toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

West Bank, ça veut dire quoi ?


West Bank, ça veut dire quoi ?

 Israël : empêcher une nouvelle Shoah

Un document audiovisuel intéressant révèle que, pour beaucoup d’Américains non initiés, les exigences réitérées sans relâche à l’encontre d’Israël émanent d’une méconnaissance totale de la géographie du terrain. Un certain Mark Langfan, sur le plateau d’une émission télévisée, CBN News, présenté comme le président du lobby américain pour un Israël sûr, expose une découverte hallucinante, quant à la compréhension non seulement de l’Américain moyen des questions territoriales israéliennes mais également de rédacteurs de grands journaux.

Le journaliste commence par se fonder sur un référentiel américain pour donner une idée de l’ordre de grandeur de la proportion géographique entre la superficie d’Israël et son environnement hostile. Il compare Israël au New-Jersey au niveau de la superficie. Puis, Langfan passe de l’étendue géographique aux proportions démographiques, avec une population de six millions de Juifs entourés de trois cent soixante-dix millions d’adeptes de l’Islam. Israël est par conséquent perçu comme la première ligne de défense de l’Occident, et le journaliste parvient assez rapidement à la conclusion qu’Israël ne représente pour l’Iran qu’un hors d’œuvre avant de passer au plat de résistance, l’Europe puis l’Amérique, du petit au grand «Satan», tous deux comestibles, pour reprendre des concepts iraniens.

Loading...

Cette analyse, qui tire une ligne droite d’Israël à la Grèce, même si on peut ne pas apprécier le fait d’être mis dans le même paquet que ce pays au lourd passé, atténué à l’époque exceptionnelle d’Alexandre de Macédoine, est à même de faire comprendre à l’Amérique que la présence d’Israël empêche l’Europe de tomber comme un château de cartes devant un raz-de-marée islamique, pour reprendre le terme de cette émission, et surtout de faire prendre conscience à ses dirigeants qu’ils pourraient se retrouver comme à la veille de leur implication dans la seconde Guerre mondiale, quand tout le vieux continent tombait pan après pan sous la domination nazie. (cet aspect n’est pas évoqué dans l’émission précitée).

 

 

 

Puis, le centre d’intérêt devient une carte topographique d’Israël, et c’est là que ce qui est relevé et révélé a de quoi nous faire bondir. Le fameux West Bank, sans cesse rabâché dans toutes les émissions d’information en anglais sur Israël, cette rive-ouest donc du Jourdain, relève d’un sens que beaucoup en Israël ne lui connaissaient pas. Alors qu’il était clair pour la plupart d’entre nous que c’est de cette façon que les anglophones désignent la Judée-Samarie,

M. Langfan dévoile une trouvaille qui en dit long, dans la mesure où l’appellation en anglais est à prendre au sens littéral. Elle désigne en effet uniquement les abords immédiats du fleuve, ou plutôt de la rivière ; d’où l’emportement de l’opinion qui semble se dire : «Mais qu’ils lâchent donc ce petit bout de terrain pour qu’ils aient et que nous ayons tous enfin la paix.»

Un jour, une de mes connaissances m’a raconté que ses parents, il y a de cela quelque trois décennies, s’étaient rendus d’Israël en Amérique pour rendre visite aux membres de leur famille et à quelques amis qui avaient opté, à l’époque où eux-mêmes avaient élu domicile en Palestine mandataire, pour l’Amérique. Au cours de leurs pérégrinations, quelqu’un leur dit, presque sur un ton de reproche, qu’Israël pourrait être bien plus tranquille et respecté en lâchant les territoires «occupés». Au lieu de se lancer dans une polémique, ou au contraire d’esquiver le sujet, Mme Ganz (nous l’appellerons ainsi) lui demanda : «Tu as une carte de l’Afrique et de l’Asie?» «J’ai une mappemonde, attends voir.» «Tu sais où se trouve Israël?» «Euh… ça doit être marqué quelque part… par là…» L’hôte de passage attendit un court instant et désigna le lieu avec l’ongle de son petit doigt. L’autre prit un air incrédule, s’écarquillant les yeux pour mieux voir. «Tu vois, c’est tellement petit que le nom d’Israël est écrit dans la mer. Et tu sais où se trouvent lesdits territoires?» «C’est sûrement plus loin…» «Ne te fatigue pas», reprit l’hôte en désignant exactement le même point, toujours avec son ongle. L’Américain se fondit en excuses, avouant qu’il avait été berné.

Il faut dire que cette méconnaissance est entretenue aussi en France, où on laisse l’auditeur téléspectateur s’imaginer qu’il doit y avoir une certaine distance, un bon voyage en mer pour passer d’Israël auxdits territoires. D’autant qu’à une certaine période, avant que la France n’ait tellement tendance à devenir algérienne, il y avait presque toujours un intellectuel d’extrême-gauche de service pour comparer l’occupation prêtée à Israël au pouvoir administratif français sur l’Algérie. Je devais avoir seize ans quand j’ai assisté, sans savoir quelle position prendre, à une sorte de débat, à la table d’un shabbat où j’étais invité, entre le maître de maison, et une de ses cousines israéliennes et tout juste francophone de passage. Fortement influencé comme tout un chacun par le bourrage de crâne médiatique, il lui demanda pourquoi «vous continuez à les garder». Elle s’emporta presque : «Ti crois que c’est très loin? C’est au milié nous.» (Il n’y a ni u ni eu en hébreu). «Comment, ce n’est pas à l’extérieur d’Israël?!» Il marqua une pause, et se promit de consulter un atlas après shabbat.

