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La fin du judaïsme français? Quelques réflexions sur la condition juive en France et en Europe


La fin du judaïsme français? Quelques réflexions sur la condition juive en France et en Europe

La question est plus que jamais d’actualité.

 

Par Sacha Bergheim et Aschkel Lévy

Pour beaucoup, la reconnaissance, certes tardive, sous l’impulsion de Jacques Chirac, de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs durant la Second Guerre mondiale, a semblé marquer le point culminant d’un demi-siècle de relatif philosémitisme animant la société française. Toutefois, ce même président sera celui qui accusera par lâcheté et opportunisme politique l’Etat des Juifs d’avoir pour seule politique envers les Arabes « le meurtre d’enfants ».

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S’agissait-il alors d’un stratagème honteux d’aveu factice d’une responsabilité bien réelle envers les victimes juives du passé, qui serait destiné à masquer l’anathème éhonté envers les Juifs du présent? Ou bien doit-on y voir là une ambiguïté symptomatique du franco-judaïsme et lourde de conséquences quant à l’avenir des Juifs en France?

Le judaïsme est pluriel: il ne se réduit ni à un slogan, ni à une doctrine, ni à une solidarité, et, bien sûr, correspond encore moins à ce que tous ceux qui haïssent croient comprendre du judaïsme.

Il est une religion, mais on peut être juif athée non pratiquant. Il a su survivre sans un Etat juif, mais Jérusalem (mais aussi Safed, Hébron) est restée dans la culture juive la lumière de l’exil. Le judaïsme n’est pas une communauté, il ne se discerne dans aucune solidarité ethnique ni aucun réflexe endogamique.

En aucun cas le judaïsme est ce que définit l’oeil de l’antisémite, comme le pensait Sartre, pas plus qu’il n’est animé de haine comme le pensait Spinoza. Il est un « fait », comme l’a conceptualisé Shmuel Trigano, une réalité dont on peut dire qu’elle se définit prioritairement, à notre sens, par un sentiment d’appartenance, qu’il soit induit par une filiation matrilinéaire, par la pratique, par l’histoire familiale, ou plus simplement par le sens du commun, le partage d’une identité commune.

Le judaïsme est l’ensemble de ces dimensions qui font sens par-delà la pluralité en direction d’une continuité et d’une unité, aussi éloignée soit-elle d’une unanimité, et qui demeure vivace en raison de plusieurs facteurs permanents dans l’histoire: le rapport au Texte par excellence, le Tanah, une culture de la transmission conformément à la mitsva invitant à enseigner ce que l’on a appris, et enfin l’historicité du peuple juif dans sa relation fondatrice avec la terre promise.

À cet essai d’approche du judaïsme dont on mesure la complexité et la profondeur, s’opposent de façon flagrante les mantras médiatiques imposant une vision non seulement partielle ou incomplète du judaïsme. Nous sommes témoins d’une vision du « fait juif » entièrement revue à l’aune des agendas politiques contemporains sur fond d’archétypes judéophobiques. Les théories les plus délirantes ont encore droit de cité de nos jours: conspiration, mainmise financière,…

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Ces inepties semblent d’autant plus anachroniques qu’elles ont cours dans un monde européen en déclin s’accrochant à sa croyance pathologique dans une supériorité culturelle, alors que les centres décisionnels du monde sont déjà passés hors de son champ d’action. L’Europe révèle également son rejet de l’altérité qui se manifeste dans une exclusion symbolique croissante du judaïsme (interdiction de la brit mila, entrave à la pratique de la kashrut) mais aussi spatiale (stigmatisation des Juifs habitant au-delà de la « ligne verte »), alors même que la culture européenne se voit rejetée en marge et conspuée par une culture allochtone, l’islam  érigé en norme absolue.

Il est ainsi symptomatique que la culture européenne intègre dans son discours le thème de la centralité mondiale du conflit israélo-arabe, masquant en réalité son impact symbolique, à savoir l’humiliation arabe de la défaite infligée par une minorité que la religion islamique avilit dès sa fondation.

L’omniprésence de la question juive en France obéit à une structure similaire: l’invention du « repli communautaire » juif projette les impasses d’une intégration impossible de minorités ethniques anti-occidentales massives. Les Juifs sont alors rendus responsables de l’échec de la médiation impossible entre l’Etat et ces nouveaux immigrants qui refusent, à la différence des immigrants juifs, toute assimilation dans le creuset républicain. La faillite de l’Etat est alors consacrée par le mensonge de « tensions intercommunautaires » dont les Juifs auraient la clé.

