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La crise dans les pourparlers de paix a été minutieusement pré-planifiée par les Palestiniens


La crise dans les pourparlers de paix a été minutieusement pré-planifiée par les Palestiniens

Cette analyse de la stratégie à long terme de l’Autorité Palestinienne pour accéder à un État Palestinien souverain, sur les lignes de 1967 sans faire de concessions complète l’article précédent « Un document explosif » et son analyse publiée en anglais (traduction Europe Israël)

Un article à lire absolument pour comprendre la situation actuelle au Proche Orient.

En Mars 2014, Saeb Erekat, le chef de l’équipe de négociation palestinienne, a préparé un document de 65 pages qui examine le processus diplomatique et propose une liste de recommandations pour que l’AP accède à la souveraineté palestinienne sur les territoires délimités par les frontières de 1967. Le Président de l’AP Mahmoud Abbas a récemment mis en œuvre certaines de ces recommandations.

• Les recommandations comprennent la présentation d’une demande d’adhésion immédiate aux Conventions de Genève ; arguant l’impossibilité de prolonger les négociations au-delà de la période de neuf mois après le 29 Avril 2014; et s’opposant à la proposition israélienne que dans tout accord final, les blocs de colonies font partie d’Israël.

• Le plan prévoit également d’activer des comités bilatéraux avec la Russie, l’UE et l’ONU et de coopérer avec le comité de suivi de l’Initiative Arabe de Paix, pour rassembler un soutien l’opposition des palestiniens aux colonies; d’exhorter les Etats du monde à respecter les lignes directrices de l’Union européenne en ce qui concerne les activités d’implantation; et inciter la lutte populaire pacifique contre les implantations et la clôture [de sécurité].

• Les dernières mesures de l’AP reflètent la stratégie à long terme qu’Abbas a mis en œuvre, qui implique l’utilisation de moyens diplomatiques pour obtenir la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien souverain sur les lignes de 1967 sans que les Palestiniens aient à faire de concessions sur les questions fondamentales du conflit, en particulier la question des réfugiés et ce qu’on appelle le «droit au retour».

• La signature de 15 conventions internationales fait partie de l’accession progressive à un Etat palestinien qui, à l’inverse de la déclaration unilatérale d’indépendance, ne se produit pas d’un seul coup. Abbas a déjà pris des mesures politiques de défiance à l’égard des Etats-Unis et d’Israël sans craindre les pressions et les menaces dirigées contre lui, comme dans son appel de Novembre 2012 à l’Assemblée générale de l’ONU pour une mise à niveau du statut de l’OLP comme état non-membre observateur à l’ONU. Désormais, il se sent confiant dans sa capacité à prendre des mesures unilatérales sans encourir de graves difficultés.

• Les Palestiniens croient qu’ils peuvent utiliser l’arène diplomatique et juridique pour surmonter la puissance d’Israël et progressivement la soumettre à des pressions diplomatiques et économiques pour qu’Israël se retire unilatéralement de la Judée-Samarie d’une manière similaire au retrait inconditionnel d’Israël de Gaza en 2005.

Le processus diplomatique israélo-palestinien a traversé une crise et une impasse avec l’annonce unilatérale le 1er Avril 2014 par Mahmoud Abbas (Abou Mazen), président de l’Autorité palestinienne, d’une demande de la Palestine à adhérer à quinze institutions et conventions internationales, notamment la quatrième Convention de Genève.

Volte-face spectaculaire des Palestiniens

Abbas, qui se présente comme  » président de l’Etat de Palestine  » et détient également les titres de chef de l’OLP et chef du Fatah, a justifié sa décision du fait du reniement d’Israël (ce qu’il prétend) de sa promesse de libérer le quatrième contingent de prisonniers palestiniens, qui devait inclure 26 prisonniers, le 29 Mars 2014 a dit Abbas :

« Nous avons dit que s’ils [les prisonniers] ne sont pas libérés, nous allons commencer une demande d’adhésion à 63 organisations internationales, des accords et conventions et il a été décidé par consensus que nous allons signer plusieurs accords qui rendent possible l’adhésion à des organisations et conventions.

En ce qui concerne les demandes d’adhésion à quinze conventions (y compris la Quatrième Convention de Genève), M. Abbas a déclaré qu’il ne  » pensait pas qu’il soit nécessaire d’avoir une approbation pour cela, nous pouvons y adhérer immédiatement. « 1

 

La réaction israélienne

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé l’Autorité palestinienne de violer fondamentalement les accords qui ont été conclus dans les négociations avec la médiation des États-Unis et a mis en garde les Palestiniens contre les mesures unilatérales qui pourraient constituer une arme à double tranchant pour eux. Lors d’une réunion du cabinet israélien le 6 Avril, 2014, Netanyahu a déclaré :

« Ces derniers mois, l’Etat d’Israël a mené des négociations avec les Palestiniens afin de parvenir à un accord de paix. Les Israéliens s’attendent à la paix, une paix véritable, dans laquelle nos intérêts 666669nationaux vitaux sont assurés, avec la sécurité d’abord. Lors de ces entretiens, nous avons réalisé des nous.

Au moment où nous étions sur le point d’entrer dans le cadre de la poursuite des négociations, Abou Mazen s’est précipité pour déclarer qu’il n’était pas prêt à discuter même de la reconnaissance d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif.

Il l’a fait, même s’il sait qu’il n’y aura pas d’accord sans la reconnaissance de l’Etat d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif – chose que le président des États-Unis et d’autres dirigeants du monde ont également clairement précisé.

Malheureusement, plus tard, juste avant que nous soyons parvenus à un accord pour poursuivre les négociations, la direction palestinienne s’est rapidement tournée vers des adhésions unilatérales à 15 conventions internationales, violant ainsi fondamentalement les ententes qui avaient été conclues avec la participation américaine.

Les menaces des Palestiniens à se tourner vers l’ONU ne nous influenceront pas – les palestiniens ont beaucoup à perdre d’une telle action unilatérale. Ils ne pourront avoir un état que via des négociations directes, non pas des déclarations vides ou des mesures unilatérales. Ces démarches ne font que repousser à plus tard un accord de paix plus loin et aux initiatives unilatérales de leur part nous répondrons par des mesures unilatérales de notre côté. Nous sommes prêts à poursuivre les pourparlers, mais pas à n’importe quel prix. »

Les efforts fébriles de l’administration américaine pour renvoyer les Palestiniens à la table des négociations et les forcer à s’abstenir de mesures unilatérales ont jusqu’ici échoué. La prochaine date cible des Palestiniens est le 29 avril 2014, lorsque la période de négociation de neuf mois, comme décidé dès le départ, arrivera à son terme.

Une stratégie palestinienne planifiée

En Mars 2014, Saeb Erekat, membre du comité exécutif de l’OLP et chef de l’équipe de négociation palestinienne, a préparé un document de 65 pages qui passe en revue les développements dans le processus diplomatique et propose une liste de recommandations pour l’AP, qu’Abbas a récemment mis en oeuvre.

Erekat a souligné les dangers inhérents à la politique d’Israël :

« Malgré les efforts intensifs de l’administration des États-Unis et les autres membres du Quartet pour soutenir les négociations sur un accord de statut final entre les deux parties, israélienne et palestinienne, le gouvernement israélien persiste dans les actes qui détruisent le processus de paix, y compris l’annonce de nouveaux plans pour la construction dans les implantations, le meurtre de personnes innocentes parmi le peuple palestinien, la destruction de maisons, l’expulsion de résidents, la confiscation des terres, et le resserrement du blocus sur la bande de Gaza.»

De l’avis de M. Erekat, les mesures politiques d’Israël et les mesures concrètes visent à créer une réalité qui empêche les Palestiniens d’établir un Etat et laisse la place à l’occupation. Comme Erekat l’écrit :

Le gouvernement israélien a démontré par ses actions que son accord pour renouveler les négociations n’entraîne pas un changement dans sa stratégie de maintien du statu quo, ce qui signifie :

1. Laisser l’Autorité palestinienne sans pouvoirs gouvernementaux.

2. Laisser l’occupation israélienne en place sans prix à payer.

3. Retirer la bande de Gaza du domaine palestinien.

4. Accuser l’OLP de refuser de mener des négociations.

5. Empêcher l’OLP de continuer à demander l’adhésion à des institutions internationales, des conventions et des contrats après être devenu un Etat observateur le 29 Novembre 2012.

Dans la section des recommandations, Erekat a exposé les mesures que l’AP doit prendre pour atteindre l’objectif de demander la souveraineté palestinienne sur les territoires délimités par les lignes de 1967 :

1. Déposer une demande pour adhérer immédiatement à la première, deuxième, troisième et quatrième Convention de Genève de 1949 et les protocoles d’accompagnement de 1977. Dès réception de la demande d’adhésion, le président de la Fédération suisse annoncera l’acceptation de l’état de Palestine comme membre ayant signé ces conventions.

2. Déclarer à l’administration américaine, l’Union européenne, la Russie et les Nations Unies l’impossibilité de prolonger les négociations après la fin de la période de neuf mois au 29 Avril 2014.

3. S’opposer à la proposition israélienne que les blocs d’implantations fassent partie d’Israël dans tout accord final, comme telle [ la proposition israélienne ] est considérée comme ajouter une insulte à une injure [ littéralement : l’excuse est plus répulsive que le péché ], car elle est incluse dans le cadre des conditions et non pas dans celui des négociations.

4. Soulignez le fait que la libération de 104 prisonniers ne sera pas liée aux négociations ou à des activités de colonisation, mais à l’abstention de la partie palestinienne de demande d’adhésion aux institutions internationales au cours de la période de neuf mois.

5. Activez les comités bilatéraux avec la Russie, l’Union européenne et l’ONU, et coopérer avec le comité de suivi de l’Initiative Arabe de Paix, comme moyens de recueillir le soutien de la position palestinienne anti-colonie; annoncer une campagne internationale dont est le titre : «Les implantations détruisent le processus de paix» ; et exhorter les États du monde à respecter les lignes directrices de l’Union européenne en ce qui concerne les activités de colonisation.

6. Activer, organiser et inciter à la lutte populaire pacifique contre la colonisation et la clôture [de sécurité] en attendant la construction d’une alliance internationale plus large à cet effet.

7. Définir une stratégie d’action conjointe avec le camp de la paix israélien et le promouvoir de toutes les manières possibles.

En outre, M. Erekat a recommandé les mesures suivantes :

1. Respecter toutes les positions palestiniennes énoncées dans la lettre que le président Mahmoud Abbas a envoyé au président américain Barack Obama le 8 Décembre 2013, en soulignant que ces positions expriment les positions arabes telles que présentées dans l’annonce du Conseil des ministres arabes du 21 Décembre 2013.

2. Compte tenu de l’insistance du gouvernement israélien sur la poursuite de la colonisation et l’augmentation de 41 pour cent de terrorisme par des groupes de colons au cours de la deuxième moitié de 2013, ainsi que les actes en cours de mise à mort de sang-froid des membres de notre peuple, la destruction des maisons, l’expulsion de résidents, les attaques contre la sainte mosquée Al-Aqsa et le resserrement du blocus sur la bande de Gaza , nous sommes obligés de demander à rejoindre la première, deuxième, troisième et quatrième Conventions de Genève de 1949 et les protocoles additionnels de 1977.

3. Agir pour éliminer le blocus de la bande de Gaza sous toutes ses formes et redoubler d’efforts pour parvenir à un rapprochement palestinien [avec le Hamas], en mettant en œuvre ce qui a été convenu au Caire et à Doha, n’ayant d’autre choix que de faire dérailler la stratégie israélienne, qui vise à supprimer la bande de Gaza du domaine palestinien.

4. Continuer d’agir avec l’Union européenne et les autres pays du monde à maintenir l’application des directives européennes relatives aux colonies qui sont entrées en vigueur le 1er Janvier 2014.

5. Agir conjointement avec le comité de suivi de l’Initiative Arabe de Paix pour mettre en œuvre ces recommandations et faire respecter les principes du droit international concernant le problème palestinien.

Erekat a affirmé que :

Si le gouvernement israélien décide de poursuivre sa stratégie de maintien du statu quo, alors nous devons demander l’adhésion aux institutions internationales, et s’il réagit par la force, il faut alors :

1. Convoquer le Conseil National palestinien et appeler le Hamas et le Jihad islamique à se joindre au mouvement, et ultérieurement élire un nouveau comité exécutif qui constituera un gouvernement provisoire de l’État de Palestine, conformément à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies du 29 novembre 2012 , qui a consolidé le statut de la Palestine dans les frontières de 1967, avec pour capitale la partie orientale, Al-Qods [Jérusalem], avec un statut d’observateur et à cette fin [du comité exécutif] va lancer un véritable processus de réconciliation palestinienne.

2. Déjouez la stratégie du gouvernement israélien qui vise à laisser l’Autorité sans pouvoirs, avec le maintien de l’occupation sans avoir à en payer un prix quelconque et la suppression de Gaza du domaine palestinien, afin de se préparer à aborder [par Israël] l’idée d’un Etat avec deux gouvernements, et ce en adhérant aux institutions internationales, les protocoles et conventions , en particulier les quatre Conventions de Genève .

3. Se préparer à contre-attaquer la campagne israélienne, qui accusera la partie palestinienne, en envoyant des délégations palestiniennes pour expliquer les positions palestiniennes dans les pays du monde.

4. Lors d’une conférence à Ramallah qui a discuté de la  » stratégie de résistance  » le 5 Avril, 2014, Erekat a déclaré que la décision de l’Autorité palestinienne à rejoindre les quinze conventions et accords internationaux était définitive et inaltérable, mais l’AP retardera la demande d’adhésion à 48 organisations internationales supplémentaires, conventions et accords si Israël retirait sa décision de ne pas libérer le quatrième lot de prisonniers. Erekat a souligné que si Israël ne libérait pas les prisonniers, l’AP considérerait comme n’ayant plus aucune obligation à cet égard.

5. Dans son discours à la conférence de Ramallah, Erekat a appelé le Hamas à reprendre le chemin de la réconciliation nationale en conformité avec les accords signés dans le passé, et a dit: « Je déclare au monde entier et au nom du président Abou Mazen et au nom du comité exécutif [de l’OLP], que le mouvement Hamas est un mouvement palestinien, et qu’il n’était pas et ne sera pas une organisation terroriste.»

Où va l’Autorité palestinienne?

Les dernières mesures de l’AP reflètent la stratégie à long terme qu’Abbas a mis en œuvre durant son mandat en tant que président, qui consiste à utiliser les moyens diplomatiques pour obtenir la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien souverain sur les lignes de 1967 sans que les Palestiniens aient à faire des concessions sur les questions fondamentales du conflit, en particulier la question des réfugiés et ce qu’on appelle le «droit au retour ».

Le 2 Avril 2014 Le Département des Négociations de l’OLP, sous la responsabilité de Saeb Erekat, a publié un document expliquant ses plus récentes initiatives, y compris sa signature de 15 conventions internationales. Erekat a personnellement envoyé le document le 5 Avril. Sa note soutenait la logique derrière l’action de M. Abbas :

Il s’agit de la réalisation des droits de la Palestine et n’a rien à voir avec les négociations ou la conclusion d’un accord. En tant que président Abbas a exprimé lors de l’annonce, que la position palestinienne reste inchangée. L’OLP cherche à atteindre un état palestinien indépendant et souverain sur la frontière de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, avec une solution juste au problème des réfugiés sur la base de la Résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

La note explique en outre que les traités qui ont été signés  » sont essentiels pour le renforcement permanent des institutions palestiniennes, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme, qui constituent la base d’un Etat indépendant et souverain de Palestine.  »

La logique juridique d’une telle mesure pourrait être trouvée dans l’ouvrage du professeur James R. Crawford «La création des États en droit international». Crawford, qui a participé aux discussions à la Cour internationale de justice de La Haye sur la légalité de la barrière de sécurité d’Israël, décrit comment un Etat pourrait émerger à travers un  » accroissement des pouvoirs dans une unité locale sur une période de temps  » et pas seulement par une déclaration d’indépendance. Il cite Sir Gerald Fitzmaurice, qui a écrit que la  » conclusion d’un traité peut faire partie d’un processus (ou même constituer l’acte) de sorte que l’Etat pas pleinement sui juris (possédant par lui-même la capacité juridique) peut le devenir »

Autrement dit, la signature des 15 conventions internationales, selon cette logique, fait partie d’un mouvement palestinien progressif d’accès à un Etat qui, contrairement à une déclaration unilatérale d’indépendance, ne se produit pas d’un seul coup.

Abbas a déjà pris des mesures politiques de défiance des Etats-Unis et d’Israël sans craindre les pressions et les menaces dirigées contre lui, comme dans son appel de Novembre 2012 à l’Assemblée générale de l’ONU pour une consolidation du statut de l’OLP comme état non-membre d’observateur de l’ONU. Maintenant, aussi, il se sent confiant dans sa capacité à prendre des mesures unilatérales sans encourir de graves ennuis.

La stratégie palestinienne est basée sur l’évaluation que les options d’Israël sont très limitées. Les Palestiniens croient qu’Israël, peut en effet exercer une pression économique et diplomatique lourde sur l’AP, mais pas au point de menacer la survie de l’Autorité palestinienne ou de risquer une Troisième Intifada. Les Palestiniens savent que l’intérêt israélien primordial de maintenir la stabilité de la sécurité en Cisjordanie les a, à plus d’une occasion, amené à se rétracter de la décision de retenir les recettes fiscales de l’Autorité palestinienne; Israël veut éviter les tensions, la violence et la terreur qui ont parfois frappé l’AP elle-même.

La perception israélienne du  » manque d’une alternative modérée  » à la politique d’Abbas renforce également la confiance de l’Autorité palestinienne, ce qui le conduit à se tourner vers la scène diplomatique et juridique où il peut compter sur la majorité automatique des pays arabes, musulmans et non démocratiques. Les Palestiniens croient qu’ils peuvent utiliser ce domaine pour surmonter la puissance d’Israël et progressivement le soumettre à des pressions diplomatiques et économiques pour entamer un processus de retrait unilatéral de la Cisjordanie d’une manière similaire au retrait inconditionnel d’Israël de Gaza en 2005.

Bien qu’Abbas répète le mantra d’une «lutte pacifique» en tandem avec la campagne diplomatique, dans la pratique, le terrorisme persiste y compris les tentatives d’assassinats de civils israéliens et des forces de sécurité. En outre, l’AP signale son soutien sans équivoque au terrorisme en exigeant la libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens, dont beaucoup ont été condamnés à des peines de prison pour leur rôle dans les attaques terroristes et l’assassinat de civils israéliens, y compris dans les attentats-suicides. Ces terroristes sont traités comme des héros par l’AP, qui leur fournit également une manne très généreuse d’avantages économiques et sociaux; leur salaire moyen en prison est même supérieur à celui des membres des forces de sécurité.

L’AP a révélé son vrai visage quand elle a officiellement demandé aux organisations terroristes islamiques, le Hamas et le Jihad islamique de participer à une réunion du Conseil national palestinien, qui est censé élire un nouveau leadership palestinien pour servir de gouvernement provisoire de l’Etat palestinien. L’Autorité palestinienne ne considère pas le Hamas et le Jihad islamique comme des organisations terroristes, mais plutôt comme des groupes politiques légitimes qui peuvent faire partie du gouvernement palestinien.

L’Autorité palestinienne est en train de préparer le terrain par étapes pour de facto une reconnaissance internationale de facto, d’un Etat palestinien le long des lignes de 1967 qui est sous  » occupation israélienne « , et tout ce qui restera est la déclaration officielle de l’établissement de l’état.

L’exigence d’une souveraineté palestinienne pleine le long des lignes de 1967 implique aussi le contrôle palestinien sur la frontière entre la Cisjordanie et la Jordanie, avec de grandes implications probables pour la stabilité du royaume hachémite, qui dispose d’une majorité démographique palestinienne.

Paradoxalement, dans les circonstances présentes de la demande palestinienne pour la souveraineté sur la frontière avec la Jordanie, le compromis d’Israël serait susceptible d’inciter les États-Unis, l’Europe et bien sûr, les pressions jordaniennes sur Israël – à éviter un tel transfert d’autorité et à maintenir sa présence militaire sur la Rive Occidentale.

Le lieutenant-colonel (à la retraite) Jonathan D. Halevi,

 

JCPA.org.

Traduction Nancy Verdier pour Europe Israël © Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif

*     *     *

Notes

1. http://wafa.ps/arabic/index.php?action=detail&id=171455
2. http://www.pmo.gov.il/English/MediaCenter/Spokesman/Pages/spokestart060414.aspx
3. http://www.fatehwatan.ps/functions.php?action=files&table=files&ID=1619
4. http://www.aawsat.com/details.asp?section=4&article=767378&issueno=12913#.U0IvHvldX9o
5. http://www.alquds.com/news/article/view/id/497742
6. James R. Crawford, The Creation of States in International Law (Oxford: Clarendon Press, 2007), p. 349.






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  • 14 thoughts on “La crise dans les pourparlers de paix a été minutieusement pré-planifiée par les Palestiniens

    1. BENTATA DAVID

      Je crois qu’il y a une petite erreur dans l’article: toutes les actions et démarches des Palestiniens ne sont que l’expression d’une tactique.
      La stratégie a été fixée par la Ligue Arabe en 1967 à Karthoum: les trois NON.
      La haute stratégie de la Ligue Arabe est l’islamisation du monde et la disparition d’Israël n’est qu’un élément. Alors comment arriver aux buts?
      – L’islamisation du monde par l’invasion de dizaines de millions de Musulmans au moyen des pétrodollars et l’exploitation de la démocratie
      – la destruction d’Israël par le rejet des négociations depuis 20 ans et l’incitation à la haine du monde envers Israël… en payant chèrement les gouvernements et les médias.

    2. Akerman Michel

      Il FAUT annexer la Judée et la Samarie ! C’est LA solution. Qu’ont fait les Russes en Crimée, les Chinois au Tibet, les Américains au Texas, les Français en Savoie ou Conté de Nice (sans compter leurs dizaines de colonies), les Turcs à Chypre, le Maroc dans l’ex Sahara espagnol, etc, etc ? Des arabes pourrons rester CHEZ NOUS avec le statut de résident s’ils respectent notre Loi, sinon, ils peuvent retourner d’où ils viennent, en particulier de Transjordanie.
      Notre gouvernement n’a rien à faire pour tenter de renouer un dialogue dont les terroristes Abou Mazen et Haniyeh ne veulent pas, mais nous pouvons empêcher Haniyeh, chef terroriste de sortir de la bande de Gaza et ne plus permettre à Abou Mazen, qui n’a plus le moindre mandat électoral, d’aller se pavaner un peu partout dans le monde pour aller chercher de quoi compléter ses comptes personnels en Suisse.
      Le but véritable de l’OLP et du Hamas est écrit sur leurs Chartes respectives : faire disparaitre l’état d’Israël et les Juifs qui y vivent.
      Tout comme Hitler avait écrit ses objectifs que les Occidentaux n’ont pas voulu prendre au sérieux puisqu’ils menaçaient de mort que les Juifs dont ils se fichent éperdument, les assassins arabes en ont fait tout autant. Allons-nous enfin prendre les mesures qui s’imposent ?
      Que D’ieu donne la force à Netanyahou de résister à nos ennemis et nos pseudos « amis », car il ne me semble pas toujours avoir la fermeté voulue…
      Nous avons une Loi depuis plus de 3000 ans, elle reste la seule valable !

