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Dossier: Affaire dieudonné, la clé iranienne


Dossier: Affaire dieudonné,  la clé iranienne

L’antisémitisme procède de multiples racines, parmi lesquelles nous rappellerons les principales, pour mémoire: chrétienne (peuple déicide), Islamique (peuple corrupteur), paganiste (peuple monothéiste), ésotérique (peuple maudit), racialiste (sous-peuple), ethnique (peuple dravidien), politique (peuple étranger), psychologique (peuple arrogant), militaire (peuple conquérant), complotiste (peuple omnipotent), etc. le point commun dans cette liste est le concept de « peuple », auquel il s’agit de s’en prendre violemment et en tant que tel, c’est-à-dire pris dans son ensemble (hommes, femmes, enfants) et partout.

C’est la convocation de cette représentation de peuple qui permet de solidariser des tendances antisémites, autrement distantes, voire antagonistes, alors que l’argument de la seule religion n’y suffirait pas.

Le mécanisme psychologique autorisant cette orientation agressive, générale et impersonnelle, est parfaitement connu. Il consiste notamment à transférer les causes de ses propres maux psychologiques sur une source unique et qualifiée, qui devient par là même sacrificielle ou ordalique et donc potentiellement rédemptrice lorsqu’on l’élimine.

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C’est là qu’un ressort particulier s’active : celui de l’obsession. En s’obsédant, le sujet génère une contrainte intérieure qui se traduit par une irritation irrépressible, dont le seul remède est finalement celui de la violence à l’encontre de tout membre, indifférencié, du peuple en question.

Afin de légitimer cette violence, le sujet n’aura de cesse de trouver un espace de complainte à partager avec le plus grand nombre. la propagation de l’obsession pourra dès lors s’animer, « se libérer » comme le dit Dieudonné, notamment dans les espaces qu’il dédie à cette fin: théâtre de la Main d’Or, sites Internet, salles de tournée, médias-relais, caricatures, pamphlets, promotion d’études pseudo-scientifiques, etc. Il s’emploie à n’y omettre aucune des racines de l’antisémitisme énumérées plus haut, ce qui constitue l’une des clés de sa performance médiatique.

l oligarchie et le sionisme

expression antisémite du siècle dernier comparée à l’affiche conçue en 2013 par zéon pour un film de
béatrice Pignède (ancienne de l’émission « arrêt sur image », France 5), soutenue par Dieudonné et l’Iran

Au passage, on constatera que ce n’est pas une « liberté d’expression » que Dieudonné revendique en fait, mais une « liberté d’obsession », la sienne propre, autant que celle de ses nombreux clients, puisqu’il en fait commerce. or, il va de soi que l’exercice d’une quelconque « liberté d’obsession », liberté de développer et promouvoir une pathologie donc, ne saurait être garantie par aucune loi. sauf en Iran peut-être.

Béatrice Pignède congratulée par Ahmadinejad, au festival du film de Farj, février 2012

Béatrice Pignède congratulée par Ahmadinejad, au festival du film de Farj, février 2012

Nul hasard au fait que Dieudonné, qui s’y est rendu plusieurs fois, présente le régime des ayatollahs comme l’espace de liberté par excellence (on comprend laquelle il évoque), dont profitent des célébrités comme Robert Faurisson (pilier du négationnisme, condamné par les tribunaux français) et bien d’autres.

Certes, Dieudonné ne dit pas quelle serait la réaction de ses hôtes si, au lieu de pointer les « sionistes », ses railleries à répétition visaient les ayatollahs chiites ou la oumma (communauté Islamique), ni la section de la corde avec laquelle il risquerait d’être pendu.

Il tient pour l’instant acquise la bénédiction reçue du président Ahmadinejad en personne, en 2009, comme chacun sait.