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Or, les exemples (affaire Merah…) ne manquent pas où des dirigeants communautaires juifs ont participé à la mise en scène de cette médiation fallacieuse, endossant ce rôle funeste, imposé par un Etat en faillite morale et économique. Si le monde politique ou médiatique diffuse à longueur de temps une conception frelatée du monde juif, influant la vision de la majorité silencieuse à l’égard de leurs concitoyens juifs, il n’en reste pas moins que les parnassim (dirigeants communautaires) d’aujourd’hui n’ont pas su ou voulu répondre au défi qui se présentent à eux.

L’histoire du judaïsme français est aussi ancienne que l’histoire de France: les linguistes de l’ancien français en fournissent la preuve! C’est en s’appuyant sur les commentaires de Rachi de Troyes qu’ils peuvent déterminer la prononciation de l’ancien français. L’histoire des Juifs en France est aussi une histoire de discriminations, ponctuées de périodes de persécutions.

Rappelons qu’à la veille de la Révolution française, entre les Sépharades bordelais et les Achkénazes alsaciens, il n’y a aucune « communauté juive », pure création de l’Etat centralisateur français (création par Napoléon du Sanhédrin et des consistoires). Rappelons que les Juifs achkénazes de l’Est de la France vivaient dans des conditions misérables, en ghetto, soumis à taxations et restrictions (interdiction de vivre à Strasbourg par exemple, péages corporels, taxes de résidence, impôts spécifiques) avec un nombre de professions limitées (usure, colportage, fourniture des armées).

Par conséquent, l’émancipation juive n’est pas un privilège que l’Etat français aurait accordé indûment à une partie de la population. Il n’est que l’application lente et difficile tout au long du XIXe siècle des principes mêmes d’égalité revendiqués par la Révolution. L’affaire Dreyfus ou encore Vichy rappelleront à leur tour la précarité de ces « acquis ». Et souvenons-nous enfin que Napoléon avait conditionné le maintien d’une citoyenneté des Juifs qu’en contrepartie d’une soumission complète et irréversible à la loi civile, ce qui n’a jamais été demandé aux populations récemment immigrées.

Les élites juives ont toutefois cherché à la fois à franchir le mur de verre qui leur était imposé et beaucoup ont illustré les principes de la méritocratie républicaine au service de l’Etat seul. Beaucoup ont aussi privilégié l’assimilation, que ce soit par la conversion, ou par l’adoption d’une compréhension fausse du judaïsme. Ce sont ces mêmes élites qui se retrouveront en 1942 raflés avec les Juifs polonais au Vel d’Hiv. Tragique paradoxe de ces hommes dont la fidélité républicaine sans faille sera trahie par ceux-mêmes qu’ils défendaient!

Le sionisme tardif des élites juives françaises, auquel s’oppose radicalement la popularité immédiate des boîtes de collecte du KKL parmi les Juifs moins aisés, provient de la crainte de voir les acquis de l’émancipation mis en question. Elles craignaient également de donner raison, notamment dans les années 1930, à l’extrême droite et à sa théorie de la double allégeance qui visait à exclure les Juifs du corps national.

Or, c’est ce même postulat que l’on retrouve dans la complaisance des dirigeants d’aujourd’hui à l’égard des hommes politiques: discours ronflants non suivis d’actes, réécriture de l’histoire (notamment des discriminations musulmanes nord-africaines), voire même stigmatisation d’une communauté de nom. Fait également nouveau, les alterjuifs ont aujourd’hui la priorité, car ils permettent de jouer le rôle convenu: 1-encourager la perception d’un discours communautaire (tel que le phénomène médiatique Hessel qui justifiait ses propos judéophobes au nom de sa judéité: « en tant que juif, je dénonce les juifs »…), 2-agir comme agent coordinateur des politiques en place en fournissant une caution d’apparence communautaire.

Toutefois, tout espoir n’est pas perdu! Le paradoxe le plus parlant est celui de l’Alliance Israëlite Universelle, fondée sur le modèle assimilateur français, qui, ainsi que l’a montré Michael Graetz, a eu pour effet, parmi les communautés sépharades, non pas de promouvoir la vision laïcisante et assimilatrice française, mais de donner les moyens d’une prise de conscience de la spécificité politique juive. En quelque sorte, l’assimilation française sera le terreau futur du sionisme comme réponse politique juive.

