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NON à la Récupération et à la Désinformation : Le Christ n’était ni palestinien, ni musulman, Il était juif. Par Magali Marc.


NON à la Récupération et à la Désinformation : Le Christ n’était ni palestinien, ni musulman, Il était juif. Par Magali Marc.

Ras le bol de la récupération du Christ par des Palestiniens tels que Mahmoud Abbas et autres muftis!

Je suis catholique romaine et pratiquante et j’en ai marre du silence du Vatican, du Pape et des autorités religieuses chrétiennes qui apparemment n’osent pas s’exprimer contre ces prétentions absurdes de peur de froisser les Musulmans et d’aggraver la situation des Chrétiens en terre d’Islam!

Disons-le une fois pour toute : Jésus était Juif!

Je souhaite que lors de sa visite en «terre sainte», le Pape François remette les pendules à l’heure, pour l’aider à ce faire j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes.

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Voici en 10 points ce que croient ou devraient croire les Chrétiens :

  1. Le Christ était Juif, né de mère juive, à Bethléem. Il s’appelait Iéshua et son cousin Jokanaan (Jean-Baptiste) était un mystique juif;
  2. Quarante jours après sa naissance, Iéshua fût présenté au temple (donc circoncis) conformément à la tradition juive. Les Chrétiens commémorent cet évènement avec la Chandeleur ou Fête des Lumières (jour où l’on fait des crêpes pour les enfants)
  3. Iéshua a passé son enfance en Galilée, à Capharnaüm, il était donc Galiléen. Une confusion issue d’une traduction fautive a confondu «nazaréen» (une secte juive très rigoriste de l’époque) avec «de Nazareth», les évangiles lui ont donc inventé un séjour à Nazareth pour faire cohérent mais il est possible qu’il n’y ait jamais mis les pieds ou même que Nazareth n’ait pas existé de son temps!
  4. Iéshua parlait hébreu, s’adressait uniquement aux Juifs, citait les textes juifs et s’est promené essentiellement en Judée, en Samarie et en Galilée (donc en Israël!);
  5. Ses apôtres étaient tous des Juifs, même Thomas qui s’appelait Judas de Didymes et qui n’était le jumeau de personne! (il était un Juif originaire de Grèce, car à l’époque il y avait des communautés juives un peu partout dans l’empire romain, y compris à Alexandrie, Damas, etc.);
  6. Iéshua a dit clairement qu’il ne cherchait pas à remplacer la Loi de Moïse mais à l’accomplir (Mt 5,17-19) il a aussi dit : «…le salut vientdes Juifs…» (Jean 4:22);
  7. Iéshua devant le Sanhédrin fût jugé selon les normes de l’époque dans un procès essentiellement politique car même s’il ne disait pas (clairement) qu’il était le Messie, et s’il insistait sur le fait que son royaume n’était pas de ce monde, bien des Juifs, souhaitant se libérer du joug des Romains, étaient prêts à le couronner roi. À cette époque, il n’y avait pas de séparation de l’Église et de l’État et un tel couronnement du Messie-Roi aurait fini dans un bain de sang1. Le Sanhédrin n’avait donc le choix que de le condamner.
  8. Pour éviter la crucifixion (qui était un supplice romain), Iéshua aurait pu renier le judaïsme et aller porter sa «bonne nouvelle» ailleurs, en Inde par exemple. Il n’en fit rien et resta Juif jusqu’au bout.
  9. Joseph d’Arimathie et Nicodème, deux Juifs membres du Sanhédrin, tentèrent de le protéger et prirent le risque insensé d’aller récupérer son corps sur la croix pour le déposer dans le propre tombeau familial de Joseph d’Arimathie.
  10. Les Chrétiens furent longtemps considérés par les Romains comme une nouvelle secte juive (il y en avait beaucoup : les Pharisiens, les Esséniens, les Nazaréens, les Samaritains, les Sadducéens, les Zélotes, etc.). Longtemps les premiers Chrétiens se sont réunis pour prier dans les temples juifs et les synagogues. Ils ont conservé la Thora comme livre de référence (dont des passages sont lus lors des célébrations de la messe dominicale). La Thora devint notre Ancien Testament et les Évangiles canoniques constituent notre Nouveau Testament.

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Dans son livre sur le Christ, Jésus de Nazareth(Flammarion,2007), Joseph Ratzinger, l’ex-Pape Benoît XVI, fait appel au rabbin Neusner pour comprendre en quoi le Sermon sur la montagne se démarque du Judaïsme. Si ce grand théologien n’a pas hésité à discuter avec un Juif du sens de certaines paroles du Christ, à plus forte raison pouvons-nous entamer un dialogue avec les Juifs, nos frères aînés (selon Jean Paul II2) sans chercher à les convertir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc, Ph.D Science politique, Université de Montréal, pour Dreuz.info.

1 Le bain de sang ne fût que différé puisqu’il s’en produisit au moins deux, en 70, puis en 135 avec la résistance d’Éléazar Ben Yair puis la révolte de Simon bar Kokhba que certains considéraient comme le Messie.

2 Devant la communauté juive d’Allemagne réunie à Mayence le 17 novembre 1980, Jean-Paul II a parlé du peuple juif en le présentant comme le peuple de l’alliance, une « alliance qui n’a jamais été révoquée »

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Source : http://www.sion.org/index.php/bible-et-liturgie/pastorale-biblique/183-fraternite-entre-juifs-et-chretiens







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  • 115 thoughts on “NON à la Récupération et à la Désinformation : Le Christ n’était ni palestinien, ni musulman, Il était juif. Par Magali Marc.

    1. Nemo

      Une dernière fois, devant la mauvaise fois maousse de certains : il n’y pas besoin de porter kippa ni d’être spécialement croyant pour se rendre compte que l’insistance à gommer le mot « juif » pour le remplacer par « hébreu » (alors que c’est la même chose aujourd’hui) et l’obsession anti-rabbin a quelque chose de parfaitement pathologique.

      Il suffit de « savoir lire ».

    2. David Belhassen

      Nemo 1er, après avoir écumé chaque recoin de wikipedia, s’est reconverti dans la psychanalyse lacanienne.

    3. chartreux

      A M. David Belhassen

      Cher Monsieur,

      Avant de reprendre le fil de notre dialogue, je dois vous faire part, en tant que catholique romain, de l’incompréhension qu’ont fait naître en moi certains gestes posés par le pape François lors de sa visite en Israël. Autant la précédente visite d’un pape, celle de Benoît XVI, avait été à mes yeux exemplaire (il avait notamment renoncé à l’expression de « frères aînés » pour désigner les Juifs), autant celle du pape François apparaît brouillonne et illisible. Je comprends très bien que certaines étapes de son voyage vous aient paru choquantes. Elles le sont pour moi également.

      Cela étant dit, je ne puis que vous inciter à poursuivre vos études sur le substrat sémitique des Evangiles. Le dernier exemple, très parlant, que vous avez mentionné (Matthieu 3, 9 ; Luc 3, 8) a été repéré par l’abbé Carmignac (La Naissance des Evangiles synoptiques, p. 38-39).

      Votre bien dévoué,

    4. David Belhassen

      A Chartreux.
      Personnellement, je regrette la « retraite » du Pape Benoit XVI, brillant intellectuel, qui par sa position exemplaire face à l’Islam, avait fait progresser les consciences beaucoup plus que le Pape François, dont le « populisme » (affecté ou pas) n’est pas du tout de mon goût.

      Pour ce qui est du substrat « sémitique », je dois vous avouer que je n’aime pas la terminologie « sémitique » inventée par des philologues allemands au XIXème siècle, pour désigner un ensemble de langues rapprochées. Cette terminologie, basée sur un mythe biblique, était au départ linguistique, mais ensuite a dérivé et donné naissance à l’absurde « peuples sémites ». Cette ineptie a ainsi pu octroyer aux « Arabes » un (pseudo) cousinage ethnique avec les Hébreux et donc une (fausse) légitimité sur la terre d’Israël.
      Je préfère faire usage de la terminologie « langues afro-levantines » qui elle, est à la fois plus précise et moins chargée (idéologiquement parlant).