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Dieudonné, avec Yahia Gouasmi,  audience privée avec le président Mahmoud Ahmadinejad

Dieudonné, avec Yahia Gouasmi,
audience privée avec le président Mahmoud Ahmadinejad

Les questions qui se posent sont dès lors les suivantes (en prenant soin de toujours se rappeler que l’Iran est le gardien des intérêts chiites dans le monde) : si l’un des objectifs affichés de ce pays est d’établir un cadre justement chiite aux « espaces obsessionnels» que gère Dieudonné, ce dernier n’aurait-il pas le devoir de représenter exclusivement les intérêts chiites, en contrepartie de la bénédiction reçue ?

Dans cette hypothèse, et fort du succès populaire de Dieudonné, comment un pouvoir sunnite, en particulier wahhabite (Arabie Saoudite, Qatar), devrait-il réagir à ce qui deviendrait alors une opération d’empiètement chiite sur ses zones d’influence sunnite ?

Enfin, comment cette péripétie ramenée à l’Islam de France résonne-t-elle dans le contexte du conflit irano-saoudien qui se joue, par procuration, en Syrie ?

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1. La dette de Dieudonné à l’égard de l’Iran et de la Syrie

L’Iran entretient des relations avec les milieux d’extrême droite français depuis plusieurs décennies. rappelons-nous, en 1986, la France est la cible d’une vague d’attentats sans précédent (notamment : Galeries Lafayette, Champs-Elysées, bvd Saint-Michel, forum des halles, TGV Paris-Lyon, la Défense, préfecture de police, rue de Rennes).

Ces attentats, tous reliés au Hezbollah, sont destinés officiellement à obtenir la libération de terroristes dont Georges Ibrahim Abdallah. En réalité, en pleine guerre Iran-Irak, il s’agit pour Téhéran de faire pression sur la France afin qu’elle stoppe ses livraisons d’armes à Saddam Hussein.

Les enquêtes du juge Gilles Boulouque, qui finira par se suicider, remontèrent jusqu’à Wahid Gordji, numéro deux officieux de l’ambassade d’Iran en France. or, c’est ce même Wahid Gordji qui finança, en 1987, des antennes d’influence iranienne sur le sol français, comme la librairie d’extrême droite parisienne Ogmios, de Jean-Dominique Larrieu, lequel employait un étudiant en droit d’Assas et chef du GUD 1 plein d’avenir : Frédéric Chatillon.

Celui-ci fait partie du cercle des intimes de Jean-Marie le Pen, et démontra sa loyauté au régime syrien dès le milieu des années 1990. Depuis lors, il a su y commercer avantageusement avec l’aide précieuse de la famille Tlass.

Comme l’Iran, la Syrie est généreuse avec les réseaux d’extrême droite, notamment dans la prise en charge d’éditions et de traductions en arabe de textes révisionnistes, le financement de campagnes électorales, de sites Internet, etc. C’est ce petit monde qui va aspirer Dieudonné.

Celui-ci sera remarqué dès 2004 par les deux membres du Front National que sont alors Marc George et Alain Soral. Ce dernier, de son état civil Alain Bonnet (nom d’usage : Alain Bonnet de Soral), a le projet de réconcilier les musulmans des banlieues avec le Front National, à travers son entité Egalité & rRéconciliation (E&R), sur fond « d’antisionisme » libéré et bien compris.

Dieudonné leur semble être le candidat idéal pour cette opération d’influence.

Les statuts d’E&R seront déposés le 21 mars 2007, avec parmi les cofondateurs, un associé de Chatillon dans sa société Riwal, agence de communication à la fois pour le Front National et l’Etat syrien. 

Dieudonné avec Chatillon et hussein Khalil, conseiller politique de hassan nasrallah, chef du hezbollah

Dieudonné avec Chatillon et hussein Khalil, conseiller politique de hassan nasrallah, chef du hezbollah

Il n’y aura rien d’étonnant à rapidement trouver Dieudonné en compagnie de Chatillon jouant les sherpas pour lui au Liban via la Syrie. C’était en août 2006, en compagnie notamment de Thierry Meyssan (le fondateur du réseau voltaire, rencontré un an plus tôt), Alain Soral et Marc George.

