations d’intolérance ou d’expressions qui portent atteinte à la liberté religieuse, qui ont un caractère blasphématoire ou qui cherchent à offenser les convictions religieuses et ne contribuent pas au débat public. »

Ce paragraphe est étrangement similaire à une loi internationale sur le blasphème promu par l’Organisation de la Coopération Islamique, un bloc de 57 pays musulmans qui s’attache à mettre en œuvre l’interdiction mondiale « des stéréotypes négatifs de l’islam. »

Lançant un avertissement à des troubles potentiels consécutifs à l’exercice de la liberté d’expression en Espagne, deux juges -Manuel Campos et Isabella Perelló – ont pris une position dissidente de l’opinion de la majorité. Ils ont signé une déclaration dans laquelle ils demandent si la source du danger pour la sécurité nationale est dans les actions de Firasat, ou dans les réactions des fondamentalistes islamiques.  Ils écrivent :

« Les effets pervers contre la sécurité nationale ne proviennent pas strictement  de la conduite du réfugié, mais plutôt des réactions violentes des tiers. »

Bien que Firasat puisse maintenant être expulsé, le tribunal a dit que lui et sa famille ne seront pas livrés « à un pays où il y a danger pour la vie ou la liberté. » Il reste à savoir si Firasat fera appel de la décision de la haute juridiction espagnole à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). La CEDH de Strasbourg applique la Convention Européenne des Droits de l’Homme et sa juridiction est obligatoire et contraignante pour l’ensemble des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe.

Dans une interview de décembre 2012 avec le journal en ligne International Business Times [IBT], Firasat avait dit qu’il avait reçu davantage de menaces de la part du gouvernement espagnol que de musulmans en colère. Il a dit :

«Il y a sept ans j’ai obtenu le statut de réfugié en Espagne pour la raison que je critiquais l’islam. Depuis lors, j’ai entrepris une lutte plus large contre l’islam. Et mon droit à la liberté d’expression a toujours été respecté par ce grand pays. Mais maintenant, tout à coup pour faire la même chose que je fais depuis ces sept dernières années, je suis menacé par les autorités [et on me dit] que mon statut de réfugié sera révoqué. Je vais être expulsé au Pakistan où la peine de mort pour blasphème m’attend.»

IBT a demandé à Firasat: «Qu’est-ce qui fait que tout d’un coup les autorités espagnoles vous menacent ?  Quelle pourrait être la raison?  » Firasat a répondu:
«C’est une question très drôle, intéressante et surprenante, même pour moi. Pourquoi maintenant? On m’a accordé l’asile à cause de mes critiques de l’islam. J’ai formellement demandé au gouvernement espagnol l’interdiction du Coran en Espagne. J’ai donné des milliers d’interviews à des chaînes de radio et de télévision. J’ai écrit des articles dans les journaux, mais personne ne m’a jamais dit que je faisais quelque chose d’illégal. Maintenant tout à coup ils essaient de révoquer mon statut de réfugié, me détenir moi et me poursuivre pour avoir offensé les sentiments religieux des musulmans.

Pourquoi? Il peut y avoir deux raisons: la peur de la violence par les musulmans à l’étranger et en Espagne, et les conflits dans les relations diplomatiques avec les pays islamiques qui investissent en Espagne … Ce n’est pas cela l’Espagne, où je suis arrivé il y a sept ans et où il y avait une entière liberté d’expression.»

Certains défenseurs de la liberté d’expression disent que Firasat est lui-même coupable de chercher à restreindre la liberté d’expression. En Mars 2012, Firasat a déposé une pétition en 10 points devant le gouvernement espagnol lui demandant d’interdire le Coran en Espagne.

Dans une interview avec le journal économique espagnol La Gaceta (qui n’est plus en ligne), Firasat a expliqué pourquoi il a présenté la pétition:

« Il y a des centaines de versets dans le Coran qui encouragent les croyants à tuer, à haïr, à discriminer et à commettre sur les femmes des actes barbares de vengeance et de torture. Un livre qui incite à la violence ne devrait pas être en circulation dans une société libre et démocratique. Au cours des 10 dernières années, tous les attentats terroristes ont été promus par le jihad islamique tels que contenus dans le Coran.

“En plus de 100 passages dans le Coran il est mentionné des phrases telles que ‘faire la guerre’ ou ‘tuer tous les infidèles jusqu’à ce que tous soient soumis à Allah.’ Et le Coran exige des musulmans qu’ils continuent de mener le djihad jusqu’à ce qu’à la soumission complète du  monde occidental, de ses libertés et de sa religion à tout prix.»

«J’ai formellement demandé au gouvernement espagnol d’interdire le Coran en Espagne. C’est un livre qui ne peut exister dans notre société libre. Il y a des millions de musulmans qui suivent le livre, mais nous ne pouvons pas permettre que des millions d’autres personnes qui veulent vivre en paix et en liberté et qui veulent jouir des droits humains, souffrent et meurent. Je ne comprends pas pourquoi le code pénal espagnol, la Constitution espagnole et la constitution européenne interdisent toute forme de violence mais ferment les yeux dès que l’on parle du Coran».

Deux jours après le dépôt de sa pétition pour interdire le Coran, la Police nationale espagnole  a appelé Firasat pour interrogatoire après qu’il soit apparu qu’il voulait brûler un Coran à la Plaza del Sol, dans le centre de Madrid.

Selon un communiqué de la police daté du 5 Mars 2012, les agents ont demandé à Firasat s’il « comprenait que ses actions pourraient blesser les sensibilités religieuses de ceux qui professent la foi musulmane. »
On lui a également demandé s’il était «conscient que la combustion du Coran pourrait être considérée comme un crime» conformément au titre XXI, chapitre IV, sections 1 et 2 du Code pénal [se référant à des crimes d’offense des sentiments religieux] ».

Après avoir examiné son site avec la police, Firasat a dit: «Je ne blesse pas les sentiments des musulmans. Au contraire, je lance une action qui semble nécessaire contre un livre qui donne le message du jihad: Tuer, haïr, perpétrer la violence et la discrimination, choses qui ne sont en aucun cas compatibles avec la législation espagnole».

Firasat a résumé ses sentiments dans une interview donnée à un journal: «La lutte contre l’injustice de l’Islam n’est pas si facile. D’une part, il y a les islamistes qui cherchent à me tuer, et de l’autre côté notre propre police, notre propre système qui cherche à m’intimider et à me dissuader de faire face à l’islam».

Par Soeren Kern – Traduction Europe Israël
Sources : The Gatestone Institute – 6 juin 2014

http://www.gatestoneinstitute.org/4344/imran-firasat-spain

Soeren Kern  est analyste au Gatestone Institute basé à New-York, ainsi qu’au groupe de recherches en politiques européennes du Groupe d’Etudes Stratégiques basé à Madrid. Suivez- le sur Facebook et  Twitter.

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  • 7 thoughts on “L’Espagne sur le point d’expulser un réfugié pakistanais pour avoir critiqué l’islam.

    1. David Belhassen

      Si nous avions un peu de dignité humaine, appelons au boycott du gouvernement pourri et corrompu d’Espagne et de sa Cour Suprême vendue à l’Islam. Plus de vacances en Espagne, plus de croisières, plus d’achats de produits venant d’Espagne jusqu’au renversement de ce gouvernement de traïtres et de couards et de cette Cour Suprême soudoyée et islamisée, y compris de sa monarchie décadente qui est une insulte à la démocratie !

    2. Alain Legeault

      Bienvenue au Québec nous avons besoin d’immigrant comme vous! Que Dieu vous bénisse vous et cette magnifique famille et ce père courageux!

    3. David Belhassen

      Si jamais le gouvernement espagnol et sa clique de magistrats mettaient à exécution leur trahison, il faut exiger du gouvernement israélien non seulement d’accorder l’asile politique à Imran Firasat et toute sa famille, mais de rompre toute relation diplomatique avec ces nouveaux collabos !

    4. klein

      Y a pas qu’en France qu’ils existent des juges cons ! quoiqu’en Espagne ça étonne moins !

    5. Vener

      Surprenant qu’ils l’expulsent. Par contre, une amende voire même de la prison pour incitation à la haine auraient été plus appropriés. Quand on lit l’article, on a l’impression qu’il amalgame tous les musulmans à des terroristes.

      Je n’ose imaginer les réactions si cela avait été fait sur une autre religion.

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