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La Foire du Livre d’Abu Dhabi est congratulée pour avoir fait retirer des ouvrages antisémites.


La Foire du Livre d’Abu Dhabi est congratulée pour avoir fait retirer des ouvrages antisémites.

Un groupe juif de défense des droits de l’homme du Centre Simon Wiesenthal a salué vendredi la Foire du livre d’Abu Dhabi pour le retrait des titres antisémites, dont le célèbre faux, les «Protocoles des Sages de Sion», lors de l’important événement culturel arabe.

«Le Centre Wiesenthal se félicite du retrait des Protocoles de Sion de la Foire du livre d’Abu Dhabi et nous félicitons les organisateurs de la Foire du livre pour leur toute première présentation du « Journal d’Anne Frank  » et d’autres textes de l’Holocauste en arabe,» a déclaré le directeur CFC Rabbi Abraham Cooper à l’Algemeiner vendredi.

«Nous espérons que ce développement positif à partir des Emirats Arabes Unis en inspirera d’autres dans le monde arabe pour en savoir plus sur le peuple juif et notre histoire», a-t-il dit.
«C’est une étape importante dans l’espoir d’une construction de meilleures lignes de communication et de compréhension mutuelle au Moyen-Orient et au-delà».

Le jeudi, JTA (Jewish Telegraphic Agency) a indiqué que la porte-parole du département d’État des États-Unis, Marie Harf, avait dit : « Nous nous félicitons des rapports indiquant que les organisateurs de la Foire du Livre ont retiré les deux textes antisémites et djihadistes de l’affichage, et que ces matériaux haineux ne représentaient qu’un infime pourcentage de la littérature présentée sur les stands.»

JTA déclaré : «Harf a dit qu’elle ignorait ce qui avait motivé le retrait de ces ouvrages de la foire, qui s’est déroulée du 30 Avril au 5 mai, mais ses commentaires sont venus après que l’Algemeiner, un site d’information juif en ligne, eût indiqué que ces livres étaient disponibles sur une foire où les États-Unis étaient répertoriés comme un ‘partenaire culturel.’ »

Un responsable anonyme du département d’Etat a également dit à JTA : «Nous craignons que la diffusion continue des ‘protocoles’, alimente l’antisémitisme dans le monde entier.»

Le responsable a indiqué que c’était le Projet Aladin, [Aladdin Project]  une organisation basée à Paris et dédiée au développement de la compréhension judéo-musulmane, qui s’était chargée d’amener ‘Le journal d’Anne Frank’ et d’autres livres sur l’Holocauste à l’événement.

Sources : The Algemeiner – 9 mai 2014 – Par Joshua Levitt
http://www.algemeiner.com/2014/05/09/abu-dhabi-book-fair-praised-after-pulling-anti-semitic-titles/

Traduction Europe Israël

© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif

abudhabi

Extrait du SITE « PROJET ALADIN », voici le compte-rendu de la Foire du Livre d’ABU DHABI.

Des livres sur la Shoah exposés pour la première fois à Abu Dhabi

http://www.projetaladin.org/fr/des-livres-sur-la-shoah-expos%C3%A9s-pour-la-premi%C3%A8re-fois-%C3%A0-abu-dhabi.html

Pour la première fois dans un pays du Golfe Persique, les traductions en arabe du « Journal » d’Anne Frank et de « Si c’est un homme » de Primo Levi ont été exposées à la Foire du livre internationale d’Abu Dhabi, l’un des plus grands événements du livre dans le monde arabe. Le Projet Aladin a également organisé une table ronde à Abu Dhabi sur la Shoah et les relations judéo-musulmanes.

Avec plus de 1000 exposants, 500 000 livres en 30 langues et une conférence internationale de la traduction, la Foire internationale du livre d’Abu Dhabi qui a ouvert ses portes le 26 avril pour une semaine est devenue l’un des événements du livre les plus prestigieux et professionnels dans le monde arabe.

Cette année, les très nombreux visiteurs en tenues traditionnelles ont été surpris de trouver des livres en arabe sur un sujet longtemps resté tabou dans le monde arabe : la Shoah.

Affichés de manière visible sur le stand du BIEF, le Bureau international des éditeurs français, les neuf livres en arabe du Projet Aladin ont attiré l’attention de nombreux visiteurs. Pour la majorité d’entre eux, c’était la première fois qu’ils voyaient des livres sur la Shoah dans leur langue maternelle.

A part le Journal d’Anne Frank et Si c’est un homme de Primo Levi, d’autres livres y étaient exposés : Je suis le dernier Juif : Treblinka (1942-1943) de Chil Rajchman ; Sonderkommando de Shlomo Venezia ; Hitler et les Juifs de l’historien suisse Philippe Burrin ; Shoah, l’impossible oubli de l’auteur français Anne Grynberg ; Shoah du cinéaste et écrivain français Claude Lanzmann ; The Final Solution: A Genocide de l’historien britannique Donald Bloxham et La destruction des Juifs d’Europe, une documentation détaillée du génocide des Juifs d’Europe par les Nazis, de Raul Hilberg.

Alors que des hommes en dishdashas blanches et de jeunes femmes en abayas noires feuilletaient les livres et discutaient avec les représentants du Projet Aladin, l’éditeur marocain Abdelkader Retnani, partenaire d’Aladin, prenait les commandes de livres du public et évoquait une éventuelle coopération avec des professionnels du livre de différents pays.

Abdulbari Ash-Shaikh, un homme d’affaires émirati qui visitait la foire avec ses trois filles, a déclaré, après avoir passé quelques temps à lire le Journal d’Anne Frank, qu’il en voulait deux exemplaires pour sa famille et ses amis. « Je n’avais jamais entendu parler d’elle auparavant, mais les mots simples de cette jeune fille montrent à quel point elle était pure et innocente ; et quand je vois qu’elle a été tuée à l’âge de 15 ans, seulement à cause de sa religion, cela me fait mal au cœur », a-t-il dit en regardant la photo d’Anne Frank sur la couverture du livre.

Suad Al-Fahad, une jeune étudiante venue au stand du BIEF avec trois de ses amies, toutes vêtues de foulards et robes noires traditionnelles, après avoir lu quelques pages de Sonderkommando a dit que l’horreur décrite dans le livre lui rappelait les reportages télévisés en provenance de Syrie. « Comment les gens peuvent-ils se faire tant de mal les uns aux autres? », a-t-elle déclaré. Mais, elle n’a pas acheté les livres: « Je ne peux pas rapporter chez moi un livre sur les Juifs. Je ne sais pas comment mes parents réagiraient. Nous ne parlons pas de Juifs ici et n’en voyons pas non plus, sauf les Israéliens à la télévision. »

Compte tenu de l’importance de la population immigrée aux Emirats, un grand nombre de visiteurs venaient d’autres pays du monde arabe. Kamel Al-Gharbi, professeur algérien de sociologie vit aux Emirats depuis dix ans. Il n’avait jamais rien lu ni vu en arabe sur la Shoah. Il pense qu’il est important pour les Arabes de lire des livres sur ce sujet et de l’étudier. « Depuis trop longtemps, les mots ‘boycott’ et ‘interdiction’ dominent notre culture. Quel en est le résultat, sinon l’ignorance ? Le véritable printemps arabe aura lieu lorsque nous laisserons toutes les idées, toutes les informations, tous les livres ouvertement à la disposition de nos peuples, afin qu’ils puissent juger par eux-mêmes et avoir leurs propres points de vue, » a-t-il conclu.

Samir Haddad, chrétien syrien, photographe pour un quotidien émirati, a pris une photo de son fils lisant Le Journald’Anne Frank en arabe. « Si les gens avaient lu des livres comme celui-ci,  peut-être que nous ne serions pas témoins de tous ces carnages aujourd’hui », dit-il tristement.

Cette opinion n’était certainement pas partagée par Azzam, un Palestinien de Jordanie qui travaille dans l’industrie du pétrole aux Emirats. « Qu’en est-il du sort des Palestiniens? Pourquoi parler des défunts quand les vivants sont étouffés à mort ? », a-t-il demandé en arabe au représentant du Projet Aladin.

Azzam n’était pas le seul visiteur à exprimer un avis négatif sur les livres sur la Shoah, mais ces réactions étaient minoritaires. La majorité de ceux qui visitaient le stand et feuilletaient les livres exprimaient de la curiosité et posaient des questions basiques sur cet événement totalement inconnu pour eux. Certains ont salué cette initiative, déclarant qu’elle était  utile et nécessaire.

http://www.projetaladin.org/fr/des-livres-sur-la-shoah-expos%C3%A9s-pour-la-premi%C3%A8re-fois-%C3%A0-abu-dhabi.html





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  • 4 thoughts on “La Foire du Livre d’Abu Dhabi est congratulée pour avoir fait retirer des ouvrages antisémites.

    1. Nemo

      Une bonne nouvelle, plutôt très encourageante.

      Bravo à toute l’équipe d’Aladin pour son patient travail pédagogique et ses initiatives pour faire avancer le dialogues des cultures.

      Ca bouge !

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