Ce voyage inaugure l’engagement international de Dieudonné, notamment auprès du Hezbollah ou encore du Parti social nationaliste syrien (PSNS), qui est un parti libanais, contrôlant notamment le réseau voltaire, via son vice-président Issa el-Ayoubi, haut responsable du PSNS.

Ayant passé tous ses tests, il pourra être présenté à son retour, par Chatillon et Soral, à Jean-Marie le Pen. le 11 novembre 2006, ce seront Marie d’herbais, l’épouse de Chatillon, à l’époque attaché de presse du Font National, ainsi que Marc George et Farid Smahi (exclu du FN en 2011), qui guideront Dieudonné à la Convention présidentielle du FN, jusqu’à une poignée de main publique avec Jean-Marie Le Pen, qui fit le tour des médias.

Dieudonné, Farid smahi et JM le Pen, nov. 2006

Dieudonné, Farid smahi et JM le Pen, nov. 2006

Inséparables, Chatillon et Dieudonné se retrouveront un mois plus tard au zénith, en compagnie de tout le gratin du Front national et même de Roland Dumas, qu’on a su proche un temps du clan Tlass, lui aussi.

Zenith 2006, on reconnaît de gauche à droite : Alain Soral, Bruno Gollnisch, Jany le Pen (épouse de Jean Marie) et Frédéric Chatillon, fêtant Dieudonné.

Zenith 2006, on reconnaît de gauche à droite : Alain Soral, Bruno Gollnisch, Jany le Pen (épouse de Jean Marie) et Frédéric Chatillon, fêtant Dieudonné.

Il entra même dans le cercle des intimes de la famille le Pen, accueilli dans la demeure de Montretout.

Le Pen Dieudonné et Chatillon

Le Pen Dieudonné et Chatillon

Dieudonné retournera en Syrie en 2008 et en 2011, toujours avec son ami Chatillon. Entretemps, le 13 avril 2010, son colistier du Parti anti sioniste (fondé en 2009 par Yahia Gouasmi), Charles-Alban Schepens, accueillera dans son restaurant parisien “au doux raisin”, Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la république Islamique d’Iran à Paris pour une réunion de travail organisée par le magazine Flash d’Alain Soral et Philippe Randa. Y assistaient de nombreux proches de Dieudonné. Du networking international en quelque sorte.

réunion de travail, au «Doux raisin», avec l’ambassadeur d’Iran

réunion de travail, au «Doux raisin», avec l’ambassadeur d’Iran

C’était donc à peine quelques mois après que Dieudonné ait assuré de visu le président Ahmadinejad de toutes ses dévotions, lequel le lui rendra bien. Entre autres choses, Dieudonné demandera (et obtiendra) l’autorisation du ministère iranien de la Culture, afin que son premier long métrage « l’antisémite », soit financé par l’Iran.

Il s’associera pour l’occasion à Mohsen Ali-Akbari (Haft Aseman Cinematic Company), dont le plus grand succès jusqu’à présent, Ketabe Ghanouin, traite de la conversion d’une chrétienne libanaise à l’Islam chiite. le film de Dieudonné sera présenté au festival de Farj en février 2012, une occasion de retrouver Faurisson qui se faisait remettre par Ahmadinejad en personne, le “premier prix du courage, de la résistance et de la combativité”.

Farj, 2012 remise de prix à Faurisson par Ahmadinejad

Farj, 2012 remise de prix à Faurisson par Ahmadinejad

La même année toujours, le très officiel Centre Iranien du Film Documentaire et Expérimental tentera de le faire projeter au festival de Cannes sous son titre persan, Yahod Setiz, mais il sera déprogrammé in extremis.

Comment Dieudonné est-il entré en relation avec le président iranien ? Pour le comprendre, il faut remonter à nouveau à la guerre Iran Irak.

2.Une antenne d’influence iranienne à Dunkerque

Durant ces années de guerre (1980-1988), un boucher halal franco-algérien du nord de la France, s’active pour l’Iran. A l’époque, le journaliste de RTL Jean-Noël Coghe décrit en détails sa rencontre avec celui qu’il nomme Yazid (in le blues du reporter, éditions Castor astral, bordeaux, 2002, pp. 55 et suiv.).