Néanmoins, le modèle d’une fidélité aux promesses creuses de l’Etat perdure encore globalement, même si la cause commune contre l’extrême-droite n’apparaît plus aujourd’hui que comme le paravent d’une judéophobie décomplexée et vécue par beaucoup au quotidien.

Albert Memmi n’a eu de cesse de rappeler que la condition coloniale est le fait d’intégrer l’infériorité supposée de la culture dominée dans le discours du dominé: la reconstruction mentale et collective de l’histoire juive obéit aujourd’hui à une humiliation symbolique, à la reprise de la condition de dhimmi comme voie illusoire d’apaisement entre la société majoritaire passive et les minorités agressives aux revendications communautaristes. S’il est vrai qu’il n’est pas aisé de trouver un juste positionnement public en raison des pressions politiques, il n’en demeure pas moins que l’émancipation juive n’a pas totalement abouti: l’égalité voulue par les révolutionnaires est restée bien trop souvent de nom.

Face au suprématisme musulman qui s’oppose à l’universalisme européen cosmopolite, le judaïsme se retrouve à nouveau dans la situation d’un particularisme auquel d’aucuns reprochent qu’il ne serait pas en mesure de réconcilier les inconciliables, et qu’à ce titre, il serait mis face à une alternative qui était le coeur même du projet d’assimilation: le déni identitaire (qui aurait pour finalité de sauver la communauté nationale de son délitement) ou l’exclusion (ce qui revient à endosser la responsabilité de ce délitement).

En cherchant à effacer la judéité de l’espace public, le monde européen  a déjà posé les termes du débat. La république a déjà sacrifié ses citoyens juifs au nom d’une improbable paix publique; la situation en France reflèterait-elle alors la mise en question d’une survie d’un judaïsme européen, voire même au-delà l’acceptation même d’une culture juive nationale qui ne soit pas réduite à un folklore ou un musée? La question est plus que jamais d’actualité.

Par Sacha Bergheim et Aschkel Lévy – rédaction Israël-flash

 





Chroniqueuse israélienne vivant à Aschkélon



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  • 11 thoughts on “La fin du judaïsme français? Quelques réflexions sur la condition juive en France et en Europe

    1. Tamara

      Après les pays arabes, hormis le Maroc, qui ont fait expulser ou fuir les Juifs, L’Europe est en train de le faire, via une population, aussi minoritaire soit-elle???????????????????????????????????????
      Tamara

    2. yoniii

      hi

      il manque un aspect a votre analyse

      l’auto siucide de la civlisation occidentale chretienne

      l’effacement de la judaité de l’occident et un symptome de l’effacement de la chretienté de l’occident
      et donc de sont auto destruction

      mais c’est aussi un symptome de l’auto destruction de l’occident

      de sa faiblesse face a son nouveau ennemi implacable

      de meme que cela demontre aussi de sont refus de voir qu’il y a une autre solution face a son ennemi

      celle de se defendre et donc de ce battre contre son ennemi

      en effacant les juifs en occident mais aussi en israel

      ont veut aussi effacer le faite que les juifs ce defendre face a l’ennemi islamofaschiste

      et l’occident dhimmiphié et auto siucidaire et

      refuse de voir ceux qui ce defende car cela liu rappel a la fois qu’il y a aune autre solution que la dhimmitude

      de meme que cela liu rappelle que l’ont peut ce defendre efficacement face a son ennemi

      que cete ennemi n’est pas invulnerable

      le meme processus et a l’oeuvre chez les arabes refusant de voir que israel parvient a ce defendre face a 1 milliard d’arabes

      et que sa cilisation et florisante sientifique neconomiquement technologique

      face a une civlisation arabe en decrepitude malgre ses milliaard de petrole

      et donc de la faiite de cette civilisation

      et donc de sa faiblesse

      etc..

      by

    3. Richard

      L avenir des enfants des juifs français est en Israeĺ
      La sagesse des jeunes pères veux qu ils fassent leur alya et mettent leurs progénitures à la bris des brimades et des exodes la société française connaîtra des mutations profondes avec une forte présence de maghrébins ceux de l autre rive de la méditerranée

    4. Armand Maruani

      Récupérons nos terres volées par les arabes ( avec l’aide de puissances étrangères ) , agrandissons notre petit Etat pour qu’il puisse recevoir tous les Juifs de la planète qui souhaitent faire leur alya .

      L’esprit créatif et le génie du Peuple Juif feront d’Israël le phare de l’Humanité dans ce monde de plus en plus obscure .

      Le Judaïsme protégé par l’une des meilleures armées du monde n’a jamais été aussi vivant . Que nos ennemis prennent garde , cette fois car ils seront écrasés .

    5. amouyal

      alya now !! tous ces signes nous conduisent a Sion !

      l’Europe va sombrer sous la masse des ignares qui l’envahit , la chute vertigineuse de la France en est le premier signe , le peuple juif ; lui , a un autre destin qui se situe sur sa terre

    6. Moshe Benghozi

      La plus belle insulte qu’un non juif puisse nous faire c’est retourne dans ton pays, que D… fasse que tous les Juifs reviennent sur la terre promise et que la derniere prophetie se realise.

    7. Pin

      « En aucun cas le judaïsme est ce que définit l’oeil de l’antisémite, comme le pensait Sartre, pas plus qu’il n’est animé de haine comme le pensait Spinoza. Il est un « fait », comme l’a conceptualisé Shmuel Trigano, une réalité dont on peut dire qu’elle se définit prioritairement, à notre sens, par un sentiment d’appartenance, qu’il soit induit par une filiation matrilinéaire, par la pratique, par l’histoire familiale, ou plus simplement par le sens du commun, le partage d’une identité commune. »
      C’est l’une des meilleures définitions que l’on puisse trouver sur l’antisémitisme. A la question éternelle que se sont posés tous les juifs du monde « mon dieu dites moi ce que j’ai fait pour mériter cela », dieu aurait pu répondre : « rien, tu n’as rien fait, mais c’est un fait » comme l’écrit si justement Shmuel Trigano. Il faut faire avec. Je suppose que vos lecteurs connaissent la fable des juifs du monde expulsés sur la lune après que la terre soit déclarée judeinrhein. Je ne vous raconte pas cette savoureuse histoire qui tient quatre pages, mais sachez que le monde terrien ne fut jamais autant antisémite, et surtout qu’il finit par s’écrouler car tous les grands cerveaux qui soutenaient le monde par ses inventions et son esprit industrieux étaient partis sur la lune. Amen 🙂

    8. Épée de damoclès

      L Europe s est condamnée elle même en liquidant ses juifs en 39 . Elle avait déjà un pied dans la tombe. C est nous qui nous accrochons par défaut et par peur de l inconnu. Avec l islam en Europe elle se tire une deuxième ball car l’Islam se doit de par la vie de Mahomet de conquérir et de convertir. Elle se retrouve dans la même position que ce qu elle a fait au moyen âge , mais elle est en position de faiblesse économique et religieuse, la chrétienté étant en perte de vitesse . Et l islam fascine les européens. Il a déjà fasciné les nazis il faut connaître aristote au mont saint Michel de gugenheim qui évoque .le soleil. D Allah éclaire. L Europe.. Écrit et publie par une ex nazie en 1960….c est la force brute qui les fascine. Cette attirance malsaine pour ce qu ils croient être leur futur dominateur. Alors que l’Europe est chrétienne et accepte en théorie toutes les cultures….ils sont perdus…mais ils ont choisi …

    9. Renaud

      les signes du dèclin français s’ accumulent: Etat en faillite mais toujours plus arrogant , envahissant.Libertè individuelle retrecie sous la recherche d’un  » consensus mèdiatique-culturel forcé : Ce consensus mèdiatique qui ordonne aux juifs de disparaitre , de se renier, de couper tout lien avec leur histoire, leur geographie.Le phènomène Dieudonnè signale aussi la conquete par le FN ( dieudonnè est encadré par des responsables FN) des marginaux, des dèclassès, des chomeurs, des prècaires par le très simpliste discours de la pieuvre financière juive ( dont Soral est le nouveau Drumont).Pendant ce temps là MLP se toilette une image centriste !La frange electorale des precaires est aussi courtisée par les trotskystes du NPA avec le meme discours venimeux « anti-sioniste ».Le dèbat se renforce aux marges du monde politique, les partis de centre gauche ou centre droit ne peuvent pas et ne veulent pas se dèclarer pro-juifs ou pro-sionistes, au motif qu’ils rompraient ainsi la sacro-sainte laicitè de la rèpublique.Or cette laicitè est le dernier vestige d’un pays qui coule culturellement.Le poids electoral de 8 a 10 millions d’èlecteurs d’origine maghrebine est le rouleau compresseur du  » consensus médiatique-culturel forcé « .Tous les partis et leurs courtisans mèdiatiques sont conditionnès par ce phènomène.La haute fonction publique qui tient a ses privilèges ( retraites-maintien dans le corps d’origine durant ses escapades en politique-passerelles dorées vers l’union européenne et vers le privé )maintiendra jusqu’au bout sa ritournelle  » tout va trés bien madame la marquise , tout va trés bien car l’allemagne payera  » ( au travers de l’arrimage forcé du Franc dans l’Euro allemand ).Cette haute fonction publique dirige le Titanic français tout droit sur deux icebergs; integration economique illusoire dans l’ espace europèen grace a l’Euro; intègration rèpublicaine illusoire des immigrants dans l’ èconomie française.Tant que l’emploi public , para-public ( subventionné-associatif ) reprèsentera 20 a 22% de la force de travail contre 11% en Allemagne , le poids de l’Etat sur les actifs contribuera au dèclin français.10 ou 15 ans ) l’Allemagne se passera du marché européen; elle reprendra naturellement son deutsche-mark parce que la France sera évincée de l’Euro.La consequence en sera un appauvrissement brutal des classes moyennes qui ont leur patrimoine en immobilier.Cette classe moyenne devra accepter de 30a 40% de dèvaluation en termes de valeur de rèalisation de son immobilier.Or la reaction de la classe moyenne paupérisèe sera bien entendu de se tourner vers le parti le plus anti-UE le FN. Le livre de François Heisbourg (la fin du reve europeen ) est lumineux. Je conseille de le lire et d’en tirer les consequences .Il est tragique que les juifs et Israel servent de diversion, de dèflecteur pour masquer une fois de plus que c’est le sommet de l’Etat qui anime cette mascarade( Chirac en tete suivi des autres hommes de « gauche »).Il est tragique ( et meme comique ) que les responsables des communautés juives se masquent la nature exacte du phènomène qui est autant economique ( la tentative de faire payer à l’allemagne le privilège de la fonction publique en France )que politique ( la fin de la rèpublique laique en France).La prise de conscience est lente, cahotique, embrouillèe par les mèdias qui jouent avec cette mascarade.Il incombe à ceux qui ont compris d’en tirer les conclusions.

    10. PN

      « Retourne dans ton pays ! »
      La première fois que j’entendis cette phrase, ce fut lorsque j’étais en sixième, de la bouche de mes camarades parisiens français catholiques du lycée parisien français catholique où moi, parisien français israélite, j’étudiais paisiblement.
      Quel pays ? leur demandais-je ? Y en avait-il un autre en mon cœur que la France, que j’aimais alors d’un patriotisme puéril mais vivace, versant chaque année une larme à la messe royale du 21 janvier tout en m’inclinant devant Rousseau à chaque passage Place du Panthéon ?
      Certes, même si je savais que mes ancêtres, dont le sang français avait coulé en 1940, 1914, 1870, 1792, portaient les noms bien occitans de Vallabrègue, Foy, Bédarrides ou Lunel, étant Français bien avant que la France entendre parler du Sauveur de Nazareth, bien avant qu’elle soit la France, je voyais bien, tous les samedis à l’office, que mes coreligionnaires avaient certaines de leurs racines en Orient ; mais n’étaient-ils pas plus français déjà que quiconque, ayant embrassé comme personne notre douce langue et brillante culture ? Et même le vieux Sarfaty, talmudiste tunisien qui, de son accent rauque, enseignait la loi de Moïse, un des moins français aurait-on cru, son nom ne portait-il pas la trace de sa vraie race ? Sarfaty, en hébreu, ne veut rien dire de moins que « Français » !
      Français, Israélites ou Juifs, comme vous voudrez vous appeler, la France est votre pays, est notre pays et nul ne pourra nous le contester. Si vous aimez votre pays, restez-y à tout prix. Si vous devez partir, restez français, comme nos Nobles qui, sous la Terreur, ont continué à servir la France depuis Gand ou Cologne, ou comme nos Résistants de Londres plus récemment, sans lesquels la France serait déjà morte.
      Certains disent que nous sommes à sa ruine : au contraire, c’est à nous, Juifs, de la sauver, Elle, notre Patrie Éternelle, la France !

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