    3. DANY83270

      les Arabes ont déjà acheté l’Europe avec leurs pétrodollars puisque les Maghrébins sont désormais autorisés à circuler librement en Europe et occuper les appartements des français sans payer leur loyer ou avec l’aide de la CAF, occuper les lits d’hopitaux sans cotiser à la sécurité sociale, percevoir des pensions de retraite sans avoir cotisé, se faire soigner sans rien débourser avec l’Aide Médicale d’Etat gratuite et la C.M.U.; désormais, ils pourront même demander une chambre particulière à l’hôpital sans avoir à payer le supplément qui est demandé aux français;pendant ce temps les français se saignent pour payer tout ce dont ils ont besoin avec leurs maigres revenus sur lesquels Hollande fait une ponction fiscale de plus en plus forte; elle est belle la douce France qui se couche comme une prostituée devant la racaille comme elle s’est couchée devant le régime nazi.

    4. Robert Davis

      netanyahou est l’idiot du village dans toute cette affaire,il se fait rouler systématiquement chaque fois qu’il prend une décision car toutes ses décisions sont mauvaises. La négociation avec les squatters n’a aucun intérêt pour Israel mais uniquement pour les squatters qui se montent « le bourrichon »! La présence de ces squatters est fatale à Israel quelles que soient les résultats des négociations car le seul fait de maintenir les arabes dans les provinces israéliennes leur donne une légitimation même si elle est fausse et illégale. Cela accentue les pressions et les chantages contre Israel,une position géo-politique de plus en plus mauvaise au fur et à mesure que ces négociations se poursuivent et un climat anti-Israel et anti-juif! netanyahou est bien plus dangereux pour Israel que abbas!

    5. Tamara

      Israël doit montrer au Monde qu’ils ont tort à faire pression sur lui et comme il est dans son droit, il n’a rien à donner, sinon à démontrer que tout ce Dossier est empli de mensonges, de haine, de cécité et de surdité!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Tamara

    6. Nitzotz

      Et Israël aura, pendant ce temps, libéré 3×26 prisonniers dont nombreux avec du sang sur les mains, pour rien. Puisse cette désécration ne pas être complète.

      Faut-il que Netanyahou soit soumis à une terrible pression américaine, pour sembler à ce point manquer de clarté.

      PS Merci à la traductrice, pour cet article qui était plutôt difficile à traduire

    7. Gershon

      Pourquoi tant de pessimisme? Israël est forte et vaincra.
      Les Arabes sont de mauvaise foi, les Palestiniens en particulier.
      Ils ont rien fait de positive depuis 500 ans. La seule chose qu’ils ont réussi c’est la propagande et le terrorisme. Un peuple maudit qui refuse la modernité et la démocratie.

    8. YOSSEF BEHOR

      Abou Mazen a raison:
      Pourquoi changerait-il une situation qui lui convient? Il tient une place honorifique, Il est, grassement, (voir les comptes d’Arafat en Suisse) payé pour faire perdurer le financement de son peuple au titre de « réfugiés » par l’ U.E, l’ O.N.U., les états arabes… Tout ce qu’on lui demande: maintenir l’état de belligérance avec Israël.
      S’il fait la paix fini l’état de réfugiés, il faut se mettre au travail, garder sa place et mériter les honneurs au prix d’efforts et de compétences pour bâtir une économie, C’est assez aléatoire, alors que gémir, demander des aides, désigner l’ennemi israélien comme la source de tout nos mots, cela ça paye!
      Et c’est plus dans nos compétences… C’est dans ce but qu’ Arafat à été commandité par l’Egypte de Nasser en son temps, pour créer l’OLP,
      Cette situation a servit tout les régimes arabes depuis 50 ans,
      Il n’est pas question de changer une virgule à cette situation qui convient à tout le monde…
      Son seul crédo: »Pourvu que ça dure… »
      Seul les européens et les Etats-Unis, qui continuent à payer comme des ânes pour avoir les bonnes grasses des arabes sont les dindons de la farce…

