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Les palestiniens et la Shoah. Le livre de B. Rubin et W. G. Schwanitz.


Les palestiniens et la Shoah. Le livre de B. Rubin et W. G. Schwanitz.

Image à la Une :

Capture d’écran montrant une photo de Haj Amin al -Husseini lors d’une rencontre avec Heinrich Himmler, avec la dédicace: «A Son Eminence le Grand Mufti, en souvenir; 4 VII : 1943 ; H.Himmler.

Au cours des dernières semaines, plusieurs rapports ont souligné la réaction virulente qui a suivi la visite d’un groupe d’étudiants palestiniens à Auschwitz à la fin du mois de mars. La visite controversée – apparemment la première du genre – a été organisée dans le cadre d’un programme commun pour la réconciliation et la résolution des conflits par  l’Université Friedrich Schiller de Iéna, en Allemagne, et l’Université Ben – Gourion du Néguev sous la conduite du professeur Mohammed S. Dajani de l’Université Al Qods.

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Les rapports des médias sur cette visite laissent peu de doute sur la réaction courageuse du professeur Dajani et son intégrité admirable face à la violence et les menaces qu’il a essuyées; il est également clair qu’il a beaucoup inspiré les élèves qui ont participé à ce voyage. En outre, les organisateurs de ce programme n’avaient évidemment que de très bonnes intentions. Pourtant, il est très regrettable que personne  n’ait fait l’effort d’utiliser cette occasion pour enseigner aux étudiants palestiniens la collaboration de Haj Amin al -Husseini avec les nazis. Comme l’un des étudiants palestiniens qui a visité Auschwitz l’a fait remarquer par la suite : «C’est une chose étrange pour un ‘palestinien’ d’aller à un camp d’extermination nazi. Mais je vous recommande le voyage»

Bien évidemment, cet étudiant était complètement ignorant du fait que lorsque des ‘palestiniens’ visitent un camp de la mort nazi, ils n’ont aucune raison de se sentir comme des spectateurs détachés pour qui il est un peu  » étrange  » de venir. Au contraire, lorsque des palestiniens visitent un camp de la mort nazi, ils suivent les traces de l’homme qui est aujourd’hui parfois appelé  » le mufti d’Hitler  » et ont l’occasion de comprendre ce que cet allié palestinien des nazis voyait et envisageait pour le Moyen-Orient après la victoire nazie qu’il espérait.

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Selon le livre récemment publié  » Les nazis, les islamistes, et la fabrication du Moyen -Orient moderne  » par Barry Rubin et Wolfgang Schwanitz, c’est soit al- Husseini lui-même ou l’un de ses collaborateurs et parents qui a visité Sachsenhausen en Juin 1942 ainsi que trois autres responsables arabes (p.2); il y a aussi des informations crédibles indiquant qu’un an plus tard, «Eichmann a personnellement emmené al – Husseini pour visiter les camps de concentration d’Auschwitz et Maidanek.» (p.164)
Rubin et Schwanitz indiquent également qu’à cette époque, al – Husseini voyageait beaucoup en Pologne occupée par les allemands et qu’en début Juillet 1943, il fut l’invité de Himmler dans la ville ukrainienne de Jitomir. Comme al- Husseini l’a rappelé plus tard dans ses mémoires, Himmler lui a dit à cette occasion que les nazis avaient déjà « liquidé environ trois millions de Juifs» (p.188)

Ce fut évidemment une bonne nouvelle pour al – Husseini. Alors que les nazis étaient initialement satisfaits de la solution à leur «problème juif» par l’expulsion des juifs hors d’Allemagne et des zones occupées par les Allemands, Rubin et Schwanitz soutiennent que l’importance que les nazis attachaient à leur alliance avec le mufti palestinien fut l’un des facteurs qui les a conduit à l’adoption de la ‘Solution finale’ : «comme al-Husseini voulait que les terres qu’il avait l’intention de dominer soient arabes et « judenrein » – à l’image de ce que Hitler voulait pour l’Allemagne et l’Europe, – les nazis avaient une raison supplémentaire de conclure qu’il était dans leur intérêt de commencer le massacre systématique des juifs.»

