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L’islamophobie, c’est quoi? Les mots aussi ont une histoire. Par Richard Rossin


L’islamophobie, c’est quoi? Les mots aussi ont une histoire. Par Richard Rossin

Le terme d’islamophobie naît en Iran sous Khomeiny pour fustiger les femmes qui se refusent au port du voile. Il signifie, au-delà de la religion,  le refus par les femmes de suivre des coutumes : le voile n’est pas dans le Coran mais prôné par les théocrates. Le mot nouveau affirme une phobie de la laïcité. Il fait du rejet des règles une phobie, c’est-à-dire un des maux mentaux, à l’instar autrefois de l’URSS…

Le fait que le voile ne soit pas une obligation de l’islam mais une simple coutume témoigne bien du cynisme des concepteurs du mot.
À y regarder de plus près, l’acceptation imposée du terme est une déviation : phobie signifie « peur ». En quoi une peur de l’islam serait-elle une agression ? Bien sûr, il se peut que les réactions à la peur soient violentes mais craindre n’est pas haïr ! Et plus même : la haine aveugle alors que la crainte met en éveil. Pourtant ce n’est pas ce que soulignent les utilisateurs du mot arraché à son sens et utilisé à tout propos. L’appauvrissement de la langue est une arme de combat pernicieuse et efficace. La langue souffre en silence.

À tout démocrate ne devrait pas paraître illégitime la crainte d’une règle qui s’oppose fermement à toute liberté, toute opinion contraire à une loi antique laissée à l’appréciation d’oulémas, une règle qui impose l’irruption du religieux dans le politique, la certitude du caractère incréé du Coran et l’inégalité entre les êtres humains selon leurs convictions religieuses ou leur sexe. Ces règles mettent en danger la démocratie. Pourtant…

L’accusation d’islamophobie est habituellement amenée par la question « avez-vous lu le Coran ? » lancée par des interlocuteurs qui ne l’ont eux-mêmes pas lu mais ont la certitude qu’il s’agit d’un texte de tolérance et d’amour. Une pensée néocolonialiste qui fait accroire à son porteur que ses héros partagent et sa langue et sa vision du monde. S’il y a, bien sûr, des passages d’amour , comme dans tous les textes religieux, il y en a de violence et d’exclusion. Ces accusateurs d’islamophobie seraient abasourdis s’ils l’avaient lu. Mais il faudrait d’abord qu’ils s’avouent à eux même n’avoir pas lu.

Sur la coutume du voile il n’est pas anodin d’en rappeler l’origine sumérienne : les prostituées se couvraient d’un voile intégral, une burqa, tel que rapporté dans l’extraordinaire histoire de Tamar trompant son beau-père… c’est dire comment sont perçues les femmes dans les pays burquaïques ! Les défenseurs de la liberté, de l’égalité de droits et devoirs des citoyens, de la fraternité, de la sexualité libérée ne sont-ils pas en plein fourvoiement ?
Par ses actions et par l’invention de ce mot, l’islamisme radical a rendu tout « vivre ensemble » impossible. Il a aussi pris l’islam en otage imposant lui-même une deuxième séparation qualitative entre les êtres : il représente les bons et vrais musulmans. L’islamisme supplante l’islam. Les autres musulmans en sont les premières victimes et elles se comptent par dizaines de milliers tous les ans. C’est cela que défendent les borgnes à la langue acérée. Ils sont des soutiens d’assassins.

Être islamophobe, par la crainte que ces dérives de fondamentalistes haineux inspirent, ce n’est pas détester les musulmans c’est les défendre. Leitmotiv : la haine aveugle mais la crainte met en éveil, les fondamentalistes ont la haine aveugle de tous ceux qui ne sont pas eux, qui ne pensent pas comme eux qu’ils soient chiites, sunnites, soufis… mécréants.

Mais cela n’est pas nouveau. Quand les wahhabites sunnites détruisirent Karbala la chiite en 1801, ils massacrèrent la population, quand ils prirent La Mecque et Médine en 1806 ils firent déterrer les compagnons de leur prophète et arrachèrent le dôme vert de son mausolée… Tombouctou 2012 était inscrit.

Totalitarisme, c’est le mot qui convient, celui qui dit au plus proche dans notre culture ce que cachent les semeurs du mot jusque dans les instances internationales et clament que les droits du musulman sont différents des droits des autres hommes. Cela provoque forcément une islamophobie, elle est le dernier rempart contre la haine distillée par les islamistes surgis du cœur de l’islam et dans le silence de ses penseurs et autorités.
Ici, certains se croyant bien-pensants, au nom d’une égalité mal digérée, utilisent de façon erronée un mot dont ils n’ont saisi ni le sens ni les conséquences. Du coup ils abandonnent tous les démocrates en combat dans l’espace musulman majoritaire comme au Soudan, en Syrie, au Mali et ailleurs. Espérons que leur orgueil ne les enfermera pas dans leur erreur.