La démonstration de Langfan montre donc la part importante de l’ignorance face à l’appréhension des notions géopolitiques et la définition de son opinion. Cette ignorance se généralise davantage autour du concept de Palestine, car si certains savent malgré tout comment se présente l’Etat palestinien que les Arabes recherchent officiellement (en s’accrochant à un niveau très superficiel ignorant royalement le principe des étapes), à savoir comme un corps étranger incrusté à l’intérieur des entrailles israéliennes, et aiment se leurrer de normalisation, ils ignorent cependant que la Palestine n’est ni ce que la pression internationale exige d’Israël, ni même le terrain situé de l’ouest du Jourdain à la méditerranée, mais qu’elle englobe un certain nombres de pays et de fractions de pays, à commencer par la Jordanie.

Learn Hebrew online

Souvent, dans les médias, on s’entend dire que 70 % des Jordaniens sont des Palestiniens, dans d’autres cas ils sont 50 %, et la tendance commune consiste à penser que, s’il en est ainsi, il doit certainement s’agir de gens qui ont quitté soit le territoire israélien déjà reconnu en 48, soit les territoires libérés du joug jordanien en 67. Plus profondément, ce qui peut être frappant ici, c’est la question suivante. Pourquoi ne nous dit-on pas que 100 % des Jordaniens sont palestiniens, puisque toute cette région fait partie intégrante de la Palestine, donc de l’ancien-futur royaume d’Israël ? Si tout musulman qui se trouve sur la partie ouest de la terre d’Israël devient automatiquement palestinien, il devrait en être de même pour ceux qui s’établissent sur la partie est, même s’ils affluent d’autres pays, comme l’Arabie ou le Koweït, par exemple.

 

 

Sur la chaîne Memri-Tv , en mars 2012, un certain Fathi Hmad, ministre de l’Intérieur du gouvernement terroriste du Hamas, mécontent parce que l’Egypte refuse de fournir la bande de Gaza gratuitement en essence, (on notera au passage qu’il a une notion très approximative de la population qu’il dirige, précise à 33% près, avec ses 1.5 à 2 millions d’habitants, puis, au pif, 1.8 ; en Egypte, il en dénombre 90 millions, contre 60 dans les livres de géographie), se définit d’abord comme le fer de lance proche de Jérusalem d’une vaste nation arabe, pour justifier cette donation d’essence. Celle-ci n’interviendrait donc pas en tant que cadeau pour le confort personnel des occupants de Gaza, mais comme un ravitaillement d’une armée sur le front (gérer et poursuivre le jihad).

 

Il se flatte ensuite des racines arabes communes, et c’est là qu’intervient l’élément le plus intéressant : «Tout Palestinien, à Gaza et sur toute l’étendue de la Palestine, peut prouver ses origines arabes, qu’elles soient d’Arabie Saoudite, du Yémen, ou de tout autre endroit. Nous avons des liens du sang. Personnellement, la moitié de ma famille est égyptienne. Nous sommes tous comme cela. Plus de trente familles dans la bande de Gaza sont appelées Al-Masri, l’Egyptien. Mes frères, la moitié des Palestiniens est égyptienne et l’autre saoudienne.» Et il continue de plus belle : «Qui sont-ils, les Palestiniens? Nous avons beaucoup de familles appelées « L’Egyptien », dont les racines sont en Egypte (…) Nous sommes égyptiens, nous sommes arabes, nous sommes musulmans». Eloquent !

Loading...

Le constat précité est donc confirmé par les pires ennemis d’Israël. En bons usurpateurs, tous les habitants non-juifs de la terre d’Israël ne sont palestiniens que pour les besoins de la cause du même nom : saper, en se faisant soutenir de l’Occident bien pensant, la légitimité des Palestiniens authentiques qui, eux, n’ont aucun autre lieu d’origine de référence que la Palestine, puisque partout ailleurs, ils sont en exil.

Il convient par conséquent de proposer aux Américains de réviser leur conception du partage de la Palestine, si elle est innocente. D’ailleurs, selon le site Debka, Kerry aurait lui-même demandé au général américain John Allen, de repenser le plan concernant la vallée du Jourdain, qu’il s’était empressé de tenter de faire abandonner par les Israéliens. Le roi jordanien (un enfant nous dirait qu’il ne l’est pas du moment qu’il n’a pas de couronne) Abdallah, avait promptement réagi en faisant part de son mécontentement auprès de l’administration américaine.

Donc, comme nous l’avons évoqué dans un précédent papier électronique, un abandon de la Judée-Samarie-Vallée du Jourdain par Israël mettrait fin au pouvoir du roi précité qui, quoi qu’il en soit, règne sur une population 100 % palestinienne, qu’elle vienne d’Egypte ou  de Navarre. Il y aurait alors une fusion entre cis et trans (Jordanie), de quoi mettre en transe le roi qui a raison de s’inquiéter.

S’il en est ainsi, il serait juste que les Américains, qui cherchent certainement à instaurer la paix, même si ça n’a pas marché en Iran, Egypte, Afghanistan et d’autres encore, malgré leurs guerres et autres influences, se mettent à œuvrer, au lieu de chercher à rétrécir Israël qui n’aurait par endroits qu’une largeur de 14 km, pour un partage de la Palestine – puisqu’ils y tiennent tellement – qui fixerait la nouvelle frontière entre la Palestine juive et la Palestine arabo-islamico-musulmane, bien plus à l’Est, c’est-à-dire sur la carte à droite des monts de Moab. Bien entendu, une telle prise de conscience exigerait le déplacement des populations d’origine saoudienne-égyptienne-yéménite etc. vers une conquête de l’Est, ce qui ferait hurler d’indignation tous les humanistes et défenseurs des droits de l’homme indifférents aux expulsions de Juifs mais prêts à montrer les crocs dès qu’un seul Arabe doit être déplacé, et que le précédent de Gaza, simple hors-d’œuvre,  il y a huit ans, a mis en appétit, puisqu’ils s’attendent la langue pendante à une mezzo-méga-expulsion.

Outre le fait d’une quasi certaine fusion comme précité, un Etat palestinien non juif serait à l’évidence une menace existentielle pour Israël, et pas seulement pour les Israéliens de Judée ou Samarie. L’hebdomadaire Ereç Israël Chélanou du 14 février 14 (n° 163) publie la lettre du Comité pour la sauvegarde de la terre d’Israël. Le Rav Shalom Dov Wolfa, ancien proche du Rabbi de Loubavitch, qui en est le président, met en garde contre la tentation de Netanyahou de renoncer de son plein gré à 90% de la Judée-Samarie :

 «Comment pourriez-vous, écrit-il au Premier ministre, vous rendre responsable de l’abandon du sang de millions de Juifs en terre d’Israël? Si vous n’êtes pas capable de résister à la pression, démissionnez!» En outre, le Comité a envoyé une lettre à Kerry : «Votre action infatigable destinée à nous dépouiller de parties de notre terre sainte est une déclaration de guerre au Créateur, qui a remis la terre d’Israël intégralement à nos pères, Abraham, Isaac et Jacob, afin de la transmettre en héritage éternel à leurs fils après eux, le peuple d’Israël, jusqu’à la fin de toutes les générations. Dans votre présente guerre contre notre Père qui est aux Cieux, vous mettez aussi en danger six millions de Juifs, qui se retrouveront, en raison de votre activité obsessionnelle, dans la ligne de mire des missiles qui seront lancés depuis ces mêmes régions que vous cherchez à leur donner..»

Comme cela a été rapporté dans les médias, des rabbins américains se sont érigés contre ce message et ont envoyé une lettre de soutien à Kerry. Les rabbins israéliens leur ont répondu, toujours sous la plume du Rav Shalom Wolfa : «Je vous pose la question, à vous les rabbins, sincèrement et honnêtement avec tout le respect qui vous est dû, est-ce que vous ne voyez pas que Kerry n’est pas un médiateur fiable, quand il menace Israël de boycott économique et fait pression pour des renoncements susceptibles, D. préserve, de détruire tout le pays? Quand au même moment les Arabes ne font pas le moindre pas en direction de cette « paix » de mensonge. Que répondrez-vous au jour du jugement, quand la question vous sera posée, sur ce que vous aurez fait pour sauver la terre d’Israël et ses habitants d’une nouvelle shoah, D. nous en préserve? Pour l’honneur de Kerry vous vous êtes sentis interpelés, et, sous l’injonction de la Maison Blanche, vous avez rédigé une lettre de protestation. Mais pour l’honneur du Saint béni soit-Il, sa Torah, son peuple et sa terre, vous ne protestez pas. (…) J’appelle à prendre part à l’activité pour la préservation de la terre d’Israël, et dans l’esprit de ces jours du mois d’adar, puissions-nous mériter de voir tous les décrets se renverser ; et le peuple d’Israël vivra en sécurité sur sa terre. »

 

Yéoshoua Sultan
lundi 17 février 2014 Parole Volée
 
 
 
 

http://www.youtube.com/watch?v=GUNN5QwQh6s

http://www.youtube.com/watch?v=8R8jou2B5Fg (Memri TV, 23 mars 2012, 1″11′).

http://www.debka.co.il/article/23649/קארי-הורה-לבדוק-מחדש-את-תוכנית-הביטחון-האמריקנית-לבקעת-הירדן-ירדן-יש-לנו-הסכמים-חתומים-עם-ישראל-על-מעמדנו-ירושלים

 

 

 







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *