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Veille des élections européennes : Les Nouveaux Républicains s’interrogent sur l’existence de la droite française et de la France.


Veille des élections européennes : Les Nouveaux Républicains s’interrogent sur l’existence de la droite française et de la France.

Jean-François Touzé, Président des Nouveaux Républicains  a écrit récemment sur son site :
Doucement, sans même s’en apercevoir, la France glisse vers sa perte.
La tragédie économique dans laquelle nous sommes enfermés mériterait courage et détermination pour résorber la dette et les déficits, condition première du retour de notre indépendance nationale, pour libérer le travail et l’initiative, pour renouer avec la compétitivité de nos entreprises et l’attractivité de notre pays. Cela supposerait une politique volontariste méprisante de tout clientélisme, une politique de la mâchoire serrée.

Jean-Yves Léandri  retrace le chemin parcouru depuis quelques décennies. Celui d’une droite BIEN MAL à DROITE qui attend l’homme providentiel….

LA DROITE LA PLUS MAL A DROITE. Par Jean-Yves Leandri, Vice-Président des Nouveaux Républicains.

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Historiquement, le clivage Droite – Gauche date de la Révolution française.

A cette époque, il convient de différencier deux variantes de la Droite :

– la Droite contre-révolutionnaire, hostile à tout changement et réformes induits par le processus  révolutionnaire, cherchant à préserver la Monarchie,

– la Droite libérale, avec à sa tête Jean-Joseph Mounier, qui propose de réformer  la France d’alors, en s’inspirant de la monarchie parlementaire anglaise.

Les historiens se plaisent à classifier la classe politique de la Révolution entre Girondins, ancêtres de la Droite,  Montagnards, précurseurs de la Gauche la plus radicale, et la Plaine que l’on pourrait apparenter au Centre.

Dans le jeu politique, les valeurs ont un caractère parfois transversal et peuvent se revendiquer, selon les circonstances, à Droite comme à Gauche, telles que la Liberté et la Justice. Quoi que le « Pas de Liberté pour les ennemis de la Liberté ! » est bien une idée de la Gauche révolutionnaire. Et dans ce cas, la Justice est vite oubliée.

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Cependant, jusqu’aux années soixante, la Droite a toujours été fidèle  à l’idée de Nation, d’Ordre, de Justice et de Tolérance (c’est d’ailleurs ce qui la rend vulnérable),  de protection de la Famille, d’Autorité d’un État impartial qui est au service de l’intérêt général.

1958  marque  le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et, peu à peu, au nom du pragmatisme, la Droite va délaisser la lutte des idées.

Déjà,  dans la première moitié du XXe siècle, la Droite française était représentée par de brillants intellectuels et de grands artistes. Profitant de l’Epuration, la Gauche socialo-communiste, occultant le rôle primordial des résistants de Droite et d’Extrême Droite, s’était approprié la culture, l’enseignement, l’édition et la presse, et avait proclamé la mise au ban de tous ceux qui ne se soumettaient pas à ses dogmes.

Ainsi, depuis 1945, la Gauche qui fut mère de la collaboration, a falsifié la véritable histoire de la Résistance, s’en adjugeant les seuls mérites.

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L’affaire algérienne ayant profondément et durablement fracturé la Droite, la mainmise de la Gauche s’est renforcée sous la Ve République : ainsi, la Droite a perdu en 1968, puis en 1981, le combat culturel face à la Gauche.

Dans les années 80, les dirigeants de Droite n’ont tenu aucun compte des alertes que leurs adressaient certains intellectuels amis tels que Jean CAU, Michel DROIT,  Jean DUTOURD, Louis PAUWELS, Jean RASPAIL, ni des avertissements lancés par des clubs politiques (« Avenir et Liberté », « Club de l’Horloge ») qui réunissaient écrivains, scientifiques, chefs d’entreprises, universitaires ou simples citoyens.

La Droite est donc passée à côté des nouveaux clivages sociologiques, culturels et économiques qui montaient en puissance dans toute l’Europe occidentale. Elle a négligé la réalité de l’antagonisme identité/cosmopolitisme, du double clivage souveraineté /mondialisme et protection/libre-échangisme, de la « concurrence » islam/chrétienté…

Avec la progression des idées européistes, la Droite française a peu à peu abandonné la Nation et s’est éloigné du Peuple jusqu’à ignorer son existence.