      Je suis d’autre part ravi d’apprendre que l’abbé Carmignac m’avait devancé dans ses découvertes de ce que j’appelle « le substrat hébreu-levantin » des Evangiles. Je voudrais vous donner un autre exemple : les tandems sang-vin et corps-pain dont fait usage Yeshoua-Jésus lors de la « Cène ». En hébreu sang = DaM et vin (rouge) = aDoM, donc de même racine. De même, corps (dans le sens « carne » et « viande de sacrifice » ! ) = LeHeM, et pain = LeHeM. Seul l’hébreu permet un croisement de jeu de mots (et sa profonde signification) dont a fait usage Yeshoua-Jésus. Aucune autre langue au monde, ni le latin, ni le grec, et ni même l’araméen « sémitique » ne sont à même de rendre ce croisement sémantique hautement révélateur de la pensée de Yeshoua. En araméen, vin se dit « hamra » et sang « dam », tandis que corps ou viande se dit « bifra » et pain « lahma ». Il n’y a donc en araméen, aucun « jeu de mots », et Yeshoua n’aurait donc révélé aucun enseignement, caché ou pas, à ses disciples s’il s’était exprimé en araméen (et encore moins en grec).
      Les Evangiles sont ainsi « émaillés » d’enseignements qui ne prennent tout leur sens et leur valeur uniquement lorsqu’ils sont lus en hébreu.
      A l’occasion, je vous donnerai d’autres exemples non moins frappants.

      Shalom et bien à vous.

    5. chartreux

      A M. David Belhassen

      Cher Monsieur,

      Je vous remercie de votre message. Vous constaterez, comme je le constate avec plaisir, que nous sommes d’accord sur plus de points que nous n’aurions pu le penser au départ (au moins l’abbé Carmignac et Benoît XVI).

      J’ai localisé sur Youtube le documentaire que vous m’avez conseillé, mais le temps libre m’étant chichement concédé, je n’ai pu encore le regarder.

      Je comprends vos réticences quant à l’emploi de l’adjectif « sémitique ». Dans la mesure où je considère l’existence d’Israël comme allant de soi (et même comme une bonne chose), je ne suis pas toujours attentif aux conséquences que l’on peut tirer de tel ou tel vocable.

      Je suis très impressionné par ce que vous avez trouvé, et qui s’inscrit dans le droit sillage des découvertes de l’abbé Carmignac. Vos remarques sur le pain et le vin sont, à mon sens, lumineuses. Elles permettent même de tirer des conclusions quant un problème que l’abbé Carmignac avait laissé en suspens : celui de l’emploi de l’hébreu ou de l’araméen. C’était un des points de discorde entre l’abbé Carmignac et son plus important contradicteur, l’abbé Grelot (Évangiles et traditions apostoliques, Paris, Éditions du Cerf, 1984, p. 176).

      Je ne peux que vous inciter à poursuivre vos recherches et, bien entendu, à les publier dans un délai pas trop lointain. L’essentiel de la documentation se trouve dans le livre de l’abbé Carmignac et dans l’article de l’abbé Grelot («Hébraïsmes » ou « Sémitismes », je ne sais plus), dans le supplément au Dictionnaire de la Bible.

      Très cordialement vôtre,

    6. David Belhassen

      A Chartreux. Je vous remercie à mon tour de votre message et de ces précieuses informations concernant l’abbé Carmignac et l’abbé Grelot que je ne connaissais pas. Pourriez-vous me dire où je puis me procurer ce supplément au Dictionnaire de la Bible ?