Selon Rubin et Schwanitz, ce ne fut donc pas complètement fortuit que peu de temps «après avoir vu le grand mufti, Hitler ordonna que des invitations soient envoyées pour une conférence prévue dans une villa sur le lac de Wannsee. Le but de la réunion était de planifier l’extermination complète des juifs de toute l ‘Europe». (P. 8)

Al- Husseini fut aussi «le premier non- allemand à être informé de ce plan, avant même qu’il ne fût officiellement présenté à la conférence. Adolf Eichmann fut affecté à cette tâche. Eichmann a informé al – Husseini au Quartier Général SS dans la salle des cartes, à l’aide de la présentation préparée pour la conférence. Le grand mufti, – a rappelé l’assistant d’Eichmann, – fut  très impressionné, si emballé par ce modèle de génocide qu’il demanda à Eichmann d’envoyer un expert [ … ] à Jérusalem pour être son propre conseiller à la mise en place de camps de la mort et de chambres à gaz une fois que l’Allemagne aura gagné la guerre et sera au pouvoir» (pp. 8-9)

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Les nazis croyaient que, contrairement à d’autres dirigeants arabes qui avaient manifesté de l’intérêt pour coopérer avec eux, le mufti suscitait un grand attrait et une influence transnationale en raison de sa position en tant que chef religieux. L’estime résultante des nazis envers al – Husseini se reflète non seulement dans son accès aux plus hauts échelons de la direction nazie – y compris une longue audience auprès d’Hitler – mais aussi dans les chambres somptueuses et les paiements généreux dont il a bénéficiés :

 » En Novembre 1941, al – Husseini est venu à Berlin à une réception démontrant que les Allemands voyaient en lui le futur chef de tous les Arabes et musulmans [ … ] Il fut logé dans le luxueux château de Bellevue, jadis la maison du prince héritier et aujourd’hui la résidence officielle du président de l’Allemagne. Al- Husseini reçut pour ses débours et besoins personnels et politiques un montant équivalent à environ douze millions de dollars par an (valeur actuelle). Les fonds ont été recueillis par la vente d’or saisis chez les juifs envoyés dans des camps de concentration. Suivant ce modèle, al – Husseini demanda et obtint que son bureau soit installé dans l’appartement d’un juif exproprié. Son personnel fut logé dans une demi-douzaine d’autres maisons fournies par les Allemands. En outre, al – Husseini bénéficia d’une suite dans le splendide Hôtel Adlon de Berlin et, pour les vacances, d’un hébergement de luxe à l’Hôtel Zittau et au Château Oybin en Saxe « .
(P.5)

Ce n’est donc pas du tout « une chose étrange pour un palestinien d’aller visiter un camp de la mort nazi  » – en particulier compte tenu du fait qu’al – Husseini reste un leader palestinien vénéré. Au cours des dernières années, le président palestinien Mahmoud Abbas a régulièrement rendu hommage à al – Husseini, ce qui jette inévitablement une ombre sur l’information récente, concernant le communiqué spécial que M. Abbas a publié, le Jour du Souvenir de la Shoah, dans lequel, pour la première fois, il qualifie l’Holocauste de «crime le plus odieux commis contre l’humanité à l’ère moderne».

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Cette déclaration ne devrait pas être écartée à la légère, car elle déclenchera sans aucun doute des réactions furieuses chez tous ceux qui soutiennent que la «Nakba» palestinienne fut une tragédie comparable. Néanmoins, ceux qui vont maintenant se précipiter pour féliciter Abbas pour sa déclaration devrait réfléchir un instant et considérer  comment beaucoup plus de choses pourraient être réalisées dans la perspective d’une réconciliation et d’une paix véritables si les palestiniens et le reste du monde arabe étaient enfin prêts à affronter leur propres liens historiques avec l’époque nazie.
Comme Rubin et Schwanitz soulignent à juste titre : «Les régimes qui allaient plus tard gouverner l’Irak pendant quarante ans, la Syrie, pendant cinquante ans et l’Egypte pendant soixante ans ont tous été établis par des groupes et des dirigeants sympathisants des nazis.» (p.4) Compte tenu de la ré-émergence de l’islamisme, il n’est pas inutile de réaliser que cette «idéologie porte la marque d’al- Husseini et d’autres collaborateurs des nazis durant la guerre, en particulier, les Frères musulmans.»

 Sources : The Algemeiner – Par Petra Marquardt-Bigman

http://www.algemeiner.com/2014/04/27/the-palestinians-and-the-holocaust/
Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East

Traduction Nancy Verdier pour Europe Israël
© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif







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  • 110 thoughts on “Les palestiniens et la Shoah. Le livre de B. Rubin et W. G. Schwanitz.

    1. Nejma

      Oui EDL dans les programmes officiels c’est au chapitre:Le Proche-Orient et le Moyen-Orient, un foyer de conflits. Et il y a une partie consacrée à l’alliance des nazis et de pas mal de leader musulmans.

    2. myriam

      Nejma je n’arrive pas a trouver le passage ou il est question des complicités nazies avec quelques dirigeants arabes dans le chapitre proche-orient source de conflits
      du programme de terminale
      Auriez vous la gentillesse de m’indiquer le lien ?
      Bien à vous

    3. myriam

      Je ne vois pas dans le programme d’histoire de terminale la référence à l’alliance des nazis avec le mufti de Jérusalem et autres potentats arabes,
      Quelqu’un aurait-il des infos?

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