Sur tous ces sujets, les « grandes querelles » dont parlait de Gaulle, la Droite de gouvernement n’a jamais osé prendre fermement parti, trop obsédée d’obtenir quitus des juges du tribunal médiatique et persuadée que l’économie constituerait son meilleur atout électoral face à une Gauche ressassant son idéologie archaïque.

Avec la crise économique et la progression du chômage, elle n’avait donc plus rien à  dire et il était trop tard pour mobiliser le peuple en 2012.

Mais la Droite a fait pire !  Ses « stratèges » ont cru innovant de s’aligner sur  le même terrain idéologique que la Gauche.

C’est l’analyse de Michel GEOFFROY, après la défaite de la Droite en mai 2012.

Empêtrés dans un méli-mélo de marketing politique et sous l’influence de « spin doctors » les leaders de la Droite française cherchent des formules miracles leur permettant de garantir leur carrière politicienne.

Et on voit sortir comme des lapins d’un chapeau : la « nouvelle société » de Chaban-Delmas qui croit que la fin du conservatisme débloquera une société grippée, « la société libérale avancée » de Giscard d’Estaing qui rêve de rassembler « 2 français sur3 », le « vivement demain » du Printemps des libéraux en 1986, « le travaillisme à la française » de Chirac qui voit en Tony Blair le modèle à imiter (oubliant que Margaret Thatcher avait préparé le terrain), la « rupture » de Sarkozy en 2007 (inspirée du « changement » de Mitterrand en 1981).

Les hommes de Droite n’hésitent d’ailleurs pas à se réclamer des grandes figures de Gauche : de Jules Ferry à Georges Mandel en passant par Jaurès et Blum. C’est tout juste si on n’évoque pas Blanqui et Proudhon !…

Par souci de ne pas déplaire à la caste socialo-médiatique, les politiciens de Droite s’emparent de l’oriflamme des droits de l’Homme, adhèrent au libre-échangisme mondialiste, s’aspergent de repentance et d’anticolonialisme (oubliant que ce sont les gouvernements socialistes qui ont conduit la politique coloniale depuis Jules Ferry jusqu’à Guy Mollet). Sur les plateaux de télévision et des radios, il en est même qui vont même jusqu’à justifier, voire soutenir, les terroristes palestiniens du Fatah et du Hamas, et condamner Israël relégué au rôle d’agresseur.

Ainsi déclarés farouches partisans des droits de l’Homme, les politiciens de la Droite française sont devenus des otages aux mains des mondialistes de tous poils, faisant abstraction des droits des citoyens et de la souveraineté des Etats. On décide d’envoyer notre armée bombarder la Serbie qui entend défendre l’une de ses provinces annexée par l’immigration albanaise et, au nom des droits de l’Homme, on livre le Kosovo à la mafia de l’UCK.

De manière inéluctable, la Droite française se livre pieds et poings lié au prêt à penser libéral, promptement utilisé par le patronat : faisons place à l’immigration de masse (afin de sous payer une main d’œuvre étrangère sous qualifiée), dérégulons à tour de bras, décentralisons !

Le drame c’est que ces idéologies ont pour effet la déconstruction des traditions, des protections nationales et des frontières économiques et, finalement, de toutes les spécificités nationales.

Michel GEOFFROY pose clairement la question : « Quelle est donc cette Droite qui prétend à la fois se déclarer en faveur de la famille, des traditions culturelles, de l’identité, de la citoyenneté ou de la nation et qui prône le libre–échangisme et les droits de l’hominien ?! »

Et il ajoute : « Le fait que la Gauche – qui prétend de son côté que l’on peut préserver notre  modèle social, version 1946 modifiée 1981, dans une économie globalisée – porte comme un boulet sa propre dissonance cognitive ne change rien à l’erreur stratégique de la Droite. »

Pour conclure : « Le résultat est là : en 30 ans la Droite est devenue une Gauche qui ne dit pas son nom. Elle s’est progressivement ralliée à l’égalitarisme, à la        « lutte contre les inégalités » et donc à l’ingénierie sociale, puis à « l’antiracisme », à l’écologisme, au féminisme et finalement au cosmopolitisme. »

C’est ainsi que la Droite n’a jamais cessé de tromper son électorat !

Malgré d’habiles mises en scène de duels Droite-Gauche, la Droite au pouvoir finit toujours par faire la courte échelle à la Gauche par le biais du « politiquement correct », de la « discrimination positive »  ou de « l’ouverture ».

Maintes fois, à l’occasion d’élections, les tenants de la Droite s’affirment défenseurs acharnés de la souveraineté nationale ou du droit à la sécurité pour tous les citoyens. La pêche aux voix terminée, on fait tout le contraire. Pour preuve le laxisme grandissant et la culture de l’excuse qui naquirent avec  Mitterrand mais qui ont prospérés depuis sous Chirac, Jospin et même Sarkozy.

De son côté, la Gauche met à profit les tergiversations et errements de la Droite pour transformer la société conformément à ses dogmes les plus archaïques. Le grand photographe américain Robert Adams dit avoir fait sienne cette formule : « Je vois ce que je crois« . Mais c’est un artiste. Les socialistes sont plus sectaires et, au mieux, atteints du syndrome de Don Quichotte. Ils oeuvrent au service de leurs croyances les plus fumeuses, au détriment de la réalité et contre l’intérêt collectif.

Tromper son électorat ne suffisant pas, la Droite s’est également coupée du peuple !

En 1958, débarrassée du « système des partis » la Vème république permettait de lier l’exécutif à la souveraineté populaire : l’élection au suffrage universel direct du président de la République et la pratique référendaire devaient y pourvoir.

Mais au fil du temps, la Droite a cédé à la tentation oligarchique. Le peuple français n’est plus considéré comme souverain, mais comme un obstacle aux projets des hommes politiques. Elus par le peuple, ceux-ci devraient en quelque sorte se considérer comme « salariés » du peuple. Que nenni ! Si le peuple « vote mal » on change les règles du jeu, même une fois la partie jouée. Exemple : le référendum de 2005 dont le verdict ne convient pas au pouvoir et que l’on contourne en faisant voter par le parlement le traité de Lisbonne.

Ainsi, de nos jours, le peuple ne jouit plus de sa souveraineté.

Nos têtes pensantes de Droite s’assurent de se conformer aux pressions des lobbies communautaires, des « autorités morales », du pouvoir médiatique, des marchés et de la « gouvernance » européenne et mondiale, mais aussi des « experts » et autres « chroniqueurs » dont foisonnent les médias…

A force de vouloir concurrencer la Gauche soucieuse de ne servir que ses clientèles, la Droite s’est mise à courtiser des minorités et à négliger la majorité du peuple français. Elle a déçu ses électeurs naturels, a trompé leur confiance et, faute d’écoute, elle n’a pas été capable de répondre à l’angoisse montante des classes moyennes.

Pourtant, ce peuple de Droite s’est largement mobilisé que ce soit lors des immenses rassemblements de la « Manif Pour Tous », ou à l’occasion des dernières élections municipales où, malgré la volonté de la caste socialo-médiatique de l’édulcorer, la démonstration a été faite que le peuple de Droite est très largement majoritaire en France.

Que ce soit en 1988, en 1997, en 2002 et en 2007, les gouvernements de Droite ont toujours accumulé les occasions manquées et déçu leurs électeurs.

Par conséquent, il n’y a rien d’étonnant à voir grossir les bataillons d’abstentionnistes, proliférer les votes blancs et les voix en faveur du Front National.

Le bouquet final que nous inflige la Droite c’est encore, et toujours, l’incapacité à s’unir solidement et durablement !

Piégée par Mitterrand qui a fabriqué la machine de guerre du F.N. en 1986, la Droite française fait le contraire de la stratégie souvent porteuse d’union de la gauche.

S’interroger sur la propagation de l’islamisme radical, sur le flux ininterrompu d’une immigration massive ou sur une insécurité exponentielle, c’est forcément « faire le jeu » du Front National.

Quiconque, à Droite, n’évoquerait pas ces sujets autrement qu’en termes laudatifs est immédiatement cloué au pilori par la caste socialo-médiatique, excommunié et banni de sa formation politique. Finkielkraut et Zemmour sont ainsi enfouis dans le même sac d’opprobre et de déshonneur que Soral et M’bala M’bala.

De la sorte, la Droite est à la merci d’une Gauche minoritaire. Dès qu’elle ose soulever un pan de la chape de plomb du politiquement correct qui recouvre le pays, elle est accusée par les torquemadas de service de se « droitiser » (sic) !

Même Nicolas Sarkozy, qui déclarait vouloir solder l’héritage de Mai 68, n’a pas réussi à sortir du piège conçu par Mitterrand où Jacques Chirac avait fourvoyé la Droite.

EPILOGUE : Qui sauvera la Droite française ?

 Lors de la convention du Bourget, en février 1990, il y avait lieu de retrouver espoir lorsque Philippe Séguin a fait alliance avec Charles Pasqua pour « régénérer le RPR » en s’inspirant « du message du général de Gaulle ». Ils étaient notamment accompagnés dans leur démarche par François Fillon, Henri Guaino, Michel Barnier, Étienne Pinte, Franck Borotra, Élisabeth Hubert, Jean de Boishue et Jacques Kosciusko-Morizet. Tous défendaient une ligne souverainiste sur les questions européennes et se revendiquent de la position authentiquement gaulliste de l’Europe des Nations.

Il est navrant de constater que Michel Barnier s’est depuis « eurocratisé » et soumis à cette Europe oligarchique dont les citoyens ne veulent plus, pas davantage qu’ils ne veulent des Barroso, Barrot, Reding, et autres… Il est vrai que, depuis 2002, le RPR s’est « UDFisé », abandonnant au Front National le Peuple et la Nation.

 Philippe Séguin refusait l’abandon d’une partie de la souveraineté de la France, alors même qu’il considérait, à l’instar de Charles de Gaulle, que la démocratie était inséparable de la souveraineté. Renier cette position, c’eût été trahir la mémoire du général, et celle de son jeune père mort pour la France…

Philippe Séguin, fervent patriote, humaniste sincère, n’était pas soucieux de paraître. Il ne considérait pas qu’il lui fallait faire du marketing politique en segmentant l’électorat et surfer sur l’événementiel pour conduire une politique digne de ce nom au service de la Nation. Il avait une trop haute idée de la France et de la République pour se fourvoyer dans ces jeux éphémères de la course aux bons sondages.

 Que reste-il de son message ?….

Est-ce l’un des « barons » actuels de l’UMP qui saura s’imposer en chef incontesté de la Droite si Nicolas Sarkozy est toujours la cible en 2017 de cette battue judiciaire qui n’en finit pas ? Leur crédit épuisé par ces détestables batailles d’egos, dont le moindre détail est soigneusement mis en scène par les journalistes, sauront-ils échapper au piège des « primaires » (encore un alignement sur un dogme de gauche !), pour admettre que l’un d’eux est le mieux placé pour rassembler toutes les sensibilités qui, par leur diversité, devraient à la Droite sa force et sa richesse ?..

Sans doute existe-t-il parmi la jeune génération, un homme ou une femme de talent, mais surtout de convictions, qui reprendra le flambeau et qui saura restituer à la Droite française ses véritables valeurs, lui assigner la mission que le peuple attend qu’elle remplisse pour conduire la France sur la voie du succès ?… Mais la France peut-elle encore attendre ?…

 

J.Y. LEANDRI

Vice-président des « Nouveaux Républicains »

http://lesreps.over-blog.com/

 







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  • 2 thoughts on “Veille des élections européennes : Les Nouveaux Républicains s’interrogent sur l’existence de la droite française et de la France.

    1. EDL

      Mais y’a personne à sauver en France, ni droite ni gauche, PERSONNE. Ce sont tous un ramassis de tocards prêts à tout pour servir leurs propres intérêts, y’a même plus de droite ou de gauche, chacun piquant des idées aux autres.

      L’idéal serait qu’enfin quelqu’un puisse prendre les meilleures idées de TOUTES les voix, et d’en faire un condensé.

      C’est beau de rêver.

      Mais c’est comme ça qu’on commence… avant d’agir !

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