    7. chartreux

      A M. David Belhassen

      Cher Monsieur,

      Autant les ouvrages de l’abbé Carmignac et de l’abbé Grelot ne sont pas difficiles à se procurer, autant le Dictionnaire de la Bible et son supplément sont des ouvrages qui coûtent une fortune et sont accessibles aux seules bibliothèques publiques. A la bibliothèque de l’Université hébraïque ? je ne sais. L’ouvrage se trouve en tout cas à la bibliothèque d’Ecole Biblique et Archéologique Française, sous la cote 380.302 USUEL.

      Votre bien dévoué,

    8. David Belhassen

      A Chartreux. Je vous remercie pour cette information. J’essaierai de me rendre ces prochains jours à « L’Ecole biblique de Jérusalem » et je demanderai à Etienne Nodet ou Emile Puech (s’il est encore en vie, je l’espère. Je les avais rencontrés il y a 3 ans, et le Père Emile Puech était alors très affaibli et malade) de m’aider pour m’y retrouver dans cette bibliothèque où ils passaient leur précieux temps.

    9. Pierre Régnier

      Correction pour Magali Marc

      C’est la formule « pour Dreuz.info », incorporée ici au texte, qui m’a fait commettre une erreur. Je ne comprends d’ailleurs pas cette incorporation car je n’ai pas trouvé ce texte sur Dreuz.info. Les copies de copies sur Internet entraînent pour moi bien des mystères.

      Quoi qu’il en soit, c’est sur JSS News que j’ai d’abord lu votre texte, puis j’ai tapé sur un moteur de recherche votre nom et vos qualités et c’est ce qui m’a conduit ici.

      Il fallait donc lire, dans mon précédent commentaire publié par Europe Israël news le 27 à 20h 20 : « Je ne peux l’exprimer sur JSS news » etc…

    10. chartreux

      A M. David Belhassen

      Verriez-vous, cher Monsieur, un inconvénient à poursuivre notre discussion hors de ce site (je ne sais pas si les commentaires ne finiront pas par être fermés) ? Je vous donne une adresse de courriel : [email protected]

      Bien cordialement vôtre

    11. Michel Laforce

      Si nous avons eu un jesus c est grace au. Millenaire de priere des juifs car un Etre Superieur a besoin. D un. Ilieu favorable pour son. Incarnation.comparez la sociologie des peuple de ce. Temps . Et appelons le Yeshoua par. Respect deson origine.

    12. yaakova

      Depuis que j’ai retrouvé mes racines Juives (c’était le secret de famille !), j’ai intégré le Judaïsme et la Communauté Juive de ma ville, et j’ai quitté l’église catholique faite « de mains d’hommes », (néanmoins je ne renie rien de ce que j’ai pu vivre avec D.) car je suis complètement écoeurée de la manipulation qu’ils ont faits de la Bible dans leurs interprétations, et toutes les erreurs qui s’y trouvent (que j’enfouissais dans mon coeur pour être en soi-disant harmonie avec les autres). Aujourd’hui, je deviens « ce que je suis » et je me sens plus légère, comme si on m’enlevait un fort joug lourd Quand on approfondit les choses on se rend compte des nombreuses erreurs contenues dans le « Nouveau Testament » (voir le livre de Reza Aslan : le Zélote – malgré certains manques, qui rejoint mes réflexions). En tout cas, depuis que j’étudie la Thora, (quelle saveur, surtout en hébreu : mélange d’amer et douceur, de flux et de reflux, de force et de tendresse,etc… ) j’en suis de plus en plus amoureuse ! (Paroles pures de D.). PLus ce pape médiatique et qui en joue !et qui est (par ses gestes et ses paroles) pro-palestinien, et même plus pro-islam ! et tellement condescendant vis-à-vis d’Israël, Etat Juif (qu’il ne nomme pas d’ailleurs ! ) . Si j’étais restée dans cette église, je serais complice de tout cela et de ce qui arrivera par la suite ! Et je sais aussi, que j’aurai droit à des paroles très méchantes, même agressives de la part de certains cathos (d’ailleurs, c’est déjà commencé), mais il y a beaucoup de cathos qui me rejoignent dans mes réflexions.
      Shalom à tous !!!

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