Richard Rossin est écrivain, ancien Secrétaire Général de MSF, cofondateur de Médecins du Monde.
Publié précédemment dans Causeur – 14 juin 2013 – puis  dans Europe Israël – 15 juin 2013

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Islamophobie ? Et quoi encore !

Par Jean Romain

En Suisse, le Tessin vient d’interdire l’exhibitionnisme religieux sur la place publique et voilà aussitôt ce canton soupçonné d’islamophobie ! Ce mot est un piège tendu par des gens qui voudraient le voir devenir synonyme de « racisme » !

Un peu d’histoire nous révèle qu’on a utilisé ce mot à deux reprises déjà. D’abord dans les années 1970, en plein mouvement d’émancipation de la femme, ce terme a été forgé de toutes pièces pour désigner ceux et celles qui entendaient libérer les femmes musulmanes de la main-mise des mâles. L’islamophobe était l’insulte réservée à quiconque osait s’élever contre l’apartheid des femmes : voile à l’école, dans des institutions publiques, ségrégation dans des piscines, etc.

Ensuite, dans les années 1990, le terme d’islamophobie a été propagé largement par les islamistes londoniens dans le cadre des campagnes contre Salman Rushdie. L’écrivain et ses amis (ceux qui osaient défendre la liberté de penser et de publier) se trouvaient accusés du crime d’islamophobie et étaient menacés de mort.

Ce concept d’islamophobie est donc originairement une arme de combat fabriquée par les islamistes politiques dans le dessein d’imposer en Occident leur vision du monde. Il plonge ses racines dans le plus noir obscurantisme. Aujourd’hui, en le réutilisant, de naïfs amis de la liberté se placent sur le terrain de leurs adversaires.

L’amalgame avec le racisme vise à contrer toute critique des excès de la religion musulmane. Mais est-il raciste de réprouver les abus qui se pratiquent au nom de l’Islam? De refuser la charia, les lapidations, l’esclavage, les mutilations invalidantes, le statut inférieur des femmes, la burqa et le niqab chez nous ? Est-il raciste de souligner que dans les pays musulmans les droits de l’homme pas plus d’ailleurs que la démocratie ne sont respectés ? Est-cil raciste de s’inquiéter d’une religion qui fait si peu de cas des valeurs issues des Lumières ? Est-il raciste de critiquer certaines gens venus chez nous qui ne veulent pas s’intégrer ?

En fait, à quoi sert ce néologisme ? Il s’agit d’un piège tendu par l’islamisme. Ce piège grossier fonctionne ainsi : pour empêcher la critique de l’islamisme politique, il faut culpabiliser les gens en leur faisant croire insidieusement qu’ils sont racistes, voire même anti-arabes s’ils se mêlent de cette critique. À chaque utilisation du mot « islamophobie », les gens  ainsi intimidés reculent dans leur légitime défense de la liberté et de l’ouverture d’esprit ; et à leur insu, ils font un pas sur le chemin dissimulé de l’intolérance et de la haine. L’agresseur se met ainsi en posture de victime.

Note

Terme entré dans la langue française officiellement en 2005, la première édition 2006 du Petit Robert définit l’islamophobie comme une « forme particulière de racisme dirigé contre l’islam et les musulmans qui se manifeste en France par des actes de malveillance et une discrimination ethnique contre les immigrés maghrébins »





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 4 thoughts on “L’islamophobie, c’est quoi? Les mots aussi ont une histoire. Par Richard Rossin

    1. thom

      « la haine aveugle alors que la crainte met en éveil » je suis curieux de voir votre sources philosophique pour affirmer une chose aussi bancal, cette exemple ne représente sans doute pas grand chose pour ceux qui me liront mais il témoigne pour moi d’un esprit biaisé. tout ceci n’est que du remplissage pour dire simplement que l’islamophobie n’est qu’une invention islamiste et que donc ce n’est pas répréhensibles mais a l’opposé l’antisémitisme est une tare universelle. quand allez vous au moins faire semblant d’être objectif?

    2. Collet Gérard

      Pas mal Thom !
      Personnellement j’en suis à regarder de travers TOUTES nos autorités religieuses qui continuent de témoigner un profond respect à ce qui n’est pas une religion, mais une idéologie fascisante à simple prétexte religieux.
      L’islam étant TOP pour embrigader et soumettre ! les masses.

    3. steven L

      The western masses being poorly educated do not understand that they are being accused of a mental ailment by the people who want to convert them forcefully or eliminate them if they refuse to surrender to their genocidal fascistic system. This is not about Islam but the madness of the Islamists. Communism is beautiful until it gets into the hands of humans. Islam is no different.
      Then millions are being killed. Does anybody remember the millions killed in USSR and China. The left has always a short memory when one reminds them of their crimes against humanity.

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