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Vers un retrait de l’Amérique de la scène politique mondiale? Des signes de faiblesse avec la Syrie et l’Iran.


Vers un retrait de l’Amérique de la scène politique mondiale? Des signes de faiblesse avec la Syrie et l’Iran.

Abraham Foxman, directeur national de l’Anti-Defamation League, a attiré l’attention des congressistes participant au 100e anniversaire de l’ADL, jeudi à New York du fait que « l’Amérique et son rôle dans le monde» aujourd’hui  lui  «donne des insomnies », étant donné que les dirigeants américains adoptent une approche de plus en plus isolationniste sur les affaires mondiales.

Dans son discours, Foxman a fourni une analyse radicale de l’interaction des Etats-Unis avec le monde et a établi des parallèles avec l’attitude actuelle envers la Syrie et l’Iran. « Si ce que nous voyons maintenant, est le début d’un changement profond dans la politique étrangère américaine, ce sera négatif pour les Juifs », a déclaré Foxman.

Selon lui, « Avant la Seconde Guerre mondiale, quand l’Amérique s’est mise en retrait des affaires du monde, elle a ouvert la voie à la plus grande catastrophe jamais connue pour le peuple juif. Et depuis, le leadership américain a contribué à produire les réalisations exceptionnelles que nous savons. Maintenant, nous voyons des signes croissants du désir de l’Amérique de se retirer du monde ».
«Fait intéressant, le soutien des deux partis pour le leadership de l’Amérique est survenue après la Seconde Guerre mondiale lorsque des isolationnistes républicains des années 20 et 30 sont devenus sous la direction du sénateur Robert Vandenberg, des internationalistes afin de lutter contre la menace soviétique », a-t-il dit.
«Quand le mur de Berlin est tombé, il a été question de la montée d’un nouvel isolationnisme. Maintenant que les républicains n’ont plus la menace communiste à combattre, l’argument a été de dire qu’ils pourraient revenir aux anciennes méthodes. C’est arrivé dans certains cas a fait remarquer Pat Buchanan. Dans l’ensemble, toutefois, cela n’a pas pris. »

« Mais maintenant, quelque deux décennies plus tard, des tendances  plus inquiétantes se dégagent. La combinaison de la participation peu satisfaisante de l’Amérique dans les guerres en Afghanistan et en Irak ainsi que la crise financière intérieure ont généré une opposition plus forte à l’implication militaire américaine à l’étranger »

« La question récente entourant l’utilisation d’armes chimiques par la Syrie a mis en évidence cette tendance. Lorsque le président Obama a annoncé qu’il allait attaquer la Syrie et a ensuite décidé d’obtenir l’approbation du Congrès, il a rencontré un mur de résistance à la fois sur la gauche démocratique et la droite républicaine. La méfiance à l’égard du gouvernement et des enchevêtrements à l’étranger ont été notoires. Les membres du Congrès semblaient simplement refléter les souhaits de leur électorat. Et lorsque le président se tourna alors vers la solution russe de débarrasser la Syrie des armes chimiques, un énorme soupir de soulagement fut perceptible dans toute la nation. Mais ce qui a été également entendu ce furent les interrogations partout dans le monde concernant la fiabilité de l’Amérique – On pouvait regretter que les Américains veuillent de manière compréhensive rester en dehors, mais qu’allait-il advenir du leadership de Washington »?

« En Syrie  mises à part les armes chimiques, permettre à Assad l’assassin de plusieurs milliers de ses citoyens de rester au pouvoir sous l’égide de l’Iran et du Hezbollah tandis que l’Amérique reste essentiellement sur le banc de touche, envoie un mauvais message. L’Iran sortira vainqueur. Les alliés de l’Amérique s’interrogent,  nonobstant le bon résultat potentiel sur les armes chimiques syriennes, si le désespoir de l’Amérique cherchant à tout prix à éviter une confrontation militaire signale un affaiblissement dangereux de la détermination américaine. »

« Et puis, en plus de cela vient cette volonté de trouver des accords avec l’Iran sur la question nucléaire. Maintenant, permettez- moi d’être clair : si nous pouvons parvenir à un accord satisfaisant avec l’Iran qui assure que si l’Iran use de tromperie ou dénonce cet accord, ce ne sera pas dans l’immédiat et qu’il ne pourra passer à la bombe rapidement, je serais d’accord. Le problème est le contexte : l’Amérique est aux abois et veut éviter à tout prix une confrontation avec l’Iran ; les Iraniens sont très conscients de cela, et ils dominent le jeu. »

« Non seulement ils parlent le langage de la modération, mais ils offrent déjà des propositions substantielles qui peuvent apparaître plus généreuses qu’elles ne le sont vraiment. Encore une fois, il n’est pas impossible que les choses prennent une bonne tournure, mais quand cela semble provenir d’une perception de la faiblesse américaine, ce n’est pas de bon augure. »

« Des arguments pourraient être apportés pour contrer ces points, mais souvent la perception reflète la réalité. L’Amérique est perçue comme faible et en recul. Le monde regarde nos choix, regarde nos sondages d’opinion publique, se penche sur les réactions du Congrès, se penche sur la paralysie à Washington sur les questions budgétaires et s’interroge. »

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 « J’espère que nous aurons un rôle ensemble. J’espère que le Congrès va commencer à penser à la prestance de son image. J’espère que nous pourrons être en mesure de garder toutes les options sur la table, que ce soit vis-à- vis de l’Iran ou de la Syrie, sans se précipiter vers une action militaire. Ne vous méprenez pas à ce sujet. Si ce que nous voyons maintenant, c’est le début d’un changement profond dans la politique étrangère américaine, ce sera négatif pour les Juifs ».

« Ne croyez pas une seconde qu’il y ait une alternative au leadership américain quand il s’agit de la sécurité d’Israël, de la paix au Moyen-Orient et de la sécurité pour les Juifs en Europe, en Amérique latine et au Moyen-Orient. »

Malgré ces avertissements, Foxman a conclu son discours sur une note positive : « Pourtant, dans l’ensemble, quand je regarde vers l’avenir juif et le rôle de l’ ADL à l’occasion de notre centenaire, je suis optimiste. Encore une fois, je suis optimiste pour Israël. Je suis optimiste pour les Juifs américains. Et malgré les préoccupations que j’ai exprimées ici, je reste optimiste sur l’Amérique, sur le bon sens du peuple américain, le chemin parcouru au cours des 70 dernières années, sa capacité à surmonter les obstacles à la gouvernance et à reconnaître que le leadership américain dans le monde est bon pour l’Amérique, bon pour le monde et bon pour le peuple juif. »

Sources : The Algemeiner – 31 octobre 2013 – Par  Joshua Levitt – Traduction Nancy Verdier

ADL’s Foxman Says He ‘Loses Sleep’ Over Signs of U.S. Isolationism on Syria, Iran

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  • 3 thoughts on “Vers un retrait de l’Amérique de la scène politique mondiale? Des signes de faiblesse avec la Syrie et l’Iran.

    1. Orit levi

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      Orit levi

    2. simonai ongué

      Cette rémarque neconcerne que Obama seul vu que c’est lui le président des États-unis .Alors sans doute,la gouvernance d’Obama laisse tellement l’islam manifester sa présence dans le monde sans craint!!! etc.

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