Yahia Gouasmi à Grande-synthe

Yahia Gouasmi à Grande-Synthe

 Il s’agit à l’évidence d’un cadre du régime iranien, impliqué dans la guerre de l’ombre entourant le conflit entre la Perse chiite et la Mésopotamie sunnite. Il est notamment soupçonné d’avoir participé à un attentat manqué contre un dissident iranien à Londres, ce qui lui vaudra d’être incarcéré préventivement en juillet 1984, à la prison de Loos-lez-Lille et abondamment questionné par les services français, avec lesquels il collabora selon Coghe.

Très bien renseigné, il prédit à ce dernier des attentats perpétrés dans la mouvance d’action Directe, dont on saura plus tard qu’ils purent être commandités par certains services. Ici même, en suisse, il aurait eu des liens actifs avec Ben Bella, qui y fut installé par son vieil ami François Genoud 2.

Coghe rapporte de nombreux autres détails qui démontrent que Yazid serait dans le bain jusqu’au cou, et pas comme simple subalterne. Depuis lors, un autre journaliste, Christophe Demay a révélé l’identité de Yazid. Il ne serait autre que Yahia Gouasmi, fondateur du Parti anti sioniste que nous avons déjà mentionné et président du très clinquant et très ésotérique centre Islamique Zahra, installé dans une luxueuse propriété marbrée de Grande-Synthe, en banlieue de Dunkerque.

Ali Khamenei durant la guerre Iran-Irak

Ali Khamenei durant la guerre Iran-Irak

 

Dieudonné au centre zahar, le 17.8.2008

Dieudonné au centre zahar, le 17.8.2008

L’ayatollah Ali Khamenei, actuel Rahbar (Guide Suprême de la révolution islamique), c’est-à-dire le plus haut personnage de l’Iran, y est présenté comme le « Guide des affaires des musulmans », c’est-à-dire de tous les musulmans de la planète, sunnites compris.

Cette dévotion très particulière de Gouasmi à l’égard du Guide aurait-elle un lien avec l’engagement de soldat en uniforme qui fut celui de Khamenei durant la guerre Iran-Irak, ou encore dans le soutien de ce dernier au GIa ?

Gouasmi, qui possède la nationalité française, accueille dans son centre Zahra beaucoup de proches de Dieudonné, par exemple: Mohamed Latrèche, président du Parti des Musulmans de France, connu pour ses dérapages antisémites; Kémi seba, converti à l’Islam et interdit de séjour en Suisse; le député fédéral Belge Laurent Louis, qui a tenté récemment de prendre le contrôle du « Parti islam », d’obédience chiite lui aussi, mais surtout « antisioniste » notoire et récipiendaire d’une « quenelle d’or » ; Shmiel Mordche Borreman, citoyen Belge, candidat du Parti anti sioniste, qui se fait passer pour un rabbin; Marc George, également converti à l’Islam chiite (annonce officielle du 9 juin 2011 sur sa page facebook) et son ex-compère Alain Soral (ils sont aujourd’hui à couteaux tirés); sans compter les diplomates iraniens qui financeraient tout cela.


Dieudonné appelant les chrétiens à la conversion à l’Islam, sur sahartv, le 8.2.2011

Ce ne serait pas nouveau et Soral lui-même lâcha au mois de mars 2013, devant les caméras, que l’Iran aurait contribué à la campagne électorale du Parti antisioniste, à hauteur de 3 millions d’euros 3.

Mais Gouasmi, c’est aussi le mentor, l’officier traitant de Dieudonné dans son allégeance à l’Iran, au hezbollah (c’est un proche de Hassan Nasrallah) et plus généralement à l’Islam chiite. Car en effet, tout porte à croire que Dieudonné a prononcé son adhésion à l’Islam dans le rite chiite.

Etait-ce une condition préalable à sa première rencontre avec Ahmadinejad de 2009 organisée par Gouasmi ?

Possible, à entendre les interviews qu’il accorda aux chaînes iraniennes, confirmant, sous le portrait de l’ayatollah Khomeiny, son adhésion aux préceptes de l’Islam chiite, sa reconnaissance de la légitimité universelle de la révolution islamique d’Iran et son allégeance à ses chefs, sans parler de son vibrant appel aux chrétiens du monde à rejoindre l’Islam, affirmant que Jésus est un prophète de l’Islam, discours typique d’une Dawa (invitation à la conversion).

Sa conversion fut-elle en outre une condition posée par Gouasmi pour passer tête de liste de son Parti anti sioniste en vue des élections européennes de 2009 ?

Possible également, compte tenu de la charge mystique que Gouasmi a investi publiquement dans ce projet politique.

Car Gouasmi ne se contente pas de faire de la politique ou de l’influence : il prêche. Dans ses discours au ton très mystique qu’il diffuse sur le net, il s’en prend bien entendu aux « sionistes », dans des attaques rythmées par les malédictions que sa lecture de l’Islam lui donne à comprendre. Mais ce n’est rien à côté de ce qu’il réserve aux sunnites en général et aux wahhabites en particulier, présentés comme des agents d’Israël et dont pour lui la fin commune est proche.

Dans une interview enregistrée à Damas, le 13 août 2013, à propos du conflit actuel en Syrie, Gouasmi prophétise, citations religieuses à l’appui, que la Mecque sera bientôt reconquise via le Yémen, dans la foi chiite, 

et que plus généralement les sunnites « n’ont rien du Messager de Dieu, ni de sa Sunna, ni du livre de Dieu ». En d’autres termes, ils les qualifient de mécréants, suprême anathème !

Dans l’infosphère, la réaction ne s’est pas faite attendre. C’est au tour des sunnites de jeter l’anathème sur ceux qu’ils qualifient de secte d’illuminés chiites. Certains profèrent même des menaces physiques et invitent au passage à l’acte. Ces messages croissent géométriquement, mais c’est sans compter sur le charisme de Dieudonné qui continue d’attirer les foules.

Or, celles-ci sont largement recrutées dans les banlieues où l’Islam est à 99% sunnite, lorsqu’il est pratiqué.

Si on ne l’arrêtait pas, son influence soigneusement orchestrée en haut lieu, pourrait au final avoir un impact défavorable sur les intérêts sunnites, notamment à l’égard du conflit syrien.

En toute hypothèse, il est un scénario que la France ne souffrirait en aucun cas de voir prospérer sur son sol : l’apparition de troubles à l’ordre public déchirant la communauté islamique française, entre chiites et sunnites.

3. Une raison d’interdire Dieudonné

Le 19 décembre 2013, un reportage en caméra cachée de « Complément d’enquête », sur France 2, dévoilait le regret de Dieudonné que les chambres à gaz n’aient pas existé pour le journaliste français Patrick Cohen. Dès le 27 décembre, soit deux jours avant le départ de François Hollande pour une visite officielle en Arabie Saoudite, Manuel Valls annonce qu’il étudie les moyens d’interdire « les réunions publiques » de Dieudonné.

Il devance ainsi de 3 jours le Procureur de la République, qui n’ouvrira son enquête que le 30 décembre. Mais surtout, dans une résonance sunnite on ne peut plus symbolique, c’est depuis le sol d’Arabie Saoudite que François Hollande appuiera Manuel Valls dans son action.

C’est donc dans ce contexte très précis que le ministère de l’Intérieur, qui n’avait jamais empiété sur le contrôle a posteriori réservé au juge pénal, prend ici l’initiative d’une interdiction administrative a priori, en sautant sur l’occasion. alors, pourquoi maintenant ?

L’état de multi-récidive, certes. L’abus de droit dans la liberté d’expression, bien sûr. Mais il aurait tout aussi bien pu continuer comme avant, en demandant à la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, d’appuyer les poursuites judiciaires. sans le vouloir, Manuel Valls a toutefois vendu une mèche déjà comprise.

Manuel Valls en aparté avec Dalil Bobakeur

Manuel Valls en aparté avec Dalil Bobakeur

  Lors d’un aparté “off” avec le recteur (sunnite) de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, capturé par la caméra d’un smartphone le 7 janvier 2014, il fit une référence directe au financement de Dieudonné par l’Iran comme l’un des facteurs déterminants de sa décision d’agir. En quoi le financement d’activités par une puissance étrangère sunnite, comme le Qatar, les émirats ou l’Arabie Saoudite, l’avait dérangé jusqu’alors ?

En rien, bien au contraire. Ici, c’est donc le coup magistral de l’Iran chiite d’avoir fait passer Dieudonné dans sa sphère d’influence qui dérange les intérêts français mais aussi saoudiens, dans le bras de fer qui se joue en syrie. le message est clair : pas question de laisser l’Iran tisser sa toile plus avant sans contrôle, comme au bon vieux temps.

D’autant plus qu’Ahmadinejad est redevenu simple citoyen, et que son héritage semble très discuté en ce moment. Les choses bougent.

En outre, aux dernières nouvelles, la France chercherait à renouer le contact avec le régime d’Assad, via son homme lige du renseignement : Ali Mamlouk.

C’est qu’on craint de voir tous ces djihadistes au passeport européen rentrer armés incognito.

Cela étant, même si la machine judicaire devrait, lentement mais surement, aboutir dans le traitement des infractions reprochées à Dieudonné, il semble bien que son influence lui restera longtemps acquise, à la plus grande satisfaction de ses mentors.

Arnaud Dotezac

1) Groupe union Défense, mouvement étudiant français d’extrême droite.

2) les réseaux arabo-iraniens de Genoud, ancien banquier lausannois de la diaspora nazie et de l’ayatollah Khomeiny durant son exil en France, permettent de mieux cerner les croisements relationnels de Gouasmi et Dieudonné

3) Conscient de sa gaffe, il réduisit le montant à 300 000€ quelques temps plus tard, confirmant néanmoins une infraction pénale potentielle au code électoral français, qui prohibe le financement étranger des candidats à des élections (article l 52-8).

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “Dossier: Affaire dieudonné, la clé iranienne

    1. Salafiyyah

      Je suis musulmane , et j’ai lu votre article , j’ai envie de vous dire que ce que Dieudonné dit a propos des juifs me déplais , il a fait de même avec notre chère Prophète ainsi que la religion musulmane mais ceci n’as pas créer un scandale comme celui qui a était créer après ces propos antisémite .

      Je voudrais juste preciser que ce qu’il fait n’as rien avoir avoir L’Islam et l’Islam n’as rien avoir avec cet homme ! Si il est musulman il n’aura en aucun cas le droit de dire ces propos envers les juifs car il ne respectera pas la Sounnah du Prophète Muhammed lorsqu’il dit (paix et salut sur lui) :
      « Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.»

    2. Robert Davis

      Vous avez raison d’utiliser les propos de balabala blabla pour montrer le visage de l’antisémitisme des noirs et des arabes car cela peut aider à les expulser. Mais il faut tenir à l’esprit que ce n’est qu’un moyen le but doit être l’expulsion des arabes car c’est d’eux que vient le danger. Sans l’INVASION des arabes en europe un bala bala n’aurait pas pu propager son antisémitisme. Ce type n’est qu’un détonateur,c’est l’explosif qu’il faut supprimer,des détonateurs il y en aura toujours cela peut se fabriquer partout à peu de frais. Il faut FORCER l’ump ou un autre parti groupant le centre doit de France à s’engager à TOUT faire pour expulser ces gens en masse,quitte às’allier ultérieurement au fn dans ce but. Avant les élections il ne peut pas y avoir d’alliance avec le fn car ces 2 partis courtisent le même électorat mais rien ne les empêchera de s’allier après les élections quand chacun aura son « quota ».

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