    9. moogli

      Je suis d’accord avec tout ce que dit Dany83270 sur le traitement des français actuellement par leur gouvernement au profit de ceux venus d’ailleurs,( et surtout des pays arabes), qui ont tous les droits, privilèges argent facile, logements gratuits… « discrimination positive comme ils osent dire ,devant qui le gouvernement « se couche », cela est vrai malheureusement pour nous, les autochtones, qui bossont toujours plus pur gagner toujours moins, par contre, je ne peux pas laisser dire que les français se sont »couchés » devant les allemands, certains oui mais que dire du courage des résistants, de nos grands pères maquisards et torturés, des petites gens qui cachaient les juifs au péril de leur vie, dans chacun de nos villages, il y en avait, chaque monument au mort l’atteste aussi, ce sont nos ancêtres, et aujourdhui, s’ils voyaient comment cela se passe (je pense à De gaulle), s’ils voyaient ce qu’ils ont fait de la France, de notre fierté par rapport à notre histoire, de notre identité que l’on n’a même plus le droit de revendiquer ni d’enseigner à nos enfants, alors, oui ces anciens héros seraient offusqués. Je suis de tout cœur avec vous israéliens qui vous battez contre le monde entier pour survivre,juste pour que votre pays survive et que vous puissiez enfin vivre en paix après les horreurs de l’histoire envers vous vous, au moins, vous êtes conscients que la moindre marque de faiblesse vous détruirait. Tous les français ne sont pas pro-palestiniens de façon aveugle, je voulais dire cela depuis longtemps

    10. Robert Davis

      Toute cette petite tactique de l’olp n’a aucun fondement juridique puisque l’articlle 80 de la charte de l’onu prévoit que aucun état nouveau ne peut être établi en Palestine et que en outre lkes accords de San Remo ont clairement fixé les bases du Droit International en Palestine. Les arabes ne peuvent ,pas revenir sur tout cela ni faire des accords juridiquement valables avec qui que ce soit à commencer par les organisations de l’onu ni aucune convention internationales y compris la 4ème convention de genève!!!Tout cela est illégal et l’erreur de netanyahou est de NE PAS LE DIRE ET MEME DE LE CACHER!!!Il y a quelques jours j’ai écrit un commentaire sur le jerusalem post mentionnant San Remo et 2 autres commentaires le mentionnaient aussi : ces 3 commentaires sur une vingtaine ont éte AUSSITOT EFFACES ce qui montre que le gouvernement de netanyahou ne veut PAS en parler. Or c’est la SEULE défense d’Israel. Sans ces 2 arguments de droit international,Israel n’a rien et les arabes peuvent découper Israel à leur guise avec l’aide de…netanyahou qui est le seul à pouvoir y renoncer!!!netanyahou est le plus grand ennemi d’Israel!

    11. Robert Davis

      Gershon : il ne suffit pas malheuresement d’avoir RAISOn pour gagner! Sophocle a dit « ce que les gens croient prend le dessus sur la vérité ». C’est sur cet adage que fleurit les mensonges de la presse qui s’efforce de faire aux ignorants des absurdités! Donc il y a du souci à se faire surtout avec un PM comme netanyahou(et tous ses prédécésseurs) qui défendent TRES MAL la cause israélienne. A la petite tactique des arabes il oppose une petite tactique encore pire,celle des ghettos!Il est temps que le gouvernement d’Israel dise ISRAEL A DES DROITS et nous ne permettrons pas aux mensonges d’avoir le dessus sur eux! Et quand on a des DROITS on prend TOUTES LES MESURES POUR LE FAIRE RESPECTER EN L OCCURENCE EXPULSER UNE MINORITE DANGEREUSE POUR L ETAT ET SA POPULATION.Israel n’a besoin de la permission de personne pour cefaire.

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