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L’aveu : antisémitisme de la C.I.A. dans « l’affaire Pollard »


L’aveu : antisémitisme de la C.I.A. dans « l’affaire Pollard »

L’antisémitisme existait toujours et partout. Mais il est rarement avoué. Or, c’est une des raisons pour laquelle une déclaration faite dans une émission à la Télé israélienne a défrayé la chronique. Elle est venue de la bouche d’un américain, et pas des moindres – Jim Wolsey, ancien chef de la C.I.A, grande agence d’espionnage des Etats Unis. Ses propos concernaient une affaire très sensible, et pas des moindres elle aussi.

Il s’agit de l’affaire Jonathan Pollard, ce juif américain arête et condamné à perpétuité en 1985 pour espionnage, sur sa propre initiative, en faveur d’Israël. Agent de renseignements dans la flotte américaine il avait transmis à des diplomates israéliens, agissant eux aussi en dehors du Mossad, des documents ultraconfidentiels.

Le scandale avait provoqué un abîme non seulement entre les deux services de renseignements, jusque là très coopératifs et confiants mutuellement, mais aussi  entre les gouvernements respectifs. Cette controverse ne s’est apaisée que lorsque Jérusalem s’était mise à genou et fait un grand Mea Culpa.

Pourquoi cette grande humilité? En raison de cet argument qui semblait inébranlable: Pas d’espionnage entre amis. Certes, comble de l’ironie, après les révélations de Snowden sur les écoutes par la N.S.A américaine à l’égard de personnalités dans 35 pays, y compris la France, l’Allemagne et Israël.

Pendant des années des efforts de toutes parts avaient été faits pour obtenir la grâce et la libération de Pollard, malade et souffrant dans sa cellule. Mais face à l’opposition de la C.I.A tous les Présidents américains, y compris les plus sympathisants, ont rejeté toutes les démarches.

Or, Jim Wolsey a donné, dans une interview à la chaîne 10, une explication à cette obstination de la C.I.A: ANTISÉMITISME de certains milieux influents américains. Lui même, en tant que chef de cette agence du temps du Président Clinton, s’était opposé à la libération de Pollard, lequel d’ailleurs s’est vu octroyé la nationalité israélienne. Donc, volte face courageuse. Et de préciser de surcroît, que dans plusieurs precedents, des  américains ayant espionné pour le compte de pays amis, avaient vu leurs peines annulées au bout de cinq, sept ou dix ans. Mais 25 ans et la fin ne semble pas visible? – L’antisémitisme y est pour beaucoup, a-t-il précisé.

À cette occasion on apprend des détails sur l’ampleur de l’espionnage américain contre Israël, telles que des écoutes à Ehud Olmert et Ehud Barak, respectivement premier ministre et ministre de la Défense d’Israël, ainsi qu’à des institutions académiques comme la faculté de physique nucléaire de l’Université de Jérusalem.

Or, ça continue. Alors que Washington soupçonne pour un oui ou un non le moindre signe d’espionnage de la part d’israéliens – sans suites – les succursales de la Maison Blanche à Tel Aviv, y compris l’ambassade, poursuivent leurs filatures. Pas d’espionnage entre amis? – Washington n’a pas inventé l’hypocrisie, mais elle y excelle.

 

 

GIL KESSARY –© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif

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Israélien deuxième génération, Journaliste francophone, ayant collaboré longtemps au journal israélien « Maariv », ainsi que dans la presse française notamment « L’Aurore » puis « Tribune Juive ». Enfance, adolescence, jeunesse et service militaire en Israël. Diplômé de Sciences Po , Licence de Doctorat en Droit international à l’université de Paris. Licence de droit de l’Université de Jérusalem. Ancien diplomate à l’Ambassade d’Israël à Paris.

 







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  • One thought on “L’aveu : antisémitisme de la C.I.A. dans « l’affaire Pollard »

    1. DANY83270

      on ne peut pas laisser décemment un de nos compatriote en train de pourrir dans les geôles américaines au motif que c’est un espion alors que nous savons grace à Snoden que les Etats Unis ont espionné la plupart de leurs alliés, y compris Israël; surtout que l’on sait maintenant grace à l’ancien directeur de la C.I.A. Jim Wolsey qu’il existe à son égard un motif d’antisémitisme; Israël doit se montrer ferme vis-à-vis des Etats-Unis et exiger sa libération immédiate sous peine de renvoyer chez lui la vache Kerry lorsqu’il se présentera à l’aéroport Ben-Gourion; c’est une question de principe, on a obtenu la libération de Ilan de la part du Hamas alors je ne vois pas pourquoi les Américains ne relâcheraient pas notre copatriote; ou alors, il faut capturer un espion de la C.I.A. et l’échanger contre Pollard; si Sidi Obama n’est pas content, qu’il aille se faire foutre, on n’a pas besoin de cet hypocrite malveillant qui cherche à nous faire du mal et qui complote avec les Arabes contre les Juifs.

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