toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Kerry : une expression déplacée


Kerry : une expression déplacée

Par l’expression quelque peu particulière on aurait dit que le Secrétaire d’État américain avait prévu la fin du processus de négociations Israélo-palestiniennes.

Ce fut un discours de plus parmi tant d’autres lorsque Kerry avait pris la parole devant la commission des affaires étrangères du Sénat. Une fois de plus il a fait un compte rendu des négociations, et une fois de plus il a laissé entendre que selon lui les difficultés, voire l’échec éventuel, incombaient à Israël. Pour ajouter une expression bizarre et incompréhensible, et certainement inaccoutumée dans le langage diplomatique: “Plouf“.

Il n’en fallait pas plus pour provoquer un scandale parmi les israéliens, accusant Kerry de manquer de sérieux, voire de dédain et mépris: “C’est ainsi qu’il traite le problème et les israéliens, avec un Plouf? “. Kerry a beau essayé de réparer ce lapsus, mais le mal était fait.

Loading...

Cet incident reflète sans doute une certaine lassitude de la part de Kerry, et bien plus chez le Président Obama. Ce qui en effet fut le cas peu de temps par la suite, après la « réconciliation » entre l’Autorité Palestinienne et le Hamas. Les dirigeants américains l’ont exprimé de façon imagée  en disant: “On peut diriger le cheval vers l’abreuvoir mais on ne peut guère l’obliger à boire“. Donc  les américains ont réalisé que les positions respectives des israéliens et des palestiniens n’ont pas  changé sur l’essentiel, ce que la majorité des israéliens affirmaient tout le long des pourparlers.

Des initiatives  négatives de part et d’autre indiquaient un durcissement. Jérusalem refusant de libérer un quatrième groupe de terroristes prisonniers, geste prévu au moment de l’ouverture du processus, alors que l’Autorité Palestinienne avait fait des démarches, en violation des engagements, auprès de l’ONU en vue d’être admise aux différentes chartes internationales, ce qui est partiellement acquis. C’est un acte symbolique, lequel ne semble pas  bénéficier pratiquement ni au processus ni à l’AP. Pour enfin signer l’accord avec le Hamas, qualifié par Jérusalem « le coup de grâce à la paix ».

Ceci dit, ce qui préoccupe davantage les israéliens est d’ordre intérieur. Les signes d’escalade sur le plan de la sécurité se multiplient. Récemment un israélien a été tué et les membres de sa famille  blessés  alors qu’ils se rendaient au repas traditionnel de la Pâques juive. Les  assassins, ayant posé une embuscade venaient de villages palestiniens dans la région de Hébron.

Sur le plan politique aussi l’on ressent des remous, au point d’envisager de nouvelles élections législatives. Cette évolution inquiétante est due aux menaces de démissionner de la part du  ministre de l’économie Naphtali Bennett, chef du parti “Habayit Hayehudi“ membre de la coalition gouvernementale, ce qui provoquerait une crise gouvernementale. Cette éventualité certes est ajournée, mais cette attitude était partagée par bon nombre d’israéliens, avançant cet argument: “Depuis le début des négociations, et bien plus tôt, depuis les accords d’Oslo, Israël n’a cessé de libérer des centaines de terroristes-assassins. Jadis en échange de restitution d’israéliens enlevés, et surtout de cadavres de soldats. Or depuis le début du processus on ne fait que libérer des assassins en échange de rien sauf le simple consentement des palestiniens de négocier avec nous. Quel autre pays aurait consenti, sous pression extérieure, à libérer des nationaux assassins? “

Une autre préoccupation concerne l’insoumission de certains groupes de colons juifs extrémistes en Judée-Samarie, se croyant tout permis et ayant détruit un poste militaire israélien, chargé en somme de les protéger.

Sur un autre plan, la majorité laïque est scandalisée par le laxisme de Tsahal, ayant concédé la libération anticipée d’un jeune juif religieux détenu pour refus de se présenter au poste de mobilisation pour accomplir son service militaire. Or, le puissant Tsahal, bien paré face aux grandes menaces militaires, s’est incliné devant des protestations et des manifestations des orthodoxes. C’est plutôt ces affaires qui mériteraient un grand “Plouf“.

Loading...

 

GIL KESSARY © Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 4 thoughts on “Kerry : une expression déplacée

    1. Akerman Michel

      « Une autre préoccupation concerne l’insoumission de certains groupes de colons juifs extrémistes en Judée-Samarie, se croyant tout permis et ayant détruit un poste militaire israélien, chargé en somme de les protéger » !
      Voila un type qui n’a rien vu, rien compris mais qui hurle avec les loups.
      Qu’il se contente de donner son avis sur Kerry et Hussein Obama.

    2. manitou

      « Jérusalem refusant de libérer un quatrième groupe de terroristes prisonniers, »
      de quoi ce mêle-t-ils ces CON là ??est-ce qu’on a demandé aux Américains de relâcher les assassins de Guantánamo ?des milliers d’assassins des prisons Américaines ? d’assassins ayant la citoyennetés américaine ??
      Vivement que s’achève cette administration de BRANQUIGNOLES qui ont mit à mal les USA dans le monde grâce à Obama l’imposteur et à son équipe de frères musulman.

    3. EVEN DANAN MORDEHAI

      A mon humble avis depuis l’arrivee aux commandes du sieur hussein obama
      et surtout depuis la naive mediation de kerry,nos voisins ont tout obtenu,sans
      rien donner.
      Il est temps que les ECHANGES comportent des gestes de part et d’autre.
      Le plouf !!! sera pour abbas et kerry,probablement dans pas longtemps.

    4. Nemo

      De toute manière, les U.S. n’ont aucune leçon à donner car leur « diplomatie étrangère » ces derniers temps est un échec sur toute la ligne : Lybie, Egypte, Syrie, Ukraine … ils n’ont pas arrêté de se planter !

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *