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Lettre ouverte à Monsieur le Président des Consistoires…


Lettre ouverte à Monsieur le Président des Consistoires…

Nous publions ce billet d’humeur propos de Charles Etienne NEPHTALI à de la Lettre des Communautés juives du 20 mars 2014, concernant le rassemblement républicain de la Place du Trocadéro le 19 Mars 2014 à  Paris.

Tout d’abord, permettez-moi, Monsieur le Président, de vous faire savoir que j’ai apprécié votre allocution du mercredi 19 mars à ce « Rassemblement républicain » afin de dire haut et fort « La haine des Juifs, ça suffit ».

Par contre, je ne vous cache pas mon grand étonnement, voir ma colère, en constatant que, dans la « Lettre des Communautés juives du 20 mars 2014 – 18 Adar II 5774 » M. Lévy soit cité alors que le courageux Imam Chalgoumi et les valeureux MM. Goasgen et Arcady, entre autres, ont été curieusement « oubliés ».

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Avions-nous vraiment besoin de cette « leçon de philosophie » de M. Lévy, ce Monsieur de JCall ? 

Les signataires de JCall soutiennent le boycott d’Israël

Personnellement, je n’en reviens pas et me serais bien passé de sa très, et même trop longue, « intervention philosophique ».

Je trouve, et veuillez bien m’en excuser, que c’est particulièrement honteux. D’ailleurs, pendant qu’il pérorait, certains diront même « dégoisait », c’est tout juste si je l’écoutais, comme beaucoup de gens d’ailleurs autour de moi, même s’il y eut quelques applaudissements.

J’ai quand même retenu, et en ai sursauté, qu’à un certain moment, il cita Voltaire ce qui, à mon gré, était, et est, particulièrement déplacé et insensé dans une manifestation contre l’antisémitisme. En effet, même n’ayant fait aucune étude, les lois scélérates de Vichy étant strictement appliquées  dans mon Maroc natal, je sais quand même que Voltaire était lui-même antisémite… comme beaucoup d’autres célébrités de l’époque. D’ailleurs, lesdites lois scélérates de Vichy inspirèrent, semble-t-il, les « gouvernants de rencontre » (*) qui, « cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude » (*) signèrent l’armistice avec l’Allemagne.

Au sujet de l’antisémitisme de Voltaire, je me permettrais de vous faire part de ce qui suit, que vous devez connaître, d’ailleurs :

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La haine des juifs

http://www.lepoint.fr/livres/la-face-cachee-de-voltaire-02-08-2012-1494397_37.php

Pas plus qu’on ne s’attarde, généralement, à mettre l’accent sur la haine que Voltaire attise envers les juifs. Il parle d’eux abondamment, et de manière récurrente, comme du « plus abominable peuple de la terre », et cela tout au long des mêmes années glorieuses où il défend Calas et la tolérance. C’est d’ailleurs à l’article « Tolérance » du « Dictionnaire philosophique » qu’il est sans doute le plus ouvertement ignoble : « C’est à regret que je parle des juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre ».

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Ces écrits ne sont certes pas inconnus. Léon Poliakov les a rappelés, en 1968, dans son « Histoire de l’antisémitisme », et Pierre-André Taguieff dans « La judéophobie des Modernes » (Odile Jacob, 2008). Malgré tout, ce sont des textes qu’on esquive en omettant de les éditer ou bien, quand ils sont disponibles, en évitant de les lire. On y voit pourtant Voltaire accuser le peuple juif de tous les vices, lui faisant porter la responsabilité des persécutions qu’il endure, lui attribuant tour à tour lois absurdes, ignorance crasse, cupidité sans frein, misanthropie farouche.

Voltaire, antisémite ? Voilà qui ne fait guère de doute, à condition de ne pas tomber dans le piège de l’anachronisme. Antijuif au point d’être salement injurieux, méprisant et injuste, Voltaire ignore bien évidemment l’antisémitisme de persécution raciale, qui apparaîtra une centaine d’années après sa mort avec les doctrines biologisantes inventées par l’Allemagne du XIXe siècle. Malgré tout, la proximité entre ses attaques et l’antisémitisme moderne est suffisante pour que des hommes de Vichy, en 1942, aient pu considérer les textes de Voltaire comme une aubaine, au point de les utiliser comme instrument de propagande dans la France allemande.

A propos des Juifs

http://www.contreculture.org/AG%20Voltaire.html

voltaire

  « Si nous lisions l’histoire des Juifs écrite par un auteur d’une autre nation, nous aurions peine à croire qu’il y ait eu en effet un peuple fugitif d’Egypte qui soit venu par ordre exprès de Dieu immoler sept ou huit petites nations qu’il ne connaissait pas ; égorger sans miséricorde les femmes, les vieillards et les enfants à la mamelle, et ne réserver que les petites filles ; que ce peuple saint ait été puni de son Dieu quand il avait été assez criminel pour épargner un seul homme dévoué à l’anathème. Nous ne croirions pas qu’un peuple si abominable (les Juifs) eut pu exister sur la terre. Mais comme cette nation elle-même nous rapporte tous ses faits dans ses livres saints, il faut la croire. »

 (Tome 1, page 158-159)

 

          « Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d’autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres. »

                                                                                                                              (Tome 1, page 186)

 

          « Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son peuple, il ne serait restés que des Juifs sur la terre ; car ils détestaient toutes les nations, ils en étaient détestés ; et, en demandant sans cesse que Dieu exterminât tous ceux qu’ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de la terre entière. »

                                                                                                                            (Tome 1, page 197)

 

           » N’est-il pas clair (humainement parlant, en ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute ? Et si les Romains dominèrent, ne le méritèrent-ils pas par leur courage et par leur prudence ? Je demande très humblement pardon aux Romains de les comparer un moment avec les Juifs. »

                                                                                                                                (Tome 1, page 226)

 

 

           « Si ces Ismaélites [les Arabes] ressemblaient aux Juifs par l’enthousiasme et la soif du pillage, ils étaient prodigieusement supérieurs par le courage, par la grandeur d’âme, par la magnanimité : leur histoire, ou vraie ou fabuleuse, avant Mahomet, est remplie d’exemples d’amitié, tels que la Grèce en inventa dans les fables de Pilade et d’Oreste, de Thésée et de Pirithous. L’histoire des Barmécides n’est qu’une suite de générosités inouïes qui élèvent l’âme. Ces traits caractérisent une nation.

          On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l’hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d’exercer l’usure avec les étrangers ; et cet esprit d’usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs coeurs, que c’est l’objet continuel des figures qu’ils emploient dans l’espèce d’éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s’emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ;ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce. »

                                                                                                                                 (Tome 2, page 83)

 

 

           » Lorsque, vers la fin du quinzième siècle, on voulut rechercher la source de la misère espagnole, on trouva que les Juifs avaient attiré à eux tout l’argent du pays par le commerce et par l’usure. On comptait en Espagne plus de cent cinquante mille hommes de cette nation étrangère si odieuse et si nécessaire. (…)

          Les Juifs seuls sont en horreur à tous les peuples chez lesquels ils sont admis (…).

          On feignait de s’alarmer que la vanité que tiraient les Juifs d’être établis sur les côtes méridionales de ce royaume long-temps avant les chrétiens : il est vrai qu’ils avaient passé en Andalousie de temps immémorial ; ils enveloppaient cette vérité de fables ridicules, telles qu’en a toujours débité ce peuple, chez qui les gens de bon sens ne s’appliquent qu’au négoce, et où le rabbinisme est abandonné à ceux qui ne peuvent mieux faire. Les rabbins espagnols avaient beaucoup écrit pour prouver qu’une colonie de Juifs avait fleuri sur les côtes du temps de Salomon, et que l’ancienne Bétique payait un tribut à ce troisième roi de Palestine ; il est très vraisemblable que les Phéniciens, en découvrant l’Andalousie, et en y fondant des colonies, y avaient établi des Juifs qui servirent de courtiers, comme ils en ont servi partout ; mais de tout temps les Juifs ont défiguré la vérité par des fables absurdes. Ils mirent en œuvre de fausses médailles, de fausses inscriptions ; cette espèce de fourberie, jointe aux autres plus essentielles qu’on leur reprochait, ne contribua pas peu à leur disgrâce. »

                                                                                                                          (Tome 5, page 74-76)

 

 

           » Ils ont même été sur le point d’obtenir le droit de bourgeoisie en Angleterre vers l’an 1750 et l’acte du parlement allait déjà passer en leur faveur. Mais enfin le cri de la nation, et l’excès du ridicule jeté sur cette entreprise la fit échouer. Il courut cent pasquinades représentant mylord Aaron et mylord Judas séants dans la chambre des pairs. On rit, et les Juifs se contentèrent d’être riches et libres ; (…)
          Vous êtes frappés de cette haine et de ce mépris que toutes les nations ont toujours eus pour les Juifs. C’est la suite inévitable de leur législation : Il fallait, ou qu’ils subjugassent tout, ou qu’ils fussent écrasés. Il leur fut ordonné d’avoir les nations en horreur, et de se croire souillés s’ils avaient mangé dans un plat qui eût appartenu à un homme d’une autre loi. Ils appelaient les nations vingt à trente bourgades leurs voisines qu’ils voulaient exterminer, et ils crurent qu’il fallait n’avoir rien de commun avec elles. Quand leurs yeux furent un peu ouverts par d’autre nations victorieuses qui leur apprirent que le monde était plus grand qu’ils ne croyaient, ils se trouvèrent, par leur loi même, ennemis naturels de ces nations, et enfin du genre humain. Leur politique absurde subsista quand elle devait changer ; leur superstition augmenta avec leurs malheurs : leurs vainqueurs étaient incirconcis ; il ne parut pas plus permis à un Juif de manger dans un plat qui avait servi à un Romain que dans le plat d’un Amorrhéen ; ils gardèrent tous leurs usages, qui sont précisément le contraire des usages sociables. Ils furent donc avec raison traités comme une nation opposée en tout aux autres ; les servant par avarice, les détestant par fanatisme, se faisant de l’usure un devoir sacré. Et ce sont nos pères ! « 

                                                                                                                            (Tome5, page 82-83)

   Quant aux « Plusieurs milliers de personnes »  parlons-en. C’est tout juste s’il y avait 1.000 à 1.500 personnes au grand maximum. Même si je rêve, moi qui ne dors pas, ou peu, c’est 50 ou même 100 fois plus que nous aurions dû être « pour la fraternité républicaine et contre l’antisémitisme » car c’est LE problème de la République française et non seulement celui de la Communauté juive.

Certes, ce ne furent que les Juifs les victimes lors de l’horrible assassinat des 3 Enfants (Myriam, Gabriel et Arieh) et du Rav Jonathan perpétré à Toulouse, comme lors de la pièce antisémite de l’Université de La Rochelle, comme lors des prestations antisémites d’un pseudo humoriste, comme lors du défilé « Jour de colère » ainsi que lors de la scandaleuse affaire de Paris VIII sans compter naturellement les agressions quasi quotidiennes.

Il conviendrait au CRIF, je pense, de rechercher le pourquoi de ce « si peu de monde ». Peut être était-ce l’heure choisie ? Le jour, je ne le pense pas car en ce 19 mars 2012, pour la première fois en France depuis la fin de la guerre et depuis que 11.400 Enfants juifs de France aient déportés et assassinés par les allemands avec la complicité de l’ex-maréchal traître pour lequel le mot honneur n’avait plus de sens, 3 Enfants, Myriam, Gabriel et Arieh, furent assassinés à Toulouse parce que Juifs.

 Massacre de Toulouse, lettre à Myriam Monsénego

Avec toutes mes excuses pour la longueur et pour certains termes de ma lettre, je vous prie de croire, Monsieur le Président,  en l’expression de mon cordial Chalom. 

Charles Etienne NEPHTALI – pour la rédaction Israël-Flash

Le 23 mars 2014 

(*) Expressions extraites de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • One thought on “Lettre ouverte à Monsieur le Président des Consistoires…

    1. Akerman Michel Netanya

      Ce n’est malheureusement pas la première fois que le Crif appelle à sa tribune des personnages dont nous nous passerions bien et qui, n’écoutant que leur égo, s’imaginent être des défenseurs de l’Israël dont ils rêvent, c’est à dire se pliant aux dictats des Nations. Que ce soit BHL (de J Call, sous-produit de J Street), Marek Halter, celui que se vante d’avoir été l’ami du terroriste pédophile de la Moukata (arafat), ou d’autres membres de Kadima France ou d’organisations « humanistes » quand il s’agit de défendre une paix à la mode munichoise, que font-ils sur l’estrade du Crif ?
      Cette manifestation ne pouvait avoir d’utilité que SI les partis politiques français avaient appelé à se rassembler contre l’antisémitisme MAIS ils ne l’ont pas fait par trouille car les municipales approchaient et surtout parce qu’ils savent compter, comme l’avait rappelé un pseudo expert antisioniste du Moyen Orient : vingt fois plus d’électeurs musulmans que d’électeurs juifs, pourquoi se gêner ?
      Beau résultat pour une association sensée défendre les Juifs de France qui, je l’espère, vont de plus en plus nombreux vont voter avec leurs pieds et partir vers le pays qui les attend depuis 66 ans.
      Merci à Charles-Etienne pour ses précieux documents sur Voltaire. Il n’est pas le seul écrivain antisémite mais que BHL le cite pour appuyer son argumentaire le déconsidère totalement. A quand des citations de Céline qui n’a pas écrit que des phrases d’un antisémitisme abject, n’est-ce pas Luchini ?

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