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Ces banlieues françaises où s’imposent les caïds et les marqueurs de l’islam


Ces banlieues françaises où s’imposent les caïds et les marqueurs de l’islam

 

Poursuivant le travail de Passion arabe, Gilles Kepel signe une stupéfiante enquête sur les banlieues, déchirées entre espoirs démocratiques et essor du salafisme.

 

Fidèle et dévolu à sa passion arabe, Gilles Kepel n’a aucun mal à appliquer à la France l’art de l’enquête au long cours et de la réflexion approfondie qui ont fait le succès de son précédent livre ­ Passion arabe (Gallimard). Il parvient même à susciter la même évasion, cette fois intérieure.

Fort de son expertise, acquise en terre d’islam, l’intellectuel arpenteur a désigné cette fois comme objet d’étude les quelque 400 prétendants issus de l’immigration nord-africaine qui se sont portés candidats lors des élections législatives de juin 2012. Du jamais-vu, non seulement en raison du travail de fourmi que cela représente, mais aussi parce que la centaine d’interviews ainsi réalisées cerne implacablement la réalité française (Marseille comme Roubaix) et dresse un portrait inquiétant.

Le résultat de l’exploration, qui bénéficie du soutien précieux de l’institut Montaigne, est très riche en enseignements ; d’autant plus qu’il indique des évolutions surprenantes par rapport aux précédentes immersions effectuées dans les mêmes lieux par le chercheur. De la masse considérable d’entretiens, d’échanges, d’interviews et de conversations que l’auteur a pu récolter au fil du temps, deux faits saillants émergent.

D’une part, la figure dominante du caïd l’emporte sur le reste du paysage : « C’est le basculement qui me frappe le plus en l’espace d’une génération, écrit Kepel. Même si les drogues dures ont commencé d’exercer leurs ravages dès les années 1980, je suis choqué par l’emprise du trafic de stupéfiants dans les quartiers populaires. Je l’avais déjà constaté en 2010 à Sevran… mais l’ampleur du phénomène à Marseille dépasse l’imagination. Les caïds y sont devenus les patrons des cités, s’y substituant aux services publics, exécutant les contrevenants à leur loi ­ 20 morts dans des règlements de comptes spectaculaires en 2013, dont les fameux barbecues, où le corps de la victime est brûlé dans un coffre de voiture. »

D’autre part, « l’essor des marqueurs de l’islam » s’impose désormais à tous les paysages urbains. « Il y a vingt-cinq ans, quand j’avais sous-titré Les Banlieues de l’islam « Naissance d’une religion en France » analyse , l’auteur, ceux-ci étaient encore rares… Mais la présence ostensible du salafisme ­ favorisée par l’accoutrement spécifique des adeptes ­ est un symptôme nouveau et fulgurant. Elle exprime une rupture en valeurs avec la société française, une volonté de la subvertir moralement et juridiquement, qu’il serait illusoire de se dissimuler et qui pose des questions essentielles. »

Pour aborder de front l’affaissement du modèle français, sans hypocrisie ni nostalgie, il faut lire le voyage de Gilles Kepel dans notre intimité sociale. On en ressort édifié sur l’enracinement des problèmes tentaculaires de l’intégration, on en reste médusé par la violence à peine contenue de certains propos, on en retire la sensation étourdissante que la France (tout comme ses grands voisins européens) a inventé, sans y avoir jamais vraiment réfléchi, un mélange devenu incontrôlable.

De la superposition entre « les trois âges de l’islam », typologie élaborée avec justesse par Kepel (le temps des travailleurs immigrés, celui de l’affirmation de la différence, avec l’affaire du voile, puis l’imposition d’un espace identitaire musulman à toute la société, phase actuelle), surgit une mixture de démocratie et de régression, de libertarisme et de traditionalisme, d’hypermarchés et de souks, de liberté d’expression mise au service d’un fondamentalisme musulman liberticide. Kepel a le grand mérite de poser la question clef, qui conditionne la sortie du malaise : quelle république voulons-nous pour répondre à tous ces défis?

Passion française. Les voix des cités, par Gilles Kepel. Gallimard/Témoins, 284p., 18,90€.

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lexpress.fr

 

Fidèle et dévolu à sa passion arabe, Gilles Kepel n’a aucun mal à appliquer à la France l’art de l’enquête au long cours et de la réflexion approfondie qui ont fait le succès de son précédent livre ­ Passion arabe (Gallimard). Il parvient même à susciter la même évasion, cette fois intérieure.

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Fort de son expertise, acquise en terre d’islam, l’intellectuel arpenteur a désigné cette fois comme objet d’étude les quelque 400 prétendants issus de l’immigration nord-africaine qui se sont portés candidats lors des élections législatives de juin 2012. Du jamais-vu, non seulement en raison du travail de fourmi que cela représente, mais aussi parce que la centaine d’interviews ainsi réalisées cerne implacablement la réalité française (Marseille comme Roubaix) et dresse un portrait inquiétant.

L’emprise croissante du trafic de drogue

Le résultat de l’exploration, qui bénéficie du soutien précieux de l’institut Montaigne, est très riche en enseignements ; d’autant plus qu’il indique des évolutions surprenantes par rapport aux précédentes immersions effectuées dans les mêmes lieux par le chercheur. De la masse considérable d’entretiens, d’échanges, d’interviews et de conversations que l’auteur a pu récolter au fil du temps, deux faits saillants émergent.

D’une part, la figure dominante du caïd l’emporte sur le reste du paysage : « C’est le basculement qui me frappe le plus en l’espace d’une génération, écrit Kepel. Même si les drogues dures ont commencé d’exercer leurs ravages dès les années 1980, je suis choqué par l’emprise du trafic de stupéfiants dans les quartiers populaires. Je l’avais déjà constaté en 2010 à Sevran… mais l’ampleur du phénomène à Marseille dépasse l’imagination. Les caïds y sont devenus les patrons des cités, s’y substituant aux services publics, exécutant les contrevenants à leur loi ­ 20 morts dans des règlements de comptes spectaculaires en 2013, dont les fameux barbecues, où le corps de la victime est brûlé dans un coffre de voiture. »

D’autre part, « l’essor des marqueurs de l’islam » s’impose désormais à tous les paysages urbains. « Il y a vingt-cinq ans, quand j’avais sous-titré Les Banlieues de l’islam « Naissance d’une religion en France » analyse , l’auteur, ceux-ci étaient encore rares… Mais la présence ostensible du salafisme ­ favorisée par l’accoutrement spécifique des adeptes ­ est un symptôme nouveau et fulgurant. Elle exprime une rupture en valeurs avec la société française, une volonté de la subvertir moralement et juridiquement, qu’il serait illusoire de se dissimuler et qui pose des questions essentielles. »

Pour aborder de front l’affaissement du modèle français, sans hypocrisie ni nostalgie, il faut lire le voyage de Gilles Kepel dans notre intimité sociale. On en ressort édifié sur l’enracinement des problèmes tentaculaires de l’intégration, on en reste médusé par la violence à peine contenue de certains propos, on en retire la sensation étourdissante que la France (tout comme ses grands voisins européens) a inventé, sans y avoir jamais vraiment réfléchi, un mélange devenu incontrôlable.

De la superposition entre « les trois âges de l’islam », typologie élaborée avec justesse par Kepel (le temps des travailleurs immigrés, celui de l’affirmation de la différence, avec l’affaire du voile, puis l’imposition d’un espace identitaire musulman à toute la société, phase actuelle), surgit une mixture de démocratie et de régression, de libertarisme et de traditionalisme, d’hypermarchés et de souks, de liberté d’expression mise au service d’un fondamentalisme musulman liberticide. Kepel a le grand mérite de poser la question clef, qui conditionne la sortie du malaise : quelle république voulons-nous pour répondre à tous ces défis?

Passion française. Les voix des cités, par Gilles Kepel. Gallimard/Témoins, 284p., 18,90€.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/gilles-kepel-cites-et-citoyennete_1536051.html#ZsJ97pkc6LfvtTf3.99

Fidèle et dévolu à sa passion arabe, Gilles Kepel n’a aucun mal à appliquer à la France l’art de l’enquête au long cours et de la réflexion approfondie qui ont fait le succès de son précédent livre ­ Passion arabe (Gallimard). Il parvient même à susciter la même évasion, cette fois intérieure.

