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Accord sur le nucléaire à Genève : Israël a de bonnes raisons d’être sceptique


Accord sur le nucléaire à Genève : Israël a de bonnes raisons d’être sceptique

Ci-dessus : Le Président des Etats-Unis, Barack Obama s’exprimant à la State Dining Room de la Maison Blanche, samedi 23 novembre 2013, à Washington à propos de l’accord nucléaire entre les six grandes puissances du monde et l’Iran (photo credit: AP/Susan Walsh)

Nucléaire iranien : les grandes puissances viennent de parvenir cette nuit à un accord provisoire de six mois reconductible. Obama salue une « première étape importante », mais dit qu’Israël a « de bonnes raisons d’être sceptique »; Rouhani applaudit l’accord conclu au terme d’un week-end de négociations marathon, accord qui comprend un certain nombre d’amendements au programme d’enrichissement d’uranium de l’Iran.

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Les représentants de l’Iran et des puissances occidentales sont parvenues à un accord intérimaire sur le programme nucléaire controversé de l’Iran tôt ce dimanche matin, après un week-end de négociations intensives à Genève.

Dans un communiqué ce dimanche matin [In a statement Sunday morning], le président américain Barack Obama a déclaré que l’accord était un « premier pas important » offrant une « réelle opportunité de parvenir à un règlement pacifique» et de répondre aux préoccupations du monde sur le programme nucléaire iranien.

Il a dit que l’accord comprenait des «limitations substantielles » pour l’Iran et empêchait Téhéran d’avoir une voie toute tracée pour obtenir une bombe. « Ce ne sera pas facile » a dit-il, « et un défi important reste à venir, mais avec une diplomatie forte et fondée sur des principes, les États-Unis rempliront leur rôle » pour refuser les armes nucléaires iraniennes.

Obama a néanmoins reconnu que l’affaire pouvait être dure à avaler pour certains alliés de Washington au Moyen-Orient, en disant: Israël et les pays du Golfe, « ont de bonnes raisons d’être sceptiques ».

Les diplomates ont refusé de préciser les détails des négociations, mais un haut responsable de l’administration Obama a déclaré que l’Occident n’avait pas concédé un droit iranien à produire du combustible nucléaire par l’enrichissement de l’uranium, une pierre d’achoppement dans les négociations précédentes.

Le fonctionnaire a déclaré que l’accord comprenait une entente pour que l’Iran cesse les avancées de son programme nucléaire, y compris un réacteur à plutonium à l’usine d’Arak. L’accord appelle également l’Iran à neutraliser ses stocks d’uranium enrichis à 20 pour cent. Téhéran a également convenu d’inspections intrusives dans les termes de l’accord.

Didier Burkhalter, ministre des Affaires étrangères de Suisse, à gauche, serre la main du ministre des Affaires étrangères d'Iran, Mohammad-Javad Zarif, au cours d'une réunion à l'Intercontinental Hotel à Genève, Suisse,  samedi 23 novembre 2013 (photo credit: AP/Keystone, Martial Trezzini)

Didier Burkhalter, ministre des Affaires étrangères de Suisse, à gauche, serre la main du ministre des Affaires étrangères d’Iran, Mohammad-Javad Zarif, au cours d’une réunion à l’Intercontinental Hotel à Genève, Suisse, samedi 23 novembre 2013 (photo credit: AP/Keystone, Martial Trezzini)

L’Occident recherche depuis six mois un accord pour geler partiellement le programme nucléaire de l’Iran, tout en lui offrant des incitations par des levées limitées des sanctions. Si l’accord intérimaire est respecté, les parties négocieront l’étape finale des accords pour confirmer que l’Iran ne construira pas d’armes nucléaires.

Selon un diplomate occidental cité par Reuters, l’accord accorderait à l’Iran l’accès à 4,2 milliards de dollars en devises étrangères.

Selon une fiche d’information publiée par la Maison Blanche, [According to a fact sheet released by the White House] avec cet accord,  l’Iran arrêtera tout enrichissement d’uranium supérieure à 5% et «démantèlera les connexions techniques nécessaires pour un enrichissement supérieure à 5% ». Au cours de la période couverte par l’accord, Téhéran «neutralisera » également son stock actuel d’uranium enrichi à 20 %, soit en le diluant à moins de 5 % ou «en le convertissant sous  ​​une forme non compatible avec un enrichissement supplémentaire »