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Fort de son expertise, acquise en terre d’islam, l’intellectuel arpenteur a désigné cette fois comme objet d’étude les quelque 400 prétendants issus de l’immigration nord-africaine qui se sont portés candidats lors des élections législatives de juin 2012. Du jamais-vu, non seulement en raison du travail de fourmi que cela représente, mais aussi parce que la centaine d’interviews ainsi réalisées cerne implacablement la réalité française (Marseille comme Roubaix) et dresse un portrait inquiétant.

L’emprise croissante du trafic de drogue

Le résultat de l’exploration, qui bénéficie du soutien précieux de l’institut Montaigne, est très riche en enseignements ; d’autant plus qu’il indique des évolutions surprenantes par rapport aux précédentes immersions effectuées dans les mêmes lieux par le chercheur. De la masse considérable d’entretiens, d’échanges, d’interviews et de conversations que l’auteur a pu récolter au fil du temps, deux faits saillants émergent.

D’une part, la figure dominante du caïd l’emporte sur le reste du paysage : « C’est le basculement qui me frappe le plus en l’espace d’une génération, écrit Kepel. Même si les drogues dures ont commencé d’exercer leurs ravages dès les années 1980, je suis choqué par l’emprise du trafic de stupéfiants dans les quartiers populaires. Je l’avais déjà constaté en 2010 à Sevran… mais l’ampleur du phénomène à Marseille dépasse l’imagination. Les caïds y sont devenus les patrons des cités, s’y substituant aux services publics, exécutant les contrevenants à leur loi ­ 20 morts dans des règlements de comptes spectaculaires en 2013, dont les fameux barbecues, où le corps de la victime est brûlé dans un coffre de voiture. »

D’autre part, « l’essor des marqueurs de l’islam » s’impose désormais à tous les paysages urbains. « Il y a vingt-cinq ans, quand j’avais sous-titré Les Banlieues de l’islam « Naissance d’une religion en France » analyse , l’auteur, ceux-ci étaient encore rares… Mais la présence ostensible du salafisme ­ favorisée par l’accoutrement spécifique des adeptes ­ est un symptôme nouveau et fulgurant. Elle exprime une rupture en valeurs avec la société française, une volonté de la subvertir moralement et juridiquement, qu’il serait illusoire de se dissimuler et qui pose des questions essentielles. »

Pour aborder de front l’affaissement du modèle français, sans hypocrisie ni nostalgie, il faut lire le voyage de Gilles Kepel dans notre intimité sociale. On en ressort édifié sur l’enracinement des problèmes tentaculaires de l’intégration, on en reste médusé par la violence à peine contenue de certains propos, on en retire la sensation étourdissante que la France (tout comme ses grands voisins européens) a inventé, sans y avoir jamais vraiment réfléchi, un mélange devenu incontrôlable.

De la superposition entre « les trois âges de l’islam », typologie élaborée avec justesse par Kepel (le temps des travailleurs immigrés, celui de l’affirmation de la différence, avec l’affaire du voile, puis l’imposition d’un espace identitaire musulman à toute la société, phase actuelle), surgit une mixture de démocratie et de régression, de libertarisme et de traditionalisme, d’hypermarchés et de souks, de liberté d’expression mise au service d’un fondamentalisme musulman liberticide. Kepel a le grand mérite de poser la question clef, qui conditionne la sortie du malaise : quelle république voulons-nous pour répondre à tous ces défis?

Passion française. Les voix des cités, par Gilles Kepel. Gallimard/Témoins, 284p., 18,90€.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/gilles-kepel-cites-et-citoyennete_1536051.html#ZsJ97pkc6LfvtTf3.99

Fidèle et dévolu à sa passion arabe, Gilles Kepel n’a aucun mal à appliquer à la France l’art de l’enquête au long cours et de la réflexion approfondie qui ont fait le succès de son précédent livre ­ Passion arabe (Gallimard). Il parvient même à susciter la même évasion, cette fois intérieure.

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Fort de son expertise, acquise en terre d’islam, l’intellectuel arpenteur a désigné cette fois comme objet d’étude les quelque 400 prétendants issus de l’immigration nord-africaine qui se sont portés candidats lors des élections législatives de juin 2012. Du jamais-vu, non seulement en raison du travail de fourmi que cela représente, mais aussi parce que la centaine d’interviews ainsi réalisées cerne implacablement la réalité française (Marseille comme Roubaix) et dresse un portrait inquiétant.

L’emprise croissante du trafic de drogue

Le résultat de l’exploration, qui bénéficie du soutien précieux de l’institut Montaigne, est très riche en enseignements ; d’autant plus qu’il indique des évolutions surprenantes par rapport aux précédentes immersions effectuées dans les mêmes lieux par le chercheur. De la masse considérable d’entretiens, d’échanges, d’interviews et de conversations que l’auteur a pu récolter au fil du temps, deux faits saillants émergent.

D’une part, la figure dominante du caïd l’emporte sur le reste du paysage : « C’est le basculement qui me frappe le plus en l’espace d’une génération, écrit Kepel. Même si les drogues dures ont commencé d’exercer leurs ravages dès les années 1980, je suis choqué par l’emprise du trafic de stupéfiants dans les quartiers populaires. Je l’avais déjà constaté en 2010 à Sevran… mais l’ampleur du phénomène à Marseille dépasse l’imagination. Les caïds y sont devenus les patrons des cités, s’y substituant aux services publics, exécutant les contrevenants à leur loi ­ 20 morts dans des règlements de comptes spectaculaires en 2013, dont les fameux barbecues, où le corps de la victime est brûlé dans un coffre de voiture. »

D’autre part, « l’essor des marqueurs de l’islam » s’impose désormais à tous les paysages urbains. « Il y a vingt-cinq ans, quand j’avais sous-titré Les Banlieues de l’islam « Naissance d’une religion en France » analyse , l’auteur, ceux-ci étaient encore rares… Mais la présence ostensible du salafisme ­ favorisée par l’accoutrement spécifique des adeptes ­ est un symptôme nouveau et fulgurant. Elle exprime une rupture en valeurs avec la société française, une volonté de la subvertir moralement et juridiquement, qu’il serait illusoire de se dissimuler et qui pose des questions essentielles. »

Pour aborder de front l’affaissement du modèle français, sans hypocrisie ni nostalgie, il faut lire le voyage de Gilles Kepel dans notre intimité sociale. On en ressort édifié sur l’enracinement des problèmes tentaculaires de l’intégration, on en reste médusé par la violence à peine contenue de certains propos, on en retire la sensation étourdissante que la France (tout comme ses grands voisins européens) a inventé, sans y avoir jamais vraiment réfléchi, un mélange devenu incontrôlable.

De la superposition entre « les trois âges de l’islam », typologie élaborée avec justesse par Kepel (le temps des travailleurs immigrés, celui de l’affirmation de la différence, avec l’affaire du voile, puis l’imposition d’un espace identitaire musulman à toute la société, phase actuelle), surgit une mixture de démocratie et de régression, de libertarisme et de traditionalisme, d’hypermarchés et de souks, de liberté d’expression mise au service d’un fondamentalisme musulman liberticide. Kepel a le grand mérite de poser la question clef, qui conditionne la sortie du malaise : quelle république voulons-nous pour répondre à tous ces défis?

Passion française. Les voix des cités, par Gilles Kepel. Gallimard/Témoins, 284p., 18,90€.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/gilles-kepel-cites-et-citoyennete_1536051.html#ZsJ97pkc6LfvtTf3.99







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  • 5 thoughts on “Ces banlieues françaises où s’imposent les caïds et les marqueurs de l’islam

    1. Nemo

      Ce sont les « territoires occupés » de la France … qui préfèrent détourner le regard à grand coup de moraline sur ceux des autres ….

    2. valerie-sarah

      Pauvre France victime de son hospitalité avec des personnes incapables de s’integrer….

      Les juifs sont une chance pour un pays les musulmans primitifs en sont sa malchance…

      Bonne chance Merveilleuse France de mon enfance;

    3. Laurence

      Je ne savais pas ça
      Alors c’est plus grave que je ne pensé

      Mais venant du Monde est ce fiable ???

    4. Yéochoua

      Vues les tendances du Monde, c’est fiable surtout si ça vient du Monde.
      Une vision complètement fausse de la réalité voulait qu’avec le temps, tout ce beau monde s’intègrerait et deviendrait français (pas dans le sens des papiers uniquement, bien sûr) à la longue.
      Pérès, en Israël, souffrait de la même erreur de perception. Quand les accords d’Oslo ont apporté les attentats, tout son clan a apporté l’explication suivante: « les accords viennent tout juste d’être signés, attendez un peu que le temps fasse son travail, ils ne vont pas changer du jour au lendemain »
      Intéressant.

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