Selon le document, l’accord exige également de l’Iran, qu’il s’abstienne d’installer des nouvelles centrifugeuses et qu’il rende inutilisable la majorité de ses centrifugeuses dans les installations d’enrichissement d’uranium de Natanz et Fordo. Téhéran gèlera également son stock d’uranium enrichi à 3,5% et cessera de travailler sur l’installation d’eau lourde d’Arak. L’inspection nucléaire de l’ONU aura également «un accès quotidien» à Natanz et Fordo et lui seront fournies «les informations recherchées depuis longtemps sur la conception du réacteur d’Arak » tout en permettant aux inspecteurs des accès plus fréquents sur le site

L’accord repose sur la dynamique du dialogue historique ouvert pendant la réunion annuelle des Nations Unies en Septembre lors d’une conversation téléphonique de 15 minutes entre Obama et le nouveau président de l’Iran, Hassan Rouhani, après trois décennies d’éloignement américano-iranien.

«Le vote du peuple iranien en faveur de la modération et l’engagement constructif, plus les efforts inlassables des équipes de négociation vont ouvrir de nouveaux horizons », a déclaré Rouhani, dans un communiqué dimanche matin.

« Accord de Genève : la première étape rend le monde plus sûr. Davantage de travail à présent », a déclaré le secrétaire d’Etat américain John Kerry dans un commentaire tweeté par le Département d’Etat. La déclaration a été retweetée par le compte de Rouhani 

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Installations nucléaires d’eau lourde près de la centrale de la ville d’Arak , à 150 miles ( 240 kilomètres ) au sud-ouest de Téhéran ( crédit photo : AP / ISNA / Hamid Foroutan / fichier )

Kerry et ses homologues de Russie, Grande-Bretagne, France, Chine et l’Allemagne étaient venus à Genève vendredi après que des diplomates aient dit que Zarif et la représentante de l’UE, Catherine Ashton, avaient fait des progrès significatifs.

 

Une précédente série de pourparlers entre l’Iran et les six puissances mondiales s’était achevée le 10 novembre sans accord, bien que Kerry, Lavrov, les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, de France et d’Allemagne et un ministre chinois délégué aux affaires étrangères soient accourus pour tenter de combler les différences.

Les États-Unis et ses partenaires de négociation avaient signalé qu’ils étaient prêts à alléger les sanctions en échange d’un accord de première étape commençant à poser les limites du programme nucléaire iranien.

Ils souhaitaient dans l’accord que l’Iran ne dépasse pas le niveau d’enrichissement de son stock principal et laisse une marge d’une étape technique avant de parvenir à de l’uranium de qualité militaire. Ils ont également cherché à limiter l’enrichissement global, ainsi qu’une formulation qui permettant de réduire le risque de prolifération du réacteur d’Arak, qui, s’il est achevé, produirait suffisamment de plutonium pour deux armes.

Mais ils ont insisté pour que les sanctions les plus sévères – sur les exportations de pétrole de Téhéran et le secteur bancaire – soient maintenues jusqu’à ce que les deux parties parviennent à un accord global pour réduire au minimum la capacité de fabrication d’armes nucléaires iraniennes.

Aucun détails sur les contreparties offertes n’ont été rendus publics. Et l’administration américaine n’a pas fait de commentaires sur les rapports des fonctionnaires du Congrès indiquant les estimations de l’équipe d’Obama selon lesquelles l’Iran pourrait recevoir 6-10 milliards de dollars de prestations en compensation du gel pendant six mois de son programme nucléaire.

Plusieurs sénateurs américains – à la fois démocrates et républicains – ont exprimé leur mécontentement avec les paramètres de l’accord potentiel, faisant valoir que les États-Unis et ses partenaires offrent beaucoup trop pour quelque chose qui est loin de constituer un gel complet de l’enrichissement de l’uranium.

Sources: The TIMES OF ISRAEL- 24 novembre 2013 – Traduction Europe-Israël

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  • 5 thoughts on “Accord sur le nucléaire à Genève : Israël a de bonnes raisons d’être sceptique

    1. DANY83270

      les participants aux négociations de Genève se sont réunis à huis clos pour prendre une décision dont le contenu est inconnu du public qu’il sont censés représenter ! nous ne sommes donc pas à l’abri d’une corruption à grande échelle de tous ces politiciens véreux et cela ne serait pas la première fois ; les Iraniens sont les spécialistes en la matière surtout à l’égard de certaines personnalités dont le fils est poursuivi par le fisc après avoir investi dans l’immobilier des sommes dont il ne peut pas expliquer la provenance; et après cela, on viendra nous dire que c’est un scandale de voir monter le Front National !

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